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  • il y a 8 heures
Le grand public l'a découvert fin 2024 lors de son entrée au sein du gouvernement de François Bayrou. Après la chute de celui-ci en octobre 2025, il a finalement regagné les bancs de l'Assemblée et retrouvé ses fonctions au CHU de Grenoble. Retour sur l'actualité sur BFM2 avec Yannick Neuder, ancien ministre chargé de la Santé et de l'Accès aux soins.

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Transcription
00:00Le grand public l'a découvert fin 2024 lors de son entrée au sein du gouvernement de François Béroud.
00:06Et après la chute de celui-ci en octobre dernier, il a finalement regagné les bancs de l'Assemblée
00:12et retrouvé ses fonctions au sein du CHU de Grenoble.
00:17Retour sur l'actualité sur BFM2 avec ceux qui l'ont vécu.
00:21Bonjour Yannick Noderre.
00:23Vous avez été ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins
00:28pendant près de dix mois.
00:31Quel regard vous portez aujourd'hui sur ce passage au sein du gouvernement ?
00:36Qu'est-ce que vous en retenez aujourd'hui ?
00:41Je pense que c'est un passage pour moi qui a été positif
00:46dans le sens que j'ai essayé d'être le plus utile possible à mon pays
00:50et puis surtout pour la santé des Français, les conditions de travail des soignants.
00:57Donc c'est une expérience enrichissante.
01:00Quelles mesures vous en gardez le plus symboliquement de ce passage au gouvernement ?
01:06Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ? Quel dossier vous a le plus marqué ?
01:10Je pense que j'ai été nommé un 24 décembre.
01:14On était en plein cyclone à Mayotte, le cyclone Chido.
01:18Donc je pense que ma priorité était de faire face justement aux 300 000 concitoyens
01:24qui étaient sans-abri, qui étaient au cas de vent.
01:28Donc ça a été effectivement de mobiliser les réserves sanitaires,
01:32de mobiliser vaccins, produits pour pouvoir rapidement porter assistance,
01:37porter secours et se rendre sur place dans les meilleures conditions possibles
01:41pour porter l'aide nécessaire à la population.
01:45Et je pense que ça, c'est une expérience importante.
01:48De toute façon, ce ministère, c'est un ministère de crise,
01:51puisque les crises ont été multiples et variées.
01:54Ensuite, il y a eu le chikungunya à la Réunion avec plus de 120 000 cas.
01:59Il y a eu les clusters de rougeoles, de méningites,
02:03les épisodes naturellement de grippe, de bronchiolite,
02:05et puis les épisodes caniculaires 2025.
02:09Donc c'est vraiment un ministère de crise.
02:12C'est vrai que quand on passe devant ce ministère dans le 7e,
02:15on a l'impression d'une grosse machine.
02:17Est-ce que vous, en étant dedans, en tant que ministre,
02:21vous voyez vraiment une action très rapide ?
02:25Ou au contraire, voilà l'image que peuvent avoir peut-être les citoyens,
02:28c'est vraiment beaucoup de fonctionnaires
02:30et des choses parfois un peu longues à se mettre en place ?
02:34Alors certes, il y a cette inertie, entre guillemets, administrative,
02:38mais je pense que ce qui nuit le plus à l'action politique
02:41et à l'action du ministre, quel qu'il soit,
02:44quelle que soit sa couleur politique,
02:45c'est l'instabilité politique avec l'absence de majorité
02:48à l'Assemblée nationale, des ministres qui changent beaucoup.
02:53Et je pense que ça ne permet pas d'avoir une vision
02:56avec une vision pluriannuelle,
02:59une loi de programmation en santé
03:01qui pourrait se faire sur plusieurs années,
03:03sur cinq ans, avec un budget pluriannuel.
03:06C'est ces éléments-là qui permettraient
03:08de changer structurellement les choses
03:10pour effectivement améliorer l'accès aux soins,
03:13améliorer les conditions de travail de nos soignants,
03:15que ce soit en ville ou à l'hôpital.
03:17Mais cette absence de stabilité,
03:20ce changement incessant,
03:22eh bien ne permet pas aux politiques
03:24de pouvoir dérouler l'action
03:25qu'ils souhaitent mettre en place, forcément.
03:27Et justement, vous avez quitté le gouvernement
03:31après la chute de François Beyrou.
03:34Vous ne regrettez pas de ne pas avoir continué
03:37justement par la suite ?
03:40Non, je ne regrette pas.
