00:00Voiture fracturée, insultes, intimidation, depuis plusieurs mois l'élu LFI Régine Komokoli est victime d'harcèlement moral, d'injures racistes
00:08et de dégradation.
00:09Le 8 août, c'est la voiture de la conseillère municipale et départementale d'Île-et-Vilaine qui a été
00:14prise pour cible.
00:15Le parquet de Rennes indique qu'une procédure est en cours.
00:17Je pensais que j'étais tranquille, ça recommence.
00:21Je ne sais pas si c'est les fachos, je ne sais pas si c'est quelqu'un qui m
00:23'en veut, je ne sais pas si c'est un harcèlement.
00:25Mais voilà, j'allais partir avec ma famille et ma voiture est encore dégradée.
00:31Dans mon parking, je l'ai dégradée. Quand je mets à l'extérieur, elle est dégradée. J'en peux plus.
00:36En avril, déjà une procédure pour harcèlement moral avait été ouverte après des injures racistes reçues sur X et des
00:42dégradations commises chez sa voisine.
00:44Après les annonces des élections, je fais une photo devant la mairie et j'annonce que je rentre à la
00:50maison du peuple.
00:51Et là, ça a déclenché les pannels d'insultes.
00:56C'était vraiment, on a atteint un stade où je n'avais jamais vu.
00:59C'est-à-dire que les personnes ont commencé le harcèlement, de la misogynie, de la négrophobie.
01:06Puisque rien que sur les réseaux sociaux, en 48 heures, on avait réussi à recenser plus de 300 messages de
01:14haine, d'appels à la haine aussi et puis du racisme.
01:16Mère de trois enfants, Régine Komokoli s'inquiète pour leur sécurité, d'autant qu'en l'espace de quelques semaines,
01:22les menaces à son encontre se sont intensifiées jusqu'au 8 août où elle découvre les vitres de son véhicule
01:27brisé et avec, à l'intérieur, un mot d'insulte.
01:30Depuis, l'élu réduit drastiquement ses déplacements et reste constamment en vigilance.
01:35Elle explique qu'un dispositif de protection a été mis en place.
01:38J'avais l'impression qu'il ne se passait rien. Là, je reconnais que ce dernier plainte a vraiment donné
01:46lieu à quelque chose que je n'avais jamais vu vraiment jusqu'au-là.
01:49Le secrétaire général de la préfecture qui m'a contacté aussitôt pour mettre les choses en place. Je suis géolocalisé
01:55en permanence.
01:56Le cas de Régine Komokoli est loin d'être isolé.
01:58En 2024, près de 2500 atteintes ont été commises contre des élus, selon un centre d'analyse dédié qui a
02:04été créé après un incendie criminel visant le domicile du maire de Saint-Brévin-les-Pins en 2023.
02:09Je ne veux pas être aussi insacrifiée où on attend qu'il arrive un malheur pour qu'on puisse dire
02:16« Ah, on aurait pu ».
02:17Je suis quelqu'un qui est vraiment du terrain, je viens du terrain.
02:19Mes concitoyens souffrent et ils m'ont choisi, ils m'ont donné cette légitimité pour les défendre et je ne
02:26peux plus le faire.
02:27Je ne peux plus aller sur le terrain, je ne peux plus aller voir les gens parce que j'ai
02:30peur.
02:31Qui voudrait s'engager au service de ses concitoyens pour se faire tabasser, caillasser sa maison, sa voiture ?
02:39Donc là, je me dis que la République est en danger, on doit faire quelque chose collectivement, on doit répondre
02:44à cela.
02:45Aujourd'hui, j'ai compris que le silence ne me protège pas, ne nous protège pas.
02:49Régine Komokoli assure avoir obtenu le soutien du département, de la préfecture ainsi que celui du parquet de Rennes.
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