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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, l'explosion de l'antisémitisme en France.
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00:00On revient pour la deuxième partie de l'heure des pros été avec cette vidéo malheureusement devenue virale sur les
00:06réseaux sociaux.
00:07Vous l'avez sans doute vu sur notre antenne, cette commerçante qui s'en prend à une famille parce qu
00:12'elle est juive.
00:12Le parquet de Grenoble a fait savoir que la mise en cause a, je cite, été entendue et a reconnu
00:17les propos tenus en expliquant le contexte dans lesquels ils avaient été prononcés.
00:22Hier, la victime justement de ces insultes proférées était l'invité de Midi News.
00:27Il raconte précisément comment se sont déroulés les faits, les explications de Mathilde Couvillère-Fleurnois.
00:33La communauté juive est trop nombreuse.
00:36Des propos choquants.
00:37Installé avec sa famille à la terrasse d'une buvette située aux Deux Alpes,
00:41Elie Sultan s'apprêtait à commander une consommation lorsqu'il a été pris à partie par la commerçante.
00:46Elle est venue, elle a tapé sur la table en disant une chaise, une consommation, sans dire bonjour, sans nous
00:53accueillir et elle est partie.
00:55Je me suis expliqué de manière très courtoise, très calme, mais vraiment très calme, en disant je suis désolé madame,
01:04mais c'est pas une manière d'agir.
01:06D'abord il y a un bonjour, il y a une manière d'accueillir les gens, qu'on soit juif
01:11ou pas.
01:12Après cette première confrontation, l'échange s'envenime et Elie Sultan décide de filmer.
01:17C'est cette vidéo qui est devenue virale.
01:19La communauté juive est trop nombreuse.
01:21Et alors ?
01:21Et alors ?
01:22C'est qu'à un moment donné, ça excède les gens.
01:24Ça excède les gens ?
01:25Mais bien sûr.
01:26Je vous filme aussi ?
01:27Très bien.
01:27Je vous ai demandé quelque chose madame ?
01:28C'est son commerce.
01:30C'est ce qu'elle veut, c'est ses chaises et ses dames.
01:31Non, je ne vais pas se calmer madame, il y a des lois.
01:33De dire qu'on est trop ici, qu'on excède parce qu'on est des juifs, c'est pas grave
01:37madame.
01:38Des propos qui ont choqué toute une communauté.
01:40Moi j'en veux beaucoup en fait aux politiques.
01:43On peut répéter à l'envie que l'antisémitisme est un délit.
01:47Si l'antisémitisme n'est pas puni, ça ne sert à rien.
01:50Alerté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a condamné ses propos et a annoncé l'ouverture d'une enquête.
01:56On en parle avec maître Corinne Cerfati-Chétrite.
01:59Bonjour, merci d'être avec nous.
02:01Vous êtes avocate.
02:02On vient d'entendre de nouveau les propos de cette commerçante.
02:05On vient d'entendre aussi les explications de la victime.
02:09Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un antisémitisme parfaitement assumé
02:13avec une commerçante qui profère ses insultes.
02:17Elle est soutenue visiblement par une amie.
02:20Et surtout, ce qui peut choquer également, c'est qu'il y avait d'autres, évidemment,
02:24touristes sur la terrasse et que personne n'a rien dit.
02:29Nous sommes en présence d'un antisémitisme qui est banalisé.
02:32Mais le plus grave, c'est qu'il est assumé et qu'il est maintenant revendiqué.
02:37Et comme vous le dites, il y a à côté des personnes qui étayent cette haine,
02:43qui ne prennent pas partie et dont le silence est aussi grave que les propos qui sont tenus
02:50par cette commerçante qui, de manière très ordinaire, de manière très naturelle,
02:56considère que les Juifs sont trop nombreux.
02:58J'ouvre une petite parenthèse.
02:59Elle représente moins d'un pourcent de la population française et que ça commence à devenir embêtant.
03:05Elle nous expliquera pourquoi et j'espère qu'elle passera devant le tribunal correctionnel
03:07pour qu'on puisse l'entendre.
03:09Je veux préciser que cette vidéo et que ces actes que vous dénoncez depuis hier,
03:16et je vous en remercie en insistant parce que c'est grave et parce que c'est important,
03:20ne sont pas isolés.
03:22Et je veux profiter des quelques secondes que vous me donnez pour pousser aujourd'hui
03:28un véritable cri d'alarme sur la situation de l'antisémitisme en France.
03:33Nous sommes à présent dans un tournant sur l'antisémitisme.
03:37Et je ne veux pas parler de faits isolés, je ne veux pas parler d'une inquiétude personnelle.