03:42J'ai été très clair sur ce sujet-là.
03:44Si vous voulez, je n'avais pas de vision claire
03:47sur ma ligne budgétaire.
03:50J'étais en désaccord sur le positionnement
03:52des retraites.
03:54Mes fonctions ministérielles m'avaient amené
03:56à beaucoup côtoyer les ministres européens.
03:58Quand on voit que le Danemark est à 70 ans,
04:01l'Allemagne à 67 ans,
04:03je pense que ce sont des mesures
04:04pas très populaires.
04:05Mais je pense que les dépenses de santé
04:08vont continuer d'augmenter dans ce pays.
04:10Alors il faudra naturellement les freiner un peu
04:13parce qu'elles ne peuvent pas augmenter
04:14comme 4% d'augmentation spontanée.
04:18On n'a pas une croissance à 4%.
04:19Donc il faut freiner cette augmentation.
04:22Ça ne veut pas dire qu'il ne faudra pas soigner les gens.
04:25Bien au contraire, il faut soigner forcément mieux.
04:28Et puis surtout, on a une augmentation
04:29des maladies chroniques,
04:31une augmentation du vieillissement de la population.
04:34Donc c'est pour ça que moi,
04:35pendant mon action au ministère,
04:37j'ai essayé d'être le plus utile possible
04:39avec un certain nombre de lois,
04:41notamment sur la formation des soignants
04:43puisqu'on a globalement le même nombre
04:45de soignants qu'il y a 50 ans.
04:47Je parle notamment des médecins.
04:49Alors que nous sommes 15 millions de plus,
04:52que la population a vieillée,
04:53que le rapport au travail a changé.
04:55Donc c'était la loi qui a permis
04:57de supprimer le numerus,
04:58le numerus apercus,
04:59de partir du nombre de médecins
05:02en fonction des besoins de territoire,
05:04de permettre aussi les passerelles
05:06entre les différentes professions
05:08et puis surtout de permettre aux étudiants français
05:10qui sont partis étudier en Roumanie,
05:12en Espagne, en Belgique,
05:14de pouvoir finir leurs études en France
05:16tellement nous manquons de médecins.
05:19Et puis le deuxième grand plan sur la formation
05:21et les pratiques professionnelles,
05:22c'était la loi infirmière
05:24où j'ai pu effectivement,
05:26quand j'étais ministre au banc,
05:27favoriser effectivement la pratique avancée,
05:30le premier recours aux soins
05:32en validant le diagnostic infirmier,
05:35la consultation infirmier
05:37et puis le traitement infirmier
05:38qui sont les éléments de proximité
05:41pour la population.
05:43Puis il y a eu d'autres éléments
05:44sur les violences sexistes et sexuelles,
05:47sur le renforcement des actions pénales
05:50contre toute personne
05:51qui agresse les soignants
05:53et puis permettre aussi de rendre anonymes
05:55les déclarations de dépôt de plainte des soignants
05:57pour éviter notamment les représailles,
05:59que ce soit à l'hôpital,
06:00que ce soit en libéral.
06:02Donc c'est des actions multiples et variées
06:05sur la formation, sur les soignants,
06:06puisque ça a été aussi l'occasion
06:08de pousser le plan santé mentale
06:10puisque ça avait été décidé par Michel Barnier
06:13comme grande cause nationale,
06:14repris par François Bayrou
06:16et ce plan santé mentale,
06:18je l'ai présenté en 2025
06:20en Conseil des ministres
06:21avec une déstigmatisation du sujet
06:24qui je crois maintenant s'est installée,
06:26une volonté de pouvoir faire le repérage,
06:29que ce soit sur le lieu de scolarisation
06:31de nos enfants,
06:32sur les lieux professionnels
06:33dans la vie associative
06:35et puis ensuite de traiter
06:36puis de renforcer la filière
06:38puisqu'on manque cruellement de soignants,
06:41que ce soit des infirmiers en pratique avancée,
06:45que ce soit des psychiatres,
06:47des psychiatres, des psychologues,
06:49donc former plus pour soigner mieux.
06:51En vous écoutant, Yannick Noder,
06:54on a l'impression que parfois,
06:55être ministre,
06:56c'est faire des concessions,
06:58c'est devoir parfois appliquer
07:01des directives,
07:03des politiques décidées plus haut
07:05par peut-être le Premier ministre.
07:07Ce n'est pas toujours facile,
07:08on n'a pas toujours les mains libres
07:10quand on est ministre d'un gouvernement.
