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  • il y a 2 mois

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00:14Perde son conjoint est une épreuve qui bouleverse toute une vie. Mais pour de nombreuses veuves,
00:19le deuil n'est que le début d'un long combat. Au Gabon, entre difficultés financières, isolement,
00:25spoliation des biens et responsabilités familiales, beaucoup doivent apprendre à se reconstruire
00:30presque seuls. A l'occasion de la journée internationale des veuves, nous sommes allés
00:35à la rencontre d'une de ces femmes qui refuse de baisser les bras. J'ai sept enfants et 25
00:41petits
00:41fils. Ça fait cinq ans que mon mari est parti. On était mariés légalement. Donc après la retraite,
00:50nous sommes partis rester au village. On a seulement fait quatre ans. Donc après,
00:56il est parti, il m'a laissé. Vu les conditions du village, il n'y a pas l'entente entre
01:01ma
01:01belle-famille, j'ai préféré revenir sur Libreville, exercer un petit commerce pour subvenir aux
01:09besoins des enfants. Avec ma belle-famille, ça n'allait pas. Et si je n'étais pas mariée
01:14légalement, on devait me mettre dehors parce que c'est le mariage civique qui m'a sauvée.
01:21Et on a fait 35 ans ensemble. Je suis allée en mariage, j'avais 21 ans. Après ça, les
01:26parents m'ont dit que c'est toi qui as tué notre frère. Et quand ils m'ont amenée au
01:33corps de garde pour expliquer, après l'enterrement, ils m'ont mis au corps de garde devant le peuple.
01:38explique qu'est-ce qui s'est passé. Quand j'ai fini d'expliquer que depuis Libreville,
01:44vous tous autant que vous, vous savez que mon mari souffre de l'attention, j'ai expliqué
01:49le nombre de crises qu'il avait faites. Il est parti à la quatrième crise. C'est là
01:54que les gens qui sont venus assis disent « Oh non, c'est comme ça, c'est comme ça,
01:58c'est comme ça ». Mes sœurs veuves, je leur conseille qu'on supporte, qu'on se bat,
02:03que le président nous regarde, vous les veuves, monsieur le président. Je suis veuve
02:10de 25 petits-fils, 4 garçons et 3 filles. Donc, monsieur le président, aidez-moi, aidez-moi,
02:19je suis vraiment en détresse. Comme beaucoup d'autres, elle a dû affronter la douleur de
02:25la perte tout en assumant seules les responsabilités du foyer. Pourtant, malgré les obstacles, elle
02:31a choisi de continuer à avancer. Au-delà du chagrin, les difficultés financières
02:36et les démarches administratives deviennent rapidement une réalité quotidienne pour
02:40ces femmes. Pour pallier ce problème, des ONG tels que « 1001 sourires » accompagnent
02:46ces femmes dans ces différentes procédures ainsi qu'à leur autonomisation.
02:50Dans notre travail auprès des veuves et des orphelins, nous sommes malheureusement
02:55souvent confortés à des cas de spoliation des biens après le décès du conjoint. Cela
03:01reste une réalité sociale fréquente et douloureuse dans plusieurs familles. Nous les rencontrons
03:07surtout dans les situations de vulnérabilité et de faible encadrement juridique. Les principales
03:12difficultés sont d'abord le manque d'information sur le droit et l'absence d'accompagnement
03:18juridique. Sur le plan social, elles subissent souvent l'isolement et les stigmatisations
03:23familiales. Notre association les accompagne à travers l'écoute, l'orientation juridique
03:28et le soutien administratif. Je lance un appel aux familles pour respecter les droits
03:34des veuves sans discrimination ni abus. Aux autorités, nous demandons un meilleur renforcement
03:42de l'application des lois existantes et à la population plus de solidarité et de conscience
03:49face à ces situations. Les associations jouent un rôle essentiel en accompagnant les veuves
03:53dans leur démarche. Leur objectif est simple, permettre à ces femmes de retrouver leur dignité
03:59et leur place dans la société. Lorsqu'une famille perd un parent, ce sont aussi les enfants
04:04qui voient leur quotidien bouleversé. Malgré les épreuves, beaucoup continuent de croire
04:09en leur rêve grâce au soutien de leur entourage et des associations.
04:15Bon, l'accompagnement aujourd'hui, c'est juste du point de vue familial. On se serrait
04:22les coudes entre enfants et la belle-mère, maman. Mon père ne sera pas là pour voir
04:28ma réussite. Mon père ne sera pas là pour voir mes premiers enfants, ses petits-fils.
04:36Il ne va pas manger mon premier salaire. Voilà. Donc, du coup, ça me fait mal. Pas un peu,
04:45mais ça me fait mal. Énormément mal. Parce que mon père a été pour moi impulé. Il a consacré
04:51toute sa vie pour mon handicap. C'est vrai que parfois, on avait des divergences sur certains
04:59points, mais il s'est sacrifié pour moi pour que j'aille à l'école, pour que j'ai le
05:07stick minimum
05:07vital. Et aujourd'hui, je pense que j'ai un Android, j'ai le Wi-Fi connecté à la maison.
05:14J'ai un toit
05:15où dormir dans une chambre climatisée. Je pense que tout ce patrimoine-là m'a été laissé par mon père.
05:23Et donc, je me dois pour les projets à venir de me battre pour honorer sa personne,
05:32pour que demain, après demain, on ne puisse pas l'oublier, qu'on ne puisse pas oublier la
05:38personne qu'il était à travers mes attes, à travers moi.
05:41Pour beaucoup de veuves, retrouver une activité économique est une étape essentielle. Un petit
05:46commerce, un atelier, une formation ou une activité génératrice de revenus représente
05:52bien plus qu'un simple emploi. Ils offrent une nouvelle autonomie, redonnent confiance
05:57et permettent de subvenir aux besoins de leurs enfants. Derrière chaque veuve se cache une femme
06:03qui se bat pour sa famille, pour ses droits et pour son avenir. Garantir la justice, préserver
06:09la dignité et soutenir leur autonomisation économique, c'est permettre à ces femmes de reconstruire
06:14leur vie dans le respect de leurs droits fondamentaux.
06:22Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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