03:41Je veux m'exprimer aujourd'hui par rapport à ce cri d'alarme en tant qu'avocat
03:45qui combat l'antisémitisme au travers de deux grandes associations qui luttent contre l'antisémitisme
03:50pour vous dire que chaque jour, de manière de plus en plus importante,
03:56de manière de plus en plus symptomatique,
03:58les actes de cette commerçante ne sont pas des actes isolés.
04:03Ce sont des actes récurrents.
04:05Chaque jour, nous recevons de plus en plus de signalements,
04:08de violences verbales, de violences physiques à l'égard de personnes de la communauté juive
04:13qui fait qu'aujourd'hui, on ne peut plus considérer que les juifs en France sont en sécurité
04:19et les juifs en France sont, à juste titre, parce que les faits le prouvent,
04:24dans une situation de gravité qui n'est plus tenable et qui n'est plus supportable.
04:29Vous le disiez, cet antisémitisme complètement assumé et décomplexé,
04:33on le voit avec cette commerçante.
04:36On l'a vu aussi à Avignon avec des touristes qui font simplement leurs courses
04:40et qui sont prises à partie parce que juifs, on le voit aussi malheureusement à l'étranger
04:44quand on a des touristes en Thaïlande qui veulent simplement se rendre dans un zoo.
04:49C'est signe qu'aujourd'hui, nos compatriotes de confession juive sont en danger partout
04:54quand ils font leurs courses, quand ils sont en vacances
04:56et qu'ils soient en vacances d'ailleurs en France ou n'importe où dans le monde.
05:00Tout est prétexte, tout est prétexte pour une attaque antisémite.
05:04C'est-à-dire que l'antisémitisme s'est tellement banalisé qu'il est devenu normal.
05:09Vous savez qu'en tous les jours, vous entendez que c'est la faute des Juifs,
05:12que les sionistes, que les génocidaires, que, à force, être antisémite,
05:19entendre des propos antisémites, lire des propos antisémites,
05:22devient quelque chose de banal et de normal.
05:24Vous avez oublié, mais il y en aurait tellement d'autres à donner,
05:27rien que sur les trois derniers jours, il y a eu également les milliers,
05:31les milliers de postes qui ont été mis sur le compte de Radio Chalum
05:38qui avaient juste osé dire qu'en Israël, il y avait la canicule.
05:40Et ça, ça a déferlé des messages en lien avec la Deuxième Guerre mondiale,
05:46mais les Juifs sont habitués aux grandes chaleurs, 39-45 degrés.
05:50Ce genre de propos qui nous ramène à une époque
05:53que l'on croyait définitivement révolue.
05:56Nous franchissons là un seuil qui n'est plus tolérable.
06:00Toutes les lignes rouges sur l'antisémitisme ont été franchies.
06:03Alors, les causes, on les connaît, c'est-à-dire que les mots précèdent les actes
06:08et que moi j'en veux beaucoup au fait que rien n'est fait depuis le 7 octobre
06:14par rapport aux manifestations publiques
06:16où sont scandées depuis le 7 octobre systématiquement,
06:20tous les samedis, des messages antisémites.
06:23J'en veux à des partis politiques, à des hommes politiques,
06:28investis de mandats européens, investis de mandats nationaux.
06:32Et c'est une fierté que d'être élus,
06:34qui utilisent leur mandat pour prêcher la haine antisémite.
06:38Jusqu'à quand allons-nous laisser sur la place publique
06:42ces mots antisémites s'exprimer librement ?
06:45Je rappelle quand même que la liberté d'expression
06:48qu'on oppose à l'expression de propos antisémites,
06:51la liberté d'expression dans une démocratie,
06:54dans notre démocratie, trouve ses limites dans l'abus
06:57de la liberté d'expression.
06:58À force de laisser parler ces gens investis de mandats
07:03qui ont un pouvoir de résonance extrêmement important,
07:06il ne faut pas s'étonner que l'on soit en présence
07:09dans un climat en France antisémite,
07:12dans un antisémisme qui devient ordinaire.
07:14Il y a des moyens à mettre en œuvre maintenant
07:17et à monter crescendo.
07:19La justice doit poursuivre systématiquement.
07:21La justice doit être plus sévère.
07:24Et dans mon rôle d'avocat, c'est ce que je fais tous les jours
07:26pour combattre l'antisémitisme.
07:28On obtient des réponses.
07:30On va continuer à en parler avec vous, Corinne Serfati.
07:33Restez avec nous, Corinne Serfati-Chétrite,
07:35parce qu'on va voir ensemble un autre exemple.