07:14Quand on est ministre,
07:16on est soumis à des arbitrages
07:18et à une solidarité gouvernementale.
07:20Alors parfois,
07:20les arbitrages,
07:21vous les gagnez,
07:21vous les perdez.
07:22Moi, je pense que le ministère de la Santé
07:25gagnerait à être un ministère d'État
07:26pour justement gagner davantage
07:28ces arbitrages,
07:30pour pouvoir permettre
07:31cette loi de programmation pluriannuelle,
07:33pour permettre justement
07:34de savoir ce que l'on veut faire
07:35en santé
07:36et pas de parler de la santé au Parlement
07:38qu'au moment du budget.
07:40je suis toujours assez frappé
07:41qu'on applaudisse les soignants
07:43pendant les canicules,
07:45pendant les feux,
07:46pendant les grippes
07:47et puis qu'à partir du mois d'octobre-novembre,
07:49on trouve que tout ça coûte cher.
07:50Donc je pense qu'il y a besoin
07:51effectivement d'un ministère d'État
07:53qui permettrait,
07:54comme l'intérieur,
07:55comme les armées,
07:56les policiers,
07:57les militaires,
07:58protègent les Français.
08:00Je pense que les soignants
08:01protègent les Français également.
08:03Donc ministère d'État
08:04avec une vision pluriannuelle,
08:06un budget pluriannuel
08:08pour permettre d'avoir
08:09des vraies actions de structuration,
08:11notamment sur la prévention,
08:13puisque la prévention reste
08:14le parent pauvre en France,
08:16autour de 180 euros par habitant,
08:19alors qu'on est à plus de 450 en Allemagne,
08:21et puis de favoriser aussi
08:22les marges d'efficience
08:24nécessaires pour financer demain
08:26l'innovation
08:26et l'accès aux nouveaux médicaments.
08:28Je crois que c'est ces choses-là
08:29qui plaident pour un ministère d'État.
08:32Après, je n'ai pas souhaité rester,
08:34vous l'avez vous-même rappelé,
08:35parce que si vous voulez,
08:37avant d'être ministre de la Santé,
08:38je suis avant tout un médecin,
08:39un médecin hospitalier,
08:41et je ne peux pas non plus
08:42renier 30 ans de vie professionnelle,
08:45de pratique professionnelle,
08:47quand effectivement,
08:48je n'avais pas forcément
08:49une vision sur les orientations
08:52et sur le cadre budgétaire.
08:54Donc pas de regrets.
08:56Justement, quel regard vous portez aussi
08:58sur l'action menée aujourd'hui
09:00par Stéphanie Riste
09:02au ministère de la Santé ?
09:05Vous qui êtes donc redevenu,
09:06notamment,
09:07qui avez repris vos fonctions
09:08au sein du CHU de Grenoble,
09:11la gestion notamment des crises à nouveau,
09:14des canicules de cet été
09:16qui se poursuivent encore,
09:18vous paraissent satisfaisants ?
09:21À sa place,
09:22vous auriez peut-être fait différemment ou non ?
09:26Je pense qu'il y a une forme
09:28de continuité dans l'action.
09:29Moi, je ne suis pas là pour juger ma successeur.
09:33Je pense qu'un certain nombre de choses
09:34que j'avais lancées vont être
09:38ou seront poursuivies.
09:40Notamment, j'avais lancé
09:41et j'avais permis avec d'autres ministres
09:43au niveau européen
09:44de voter le plan cœur au niveau européen
09:47puisqu'il a été adopté
09:48par la Commission européenne en décembre.
09:51C'est un plan qui permet
09:53de favoriser la prévention
09:54des maladies cardiovasculaires
09:56qui, avec la santé mentale et les cancers,
09:59représentent les principales causes
10:01de maladies de nos concitoyens,
10:03notamment de maladies chroniques.
10:05Et ça représentera même 70 %
10:07de nos dépenses de santé
10:08à l'aune 2030-2040.
10:11Donc, il y a ce plan cœur
10:13que j'ai pu faire adopter ensuite
10:15en tant que député
10:16pour favoriser la prévention
10:18sur les lieux d'entreprise,
10:20de pouvoir favoriser aussi l'information
10:22sur la sédentarité, les écrans,
10:24la bonne alimentation dans les écoles,
10:27permettre aux professionnels de santé
10:29comme les kinés, les pharmaciens,
10:30de pouvoir prendre la tension artérielle
10:32parce que cholestérol,
10:36hypertension artérielle, diabète,
10:37bien souvent, les patients,
10:39les Français en ont
10:40et ne s'en rendent pas compte.
