- il y a 9 heures
Sébastien Lecornu se déplace en Gironde ce lundi 17 août, alors que le territoire a été dévasté par les feux en juillet. Dans les Landes, le feu a été fixé après avoir ravagé environ 1.700 hectares et entraîné des centaines d'évacuations.
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00:00Tout ce que nous allons vous annoncer dans quelques instants emmène aussi d'autres territoires qui ont pu être touchés
00:06ces dernières semaines par des incendies importants.
00:08Je pense notamment au Var, à la Corse, avec des enjeux de reconstruction, des enjeux de relogement, d'accompagnement en
00:15matière de solidarité d'un certain nombre de nos compatriotes.
00:18Enfin aussi des enjeux sur la résilience, comme on le dit, en tout cas l'adaptation de ces constructions à
00:24l'avenir aux risques incendies,
00:25aux différents risques aussi climatiques d'ailleurs qui peuvent découler de cela, à la relance des territoires en question.
00:31C'est vrai pour les finances des collectivités locales, singulièrement d'ailleurs les finances communales.
00:36Enfin aussi le monde économique, surtout qu'à chaque fois nous sommes en général dans des départements touristiques qui sont
00:41largement impactés évidemment par la rupture que nous avons connue dans la saison.
00:46Je veux quand même démarrer en ayant évidemment un message non seulement de reconnaissance mais aussi de confiance dans les
00:52services de l'État ici en Gironde.
00:54La préfète de région évidemment Sophie Broca, le contrôleur général, le directeur départemental du service d'incendie et de secours
01:01parce qu'on parle beaucoup de ce qui n'a pas été sauvé.
01:04C'est d'ailleurs bien légitime et bien naturel.
01:06Mais enfin il y a aussi tout ce qui a été sauvé dans la lutte contre ces incendies, les vies
01:11humaines qui étaient quand même évidemment le vrai sujet, la vraie préoccupation majeure pour nous.
01:16La mise en protection des sites Céveso ou les sites industriels dangereux parce que l'actualité passe, mais on finit
01:22par oublier qu'il y a quelques semaines nous nous posions quand même des questions qui étaient rudutablement complexes.
01:27Limiter évidemment les évacuations pour ce qui était nécessaire.
01:30Je rappelle aussi qu'il y a seulement quelques semaines nous posions la question d'une évacuation tout simplement de
01:34la ville de Bordeaux en tout cas jusqu'à la Garonne.
01:37et que tout a été fait avec l'ensemble des moyens qui étaient à la disposition de l'État pour
01:43mettre en protection avant tout les personnes.
01:45Ça n'a pas suffi, vous le savez, le ministre de l'Intérieur le sait mieux que quiconque, pour préserver
01:51la vie de deux sapeurs-pompiers qui ont perdu la vie ici en Gironde,
01:55qui sont morts au feu, qui ont rejoint malheureusement la liste d'autres sapeurs morts au feu cette année en
02:02France
02:02et malheureusement la liste de celles et ceux qui ont déjà perdu la vie ces dernières années.
02:06Et puis bien sûr l'ensemble des biens qui ont été protégés et donc ce qui nous amène aujourd'hui
02:10à nous projeter un tout petit peu plutôt vers l'avenir
02:14et en disant comment on retrouve une vie normale ici dans les territoires concernés et comment on est capable de
02:20déclencher la solidarité nationale
02:22et c'est pour ça qu'on a choisi de le faire très vite ce 17 août parce que la
02:26saison touristique n'est pas complètement terminée,
02:28parce que la rentrée scolaire constitue une angoisse importante pour les populations qui ont été évacuées et surtout sinistrées,
02:34qui ont tout perdu dans ces incendies et sur lesquelles il convient désormais de donner des outils, des moyens,
02:41débloquer des sommes d'argent importantes pour permettre au territoire de se projeter vers l'avenir,
02:45de réussir à la rentrée autant que faire se peut et surtout de préparer déjà les saisons qui viendront,
02:50notamment sur le risque incendie.
02:52La première chose que je veux redire, je l'ai dit tout à l'heure mais je le dis parce
02:56que je vois bien ce qui a pu être dit ici ou là,
02:58soit par les polémiques politiciennes menées par les uns et les autres, surtout par les réseaux sociaux,
03:03par certaines sphères complotistes, nous n'avons rien à cacher sur le déroulé des opérations.
03:08La directrice générale adjointe de la sécurité civile est ici, nous avons demandé avec Laurent Nunez
03:14à ce que des réunions puissent se tenir assez rapidement avec l'ensemble des communes concernées,
03:19tout simplement pour montrer, comme on le fait d'ailleurs dans les opérations militaires avec le pouvoir politique,
03:24ça m'est déjà arrivé de le faire comme ministre des armées, qu'est-ce qui s'est passé minute
03:28par minute,
03:29comment les décisions ont été prises, ce sont souvent des décisions qui n'ont pas été prises à Paris,
03:33ça coule sous le sens, en généralement pas non plus à Bordeaux d'ailleurs parce qu'on est sur des
03:36décisions tactiques de terrain
03:38et je pense qu'au fond au moment où tout le monde a parfois dit un peu tout et n
03:42'importe quoi,
03:43il n'est pas inutile de remettre un tout petit peu de rationalité, de vérité et en tout cas on
03:47n'a rien à cacher
03:47et donc cette opération de transparence rationnelle, clinique si j'ose dire, elle a beaucoup de sens,
03:53elle permettra aussi à tout un chacun de comprendre la difficulté dans laquelle se sont retrouvés les services de l
03:58'État et les pompiers
03:58avec une multitude de départs de feu et un phénomène climatique, je vous rappelle, tout à fait particulier ce jour
04:03-là
04:04puisque d'un feu conventionnel il est devenu convectif avec donc un embrasement tout à fait particulier
04:09que nous n'avions pas connu jusqu'à présent.
04:11De cette vérité nous permettra, cette transparence nous permettra aussi d'accompagner quand même un territoire
04:16qui est profondément bouleversé, dans lequel, on le voit bien, ça m'a été rapporté, y compris hier après-midi
04:22où j'ai décidé de me déplacer sans caméra, sans protocole, j'ai passé plus de deux heures avec le
04:26maire des Porges
04:27et ça m'a permis d'avoir un contact particulier avec la population, pardon de le dire devant les journalistes
04:32mais sans caméra évidemment ça change tout.
04:34Il y a un enjeu psychologique majeur, un enjeu de suivi des individus, des personnes fragiles,
04:40parfois des personnes moins fragiles mais qui commencent à découvrir des fragilités, des gens ont tout perdu
04:44et donc là aussi il y a une approche profondément psychologique, sanitaire même quelque part
04:49qui va nous falloir muscler, beaucoup de choses ont déjà été mises en oeuvre
04:52mais je commence par là parce que c'est ce qui m'a le plus frappé dans les rencontres que
04:56j'ai pu avoir ce matin
04:57mais surtout hier après-midi sur la commune du Porges.
05:00Ensuite évidemment un certain nombre d'annonces que le gouvernement met sur la table ce matin
05:04pour permettre de déclencher la solidarité nationale.
05:07Clairement on assume de sortir l'artillerie lourde parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture
05:12et qui permet à tout le monde de se projeter localement.
05:15La première des choses évidemment c'est la question du relogement.
05:19Beaucoup de relogements d'urgence, on va augmenter les fonds d'accompagnement des collectivités locales
05:24pour ces relogements d'urgence parce que parfois ce sont des solutions qui sont complètement temporaires,
05:29des mobilhomes, des meublés qui pouvaient être occupés par des touristes
05:32mais comme il n'y a plus de touristes ça permet d'accueillir des populations sinistrées.
05:35Tout ça est bien, en tout cas c'est le mieux que l'on pouvait faire dans les moments que
05:39nous connaissons.
05:40Enfin un jour viendra l'hiver, il faut donc trouver désormais des solutions de temps moyen et de temps long
05:46et donc ça c'est évidemment un enjeu qui est clé, je citais la rentrée scolaire.
05:49Et puis bien sûr le relogement n'a de sens que si on ne donne pas une perspective de reconstruction.
05:53Alors là ça pose des questions qui sont à la fois simples et redoutables.
05:56La question simple c'est toutes les reconstructions d'habitations qui peuvent être faites,
06:01je ne dirais pas à l'identique parce que les Françaises et les Français, nos compatriotes qui sont concernés par
06:06ça
06:06n'auront peut-être pas envie de reproduire à l'identique la maison qu'ils avaient, c'est leur droit
06:09le plus strict.
06:10En tout cas s'ils veulent reconstruire quelque chose d'équivalent, il faut que ce soit possible et possible très
06:16rapidement.