07:37Et je voudrais aussi vous entendre là-dessus.
07:39Alors, Raphaël Stinville,
07:41sur la partie qui concerne les deux Alpes notamment,
07:44on ne peut pas dire que rien n'est fait,
07:45puisque Laurent Nunez comme Aurore Berger
07:47sont montés au créneau.
07:49Donc parfois, le gouvernement, effectivement,
07:51prend la mesure de ce qui se passe.
07:52En revanche, je pense que cet avocate
07:54parlait plutôt aussi d'une action globale
07:58et d'une prise de conscience globale
07:59au plus haut sommet de l'État,
08:00à commencer sans doute d'ailleurs par Emmanuel Macron.
08:02Oui, mais il ne serait bien tout été résumé
08:04en préambule par les propos de Rachel Kahn
08:06qui nous expliquait qu'on a un arsenal juridique
08:11qui nous permet de combattre l'antisémitisme,
08:12mais la justice aujourd'hui se montre extrêmement frileuse.
08:15Et quand bien même des ministres porteraient plainte,
08:20ce n'est généralement très peu suivi des faits.
08:23Mais ce qui est important de constater malgré tout,
08:26c'est qu'effectivement, on a là,
08:28avec cet exemple des deux Alpes,
08:30une illustration parfaite de ce que l'on appelle
08:32l'antisémitisme d'atmosphère,
08:35où finalement, certains sont antisémitistes
08:39comme ils respirent,
08:40et n'y trouvent absolument rien de mal,
08:44comme s'il y avait effectivement une banalisation.
08:46Et il faut mettre fin à cette banalité du mal.
08:49Mais ça suppose que les politiques,
08:52je ne parle pas de ceux dont on a déjà parlé,
08:54à commencer par Réaléfi,
08:55qui se montent passionnément antisémites,
08:57comme le disait Raphaël Nthoven,
08:59mais que les politiques, en premier lieu le chef de l'État,
09:03réalisent à quel point aujourd'hui le pays
09:05est en train de se fracturer sur cette question
09:07de l'antisémitisme,
09:09avec son refus initial au lendemain du 7 octobre
09:13de manifester contre l'antisémitisme.
09:14Je pense qu'il a contribué finalement
09:17à laisser faire par peur.
09:21Souvenez-vous, c'était sur les conseils
09:24de Yacine Bellatar,
09:25son conseiller banlieue de l'époque,
09:28qui lui avait déconseillé
09:31de prendre part à cette marche
09:33pour ne pas se mettre à dos la rue arabe.
09:36Je cite, je crois, de mémoire
09:38les propos de Yacine Bellatar.
09:40Et je pense que c'était une bien mauvaise affaire
09:44que le président a fait aux Français de confession juive
09:49en refusant de marcher,
09:50de condamner cet antisémitisme
09:53qui se propage de manière absolument folle.
09:56Jean-Pierre Colombiès, effectivement,
09:58on le voit, cet antisémitisme,
09:59il est partout.
10:00On a des clients qui veulent simplement consommer
10:03et on voit à quel point il est assumé.
10:04Parce qu'Élie Sultan,
10:06la victime de cette agression aux Deux-Alpes,
10:07nous disait, quand le ton commence à monter,
10:10il dit à cette commerçante,
10:11je vais filmer.
10:12On voit que le téléphone, il est forcément visible
10:14et il lui demande de répéter ses propos.
10:16Eh bien, en fait, elle assume.
10:17On pourrait se dire qu'elle n'oserait jamais
10:18devant un téléphone tenir les mêmes propos.
10:21En fait, elle s'en moque complètement.
10:22Ce qu'elle dit, elle le pense et elle l'assume.
10:24Non, mais on est dans une période,
10:26on est entré dans une période,
10:27mais pas que d'aujourd'hui,
10:28dans une période qui est particulièrement explosive.
10:31Là, on joue un peu avec la nitroglycérine,
10:34de mon point de vue.
10:34qui faisait référence à la politique
10:37et à l'attitude de Macron.
10:39Il est clair que ça manque de colonnes vertébrales,
10:41tout ça.
10:42Et comme l'a dit Rachel Kahn,
10:43le gros problème, c'est que
10:44dès lors que vous avez un pouvoir supérieur,
10:47qui n'a pas de conscience réelle
10:50sur l'identité des uns et des autres,
10:52tout le débat tourne autour
10:54des identités propres à chaque communauté.
10:56Quand vous n'avez pas de conscience de ça,
10:58quand vous n'êtes pas suffisamment intéressé,
11:00tout simplement,
11:01vous perdez pied et vous ne comprenez pas
11:03ce qui est en train de se passer.
