00:00Dans son discours à la Nation prononcée le 16 août 2026 à la veille du 66e anniversaire de l'indépendance,
00:06le président de la République, Chris Peter Oligin Guima, a pointé plusieurs obstacles
00:10qui continuent, selon lui, de ralentir la modernisation du Gabon.
00:15Bureaucratie, inertie, mauvaise habitude et intérêts particuliers ont été directement mis en cause par le chef de l'État
00:21qui réclame désormais davantage de méthodes, de contrôles et de reddition des comptes dans l'exécution de l'action publique.
00:28Après trois années marquées par le lancement de nombreux chantiers,
00:31Chris Peter Oligin Guima entend manifestement faire entrer l'action gouvernementale dans une nouvelle phase,
00:36celle où l'annonce et le lancement des projets doivent désormais laisser place à leur exécution effective.
00:42Aujourd'hui, le temps des promesses doit céder la place au temps des preuves, a-t-il affirmé dans son
00:47adresse à la Nation.
00:48Pour illustrer cette dynamique, le président de la République a cité plusieurs infrastructures réalisées ou en cours de réalisation,
00:54notamment le palais des congrès au Marbongou-Onzimba, la cité administrative émeraude,
00:59l'hôtel des affaires étrangères Maison-Jean-Ping, le mémorial Léamba,
01:03l'esplanade Georges-Jamas-Aleka, ainsi que plusieurs infrastructures sanitaires et militaires.
01:09Mais derrière cette accumulation de réalisations, le chef de l'État reconnaît implicitement
01:13que la machine administrative ne suit pas toujours le rythme politique qu'il souhaite imposer.
01:17La dynamique est enclenchée. Elle ne doit être ralentie ni par la bureaucratie, ni par l'inertie,
01:23ni par les mauvaises habitudes, ni par les intérêts particuliers, a-t-il prévenu.
01:28La formule est lourde de sens. Elle identifie plusieurs dysfonctionnements internes
01:32susceptibles de compromettre l'exécution des politiques publiques.
01:35La bureaucratie peut ralentir les procédures, l'inertie retarder la prise de décision.
01:40Les mauvaises habitudes renvoient à des pratiques que le président souhaite voir disparaître,
01:44tandis que les intérêts particuliers suggèrent l'existence de résistances susceptibles
01:48d'entrer en contradiction avec l'intérêt général.
01:52Sans désigner nommément les administrations responsables concernées,
01:55Brice Cruterro et Gingema adressent un avertissement à l'appareil d'État.
01:59Les lourdeurs administratives ne devront plus constituer une justification permanente
02:03au retard observé dans l'exécution des projets.
02:06Le chef de l'État a surtout défini la méthode qu'il entend désormais imposer.
02:10L'État doit avancer avec méthode, contrôler les délais, exiger la qualité et demander des comptes, a-t-il martelé.
02:17Cette dernière exigence est déterminante, car derrière les infrastructures inaugurées subsiste une question centrale,
02:23celle du suivi des marchés, du respect des calendriers, de la qualité des ouvrages
02:27et plus largement de la responsabilité des administrations et entreprises
02:31lorsque les engagements ne sont pas respectés.
02:34Le président va d'ailleurs plus loin dans la conclusion de son discours.
02:37Là où il y aura des retards, nous exigerons des corrections.
02:41Là où il y aura des fautes, les responsabilités devront être établies.
02:44Là où l'intérêt national sera en jeu, nous ne reculerons pas, a-t-il rassuré.
02:49Elle se protège.
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