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  • il y a 2 mois
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud reçoit Florian Tardif pour parler de la photo en Une de Paris Match où l'on voit Emmanuel Macron en jet ski.

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Transcription
00:00Florent Tardif est avec nous, vous êtes journaliste politique aujourd'hui à Paris Match,
00:03et c'est vrai que Match a fait des couvertures très politiques cet an dernier,
00:08notamment cette une du jet ski du président de la République.
00:13Alors, moi quand je vois cette une, je me dis, mais d'abord, c'est pas une photo montage.
00:19Non.
00:20C'est une vraie photo, si j'ose dire.
00:21C'est une vraie photo, oui.
00:22Bon, c'est une photo volée ?
00:24J'en sais rien.
00:25Ah bon ?
00:26J'en sais rien.
00:26C'est l'argument qui est donné par l'Elysée.
00:30Moi je m'occupe du texte, je m'occupe pas des photos à Paris Match,
00:34et il me semble que vous avez repris ce cliché pour la une du JD.
00:38Bien sûr, mais parce que c'est...
00:39Vous avez dû l'acheter.
00:41Ben je... ça je sais pas si je l'ai acheté, parce que c'est pas...
00:44C'est Laurence, c'est les équipes de...
00:46C'est les équipes de Laurence Ferrari, de Geoffroy Lejeune, de Louis Dragnet, le JD News.
00:54On peut le voir d'ailleurs, la une du JD News, parce qu'elle est vraiment formidable.
00:57Et j'invite vraiment...
00:58Elle a été trafiquée en revanche.
00:59Oui, mais là, ça se voit.
01:01Elle est volontairement...
01:02Il faut le dire aussi.
01:03Mais ça se voit, oui.
01:04Ben, elle est trafiquée, vous voyez bien que...
01:06J'imagine, pour...
01:08Oui, c'est un...
01:09Oui, bien sûr.
01:11On le comprend.
01:13Je n'ai jamais fait de jet-ski, mais j'imagine que...
01:15Moi non plus, je n'ai jamais fait de jet-ski.
01:16Mais d'ailleurs, pardonnez-moi de poser une question toute seule.
01:19Qui paye le jet-ski ?
01:20Alors, en général, je ne sais pas du tout dans le cas précis du jet-ski de cet été,
01:26mais l'Elysée s'est déjà prononcée sur tout ce qui est cadre privé d'Emmanuel Macron et de Brigitte
01:34Macron
01:34en expliquant qu'ils payaient leurs déplacements, leurs activités.
01:38Donc là, par exemple, il n'y a pas de souci.
01:39Donc là, par exemple, le jet-ski, c'est son jet-ski.
01:42Alors, c'est son jet-ski qu'il a acheté.
01:45Il range toute la sécurité.
01:47Oui, non, mais ça, c'est normal, la sécurité.
01:49Mais c'est son jet-ski qu'il a acheté avec ses petits deniers.
01:51Normalement, oui.
01:52Ou qu'il a loué.
01:53Ou qu'il a loué.
01:54Il va nous apporter la facture.
01:55Quand il va venir ici, en jet-ski, précisément sur la scène, il va venir.
01:59Bon, non, mais ça, bon.
02:00Et quand cette couverture sort...
02:03C'est un homme sensé, Pascal.
02:05Oh.
02:06Non ?
02:07Vous le trouvez ?
02:07Oui, je le suis.
02:09Regardez la couverture.
02:10Est-ce que vous pensez vraiment que c'est une photo volée ?
02:13Je n'en sais rien.
02:14Moi, je n'en sais rien.
02:15Je ne m'occupe pas des photos.
02:17Je commence à...
02:18Ah, ben non.
02:19Il ne pose pas pour Paris Match, quand même, sur un jet-ski.
02:21Il sait qu'il est posé sur un jet-ski.
02:24Il a l'air de savoir qu'il est posé.
02:25Je pense que le président de la République est un homme sensé également.
02:28Mais alors, quel est son intérêt de se montrer en jet-ski ?
02:30Parce que, je veux dire, les Français...
02:31Il faut lui poser la question.
02:32Il y a un pouvoir d'achat.
02:33Il n'y a pas un Français qui part en vacances sur deux.
02:36Il y a un pouvoir d'achat qui est en baisse.
02:39Je ne veux pas faire de démagogie.
02:41Je suis tout à fait d'accord.
02:42Mais les premiers qui l'ont attaqué...
02:44Moi, ce qui m'a fait rire...
02:45Moi, j'étais en vacances.
02:46Donc, en cette polémique, entre guillemets, à F2...
02:49Vous étiez en vacances, mais...
02:50J'ai tout de même noté que les premiers qui l'attaquent
02:51sont les premiers qui défendent un droit à la paresse.