11:05Et ce qui est en train de se passer,
11:06c'est que depuis quelques années,
11:07ça a commencé déjà même avant le 7 octobre,
11:10certains ont voulu,
11:11ou plutôt ont laissé s'exprimer
11:13les parties les plus radicales des camps,
11:15des deux camps,
11:16à savoir ceux qui étaient foncièrement anti-juifs,
11:20parce que l'antisémitisme,
11:21ça ne veut rien dire,
11:22les Arabes sont des sémites,
11:24anti-judaïques, on va dire,
11:25et puis de l'autre côté,
11:27ceux qui ont voulu absolument faire croire
11:28et convaincre l'opinion publique
11:29que tous les juifs étaient sionistes.
11:32Netanyahou le dit lui-même,
11:32je suis le chef de tous les juifs du monde,
11:34ce qui est parfaitement faux.
11:35Il y a des communautés diasporiques juives
11:38sur toute la planète,
11:41et ils ne sont pas tous sionistes,
11:42loin de là.
11:42Et on n'a pas, de mon point de vue,
11:44suffisamment entendu ces voix intellectuelles
11:46qui disaient, attention,
11:47pas d'amalgame, ne nous trompons pas.
11:48Or, nous sommes aujourd'hui dans une période
11:50où seules les voix les plus radicales s'expriment.
11:53Et ça, c'est un danger mortel.
11:55Mais déjà, il y avait eu la négation de ça,
11:57rappelez-vous,
11:57au moment de l'affaire Mohamed Merah, d'accord ?
11:59Quand Merah tue des enfants dans une école juive,
12:02c'était, vous me l'accorderez,
12:03un signal plus que fort.
12:04C'était un traumatisme.
12:05Rien que d'en parler,
12:07j'ai les poils qui se redressent.
12:09Parce que comment on peut imaginer ça ?
12:11Tuer des enfants, tout simplement.
12:13Et ça répondait déjà, quelque part,
12:15à une volonté de stigmatiser une communauté
12:17pour renverser la table
12:18et d'opposer les communautés
12:20les unes contre les autres.
12:21Tout ça, sur fond de conflits internes en Palestine.
12:25Et le problème, c'est que
12:27les voix, je dirais, de la raison
12:29qui font preuve de discernement
12:31et d'analyse,
12:32on ne les a pas suffisamment entendues.
12:33Dans les deux camps.
12:34Je dis bien dans les deux camps.
12:35Donc vous avez récupération politique d'un côté
12:38et je dirais naïveté dogmatique de l'autre.
12:40Et ça, c'est mortel.
12:42Parce que des gens vont y laisser la vie,
12:43tout simplement.
12:44Et malheureusement,
12:45on va voir un autre exemple
12:46puisque l'antisémitisme
12:47est aussi arrivé jusque dans le monde.
12:49Des influenceurs,
12:50j'en parlais dans mon édito.
12:52C'est la fondatrice
12:53d'une agence d'influence.
12:54Elle s'appelle Gisèle Journeau.
12:55Elle fait l'objet d'un lynchage
12:57et d'un boycott massif en ligne.
13:00On voit cela avec Maëva Lamy.
13:03L'affaire débute avec une vidéo
13:05publiée par l'influenceuse Léna Mafouf,
13:08connue sous le pseudonyme Léna Situation.
13:10Elle se filme avec plusieurs de ses amis
13:12lors de ses vacances.
13:14Parmi les personnes qui apparaissent,
13:16Gisèle Journeau,
13:17de confession juive,
13:18elle dirige l'agence d'influence Gisèle Paris.
13:21Une présence repérée par l'eurodéputé Rima Hassan.
13:24Elle poste alors un message
13:26appelant au boycott de Gisèle Journeau
13:28qu'elle accuse de soutenir l'armée israélienne.
13:31Je ne vais pas m'amuser à lister
13:32tous les influenceurs et influenceuses
13:34qui ont collaboré avec Gisèle Journeau
13:36qui, à plusieurs reprises,
13:37a relayé et soutenu du contenu
13:39de l'armée israélienne en plein génocide.
13:41Le boycott s'impose.
13:42Des propos likés par Léna Situation
13:44qui se désabonne du compte de Gisèle Journeau.
13:47Les deux femmes seraient pourtant amies
13:49depuis des années.
13:50Rima Hassan repartage également
13:52des publications de Gisèle Journeau
13:54concernant Israël.
13:55D'autres influenceurs vont à leur tour
13:57cibler la directrice d'agence.
13:59Certains la floutent dans leur contenu.
