00:00Là c'était vraiment la grande pièce à vivre, ou là à droite, je ne sais pas si vous voyez,
00:02il y a des carcasses de chaises avec la table.
00:04C'était là où on passait le plus de temps avec les copains.
00:07Des souvenirs réduits en cendres, et désormais, une autre bataille commence pour les sinistrés, celle des assurances.
00:14Les assurances, c'est ce qui se passe, c'est inadmissible, ils s'enfoncent, parce qu'au-delà qu'on
00:20vive quelque chose qui est difficile,
00:22ils ne font rien pour simplifier la chose, mais l'expert nous a fait comprendre, nous on a calculé,
00:26on a pour 27 000 euros à peu près de biens, ça rentrait vraiment dans les petits détails,
00:31que si on était remboursé au-delà de 15 000 euros, c'était déjà énorme.
00:33Pour être indemnisé, les sinistrés doivent désormais tout justifier jusqu'au moindre objet.
00:39L'expert en plus a eu le culot de nous demander les factures, qui malheureusement quand on évacue, on ne
00:43pense pas forcément à prendre les factures,
00:46surtout quand on nous demande d'évacuer en 15 minutes, c'est très rapide, ils nous ont demandé des justificatifs,
00:51au-delà comme si on était des menteurs.
00:53Des expertises qui s'éternisent, des listes interminables, et la peur de ne jamais récupérer ce qu'ils ont perdu.
01:00Là ils vont faire traîner, on le sait, c'est pour ça qu'on se bataille, d'ailleurs j'ai
01:04pas honte de le dire, il faut le dire,
01:05ça va coûter de l'argent à certaines personnes, mais il faut prendre des experts, d'assurer, il faut contrer
01:09ces gens-là qui aujourd'hui essayent de nous voler ce que nous on a perdu.
01:12C'est de la colère parce qu'on est malheureusement dans un pays où plus on souffre, plus on continue
01:17à nous enfoncer.
01:18Mais malgré la colère, malgré le traumatisme, une même volonté rassemble les habitants, faire revivre le porge ensemble.