06:16Il y a un enjeu avec les assurances, j'en dirais un mot,
06:18mais en tout cas moi je ne veux pas que la puissance publique, c'est-à-dire les communes et
06:22l'État
06:22soient montrées du doigt ou qu'on leur reproche une bureaucratie excessive
06:26qui retarderait justement ce retour à la normale et qui retarderait le deuil
06:31et qui retarderait au fond la capacité à retrouver une vie normale.
06:34Ce que nous allons donc faire c'est que nous allons, pour les reconstructions en équivalence,
06:41faire en sorte que ces permis de construire puissent être délivrés globalement sous un délai d'un mois.
06:46Un mois c'est rapide, ça peut être moins d'un mois.
06:49Je sais qu'un certain nombre d'habitants, qui me l'ont dit en tout cas,
06:53sont prêts pratiquement à les déposer rapidement.
06:55Tout le monde n'est pas non plus à égalité en fonction de si vous avez déjà votre architecte
07:00ou est-ce que vous en êtes avec votre assurance, etc.
07:02Mais en tout cas on veut pouvoir aller très très vite.
07:04Et pour les reconstructions qui seraient plus délicates au regard de l'environnement,
07:09notamment lié à la forêt ou à des risques naturels,
07:11là aussi on va demander à la mission d'appui d'élaborer une doctrine très rapide
07:16qui va permettre à la préfecture et aux maires de pouvoir délivrer des permis de construire
07:21qui sont un tout petit peu différents.
07:22On sait qu'il peut y avoir des obstacles légaux importants.
07:26Loi littoral, loi sur l'eau, on est dans un environnement qui est contraint.
07:29Donc là il y a un point d'équilibre à trouver entre rapidité
07:32et pas refaire ou faire n'importe quoi dans la construction.
07:35Parce que les mêmes qui veulent que ça aille très vite aujourd'hui
07:38seront les mêmes qui dans deux ou trois ans diront
07:40« Mais pourquoi vous avez laissé faire ? »
07:41Un grand classique.
07:42Donc là on va travailler très rapidement
07:44et on va reprendre ce qui avait fonctionné pour Notre-Dame de Paris.
07:47On a un texte sur le logement porté par le ministre Vincent Jean-Brun en ce moment,
07:51ici même.
07:52Et donc nous allons injecter un article dans cette loi
07:55de type Notre-Dame de Paris
07:57sur les zones dans lesquelles nous avons eu un sinistre
08:00qui va nous permettre justement d'avoir un véhicule législatif
08:03qui permettra au maire, responsable de délivrer les permis de construire,
08:08et à la préfecture d'avoir une base légale particulière,
08:12extraordinaire en quelque sorte,
08:13qui permettra d'aller vite.
08:15Alors la vitesse passera aussi par les assurances.
08:17Je ne vous cache pas que c'est le point le plus aigu
08:19de ce que j'ai pu entendre hier et ce matin.
08:24Je pense même pouvoir dire que nous nous sommes faits engueuler
08:26à la place des assureurs.
08:27Donc nous ne manquerons pas évidemment de restituer aux assureurs
08:30ce que nous avons entendu.
08:32J'ai demandé à l'État et au service de l'État
08:34de jouer les interfaces.
08:35Beaucoup trop de gens,
08:36et je passerai un message personnel
08:38aux grands patrons des compagnies d'assurance,
08:41on a vraiment trop d'habitants
08:43qui sont complètement bouleversés par ce qui s'est passé.
08:45Et le méandre même de la relecture d'un contrat d'assurance,
08:49des petites polices,
08:50de savoir si on était à 150 mètres du feu
08:52ou pas à 150 mètres du feu,
08:53tout ça, déjà c'est très compliqué,
08:56mais en fait ça devient un obstacle quasiment insurmontable.
08:59Donc on ne va pas se substituer aux assureurs.
09:01Enfin, on va quand même se mêler de la relation
09:04entre les assurés et leurs assurances,
09:06et on va le faire avec beaucoup de loyauté
09:09vis-à-vis des compagnies d'assurance,
09:10on n'est pas là pour taper sur elles.
09:12Enfin, je le dis quand même,
09:13celles et ceux qui joueront le jeu,
09:15on dira lesquels,
09:16et celles et ceux qui ne joueront pas le jeu,
09:18on dira lesquels aussi,
09:19parce que c'est encore un univers concurrentiel
09:20dans lequel nous avons bien le droit
09:22de donner notre avis.
09:23Ensuite, il y a un enjeu de solidarité
09:25territoriale important.
09:27C'est un très grand département,
09:29les Landes aussi,
09:30le Var aussi,
09:31un département particulièrement peuplé.
09:33Là, on va avoir globalement
09:35plusieurs outils qu'on débloque maintenant.
09:37Le premier, c'est évidemment
09:39pour les collectivités locales,
09:40Françoise Gattal s'en est occupée,
09:42c'est au fond,
09:43on a des collectivités
09:43qui ont clairement été mises à l'épreuve.
09:45Les réseaux,
09:47enfin, pour avoir vu ça de près hier,
09:49la situation des voiries,
09:51certains bâtiments
09:52qui ont parfois dû être
09:52déconstruits rapidement,
09:54bref.
09:54Et puis,
09:55pas que le curatif,
09:57pas que réparé,
09:58il y a aussi clairement
09:59dans ces communes
09:59un besoin de se reprojeter
10:00sur l'avenir.
10:01On est au début du mandat municipal en plus.
10:03On ne peut pas demander
10:04à un conseil municipal
10:05qui vienne se faire élire
10:06ou réélire
10:06que la seule feuille de route
10:08du mandat qui s'ouvre,
10:10c'est uniquement
10:10faire du poste incendie.
10:12Donc là, c'est le sens
10:13des 12 millions d'euros
10:14que nous débloquons
10:15et pour les Landes
10:16et pour la Gironde
10:17qui va vraiment être déléguée
10:19à la préfète de région,
10:21donc échelon local.
10:22Je reviendrai,
10:22c'est très important.
10:23Moins on gère depuis Paris
10:25et plus on redonne
10:26des capacités
10:27aux acteurs locaux,
10:28mieux ce sera.
10:29En tout cas,
10:29c'est notre philosophie
10:30et on va s'y employer.
10:32Mais cette somme d'argent,
10:32elle va être disponible
10:33dès maintenant
10:34et donc elle va permettre
10:35aux collectivités
10:36de lancer les travaux
10:38sans retard
10:39et au fond aussi
10:40de leur permettre
10:41de bâtir
10:42une forme de plan de relance.
10:44L'autre grand enjeu,
10:46c'est évidemment
10:47le soutien au monde économique.
10:48Là au fond,
10:49vous avez deux zones.
10:50Les zones
10:51qui ont été évacuées
10:53slash sinistrées,
10:54enfin d'abord sinistrées
10:56et donc évacuées,
10:57puis les zones évacuées
10:58sans être sinistrées
10:59pour faire très vite.
11:00Première famille
11:01de territoires
11:02et de communes
11:02qui nous font impérativement
11:04traiter en urgence,
11:04j'en dis un mot tout de suite.
11:06Puis les territoires
11:07non évacués
11:08dans lesquels heureusement
11:09il n'y a pas eu de sinistre,
11:10mais dans lesquels
11:10il y a quand même eu
11:11un choc économique.
11:12La ville de Bordeaux,
11:13la métropole de Bordeaux
11:14étant sans doute d'ailleurs
11:15le meilleur des exemples
11:16et pour autant
11:17c'est quand même
11:17cette métropole
11:18qui a accueilli
11:18les personnes déplacées,
11:19qui a évidemment
11:20pris le choc
11:21sur le volet touristique.
11:23Là,
11:23on va donc adapter
11:24nos outils
11:25pour qu'on ait vraiment
11:26quelque chose de sur mesure.
11:27Pour l'ensemble
11:28du monde économique,
11:29plusieurs outils
11:30ont été mis sur la table
11:30par le conseil régional,
11:31par la métropole,
11:32on va les accompagner.
11:34Nous l'État,
11:35Serge,
11:35nous mettons aussi en place
11:37un certain nombre
11:37de plans de soutien
11:38à l'économie
11:38qui va passer notamment
11:40par des exonérations
11:41de cotisations sociales.
11:42Exonération,
11:43c'est pas report,
11:44c'est-à-dire en clair,
11:45l'État,
11:46faire moratoire,
11:47efface les cotisations sociales
11:49période de trois mois
11:50dans lequel
11:51l'ensemble des entreprises
11:53et des acteurs économiques
11:54qui ont connu le sinistre
11:55ou qui sont dans une zone évacuée
11:57verront un accompagnement
11:58de cette nature.
11:59Ce qu'on va faire
12:00pour les cotisations sociales,
12:01comme nous l'avons déjà fait
12:02pour le chômage partiel,
12:03je vous le rappelle,
12:04qui est déjà lancé,
12:04le décret a été pris,
12:05il a été publié
12:06au journal officiel,
12:07on va le faire également
12:08sur la fiscalité,
12:09notamment sur la taxe foncière
12:10dans laquelle l'État
12:11acquittera la taxe foncière
12:13à la place de ces entreprises
12:14pour les collectivités locales.