10:41Donc, l'idée, c'est de pouvoir favoriser
10:43ce dépistage qui pourrait économiser
10:45entre guillemets
10:47140 000 décès par an
10:49et puis, permettre que nos populations
10:51soient en meilleure santé.
10:53Ensuite, il y a eu une poursuite
10:54des actions que j'avais mises
10:56sur la santé mentale.
10:58J'avais lancé également
10:59le plan de lutte
11:00contre les violences sexuelles
11:01et sexistes.
11:03J'avais fait le premier comité
11:07de pilotage sur l'obésité.
11:10Je vois que ce sujet aussi
11:11a été poursuivi.
11:12Et puis, j'avais donné une mission
11:13à trois professionnels qualifiés
11:17sur la désinformation en santé.
11:19Et pour poursuivre aussi cette action,
11:22je déposerais à l'entrée
11:23une proposition de loi
11:24pour lutter contre la désinformation
11:27en santé, puisqu'on sait que la santé
11:28est un des principaux secteurs
11:30où il y a de plus en plus
11:31de désinformation,
11:32que ce soit sur les antivax
11:34ou sur beaucoup d'autres secteurs.
11:37Donc, je crois qu'il faut être vigilant.
11:38Je crois qu'il faut être utile
11:39là où nous sommes.
11:40En tant que ministre,
11:41j'ai initié des choses.
11:42Je me félicite quand ces choses-là
11:44ont été poursuivies
11:45par l'équipe qui m'a succédé.
11:47Et puis, sur les autres,
11:49j'essaie de les poursuivre,
11:50comme le plan cœur
11:51par la proposition de loi
11:53que j'ai fait adopter
11:54au Parlement
11:55et qui a été ratifiée
11:57le 27 juillet dernier,
12:00comme la désinformation en santé.
12:02Et puis, un autre sujet
12:02qui me tient à cœur,
12:04c'est l'alimentation ultra transformée,
12:06puisqu'on sait qu'avec des études récentes
12:08que ça augmente le taux de diabète,
12:10de pathologies cancéreuses
12:11de façon significative.
12:12Donc, ça sera un des combats également
12:14de la rentrée
12:15en tant que parlementaire.
12:16Oui, vous êtes d'ailleurs aussi
12:18co-rapporteur
12:19de la mission d'information
12:20sur l'exposition des jeunes
12:21aux boissons énergisantes
12:23dont on a parlé
12:24notamment déjà
12:25il y a quelques jours
12:26sur BFM2.
12:27Ce n'est pas frustrant,
12:28Yannick Noder,
12:29quand on est ministre
12:30pendant un peu plus
12:32de neuf mois,
12:34donc d'initier des actions,
12:35évidemment de mettre en place,
12:37de porter des dossiers
12:38des fois qui vous tiennent à cœur,
12:40on le comprend,
12:42et de voir ensuite
12:43que tout n'est pas suivi,
12:45que parfois ça a l'air
12:46d'être remis un peu de côté
12:48par les ministres suivants
12:50et que les actions
12:51n'avancent peut-être pas
12:52aussi vite
12:53que vous ne l'auriez souhaité alors.
12:54Non, je crois qu'il faut
12:56être utile là où nous sommes.
12:57Je pense qu'il y a
12:58des variations individuelles
13:00en fonction des choix
13:01de chacun.
13:01Moi, je me suis surtout guidé
13:03par mon parcours
13:04d'élu local
13:05puisque j'ai été maire,
13:07j'ai été vice-président
13:08de région,
13:08président de communauté de communes.
13:09Je suis praticien hospitalier
13:11au CHU de Grenoble
13:12puisque je dirige
13:13le pôle de cardiologie.
13:14Donc, j'ai cette vision
13:15et du terrain
13:16et, entre guillemets,
13:19de la fonction soignante.
13:20Donc, c'est ce qui a guidé
13:21mon action.
13:21Et je crois que là
13:22où nous sommes,
13:23il faut être utile.
13:24Donc, moi,
13:24j'ai essayé d'être utile
13:26dans les différents sujets
13:27que je vous avais évoqués.
13:28La loi infirmière,
13:29les urgences climatiques,
13:32les épidémies,
13:33le plan cœur,
13:35les violences sexistes
13:35et sexuelles,
13:37le renfort sur les attaques
13:39contre les soignants,
13:40le plan obésité,
13:41la désinformation.