14:01Le compte Sparkdise va plus loin.
14:03Alors qu'en septembre 2022,
14:05il souhaitait un joyeux anniversaire
14:07à la jeune femme,
14:08il l'insulte désormais publiquement.
14:10« Foc Gisèle,
14:11foc old zioniste qui me suive,
14:13allez vous faire,
14:14j'ai jamais été avec vous de près ou de loin. »
14:16Face à la polémique,
14:17l'agence d'influence Gisèle Paris
14:18réagit dans un communiqué.
14:20« Gisèle rassemble depuis toujours
14:22des personnes de culture,
14:23d'origine et de religion différentes.
14:25Non, nous n'avons jamais soutenu
14:27ni cautionné la mort de civils palestiniens. »
14:29L'agence qui affirme que les contenus
14:31et ne feront l'objet de poursuites judiciaires.
14:34« Vous êtes toujours avec nous,
14:35Corinne Serfati Chetrit.
14:36Alors on voit ce qui s'est passé.
14:38Ils sont tous amis de 15 ans.
14:41Ils travaillent ensemble
14:42dans le monde de l'influence.
14:43On se rend compte que Gisèle Journeau
14:46est de confession juive.
14:47Ils se rendent compte aussi
14:48qu'elle a pu, à un moment donné,
14:50soutenir l'armée israélienne.
14:51Et donc là, c'est un appel au boycott
14:53de la part de Rima Hassan,
14:54mais aussi de ses amis
14:55qui l'invisibilisent totalement.
14:58Ma question est simple.
14:59Est-ce qu'aujourd'hui, pour ces gens-là,
15:00les Juifs ont le droit encore
15:02d'exister et de travailler
15:03comme tout le monde ?
15:05– Bien sûr que non.
15:06Il l'exprime de manière très claire.
15:08Et moi, je veux réagir par rapport aux propos
15:10de monsieur qui est sur votre plateau,
15:14qui disait, oui, mais tous les Juifs ne sont pas sionistes,
15:16il faut savoir bien distinguer.
15:18Je rappelle quand même que le prétexte du sionisme
15:22est un prétexte.
15:23Quand on écarte une madame journaux,
15:26quand on écarte un monsieur qui vient dans une buvette,
15:29on l'écarte parce qu'il est juif.
15:31Cette dame de la buvette,
15:32j'aimerais bien savoir quelle est sa connaissance
15:34du conflit israélo-palestinien.
15:37Encore une fois, faire ce distinguo,
15:39dire, bon, il y a ce conflit,
15:42et à ce moment-là, on peut comprendre,
15:44on peut expliquer,
15:45ça, c'est un travers dans lequel
15:48il ne faut pas rentrer.
15:49Quand on écarte une madame journaux,
15:51quand on écarte quelqu'un parce qu'il est juif,
15:53c'est de l'antisémitisme.
15:55L'antisionisme est un prétexte
15:58depuis 2023 à l'antisémitisme.
16:00Il ne faut pas rentrer dans ce jeu.
16:02Sinon, on fera une distinction
16:04qui n'est pas une distinction qui est judicieuse,
16:06ni sur le plan judiciaire,
16:08ni sur le plan factuel.
16:09Je vais vous laisser répondre,
16:11Jean-Pierre Colombiez,
16:12et puis après, on changera de sujet,
16:13mais allez-y, vous avez terminé.
16:14Je vous laisse répondre si vous le souhaitez.
16:15Oui, la réaction que je viens d'entendre,
16:17elle est symptomatique du fait
16:18que cette avocate n'a pas compris
16:21ce que j'ai dit, c'est dommage.
16:22Je n'ai jamais dit que l'antisémitisme...
16:25Enfin, je ne veux pas tout mélanger.
16:27Est-ce que j'aurais tenu des propos anti-sionistes ?
16:30Je ne crois pas.
16:30C'est ce que vous avez dit,
16:31mais j'entends ce qu'a dit madame l'avocate.
16:33Je pense, sans vouloir interpréter ou réinterpréter,
16:37que lorsque vous avez fait le distinguo
16:39entre les juifs et le sionisme,
16:40je peux vous assurer qu'il y a très peu de juifs
16:42qui ne sont pas pour la survie d'Israël.
16:44Et c'est ça, être sioniste, en fait.
16:46Et c'est peut-être là où ça a pêché...
16:48Non, mais là, ce qu'il faut bien comprendre...
16:50Alors, je vais être plus précis,
16:51parce qu'apparemment, ça ne suffit pas.