12:16Et donc là,
12:16on a bien une relance
12:17et fiscale et sociale
12:18avec beaucoup de rapidité.
12:19Ce sont donc des dispositifs
12:20que vous retrouverez
12:21dans le projet de loi de finances
12:22pour 2027
12:23dans le texte initial
12:25du gouvernement.
12:26Ces exonérations
12:26les étaient demandées,
12:27vous l'avez entendu sans doute,
12:28il y avait beaucoup de crainte
12:29que ce soit seulement
12:30un déport ou un report
12:31de paiement
12:32pour avoir fait mon petit tour,
12:33y compris hier,
12:34j'ai bien vu que ça ne fonctionnerait pas.
12:36Et donc on va évidemment
12:37vers une mesure
12:39qui est assez radicale,
12:41un peu coûteuse
12:41pour les finances publiques.
12:43Mais bon,
12:43je l'assume
12:44dans la mesure où en plus
12:45vous avez beaucoup
12:46d'acteurs économiques
12:47qui sont saisonniers
12:48et dont, pardon,
12:49l'enfance est une porte ouverte.
12:50Mais ça veut dire aussi
12:51que l'hiver ne leur permettra pas
12:52de récupérer
12:53ce qu'ils ont perdu l'été.
12:54Et donc ça nous renvoie
12:55à l'année prochaine.
12:56Et le vrai risque,
12:56c'est de voir
12:56des acteurs économiques
12:57touristiques disparaître.
12:59Et de voir au fond
13:00un restaurateur
13:01qui ne rouvre pas,
13:02un l'oeur
13:03de matériel notique
13:04qui disparaît complètement.
13:05Le risque est réel
13:07même si les chiffres
13:08de la saison
13:08à cette mi-août
13:09sont contrastés
13:10en fonction des communes.
13:11Soit ça va beaucoup mieux
13:12dans certains endroits,
13:13soit ça ne va toujours pas bien
13:14dans d'autres.
13:15Donc en fait,
13:15on a aussi quelque chose
13:16qui n'est pas du tout
13:17à égalité territoriale
13:18et qu'il va nous falloir
13:19évidemment accompagner.
13:21Bon,
13:21d'autres mesures,
13:22je ne vais pas tous
13:23les présenter,
13:25on va vous les communiquer,
13:26mais sont mises sur la table.
13:27Enfin,
13:27vous le voyez,
13:28globalement,
13:29on a sorti,
13:30comme je le disais,
13:30l'artignerie de l'Europe.
13:31Ensuite,
13:32on va essayer
13:33quand même très rapidement
13:35d'avancer
13:36sur quelques sujets
13:37importants.
13:38La civiculture,
13:40l'ensemble de l'économie
13:41de la forêt
13:41qui draine
13:43évidemment
13:44une création
13:45de richesses locales
13:46extraordinairement importante.
13:47C'est vrai pour la Gironde,
13:48Mathieu,
13:48c'est vrai aussi
13:48pour les Landes,
13:50dans lequel là,
13:51je vous rappelle
13:51qu'il faut 30 ou 40 ans
13:52pour voir un arbre repousser.
13:54Donc on a
13:55un énorme enjeu
13:56de valeur.
13:57Là aussi,
13:58des mesures fiscales
13:58seront mises sur la table
13:59pour accompagner
14:01la filière.
14:02Il y a un enjeu
14:03de dialogue,
14:03on le sent bien,
14:04avec les collectivités locales,
14:06avec les habitants,
14:08comment on repeuple
14:09ces forêts autour.
14:11Là,
14:12il y a un équilibre
14:12à trouver
14:13entre rapidité
14:14et en même temps
14:15l'urgence de réfléchir
14:16pour être complètement transparent.
14:18Ça renvoie,
14:18et là,
14:19pour le coup,
14:19la mission y travaillera.
14:20Ça renvoie
14:21à la question
14:21de ces fameuses ELD,
14:23ces obligations légales
14:24de débroussaillement,
14:26dont on ne peut pas dire
14:27que ce fut très respecté,
14:29je crois pouvoir le dire,
14:29et qui n'est pas du tout neutre,
14:31parce qu'y compris
14:32avec les pompiers
14:32qu'on a pu voir ce matin
14:33et je reverrai cet après-midi,
14:35on le voit bien
14:35qu'intervenir
14:36dans des zones propres,
14:38nettoyées,
14:39ou dans des zones
14:39qui ne l'étaient pas,
14:40a tout changé,
14:41évidemment,
14:41pendant le traitement tactique
14:43du feu.
14:44Et évidemment,
14:44là aussi,
14:45il nous faudra y revenir.
14:47Une catastrophe
14:48peut en annoncer une autre.
14:50l'ensemble de ces forêts
14:53et de ces arbres
14:54pompées énormément d'eau
14:56dans des zones
14:58qui, jadis,
14:58étaient humides,
14:59comme vous le savez,
15:00et qui ont été asséchées
15:00justement par la civiculture.
15:03Tout ça remonte
15:03à Napoléon III
15:04et depuis.
15:06Bon, désormais,
15:06on a donc un risque
15:07d'inondation
15:08qui peut être important
15:09pour l'hiver prochain
15:10et sur lequel
15:11les services de la préfecture
15:12ont déjà commencé
15:13à travailler
15:14avec, évidemment,
15:15l'ensemble des élus,
15:16des enjeux de biodiversité.
15:18Je pense qu'on a tous été émus
15:19et bouleversés
15:20parce qu'on n'a pas réussi
15:21suffisamment à sauver
15:22et pourquoi ?
15:23C'est la faune
15:24qui, quand même,
15:25paye un très lourd tribut
15:27dans ces incendies.
15:28Donc là aussi,
15:29c'est vraiment un sujet
15:29qu'il faut mettre sur la table.
15:30Agriculture,
15:31la ministre est là
15:32avec un bon échange ce matin
15:33avec les représentants
15:35de la Chambre d'agriculture
15:35parce qu'on aurait pu craindre
15:37plus de feux de culture
15:39au début.
15:40Enfin,
15:40l'impact, quand même,
15:41est réel.
15:42Plus les filières pêches
15:43parce que les ostréiculteurs
15:44également,
15:45évidemment,
15:46portent aussi
15:47un impact important
15:48sur ce qui a été fait.
15:50Donc au fond,
15:50on aura un retour d'expérience
15:51comme on l'a fait à chaque fois.
15:52Le tout, évidemment,
15:53c'est d'en tenir compte
15:54puisqu'on voit bien
15:55que j'étais ministre des Armées
15:56en 2022.
15:57J'avais mobilisé
15:58l'embryon d'Ephaïstos
16:00à l'époque
16:00qu'on avait renforcé.
16:01J'ai regardé
16:02le retour d'expérience
16:03de 2022.
16:04Il faut être honnête.
16:05Il y a toute une partie
16:06qui a bien été prise en compte.
16:08Contestablement.
16:09Tous ceux qui disent
16:10c'est faux, etc.,
16:10ne connaissent pas le dossier.
16:12Après,
16:12il y a un problème
16:13de rapidité.
16:14En fait,
16:15on ne peut pas dire
16:16qu'il n'y a rien de fait.
16:17On ne peut pas dire
16:17que les mauvaises expériences
16:19du passé
16:20sont mis de côté.
16:21Ça va être dans un tiroir
16:22où on ne regarde pas.
16:22C'est faux.
16:23Il y a un problème
16:24de vitesse d'exécution.
16:26Il est certain
16:27que la manière
16:27dont on met ça en œuvre
16:28désormais
16:29doit être beaucoup plus rapide
16:30et fait avec beaucoup plus
16:31de radicalité peut-être
16:32et d'urgence
16:33que ce n'a été fait
16:34jusqu'à présent.
16:34Mais je pourrais répondre
16:35à vos questions.
16:36Voilà.
16:36Est-ce que les ministres
16:37vous souhaitez
16:39compléter d'un mot
16:40sur quoi je n'ai pas été...
16:41Vas-y, Serge, t'en pire.
16:45Juste un mot
16:45pour compléter
16:46ce que vous venez de dire,
16:48M. le Premier ministre.
16:50D'abord,
16:51la constitution
16:52d'un fonds de garantie
16:55entre la BPI,
16:56donc l'État,
16:57et la région.
16:59À date,
16:59il est de 30 millions
17:01d'avoir un effet levier
17:03de 30 millions.
17:03C'est-à-dire que
17:04quand la région
17:05met 1 euro,
17:06la BPI met 2 euros
17:08et donc il pourrait
17:09s'ouvrir à beaucoup plus
17:10que ça
17:10si nécessaire.