02:54Oui.
02:54Donc, un droit au temps libre.
02:57Un droit pour passer du temps avec ses amis, etc.
03:00Et ils sont les premiers à l'attaquer dans un cadre privé.
03:02Bon, dans un cadre privé, j'ai fait ça.
03:04Vous avez raison.
03:05C'est ce qui, je pense que, dans le contexte, il aurait pu peut-être s'en passer.
03:10Reste que c'est dans un cadre privé.
03:14Honnêtement, sur les dix ans de Macron, la chose que je lui reprocherais le moins,
03:18c'est d'être sur son jet ski.
03:19Parce qu'il y a tellement d'autres choses qu'on pourrait lui reprocher.
03:23Simplement, je me dis toujours, la psychologie m'intéresse tout le monde.
03:28C'est un livre, mais...
03:28Non, mais ça nous intéresse toujours.
03:30Voilà un président de la République qui est en fin de course,
03:33des Français qui sont à l'os.
03:34Et lui, il monte sur son jet ski.
03:37Les pauvres gens, ils n'ont même pas un centime pour partir en vacances.
03:41Et bon, je me dis, mais qu'est-ce qu'il a dans la tête pour...
03:47C'est-à-dire qu'il s'en fiche ?
03:50Cette image-là, il sait très bien, il se doute bien quand même
03:53que cette image, quand elle va sortir, elle n'est pas positive pour lui ?
03:58Moi, je me suis posé la question, sincèrement.
04:01J'ai assez peu compris.
04:03Je me suis dans le cadre de ce qui s'est passé cet été de ces nombreux incendies.
04:08Je me suis dit qu'il était quand même conscient qu'en sortant,
04:11lors d'une balade en mer, il allait potentiellement,
04:13même si ce ne sont pas des photographes qui s'occupent
04:17de faire une paparazzi du président de la République,
04:20ça peut très bien être des quidams.
04:23Il y a une plage, la plage de Brégançon, qui n'est pas très loin.
04:26Enfin, il peut être vu.
04:28Donc, s'il peut être vu, il y a des photos qui peuvent exister,
04:31il y a des photos qui peuvent circuler,
04:33que ce soit à la une de Paris Match ou pas, peu importe.
04:38Vraisemblablement, le message, en tout cas, c'est mon interprétation,
04:41c'est-à-dire que vous allez m'attaquer, quoi que je fasse,
04:44vous m'attaquez, écoutez, maintenant, ça me glisse dessus,
04:48et je m'en fiche.
04:49Bon, alors, moi, j'ai des informations.
04:50Je ne citerai pas ma source, parce qu'il me dit...
04:52Surtout, tu ne me cites pas.
04:54C'est quoi ma source ?
04:55Vous la citez en permanence, non ?
04:57Là, que je vais dire, là ?
04:58Non, c'est pas l'elle-madame.
04:59Ah bah non, c'est pas l'elle-madame qui va me dire...
05:01Non, non, là, bon.
05:02Là, il y a quelqu'un qui me dit, c'est toujours le même photographe.
05:05J'ai travaillé avec lui longtemps, me dit un journaliste,
05:08donc je ne vais pas le citer, qui fait ses photos,
05:09mais il n'y a pas d'accord entre les deux, il laisse faire.
05:11Et le jet, lui, il l'a acheté après une location.
05:15Donc, il a acheté le jet ski.
05:17Donc, c'est important.
05:17Il l'a loué, oui ?
05:18Non, il l'avait d'abord loué, puis après il l'a acheté.
05:20Ah, il l'a loué, puis l'a acheté, oui.
05:21Voilà.
05:22Et c'est autour de l'île du Levant, en général, me dit ce journaliste.
05:26Bon, vous voulez dire quelque chose, monsieur Millet ?
05:28Non, je voulais dire que le prix d'une location d'une heure du jet ski, c'est 140 euros.
05:31Oui.
05:31Oui ?
05:32Ah, oui, mais...
05:33Bon.
05:34Alors, ce qui m'intéresse aussi, c'est que lorsque ce papier sort,
05:38l'Élysée donne son accord ?
05:39Vous avez des échanges ?
05:40Vous dites au président de la République, attention...
05:42Moi, j'ai écrit mon papier en toute indépendance, comme je le disais...
05:45Oui, mais la photo, par exemple, est-ce que...
05:48Je n'avais même pas vu...
05:49Alors, dans l'écriture du papier, j'avais vu certaines des photos.
05:52Je savais dans quel contexte ça allait sortir.
05:55En revanche, je n'avais pas connaissance du montage.
05:58Ça, c'est l'équipe photo de Paris Match.