16:54Vous avez, je dirais, des penseurs juifs,
16:59sionistes, mais qui ne sont pas du tout
17:00prenait un new, vous me l'accorderez.
17:02Ah oui, non, mais là, n'empêche pas l'autre.
17:03Je n'ai pas dit autre chose.
17:04Je n'ai pas dit autre chose.
17:05Donc, à un moment donné, il faut nuancer
17:06à la fois le propos, mais aussi la compréhension
17:08et ne pas détourner ou retourner
17:10un propos qui n'a soit pas été compris,
17:13soit qui va être réutilisé,
17:14si vous voyez ce que je veux dire.
17:15On va écouter...
17:16Parce que j'en pourrais citer
17:16de grands auteurs juifs
17:18qui se sont exprimés de façon plus radicale.
17:20On va avancer en écoutant...
17:22On ne va pas polimiquer là-dessus.
17:24Arthur, l'animateur de télé et de radio
17:26que vous connaissez bien,
17:27qui était l'invité de Pascal Praud
17:30il y a quelques mois maintenant.
17:31Il s'exprimait justement
17:32sur ces artistes juifs
17:34qui ont de plus en plus de mal à travailler.
17:36On l'écoute.
17:37Ça, personne ne vous le dira.
17:39Mais oui, il y a beaucoup de comédiens juifs
17:41qui ont moins de travail qu'avant.
17:43Ou j'ai donné l'exemple
17:44d'un très grand comédien
17:46qui me racontait qu'une réalisatrice
17:49voulait le prendre dans un rôle,
17:51mais avant de l'engager,
17:52il lui a demandé quelle était sa position
17:53vis-à-vis du conflit israélo-palestinien.
17:56Sur une comédie à d'amour romantique,
17:58ça veut dire ça strictement rien à voir.
18:00Il y a une espèce de peur permanente
18:03qui fait que tout le monde est sur un fil
18:05et on se dit, oh là là,
18:06si je prends tel comédien
18:08et puis on découvre
18:09qu'il aurait une sympathie pour Israël,
18:11ça va nous faire un bordel,
18:12le film se vendra moins,
18:13j'en sais rien.
18:14Mais il y a une espèce de pression,
18:16là, terrible,
18:16et à tous les niveaux.
18:17Vous le voyez bien,
18:18quand il y a un chef d'orchestre
18:19qui vient en France
18:20à la Philharmonie,
18:21on le boycotte,
18:22et quand il y a un chanteur
18:23qui va représenter Israël
18:24à l'Eurovision,
18:25Amir se fait boycotter.
18:27Enfin, ça n'a aucun sens.
18:29Caroline, pour terminer sur ce sujet,
18:31c'est intéressant ce que disait Arthur,
18:32parce que les appels au boycott,
18:34pour le coup,
18:34notamment concernant Amir,
18:35en général,
18:36on est au courant,
18:36puisque ça se fait dans les médias,
18:38ce que raconte Arthur
18:39est beaucoup plus insidieux
18:40et encore pire,
18:41c'est-à-dire ces comédiens
18:43à qui on demande
18:43ce qu'ils pensent du conflit
18:44avant de les embaucher
18:46sur un rôle,
18:46ces comédiens
18:47qui peut-être sont moins appelés,
18:48je dis comédiens,
18:49c'est vrai aussi sans doute
18:50pour les chanteurs
18:50ou pour d'autres professions,
18:52mais on voit bien
18:52ce qui est en train de se jouer,
18:53comme il le disait,
18:54quand on joue une comédie romantique,
18:55ce qu'on pense du conflit
18:56israélo-palestinien,
18:58a priori,
19:04sur cette question
19:04dans tous les domaines sociétals.
19:06C'est dans toutes les strates
19:07de la société.
19:08Il n'y a aucun juif
19:09après le 8 octobre
19:10qui a été étonné
19:11de cet antisémitisme
19:13décomplexé et crasse.
19:15Simplement,
19:15c'est l'ampleur
19:16que ça a pris mondialement
19:17qui est surprenant pour beaucoup.
19:19Je le dis,
19:20il ne fait plus bon vivre
19:21lorsque vous êtes juif en France
19:24d'être vous-même
19:25en tant que citoyen
19:26et de dire
19:28que vous êtes juif
19:29ou que vous pouvez apprécier
19:31pour x ou y raison
19:32l'État d'Israël
19:33et être sioniste
19:35parce qu'il faut aussi
19:36faire la part des choses.
19:37Moi, j'ai beaucoup de mal
19:37en fait à comprendre aussi
19:40le fait de toujours ramener
19:41au gouvernement Netanyahou
19:43ce conflit.