17:12Mais ce fonds
17:13va être intéressant
17:14parce que c'est un fonds
17:14qui, en termes
17:16de reconstruction,
17:18va compter.
17:18Il peut aller
17:19beaucoup plus loin.
17:20On en a discuté
17:20avec le président de région.
17:22Pour refaire venir
17:23les touristes aussi,
17:26puisque l'activité touristique
17:27a besoin d'être relancée,
17:30nous avons constitué
17:31un plan de communication
17:33avec une stratégie
17:33de communication
17:34destination
17:35L'Ange-Gironde
17:36avec un budget
17:37de 2 millions d'euros
17:38qui est constitué
17:39d'acteurs privés,
17:40d'argent local
17:43avec la commission
17:46départementale
17:47régionale du tourisme,
17:49avec la région
17:50et avec l'État.
17:52Et puis,
17:53à tout France
17:53est en train
17:54de travailler aussi
17:55à l'étranger
17:56parce que les images
17:58qu'on a vues
17:59des feux
18:00ont quand même
18:01joué un rôle
18:02très négatif.
18:03Donc,
18:03il faut corriger ça,
18:05aller revoir
18:06dans les bureaux
18:08tous les touristes
18:10anglais,
18:12notamment néerlandais,
18:14allemands
18:15qui étaient habitués
18:16à venir
18:16dans cette belle région.
18:18Donc,
18:20les convaincre
18:21qu'ils peuvent
18:21maintenant revenir
18:22et puis,
18:24nous organiserons
18:25un partage d'expériences
18:26sur ce qui s'est passé
18:27sous l'égide
18:28de l'ONU-tourisme
18:29avec des pays
18:30comme le Portugal,
18:32comme l'Espagne,
18:33comme la Grèce,
18:33même le Canada
18:34qui ont subi ça
18:35pour que nous en tirions
18:36des expériences
18:37et que nous puissions
18:38les travailler.
18:39Voilà,
18:39M. le Premier ministre.
18:41Merci, M. le Premier ministre.
18:44Bonjour à tous.
18:45M. le Premier ministre,
18:46vous parliez tout à l'heure
18:47de retour d'expérience
18:48et dans le retour d'expérience,
18:49il y a aussi
18:50la validation
18:51de ce qui a bien fonctionné
18:53et donc,
18:53je voudrais saluer
18:55l'engagement exemplaire
18:57de l'ensemble
18:58des élus
18:59des départements
19:00qui sont touchés
19:00par ces graves incendies,
19:02la capacité
19:03de solidarité
19:03entre les communes,
19:05les départements,
19:06les régions,
19:06mais aussi
19:07le travail remarquable
19:08de coopération
19:09qui a été fait
19:12avec les préfets.
19:13Ensuite,
19:14il y a l'aide
19:15de l'accompagnement financier
19:16dont le Premier ministre
19:17parlait
19:18qui démarre
19:19par cette aide
19:19d'urgence
19:20et qui sera ensuite
19:22complétée.
19:23Et puis,
19:23il y a
19:24un besoin
19:25qui est fortement exprimé
19:27par les élus locaux,
19:29c'est l'efficacité,
19:30la rapidité
19:32et la capacité
19:33à construire
19:34des réponses
19:35jusqu'au bout
19:36et il y a
19:37des dispositions
19:38importantes
19:39qui ont été prises
19:40en plus de la mission
19:42de reconstruction
19:43et d'adaptation,
19:45c'est la création
19:45d'une fonction
19:46de coordinateur
19:47auprès des préfets
19:49qui permettra
19:50pour les collectivités
19:52d'avoir
19:52un interlocuteur
19:54et d'identifier
19:55un responsable
19:56de mise en œuvre
19:57de tous les services
19:58de back-office
19:59pour permettre
20:00aux élus locaux
20:02d'accomplir
20:03toutes les opérations
20:04qui sont nécessaires
20:05de délivrance
20:06d'autorisation
20:08mais aussi
20:09de reconstruction
20:10de certains équipements.
20:13Et puis,
20:13enfin,
20:15une chose aussi
20:16extrêmement importante,
20:18c'est la manière
20:20dont nous allons pouvoir
20:21ensemble
20:23mettre en œuvre
20:24tous les services
20:25techniques de l'État,
20:27je pense au CEREMA
20:28pour identifier
20:29des fragilités
20:30d'infrastructures
20:32routières
20:33ou parfois
20:34de ponts,
20:35donc un accompagnement
20:36technique
20:37des collectivités
20:38pour les aider
20:39à aller plus vite
20:41et plus loin
20:42et en tout cas
20:43de réussir
20:44cette phase
20:44de reconstruction.
20:46Et puis,
20:47je voudrais parler
20:48des plans communaux
20:49de sauvegarde.
20:50La plupart des communes
20:52de ces territoires
20:53avaient des plans
20:54communaux de sauvegarde,
20:55c'est-à-dire
20:56la prévention
20:57en quelque sorte,
20:58la définition
20:59de l'organisation,
21:00comment on gère
21:01une crise,
21:01comment on protège,
21:02comment on sécurise,
21:03comment on héberge
21:04les gens,
21:05comment aussi
21:06on nourrit
21:06les pompiers,
21:08tous les bénévoles
21:08qui viennent aider.
21:10Ces plans communaux
21:11de sauvegarde
21:11ont plutôt été efficaces,
21:13M. le Premier ministre
21:14l'a rappelé,
21:14il n'y a pas
21:15de victimes
21:17civiles
21:18à déplorer,
21:19nous déplorons
21:20naturellement
21:21le décès
21:22des sapeurs-pompiers,
21:24mais nous avons eu
21:25des choses
21:25qui ont très bien
21:26fonctionné
21:27et avec les préfets,
21:28nous ferons aussi
21:30des retours
21:30d'expérience
21:31sur ces plans
21:31communaux
21:32de sauvegarde
21:33pour les mutualiser
21:34à une échelle
21:35d'importance.
21:42Les agriculteurs
21:43ont contribué
21:45puissamment
21:46à la lutte
21:47contre les incendies
21:48et je veux
21:48leur adresser
21:50aujourd'hui
21:51l'expression
21:52de ma reconnaissance.
21:53Ils ont
21:54mis à disposition
21:55leurs engins
21:56agricoles,
21:57ils ont
21:58véritablement
21:59lutté
21:59pied à pied
22:00contre le feu
22:00et apporté
22:02une aide
22:02substantielle
22:03à nos pompiers.
22:04Ils ont été
22:05utiles aussi
22:06parce que
22:07le fait même
22:07de cultiver
22:08la terre,
22:09d'élever
22:10des animaux,
22:11est une façon
22:14de lutter
22:14contre
22:15un embroussaillement,
22:17une déprise
22:18qui peut favoriser
22:19la propagation
22:19du feu.
22:21Rien n'est plus
22:22efficace
22:22pour lutter
22:23contre le feu
22:23qu'une parcelle
22:24irriguée,
22:25qu'une prairie
22:26pâturée,
22:27qu'une viticulture
22:29entretenue
22:30et je pense
22:32que cela doit
22:32nous inspirer
22:33une réflexion
22:34dans la reconstruction
22:35des territoires
22:36touchés par
22:37les incendies.
22:38L'agriculture
22:39est un outil
22:41de résilience
22:42et de lutte
22:43contre les incendies.
22:44Je pense qu'il faut
22:45que nous en tirions
22:46tous les enseignements.
22:55Bonjour à tous.
22:56Comme le disait
22:56très justement
22:57M. le Premier ministre
22:58tout à l'heure,
22:59l'enjeu du relogement
23:00est évidemment
23:01au cœur des préoccupations
23:02de chacun d'entre nous.
23:03Je voudrais d'abord
23:04me féliciter
23:05du travail excellent
23:06qu'il y a pu avoir
23:07entre les services
23:08de l'État,
23:08Mme la Préfète,
23:09avec l'ensemble
23:10des collectivités locales
23:11et tous nos partenaires,
23:12les bailleurs sociaux,
23:13actions logements
23:14et y compris d'ailleurs
23:15les assurances.
23:16On a beaucoup parlé
23:17des assurances
23:18tout à l'heure,
23:18on veillera à ce qu'elles
23:19soient pleinement mobilisées,
23:20ils ont pris un certain
23:21nombre d'engagements
23:22en ce sens
23:23et pour qu'on puisse
23:24pallier au mieux
23:25à l'urgence
23:26du relogement
23:27pour que chacun
23:28puisse être accompagné.
23:30C'est le cas aujourd'hui,
23:30100% des personnes
23:31qui se sont signalées
23:32aux différents centres
23:34uniques d'accompagnement
23:35ont aujourd'hui
23:36une solution d'hébergement.
23:38Évidemment,
23:38il est notre responsabilité
23:40de se projeter
23:40sur le long terme.
23:42M. le Premier ministre,
23:43on avait ensemble
23:44préparé le Notre-Dame
23:45du logement.