06:00Et heureusement qu'il y a une indépendance, y compris à l'intérieur d'un journal.
06:03Et il y a un choix qui est fait par la direction concernant la une.
06:07Et comme je vous le disais, j'étais à l'étranger à ce moment-là.
06:11Vous étiez à l'étranger ?
06:12Ah oui.
06:14Je connais très bien...
06:15Enfin, j'ai écrit un livre sur le président de la République et sa femme.
06:18Donc, j'ai des centaines de...
06:19Ah, d'ailleurs, il y a une photo.
06:20Elle n'a pas l'air contente, Brigitte.
06:21Elle est avec une casquette au fond de la photo.
06:23Elle a l'air...
06:24Sur la question...
06:25Non, mais elle a l'air de s'ennuyer.
06:26Mais bon, c'est une photo.
06:26Ça ne veut rien dire, une photo.
06:27Peut-être que cinq minutes avant, elle se souriait et ça.
06:29Mais bon, elle a l'air de s'ennuyer.
06:30Alors, dans le papier, ce qu'on apprend quand même, c'est qu'il ne veut pas du tout partir.
06:33Il est là comme s'il était là pendant dix ans.
06:35C'est ce qui remonte depuis plusieurs mois.
06:40C'est un échange que je relate, que je relatais d'ailleurs dans le bouquin que j'ai écrit,
06:46qui atteste le fait qu'effectivement, il a du mal, mais comme d'autres présidents de la République,
06:52à imaginer son départ, à se dire qu'à partir du mois de mai prochain,
07:01il ne sera plus à l'Elysée, il ne sera plus président de la République,
07:03il va s'asseoir à l'arrière d'une voiture.
07:05Il aura encore un chauffeur pendant quelques temps,
07:07mais la voiture potentiellement ne peut ne pas démarrer.
07:11C'est-à-dire que c'est la République, à un moment donné, qui vous raccompagne chez vous.
07:15Et voilà, vous êtes ancien président de la République, et c'est comme ça.
07:17Il dit que le fait de ne pas pouvoir se représenter une troisième fois,
07:20je le cite, je cite, c'est une funeste connerie.
07:23Oui, oui, oui.
07:23Pour ça, il l'a dit à plusieurs reprises.
07:26Mais pardon, moi, je trouve ça pas anodin, en fait, parce que, bon,
07:28la richesse créante président du Conseil constitutionnel n'avait pas dit autre chose.
07:31Non, mais là-dessus, moi, je trouve qu'il a raison.
07:33C'est-à-dire que je ne comprends pas.
07:37C'est les Français qui doivent décider d'empêcher quelqu'un de se représenter.
07:41Alors là, moi, je suis d'accord avec lui.
07:42Comment ?
07:43On peut revenir dessus, alors il peut se présenter.
07:44Mais, je trouve.
07:46Non, mais pourquoi pas ?
07:47D'abord, là, c'est retour à la Ve République et à la Constitution de Michel Debré.
07:53Le septennat, un Conseil constitutionnel qui uniquement agit sur la forme,
07:59et tu te présentes autant de fois que tu veux, et c'est les Français qui votent.
08:02Voilà.
08:03La Ve République, toute la Ve République, rien que la Ve République.
08:06Voilà.
08:07Non, mais là-dessus, moi, je lui donne raison.
08:09Et je vais vous dire, le paradoxe, c'est que s'il se présentait là, c'est possible.
08:16Je pense qu'il pourrait être réélu.
08:17C'est ça le grand paradoxe de la situation, quand même.
08:20Je ne suis pas certain.
08:22Parce qu'il y a beaucoup de mécontentement.
08:23Au-delà du mécontentement, les chiffres sont dramatiques et ça.
08:26Mais l'honnêteté oblige à dire que s'il se représentait, en plus avec sa technique qui est toujours la
08:35même, de faire peur.
08:37Parce que là, j'ai ouvert, écoutez, le général Mandon.
08:40La grande technique de Macron, c'est la peur.
08:42Donc, le RN, c'est des fascistes.
08:44Le Covid, c'est la guerre.
08:46Et Poutine veut nous envahir.
08:49Donc, c'est ça.
08:49C'est la politique des sentiments, mais tout le monde le fait.
08:51Oui, mais alors, j'espère que je ne suis pas dans l'ingérence.
08:53Au sein de la France insoumise, la peur, c'est les riches.
08:56Mais pardonnez-moi, quand ça va mal, tous les chefs d'État, quand ça va mal, tous les chefs d
08:59'État, ils ont fait la même chose.
09:00Tous, on fait la guerre.
09:03Ou on fait peur.
09:04Ça va tellement mal chez nous qu'on va faire diversion.
09:06Franchement, c'est la politique de base de tous ceux qui...

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