19:44C'est très important
19:45puisqu'évidemment,
19:46il est en tête de liste
19:48par rapport au conflit
19:49avec le Hamas.
19:50Hamas qui est un mouvement
19:51terroriste islamiste,
19:52ne l'oublions pas.
19:53Mais est-ce qu'il y a
19:54un autre pays dans le monde
19:56où on en demande autant
19:57à un gouvernant,
19:59à un dirigeant
20:00parce qu'il y a plein
20:01d'autres conflits dans le monde
20:02donc c'est tout à fait normal
20:03de lui demander
20:03de rendre des comptes
20:04mais pourquoi ce deux poids
20:06deux mesures à chaque fois
20:07et pourquoi est-ce qu'il faut choisir
20:08et rappeler aussi
20:09que les Israéliens
20:10sont des citoyens libres
20:12qu'ils ont donc
20:13un libre arbitre
20:14qu'ils peuvent être
20:15pro ou anti-Netanyahou
20:16mais ce qui est sûr
20:17c'est qu'ils ne sont pas
20:17anti-juifs
20:18et anti-Israéliens.
20:20C'est là où est la problématique.
20:21Et vous savez,
20:22pour beaucoup de ces antisémites
20:23qui sont des ignares
20:24qui réinterprètent
20:26et recontextualisent
20:27le conflit
20:27depuis la nuit des temps,
20:29la genèse n'est pas la même
20:30que le racisme
20:31qui est tout autant
20:31un délit est scandaleux.
20:33Il y a beaucoup de jalousie
20:34et de frustration
20:35concernant l'antisémitisme
20:36puisque quand vous discutez
20:37avec eux,
20:37ils vous disent
20:38vous les juifs
20:39en règle générale
20:40je globalise
20:42vous détenez la finance
20:43vous détenez les médias
20:44vous êtes dans le conflit
20:45et dans le lobby
20:46américano-sioniste
20:47et donc de fait
20:49vous n'êtes pas comme les autres.
20:50C'est tellement de haine
20:51et de méconnaissance
20:52liée à l'ignorance.
20:53On va changer de sujet
20:55puisque Thomas Fauret
20:56bonjour
20:57nous a rejoint
20:58vous êtes le président
20:59de Waller
21:00et on va parler avec vous
21:01de ce piratage
21:02du site
21:03des impôts
21:04678 000 français
21:06qui donc sont concernés
21:07suspense
21:08c'est aujourd'hui
21:08normalement
21:09que vous saurez
21:10si vous faites partie
21:11des usagers
21:12de ce site
21:12qui sont concernés
21:14quels sont les bons gestes
21:16éventuels
21:16à commencer à faire
21:18si vous avez été piraté
21:19on voit cela
21:19avec Alexis Prince.
21:21L'état civil
21:22le revenu fiscal
21:23de référence
21:24ou encore
21:24l'adresse postale
21:25pour les entreprises
21:26telles sont les données
21:27qui ont fuité
21:28d'impôts.gouv
21:29pour près de 700 000 usagers
21:31particuliers
21:31comme professionnels
21:32à la demande du ministre
21:34des comptes publics
21:34David Amiel
21:35et comme le veut l'usage
21:36le fisc informera
21:37aujourd'hui
21:38par courriel
21:38ou par courrier
21:39les français touchés
21:40Cet expert cyber
21:41nous donne
21:42les bons réflexes
21:43à adopter
21:43si l'on est concerné
21:45La première mesure
21:46et d'ailleurs
21:46que l'on soit
21:47dans la fuite ou pas
21:48c'est une mesure
21:49qui peut s'appliquer
21:50d'ores et déjà
21:51c'est une meilleure
21:52hygiène informatique
21:53par exemple
21:54utiliser un gestionnaire
21:55de mot de passe
21:55c'est une très bonne pratique
21:56et puis ensuite
21:57il y a
21:59une phase mentale
22:00une phase de préparation
22:01où on va se dire
22:03que malheureusement
22:03tout ce que l'on peut voir
22:05à partir d'aujourd'hui
22:06arriver
22:07par SMS
22:08par email
22:09également par appel
22:10voire des personnes
22:11qui pourraient se présenter
22:12à notre domicile
22:13et bien c'est extrêmement
22:14suspect
22:15Si certains envisagent
22:16d'attaquer l'état
22:17sur sa responsabilité
22:18certaines démarches
22:19spécifiques existent
22:20Ça ne vaut pas
22:21une plainte
22:22auprès des autorités
22:23ça vaut une plainte
22:24auprès de la CNIL
22:25mais pour moi
22:26le plus important