23:46On ne pensait pas
23:47que la symbolique
23:48irait jusqu'à parler
23:49de bâtiments détruits
23:50par les flammes
23:51et cette nécessité
23:52de le reconstruire
23:52le plus vite possible.
23:54Mais évidemment,
23:55ici,
23:56cela prend tout son sens,
23:57cette capacité
23:58à construire vite,
23:59bien,
24:00et même mieux
24:01puisque l'idée,
24:02c'est de construire
24:03de manière plus sécure
24:04par rapport
24:05aux risques incendies,
24:07bien sûr,
24:07c'est-à-dire pas forcément
24:08dans les mêmes zones.
24:09Il y aura quelques zones
24:10probablement
24:10qui seront identifiées
24:11comme nécessitant
24:12de ne plus construire là
24:14et je sais que c'est
24:14le travail de la mission.
24:16Et puis,
24:16évidemment,
24:17pour tout le reste,
24:18la capacité
24:19à reconstruire
24:19le plus vite possible.
24:20Cela signifie,
24:21comme l'a dit
24:22M. le Premier ministre,
24:23d'avoir des règles
24:24d'urbanisme
24:24qui permettent
24:26d'aller le plus vite possible,
24:27notamment quand on reconstruit
24:28quelque chose
24:29à gabarit équivalent.
24:31Et c'est vrai
24:32sur la capacité
24:33à délivrer un permis
24:34de construire
24:34très rapidement,
24:35un mois,
24:35comme l'a dit
24:36M. le Premier ministre,
24:37mais également
24:37dans le fait
24:38de limiter
24:39les recours des tiers,
24:40c'est-à-dire
24:40les recours contentieux
24:41contre le projet
24:42de reconstruction,
24:43avec l'idée là aussi
24:44de raccourcir les délais
24:45d'une part
24:46et deuxièmement
24:46de ne permettre
24:47aux requérants
24:48que d'attaquer
24:50les éléments
24:52qui seraient différents
24:53de ce qu'était
24:54le bâti
24:55à l'époque.
24:55Et donc finalement,
24:56si vous rajoutez
24:58une extension
24:58dans votre reconstruction,
24:59là on peut éventuellement
25:00avoir un recours des tiers.
25:01Sur le reste,
25:02non.
25:03Grâce au projet
25:04de loi Relance Logement
25:04qui j'espère sera inscrit
25:05très rapidement
25:06à l'Assemblée nationale,
25:07on aura la possibilité
25:08d'apporter ces solutions
25:10pour accélérer
25:11la reconstruction.
25:12Dans les cas
25:12très particuliers
25:13où la construction
25:14serait un peu longue
25:16et qui nécessite
25:17de l'hébergement
25:18transissoire,
25:19on aura un décret
25:20qui permettra
25:21d'avoir des constructions
25:24dites provisoires,
25:25c'est-à-dire sans fondation,
25:26que ce soit
25:27sur votre propre terrain
25:28ou sur un terrain
25:29communal par exemple,
25:30qui est juste
25:31qui s'était autorisé
25:32pour un an
25:33et qui cette fois
25:33seront autorisés
25:34pour trois ans
25:35de façon à accompagner
25:36des projets
25:36qui nécessiteraient
25:37un temps
25:38un petit peu plus long.
25:39En tout cas,
25:39on serait évidemment
25:39au rendez-vous
25:40du relogement
25:41et de la reconstruction.
25:46Bonjour à tous,
25:47Monsieur le Premier ministre.
25:48S'agissant de la gestion
25:49de la forêt,
25:50celle-ci appelle à la fois
25:51des mesures d'urgence
25:53immédiates
25:54et des mesures
25:54de plus long terme
25:55qui vont contribuer
25:56à la façonner
25:56pour les décennies à venir.
25:58S'agissant des mesures
26:00immédiates,
26:01le gouvernement a pris
26:01un arrêté de sinistre
26:03reconnaissant la grande
26:05ampleur de ce feu
26:06au sens du code forestier,
26:08ce qui permet de procéder
26:09à des coupes
26:10sans plus de délai,
26:11notamment évidemment
26:12des arbres
26:13qui sont dépérissants
26:14à la fois pour protéger
26:16les populations
26:16et puis pour prévenir
26:18le développement
26:19soit des scolites,
26:20soit des insectes ravageurs.
26:22Parmi les mesures
26:23d'urgence également,
26:25le gouvernement va prévoir
26:26une aide au broyage
26:28pour les jeunes peuplements
26:30qui n'auront plus
26:30d'intérêt sylvicol
26:32pour les petits peuplements
26:34dans les mois
26:34et les semaines à venir
26:36comme ça avait été fait
26:37en 2022.
26:39En anticipation des besoins
26:40des exploitants forestiers.
26:43S'agissant du moyen
26:44et du long terme,
26:46la mission va piloter
26:47la reconstruction
26:48de la forêt
26:50qui nécessite deux choses,
26:52à la fois,
26:52comme l'a dit
26:52le Premier ministre,
26:54du consensus local
26:55entre l'ensemble
26:56des acteurs,
26:57à commencer par
26:58les élus locaux,
26:59mais également
27:00les acteurs privés
27:01et publics
27:02de la forêt
27:03et puis un appui
27:04sur l'expertise
27:06scientifique
27:07avec ici,
27:08notamment,
27:08pas très loin
27:09de Bordeaux,
27:10à Sestas,
27:10l'INRAE
27:11qui fournit
27:11une expertise
27:12scientifique
27:13de référence
27:14et de qualité.
27:16Et puis,
27:16dans le moyen terme,
27:17il y a aussi
27:18évidemment le renouvellement
27:19forestier
27:19pour lequel
27:20les moyens
27:21seront en hausse
27:22dans le prochain projet
27:23de loi de finances.
27:25S'agissant également
27:26des mesures
27:27de moyen
27:27et de long terme,
27:29évidemment,
27:29il n'y a aucune forêt
27:30qui est pyro-résistante
27:32ou aucune silviculture
27:33qui est magique.
27:34Il faut donc
27:35renforcer
27:36nos actions
27:36de prévention,
27:37notamment en matière
27:39d'obligations légales
27:40de débroussaillement,
27:41à la fois pour les clarifier,
27:43pour faire montre
27:44aussi de plus
27:44de pédagogie.
27:46Une fois que celles-ci
27:47auront été clarifiées
27:48et mieux explicitées,
27:49alors on pourra
27:50faire montre
27:51de plus de responsabilisation
27:53des personnes
27:54qui sont en charge
27:55de ces obligations.
27:56Et dernier point,
27:58pour la construction
28:00des pistes
28:00ou les aménagements
28:01des pistes
28:02dans les forêts
28:03de défense
28:04contre l'incendie,
28:05le gouvernement
28:05propose de déclarer
28:07une raison publique
28:08d'intérêt majeur,
28:09ce qui permet
28:10d'éviter le recours
28:11à une dérogation
28:12d'espèces protégées
28:12et donc de placer
28:14la protection
28:15et la sécurité publique
28:16au premier rang.
28:18Merci beaucoup.
28:19Pardon,
28:19nous sommes un peu longs,
28:20mais au moins,
28:20vous avez la vision
28:21panoramique
28:22de l'ensemble
28:22des mesures
28:23qui ont été mises
28:23sur la table
28:24et qui intéressent
28:24très directement
28:25les populations concernées
28:27pour cause
28:27de ces mesures
28:28en général,
28:29ont fait l'objet
28:30de demandes
28:30qui ne sont pas revenus
28:31les jours
28:32qui ont précédé
28:32cette visite.
28:34Avez-vous des questions ?
28:38Bonjour,
28:38monsieur le Premier ministre.
28:39Je ne sais pas si on entend bien.
28:41Thibaut Petit
28:41pour TF1 et le CIMI.
28:42Vous l'avez dit vous-même,
28:43vous étiez au Porsche ce matin
28:45sans caméra
28:45à la rencontre
28:47selon votre entourage
28:48de pompiers,
28:50de sinistrés.
28:51Beaucoup vous attendaient
28:52devant la mairie
28:53puis après devant
28:53cette carrière de pompiers.
28:55Pourquoi ne pas être
28:56allés à leur rencontre
28:57alors qu'ils ont l'impression
28:59parfois que l'État
29:00les abandonne ?
29:01L'État ne les abandonne pas.
29:02Je pense que l'ensemble
29:03des annonces
29:04qu'on vient de faire
29:04montrent l'inverse.
29:05J'ai fait deux choses,
29:06je pourrais dire.
29:07Hier, j'ai tenu vraiment
29:07à y aller
29:08avec le 100 corps préfectoral,
29:12sécurité la plus minimaliste,
29:13avec le maire
29:14et ça m'a permis vraiment
29:15de rencontrer
29:17un certain nombre d'habitants,
29:19de saluer d'ailleurs
29:20par ailleurs les CRS
29:21qui font la sécurité
29:22sur la plage du Porge.
