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Selon Jérôme Triomphe, avocat des deux parties civiles dans l'affaire de la mort de Thomas à Crépol, «il y a un déni de réalité» concernant le racisme anti-blanc.

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Transcription
00:00Alors c'était parfaitement exact qu'il y a un déni de réalité, mais je vais rectifier quand même une
00:04chose,
00:04il n'y a pas de rebondissement en réalité avec ces réquisitions complémentaires,
00:08puisque le parquet n'a pas varié d'un iota depuis le début de l'enquête préliminaire,
00:14de l'enquête de flagrance même, il y a pratiquement trois ans.
00:18Depuis le début, le parquet refuse de retenir la circonstance aggravante de racisme anti-blanc,
00:24et depuis anti-français, puisque des propos ont depuis été rapportés de racisme anti-français,
00:31ce qui est invraisemblable, c'est que dans ce requisitoire complémentaire,
00:37le parquet nous dit qu'à la fin de près de trois ans d'instruction, il n'y a pas
00:41d'élément suffisant,
00:42mais en réalité, il n'y avait pas d'élément suffisant pour lui, depuis le départ,
00:48avant même qu'on ait examiné la question.
00:51Donc depuis le départ, le parquet refuse.
00:52Moi, ce que je voulais quand même préciser, c'est que donc il n'y a aucun rebondissement,
00:56et je rappelle également que le parquet ne prend aucune décision.
01:00Il est une partie comme les autres dans le dossier,
01:04avec les avocats de la défense, avec les avocats des partis civils,
01:08il donne son avis, et ce sont les juges d'instruction qui vont trancher.
01:12Il est évident que les juges d'instruction ayant rouvert l'instruction judiciaire
01:17pour mettre en examen de manière supplétive à la suite de notre observation
01:19sur le fait qu'il fallait retenir le racisme anti-blanc et anti-français
01:24ne vont évidemment pas se dédire dans l'ordonnance de mise en accusation.
01:28Ils ont été mis en examen de manière supplétive.
01:30Ils seront, à l'évidence, mis en accusation devant la Cour d'Assise
01:34avec la circonstance aggravante de racisme anti-blanc.
01:37C'est pour ça que j'ai du mal à comprendre cet acharnement du parquet,
01:40à vouloir demander qu'il en soit autrement.
01:44Et de toute manière, in fine, c'est la Cour d'Assise qui tranchera
01:48la question de cette circonstance aggravante
01:50comme de l'ensemble des faits dont elle sera saisie.
01:52Je voulais préciser également une chose qui est très importante.
01:55C'est que quand le parquet nous dit, parce qu'il faut bien voir
01:59que dans le premier réquisitoire, le parquet n'avait absolument pas démontré
02:03l'absence de racisme anti-blanc.
02:04Il n'avait pas, si tant est qu'on puisse démontrer, quelque chose qui n'existe pas.
02:08En réalité, ça existe.
02:09Il n'avait pas motivé en quoi il n'y aurait pas de racisme anti-blanc.
02:12Dans son premier réquisitoire, il rapportait les 16 témoignages directs
02:17de racisme anti-blanc et anti-français en disant
02:19qu'il n'y a pas eu de démonstration qu'il existe.
02:21C'était déjà assez incroyable à lire.
02:23Mais dans son réquisitoire complémentaire d'hier,
02:27le parquet, parce qu'il y a eu un rebondissement,
02:31le seul rebondissement qu'il y a eu, c'était la mise en examen supplétive.
02:35Ça, c'est exact.
02:36Eh bien là, il était obligé de motiver.
02:37Et il motive en disant, ces témoignages sont très minoritaires.
02:41Alors, pardon de vous dire que 16 témoignages dans un dossier,
02:45je n'ai pour ma part, j'ai rarement vu ça, de manière aussi spectaculaire.
02:51Parce qu'on a souvent des témoignages, 2, 3,
02:54qui souvent suffisent à la justice pour entrer en voie de condamnation.
02:58Cette fois, on en a 16.
02:59On en a 16.
03:01Contrairement à ce que dit le parquet,
03:03nous n'avons absolument pas la même analyse,
03:04parce qu'ils ne sont pas du tout variables et imprécis.
03:06Ils disent tous la même chose.
03:07On est là pour tuer des Blancs ou pour planter des Blancs
03:10et des propos à caractère anti-français.
03:15Donc, ça, c'est...
03:17Et les juges, d'ailleurs, ne s'y sont pas trompés.
03:19Ils ont mis en examen de manière supplétive,
03:21parce qu'à l'évidence, il y avait des indices graves et concordants
03:24justifiant cette mise en examen supplétive.
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