13:42Et puis, tout ça,
13:43ça permet d'être poursuivi
13:45quand on redevient parlementaire.
13:48Je crois que c'est ça.
13:48Non, je pense que le seul regret
13:50et j'espère que ça sera l'enjeu
13:51de la campagne présidentielle,
13:54c'est que ce ministère
13:55devienne bien un ministère d'État
13:56pour gagner, effectivement,
13:58davantage d'arbitrage,
13:59pour avoir une programmation
14:01en santé qui soit pluriannuelle,
14:03avec un budget pluriannuel,
14:05avec des objectifs de santé
14:07et puis surtout la formation
14:08de nos soignants
14:09qui est au cœur
14:09de nos préoccupations.
14:11Donc, je crois que ça sera aussi
14:12des sujets importants
14:13qui vont s'inviter
14:14dans la campagne présidentielle
14:16parce que je crois que la santé
14:17reste la première
14:19ou deuxième préoccupation
14:20des Français.
14:20Donc, c'est un sujet majeur
14:22et je crois que ça serait passé
14:24à côté de cette présidentielle
14:25si les thématiques de santé
14:27n'intervenaient pas.
14:29C'est pour ça que je tiens le stylo
14:30pour le parti qui est le mien
14:32pour rédiger le programme
14:33et puis j'espère que
14:35ces choses pourront être discutées
14:38pendant la période présidentielle.
14:40C'est vrai que la santé,
14:41notamment avec la canicule
14:42que l'on vient de traverser,
14:44devrait être au cœur
14:45de cette présidentielle.
14:47On le verra.
14:48Une dernière question,
14:49Yannick Noder.
14:50Vous êtes à nouveau
14:52au sein du CHU de Grenoble
14:55où vous exercez
14:56quelques jours par semaine,
14:58me semble-t-il.
14:59Est-ce qu'on vous parle
15:00de votre expérience de ministre
15:02ou est-ce que vous avez
15:04réintégré le CHU
15:05un peu comme si vous
15:07n'en étiez jamais parti aussi ?
15:09Quelle est un peu
15:10l'ambiance de travail ?
15:12Écoutez, l'ambiance est bonne.
15:14Moi, j'ai d'excellentes relations
15:15avec mes collègues de travail
15:18qui étaient assez fiers
15:19et contents de me voir accéder
15:21à ces fonctions ministérielles,
15:23mais qui m'ont accueilli
15:23avec la même gentillesse
15:25et la même bienveillance.
15:26Naturellement, on revient
15:28probablement un peu transformé
15:30par cette expérience ministérielle,
15:32mais au contraire,
15:33c'est de pouvoir mettre
15:34cette expérience
15:36au profit de l'établissement
15:38où je travaille depuis 25 ans
15:41et puis de pouvoir continuer
15:42à justement se nourrir du terrain
15:44puisque c'est aussi
15:45les évolutions professionnelles
15:48qui permettent de bâtir la politique.
15:50C'est très bottom-up.
15:51Et puis aussi,
15:51c'est aussi de pouvoir s'inspirer
15:53de ce que j'ai vu
15:54au niveau national
15:54pour améliorer encore
15:56la prise en charge
15:57des patients au quotidien.
15:58Donc, je crois que
15:59moi, je revendique
16:01ce côté effectivement
16:03de ne pas être
16:04un pur produit
16:05entre guillemets
16:06de la politique
16:07et d'avoir eu
16:07une vie professionnelle avant,
16:10d'en avoir une après.
16:11Et je crois que c'est aussi
16:12permettre d'être aussi
16:14une certaine liberté
16:15dans les décisions
16:17puisque ne pas dépendre
16:18de la politique,
16:19c'est aussi une façon
16:21d'en faire
16:22et d'en faire
16:22avec moins de contraintes
16:24et de pouvoir rester
16:25plus fidèle
16:25à ses convictions.
16:27Yannick Noder,
16:28merci à vous
16:29d'avoir été avec nous
16:30sur BFM2.
16:31Merci à vous.
16:32Député du groupe
16:33Droite Républicaine
16:34de l'ISER
16:35et ancien ministre
16:37chargé de la Santé
16:38et de l'Accès aux Soins.
16:39Merci d'être revenu
16:40sur votre expérience
16:42passée notamment
16:43au sein de ce
16:44ministère de la Santé.
16:46L'information,
16:47elle continue sur BFM2.
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