29:24Et puis ça m'a permis
29:25sur carte
29:26de véritablement aussi
29:27de travailler
29:28et notamment affiner
29:29les mesures
29:29telles que nous le faisons
29:30aujourd'hui.
29:31Après, vous commencez
29:32à me connaître,
29:33je ne cours pas
29:34après la communication,
29:35je le dis avec respect
29:36pour les chaînes info.
29:38soit on court après la com
29:40et on travaille mal à la fin
29:42parce qu'en plus,
29:43la présence de caméras
29:44modifie tout.
29:46Pour nous,
29:47aussi pour les populations
29:48concernées
29:48et aussi pour vous d'ailleurs.
29:50Soit on cherche
29:50à travailler sérieusement
29:52et au fond,
29:53on fait un peu moins de com.
29:54D'autres le font pour nous,
29:55ça tombe bien,
29:56mais on fait un peu moins de com.
29:57Et c'est vrai que je préfère
29:58faire ça.
29:58Après, est-ce que dans le montage
30:00du déplacement entre nous,
30:01aller au Porge
30:02après les annonces
30:03aurait été mieux ?
30:04Sans doute.
30:04Ça, je le concède bien volontiers
30:06parce que ce matin,
30:08on a reçu le collectif
30:09qui était représentatif
30:10justement des gens
30:11qui étaient non loin
30:12de la mairie
30:13ou du centre d'incendie de secours
30:14et elles-mêmes d'ailleurs
30:15nous ont dit
30:16qu'elles prenaient des notes
30:17pour expliquer aussi
30:18tout ce qu'on a pu dire
30:20dans le cadre de cette réunion.
30:21Après, il est vrai
30:22qu'aller au Porge
30:23après les annonces
30:24que je viens de vous faire
30:25change un peu les choses.
30:26Il se trouve que
30:26pour des raisons d'agenda,
30:28c'est l'inverse
30:28qui a été fait,
30:29mais le font.
30:31De toute façon,
30:32les gens qui ont perdu
30:33leur maison,
30:34je trouve que pour tout tas
30:35de raisons,
30:35j'étais proche
30:36qui dans d'autres incendies
30:37ont pu connaître ça.
30:38C'est quelque chose
30:39d'épouvantable.
30:40Même quand il n'y a pas
30:41de victime humaine,
30:43la blessure
30:44et donc la colère
30:45que ça peut évidemment
30:47susciter
30:48est énorme.
30:49Moi, je le comprends
30:50très très bien.
30:51Je n'ai plus d'empathie
30:52que moi
30:53sur cette affaire-là.
30:54Mais justement,
30:55plutôt que des grandes phrases,
30:56plutôt que de faire des tweets,
30:58plutôt que de se montrer
30:59en photo
30:59et plutôt que de se mettre
31:00en scène,
31:01je préfère mettre du concret
31:02et c'est vrai,
31:03c'est ma culture d'élu,
31:04je fais confiance au maire
31:05au conseil municipal.
31:07Les gens que vous avez vus
31:08ce matin,
31:08ils ont voté au mois de mars
31:10pour des gens
31:11qui sont légitimes
31:12pour travailler avec nous,
31:13pour nous demander des choses,
31:14pour nous engueuler,
31:15pour nous dire que c'est bien,
31:16pas bien.
31:16Et c'est vrai que je fais ça.
31:17Un peu à l'ancienne,
31:19mais j'assure.
31:21Ça n'enlève rien
31:21au respect que j'ai
31:23pour tous les gens
31:24qui étaient là ce matin.
31:24Mais c'est sur le résultat
31:25qu'il faut être jugé.
31:27Monsieur le Premier ministre,
31:28bonjour,
31:28Jefferson d'Espoir pour Sud-Ouest.
31:30En août 2023,
31:31dans les colonnes de Sud-Ouest,
31:32Gérald Darmanin,
31:33qui était alors
31:33ministre de l'Intérieur,
31:35annonçait la création
31:36d'une seconde base
31:36de la sécurité civile
31:37à Mont-de-Marsan,
31:38une base pérenne,
31:39permanente,
31:40avec des moyens aériens.
31:41Cette question a été
31:41au centre des derniers incendies.
31:43Est-ce que cette promesse
31:44de l'État
31:44est définitivement enterrée
31:45ou est-ce que les lignes
31:46peuvent encore bouger ?
31:47Et juste une précision
31:48sur le relogement,
31:49est-ce que les personnes
31:50seront relogées
31:51le temps de la reconstruction
31:52qui, elle, peut durer
31:53peut-être plusieurs mois ?
31:54Merci.
31:55Laurent, tu veux...
31:58Oui, monsieur le Premier ministre,
31:59sur la base,
32:00effectivement,
32:00il y a eu une annonce,
32:01il y a eu un projet
32:04et puis qui n'a pas été
32:07abandonné,
32:08il n'a pas été mis en oeuvre
32:09pour des raisons
32:10essentiellement opérationnelles,
32:11pas financières,
32:11mais opérationnelles.
32:13Les ministres de l'Intérieur
32:14successifs ont préféré
32:15in fine ce qu'on appelle
32:16le prépositionnement opérationnel
32:18de moyens aériens
32:19au plus près des théâtres
32:20d'opération.
32:21C'est ce qui se fait ici
32:22dans la zone,
32:23dans cette zone,
32:24avec des prépositionnements
32:25notamment à Bordeaux-Mérignac,
32:26avec notamment un,
32:28plusieurs dash,
32:29des airtracteurs,
32:30voilà,
32:30donc c'est le choix
32:31qui a été fait.
32:32Maintenant,
32:33et ça a été évoqué ce matin,
32:34ça a été clairement évoqué
32:35ce matin,
32:35plusieurs élus
32:37ont interpellé
32:38le Premier ministre,
32:39m'ont interpellé,
32:40et le président d'ailleurs
32:41du Conseil départemental
32:42des Landes
32:42a écrit au Premier ministre
32:44qu'il m'a saisi
32:44pour que nous étudions
32:46la question,
32:47voilà,
32:47à la fois financièrement
32:48mais surtout opérationnellement.
32:50Voilà,
32:50il ne faut pas penser
32:51que l'installation
32:53d'une base aérienne
32:54ici au plus près
32:55du massif des Landes
32:56de Gironde
32:57serait la solution idéale.
32:59il y a derrière
33:00des coûts de maintenance,
33:01il y a des coûts d'entretien,
33:02voilà,
33:02tout ça se regarde.
33:04En tout cas,
33:05pour autant,
33:05on ne va pas dire
33:06que rien n'a été fait,
33:06il y a ce prépositionnement
33:08qui est fait tous les jours
33:09en fonction de la carte
33:10de vigilance météo
33:12et risque feu de forêt.
33:13Voilà,
33:13pour l'instant,
33:14le projet,
33:14à la demande du Premier ministre,
33:16mes services vont procéder
33:17de nouveau
33:17à l'étude
33:18de cette implantation.
33:22Oui,
33:23sur la question du logement,
33:24l'idée est évidemment
33:25d'accompagner
33:25toutes les familles.
33:27Beaucoup bénéficient
33:28d'un contrat d'assurance
33:29qui va leur permettre
33:30d'avoir un financement
33:32pour le relogement
33:33et un accompagnement
33:33pour la reconstruction
33:34de leur domicile,
33:37ce qui va permettre
33:38évidemment d'avoir
33:38un accompagnement
33:39sur le long terme.
33:40Il peut y avoir
33:41quelques exceptions,
33:42les services de l'État
33:43et des départements
33:44sont évidemment
33:45très attentifs
33:46et là aussi,
33:47dans les cas très particuliers,
33:48on aura un suivi spécifique
33:49pour voir comment accompagner.
33:52Merci, Maxence.
33:53Bonjour,
33:54messieurs-dames,
33:55Julien Nenni
33:55pour France Inter.
33:56Question à la fois
33:56pour M. le Premier ministre
33:57et M. le ministre de l'Intérieur.
33:59Question finalement
33:59sur la valeur,
34:01la crédibilité
34:02de la parole politique.
34:03Hier soir,
34:04nos confrères de Mediapart
34:05ont révélé
34:06un enregistrement
34:07la semaine dernière
34:07pendant une réunion
34:08que vous avez tenue
34:09ce Nunez
34:09avec les syndicats de pompiers
34:10dans lequel,
34:11au moment où vous évoquiez
34:12les arguments
34:13tout l'été du gouvernement
34:14sur les moyens aériens
34:16qui auraient été
34:16largement suffisants
34:18selon vos dires
34:19et selon plusieurs autres
34:20ministres du gouvernement.
34:22Vous auriez dit
34:22dans cette conversation
34:24et selon l'enregistrement
34:25qu'il s'agissait aussi
34:26d'une posture politique.
34:28Alors,
34:28question d'abord à vous,
34:29M. Nunez,
34:29est-ce que vous assumez
34:30ces propos ?
34:31Et puis à vous,
34:32M. Lecornu,
34:33qu'est-ce que vous en pensez ?
34:34Est-ce que globalement,
34:35vous ne trouvez pas
34:35que ça décrédibilise
34:37encore peut-être
34:37un peu plus
34:38la parole politique
34:39qu'il est déjà beaucoup ?
34:40Comme tu veux.
34:41Comme vas-y.
34:42Je vais peut-être commencer
34:43parce que c'est moi
34:44qui ai tenu ces propos
34:45aussi, M. le Premier ministre
34:46qui m'autorise.
34:47D'abord,
34:47c'est une réunion
34:48entre un ministre de l'Intérieur
34:50et des organisations syndicales.
34:52Moi,
34:52dans ma carrière administrative
34:53et un peu politique
34:54quand j'étais secrétaire d'État,
34:55j'en ai tenu plein.
34:57Je n'ai jamais vu ça.
34:58Je n'ai jamais vu
34:59qu'on enregistre
35:00comme ça,
35:01sans le dire
35:01de manière sauvage,
35:02des propos qui sont tenus
35:04dans une ambiance
35:04qui, normalement,
35:05est plutôt franche
35:06et courtoise.
35:07Et elle l'a été.
35:08Et elle l'a été.
35:09J'ai effectivement,
35:10au début de la réunion,
35:11au tout début
35:12de cette réunion,
35:12puisque l'essentiel
35:13de la réunion
35:14a été consacré
35:14à la discussion
35:15sur les moyens
35:16des services
35:17d'incendie et de secours,
35:18notamment les moyens terrestres,
35:21les moyens humains,
35:22les moyens de protection.
35:23Sur les moyens aériens,
35:24ce que j'ai dit
35:24au début de la réunion.
35:25Et d'ailleurs,
35:26j'ai remercié
35:26les organisations syndicales
35:28pour ce faire.
35:29Je leur ai dit
35:29qu'elles nous entendaient
35:30puisqu'elles nous font
35:30le reproche
35:31de dire que les moyens
35:32sont suffisants
35:33et que, finalement,
35:34nous exagérerions,
35:35que nous sommes
35:37dans le déni de la réalité.
35:38Je leur ai dit
35:39en début de réunion
35:39que lorsque nous disons
35:41que les moyens
35:41sont suffisants,
35:42nous répondons
35:43à des attaques
35:44qui nous sont faites
35:44sur l'insuffisance
35:46des moyens aériens.
35:48Aériens.
35:48Nous n'avons eu de cesse,
35:50d'ailleurs,
35:50d'être interpellés
35:51au Parlement
35:52pendant les questions
35:52d'actualité,
35:53dans les médias,
35:55les moyens aériens.
35:56Et je leur ai dit
35:58que ma posture
36:00était aussi celle
36:00d'une posture politique
36:01de rabâcher,
36:03de ressasser sans cesse
36:04que ces moyens aériens
36:05sont suffisants.
36:06La flotte aérienne
36:06a été multipliée par deux
36:07depuis 2022,
36:09que c'était effectivement
36:09une posture politique.
36:11Mais rien dans mes propos
36:12ne remettait en cause
36:14la position qui consiste
36:15à dire que les moyens aériens
36:16sont suffisants.
36:18Bien au contraire.
36:19Le terme posture
36:20pouvait laisser penser
36:21qu'il s'agissait
36:21d'une dissimulation.
36:23Non, mais posture,
36:24c'est une maladresse.
36:24Alors, je leur disais
36:25que ma façon d'agir,
36:27ma façon d'être en politique,
36:28c'est de défendre évidemment
36:29ce qui a été fait,
36:31fois deux pour la flotte aérienne.
36:32Et donc,
36:33je leur ai expliqué
36:33que quand je disais
36:34que les moyens
36:34étaient suffisants,
36:36je pensais évidemment
36:36aux moyens aériens.
36:37À preuve,
36:38on a passé deux heures
36:39à discuter ensuite
36:40de ce qu'il fallait faire
36:42pour renforcer
36:42les moyens terrestres.
36:43J'ai rappelé
36:44que nous avions mis en œuvre
36:45un pack capacitaire
36:46depuis 2022,
36:46150 millions d'euros
36:47où l'État est venu abonder
36:48le budget des SDIS.
36:50Je leur ai rappelé
36:51tout ce qu'avait fait les SDIS.
36:549 milliards d'euros en 2017.
36:57On est à plus de 6 milliards.
36:58Et donc,
36:58nous avons essentiellement
36:59discuté des moyens terrestres,
37:01les moyens en ressources humaines.
37:03Ils m'ont fait
37:03un certain nombre de demandes.
37:04Et la discussion,
37:05d'ailleurs,
37:06tout au long de la discussion,
37:07nous avons évoqué,
37:08nous avons évoqué,
37:09j'en parle très librement
37:09puisque nous en avions parlé
37:10avec le Premier ministre auparavant,
37:13avec Mme Françoise Gattel
37:14également auparavant,
37:15nous avions évoqué
37:15pour augmenter
37:17les moyens terrestres, RH,
37:19des services départementaux
37:20d'incendies de secours,
37:21il faut augmenter le budget
37:22des services départementaux
37:23d'incendies de secours.
37:24Et c'est une discussion
37:25que nous avons
37:26avec les associations d'élus
37:27et qui devrait trouver
37:29son aboutissement
37:29dans le projet de loi de finances
37:31pour 2027.
37:32Et nous avons passé
37:33une partie de la réunion,
37:33d'ailleurs,
37:34à discuter de cela.
37:35J'ai écouté
37:35ce que les organisations syndicales
37:37m'ont dit en termes de moyens.
37:39Mais il n'y a rien
37:40dans le début de cette réunion,
37:41dans la phrase qu'on impute,
37:43encore une fois,
37:44qui a été prise à mon insu,
37:45je le redis
37:46puisque c'est particulièrement
37:47indélicat,
37:48mais il n'y a rien
37:49qui remet en cause
37:50ce que j'ai pu dire jusque-là.
37:51Voilà,
37:52nos moyens aériens
37:52sont suffisants,
37:54la flotte a doublé.
37:55En revanche,
37:56nous continuons à travailler
37:57et c'est normal,
37:57on l'a fait avec le capacitaire,
37:59on le fait avec les élus locaux.
38:00Ce matin,
38:01certains élus
38:01nous ont encore interpellés
38:02sur la nécessité
38:03de poursuivre
38:04l'augmentation,
38:05évidemment,
38:05des moyens en véhicules.
38:06Il y a des nouvelles normes
38:07pour les véhicules terrestres,
38:09les véhicules de secours
38:10de lutte contre les incendies.
38:11Évidemment qu'il faudra
38:12poursuivre cet effort
38:13et nous réfléchissons
38:13au financement.
38:14Voilà,
38:15je n'y dis que ça,
38:16rien que ça.
38:16Il n'y a aucune remise en cause
38:17de la parole politique
38:19que j'ai pu tenir.
38:22Merci beaucoup.
38:23Vous me posez la question
38:24de ce que j'en pense.
38:25Je vais vous répondre franchement.
38:26La forme et le fond.
38:29Dans mes fonctions gouvernementales,
38:31j'ai été habitué
38:32au dialogue social
38:32comme maire,
38:33comme président de département,
38:34accessoirement comme président
38:35par deux fois
38:35du service départemental
38:36d'un service de secours
38:37de l'heure,
38:38que l'on puisse enregistrer
38:40des conversations
38:41de cette nature
38:42et livrer,
38:44que Mediapart
38:44en fasse un recel douteux,
38:46on a l'habitude.
38:47Mais en termes
38:48de qualité de dialogue social
38:50et de confiance,
38:51c'est un précédent très grave.
38:53Après,
38:53on peut aussi
38:53tout trumpiser.
38:55Nous aussi,
38:55je peux donner instruction
38:56aux ministres
38:56d'enregistrer
38:57toutes les conversations
38:58qu'ils ont
38:59avec les gens de l'extérieur.
39:00Comme ça,
39:00on pourra aussi les diffuser
39:01pour se protéger.
39:02C'est un autre pays,
39:03c'est un autre monde,
39:04c'est une autre culture.
39:06Moi,
39:06je connais bien
39:07les syndicats
39:07de sapeurs-pompiers
39:09dans mes fonctions précédentes
39:10comme élus locales.
39:11Je les aime beaucoup,
39:12j'ai beaucoup de respect pour eux.
39:13Il y a des congrès à l'automne,
39:14c'est ce que ça veut dire,
39:15c'est l'avis normal.
39:17Mais j'appelle quand même
39:18à une forme de retenue
39:19parce que pour avancer
39:20sur le fond des dossiers,
39:21il faut quand même
39:22respecter aussi
39:22les interlocuteurs
39:23et enregistrer
39:24à son insu
39:25le ministre de l'Intérieur.
39:27Ça ne semble pas
39:28envoyer un bon signal
39:29aux Françaises
39:30ou aux Français.
39:31Que Mediapart,
39:32une fois de plus,
39:32on fasse un usage tronqué
39:33en plein mois d'août
39:34pour la première fois
39:35et ce ne sera pas la dernière.
39:36Donc,
39:36ce n'est pas le sujet
39:36de la parole de l'État,
39:38c'est autre chose.
39:38Après,
39:39il y a le fond.
39:40Le fond,
39:40il faut dire la vérité quand même
39:41parce que plus personne
39:42ne creuse vraiment
39:43et plus personne ne travaille,
39:45on finit par aller trop vite.
39:47Il se trouve que
39:49nous appartenons,
39:49en tout cas,
39:50d'entre nous,
39:51à un gouvernement
39:52ou des gouvernements
39:53depuis 2017,
39:54en tout cas pour ma part,
39:55qui avons considérablement
39:56augmenté les moyens.
39:58Donc,
39:59en fait,
39:59la polémique sur les moyens,
40:00mais qu'ils soient aériens,
40:02terrestres,
40:02civils ou militaires,
40:04mais un peu étrangères,
40:05pour être honnête avec vous.
40:07On peut toujours dire
40:07qu'on n'en a pas fait assez,
40:09ce n'est déjà pas pareil
40:09que dire qu'on n'a rien fait.
40:11Surtout,
40:11il va falloir quand même
40:12poser des questions
40:13à ceux qui étaient là avant
40:13parce qu'en fait,
40:14on a vraiment l'impression
40:15que le monde d'avant 2017
40:16est un monde sans armée,
40:17sans policier,
40:18sans justice et sans pompier.
40:20Et puis,
40:21quelque part,
40:21à la rigueur,
40:22on a envie de dire aussi
40:22aux Françaises et aux Français,
40:23si on a un déficit public
40:24important aujourd'hui,
40:25c'est bel et bien
40:25parce qu'on a augmenté
40:26beaucoup les moyens.
40:27D'ailleurs,
40:28le sujet,
40:28ce serait plutôt de nous dire
40:29comment vous le financez ?
40:30Et non pas pourquoi
40:31ce n'est pas financé
40:32ou il n'y a pas eu d'argent.
40:33Un milliard d'euros de plus
40:34sur les SDIS,
40:35c'est considérable.
40:36Ça n'avait jamais été fait.
40:38Impact capacitaire,
40:39c'est des trucs technos,
40:40tout ça.
40:40Moi,
40:40je vais vous le dire autrement.
40:42Historiquement,
40:42les pompiers,
40:43ce sont les communes.
40:45Ensuite,
40:45on a départementalisé.
40:46Ça n'a jamais été l'État.
40:48Pour la première fois,
40:49le contribuable de l'État
40:50met de l'argent
40:51pour justement
40:52acheter des camions,
40:53des moyens nautiques,
40:54etc.
40:55Ça n'avait jamais été fait avant.
40:57Donc en fait,
40:58moi,
40:58je suis tranquille avec tout ça.
40:59Et je vais vous dire un truc,
41:00les équipes qui vont devoir nous suivre,
41:02parlementaires,
41:03ministres,
41:04il va bien falloir
41:04qu'ils continuent
41:05ce qu'on aura commencé.
41:07Et pour continuer
41:07ce qu'on a commencé,
41:08maintenant,
41:08on est dans un deuxième débat.
41:09Et c'est tout le débat
41:10entre les organisations,
41:11les associations d'élus,
41:12j'étais président de département,
41:13etc.
41:14Leur demande,
41:15parce qu'on regarde
41:16le ministre de l'Intérieur,
41:17mais ce n'est pas lui
41:17qui est propriétaire
41:18des moyens des SDIS.
41:19Le SDIS de Gironde,
41:20ce n'est pas le ministre de l'Intérieur.
41:21Il peut donner des ordres
41:22quand il y a un feu,
41:23quand il y a des évacuations.
41:24Ce n'est pas lui
41:25qui dirige les moyens,
41:26ce sont les élus locaux.
41:26Mais on est en Gironde,
41:28donc soyons un peu Girondins.
41:29La demande qui monte,
41:30maintenant,
41:31c'est d'augmenter la taxe
41:33sur les polices d'assurance.
41:35Tout le monde nous met la pression
41:36pour qu'on dise oui.
41:38Je n'ai pas dit non.
41:39J'ai quand même dit au ministre,
41:40on va quand même concerter
41:41tout le monde.
41:42Parce que tout le monde dit
41:43que c'est formidable.
41:44Mais quand les Français
41:45vont commencer à comprendre
41:46que leur police d'assurance
41:47augmente,
41:48parce que la fiscalité
41:49sur les assurances augmente,
41:50les gens diront
41:51que le gouvernement
41:51augmente les impôts.
41:52Il n'y aura plus personne
41:53pour dire qu'on verra
41:55si les enregistrements
41:55des uns et des autres sortes,
41:56pour le coup.
41:57Donc, voilà.
41:58Moi, je mets un peu de méthode
41:59dans tout ça,
41:59parce qu'on a plein de choses
42:02qu'on n'a pas bien faites.
42:03Mais il se trouve que
42:04sur le régalien en global,
42:06nous sommes l'équipe
42:07qui avons remis
42:08des moyens sur la table.
42:09Ça, c'est incontestable.
42:11Autre question ?
42:12Bonjour, Marisol Riffaille
42:13pour l'AFP.
42:14Justement, sur le financement,
42:16vous parlez de sortir
42:17l'artillerie lourde.
42:18Le maire du port,
42:19j'évoque réclame,
42:21un plan Marshall,
42:22dans un contexte
42:24budget international
42:25extrêmement tendu.
42:26Aujourd'hui,
42:27est-ce que vous pouvez nous dire
42:27quel sera le montant global
42:29qui sera alloué
42:30pour toutes ces mesures
42:31que vous avez annoncées ?
42:32Et surtout,
42:33est-ce que c'est des crédits nouveaux
42:34ou ce sera un redéploiement ?
42:36Là, on est en fin d'année.
42:37Donc, en fait,
42:37vous avez une part de crédit
42:39qu'on peut remettre,
42:40de crédit de l'année
42:40qu'on peut réinjecter.
42:42Enfin, vous voyez bien
42:42que là, on est surtout sur 2027.
42:44Donc, crédit nouveau.
42:46Sur le montant global,
42:47on n'emprunte pas complètement
42:48les mêmes lignes budgétaires.
42:49Enfin, vous voyez bien,
42:50quand on dit exonération
42:51de cotisations sociales
42:53et de recettes fiscales,
42:56vous voyez très, très bien
42:57qu'on peut très, très vite
42:59atteindre des sommes
43:00qui peuvent aller au-delà
43:01de 100 millions d'euros.
43:02Il faut qu'on ait
43:03sur des sommes
43:03qui sont tout à fait considérables.
43:04C'est pour ça que tout ça
43:05ne sont pas que des mots.
43:06Mais les millions,
43:07les milliards,
43:08les gens,
43:08enfin, tout ça,
43:10moi, ce que je sais,
43:11c'est que ça correspond
43:11aux attentes.
43:12Vous interrogerez les gens
43:13qui étaient là tout à l'heure
43:14dans la réunion de travail.
43:15Ça va correspondre,
43:16en tout cas,
43:16aux attentes immédiates.
43:17Mais après,
43:18c'est toujours la même chose.
43:19Il faudra voter un budget
43:20pour 2027.
43:22Parce que tous celles
43:23et ceux qui nous ont dit
43:23qu'il n'y avait pas assez
43:24de moyens pour la justice
43:25pendant l'affaire Liana
43:26vont se rappeler
43:27qu'il faut voter un budget.
43:28Tous celles et ceux
43:28qui nous ont fait la leçon
43:30sur les canadaires
43:30et les moyens de sécurité civile
43:32pendant le mois de juillet
43:33vont se rappeler
43:33qu'il faut voter un budget.
43:35Vous allez pouvoir reprendre
43:36toutes les polémiques
43:37du printemps et de l'été.
43:39Et quand on va y apporter
43:40des réponses,
43:42ne doutent pas
43:42que celles et ceux
43:43qui nous ont demandé
43:44prennent leurs responsabilités
43:45parce que ce n'est pas
43:46que l'affaire du gouvernement,
43:47la classe politique aussi,
43:48doit prendre sa responsabilité.
43:50Ce n'est pas parce qu'il y a
43:50les élections présidentielles
43:51qui vont faire n'importe quoi.
43:52N'importe quoi,
43:52on va s'appeler
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