22:27c'est de voir
22:28comment les autorités
22:29vont réagir
22:30Sébastien Lecornu
22:31qui présidera
22:31en fin de journée
22:32une réunion
22:33sur le sujet
22:33depuis la Gironde
22:34a demandé un audit
22:35sur la sécurité en ligne
22:37de la direction générale
22:38des impôts
22:39Thomas Foré
22:40ce qui peut étonner
22:41on nous dit souvent
22:42qu'il faut faire
22:42très attention
22:43à la façon
22:43dont on utilise
22:45internet notamment
22:45de ne pas mettre
22:46notre numéro de carte
22:47n'importe où
22:47nos données personnelles
22:48mais quand c'est sur le site
22:50des impôts
22:50comment on peut éviter
22:52en fait
22:52qu'un jour
22:53on soit piraté
22:54et on se rend compte
22:55que les sites officiels
22:56et institutionnels
22:57sont très vulnérables
22:58en réalité
22:59oui c'est devenu
23:00une cible principale
23:01pour les cyberattaquants
23:02une cible principale
23:04probablement
23:05pour plusieurs raisons
23:06mais une première raison
23:08c'est de constater
23:08que l'État
23:09n'est plus capable
23:10de sécuriser
23:11les données
23:11des citoyens français
23:12et ça je pense
23:13que la question
23:15n'est pas
23:15cette fois-ci
23:16de dire
23:16est-ce qu'on va mettre
23:18des informations personnelles
23:19ou non
23:19puisqu'on est obligé
23:20de les mettre
23:20on ne peut pas dire
23:21aux impôts
23:21qu'on ne donne pas son nom
23:22ou son riz
23:22à priori
23:23et puis ce n'est pas
23:23une société privée
23:24qui va exploiter
23:25ces données
23:25pour quoi que ce soit
23:26d'autre que de faire son métier
23:27le vrai sujet aujourd'hui
23:29c'est de constater
23:30avec toutes ces fuites
23:31on a eu la NTS
23:33les titres sécurisés
23:34qui s'est fait
23:37comme on dit
23:38dans le jargon cyber
23:39qui s'est fait poutrer
23:40avec des millions
23:42d'enregistrements
23:42il y a quelques mois
23:43et puis maintenant
23:44encore pire
23:45j'ai envie de dire
23:46parce qu'on a
23:49la plateforme
23:49en fait interne
23:51des impôts
23:52qui s'est vue
23:54extraire
23:55des centaines
23:56de milliers
23:56de données
23:57de particuliers
23:58et d'entreprises
23:59jusqu'à 700 000
24:00et ça
24:00ça a duré
24:01deux mois
24:01deux mois
24:02pendant
24:03pendant
24:06lesquels
24:06il n'y a pas eu
24:07de détection
24:08et les impôts
24:10la cellule informatique
24:12des impôts
24:12qui quand même
24:13contient
24:135000 agents
24:14n'a pas été capable
24:15de détecter
24:16cette fuite
24:17c'est un énorme problème
24:18de confiance maintenant
24:19oui puis je le voyais
24:20il y a un plan
24:21qui est en cours
24:21depuis fin avril
24:22avec 200 millions d'euros
24:23qui sont débloqués
24:24pour la cybersécurité
24:26interministérielle
24:27l'intelligence artificielle
24:28et la sécurisation
24:29des ministères
24:30ça peut sembler
24:30énorme
24:31de 100 millions d'euros
24:31est-ce que c'est suffisant
24:33aujourd'hui
24:33pour être sûr
24:34qu'on soit meilleur
24:35à l'avenir
24:35et qu'on soit moins vulnérable
24:37je pense qu'il ne s'agit pas
24:38de mettre de l'argent
24:40sur la table
24:40honnêtement
24:415000 agents
24:43en informatique
24:43dans un ministère
24:45c'est un quart
24:46des agents informaticiens
24:48de l'état
24:49ça c'est beaucoup trop
24:50c'est beaucoup trop
24:50il faudrait faire
24:52ce qu'on appelle
24:52en bon anglais
24:54du lean
24:55c'est-à-dire réduire
24:56ses effectifs
24:56il y a probablement
24:58beaucoup
24:59ça traduit une complexité
25:00en fait
25:00la complexité des systèmes
25:02et là on voit
25:02les outils
25:03et ça a même été
25:04dans les communications
25:05officielles
25:05c'est l'outil
25:06qui a été
25:07qui est la plateforme
25:08principale
25:08de gestion
25:09des usagers
25:11et des entreprises
25:12au sein de la DGF
25:13FIP
25:14cette plateforme
25:15elle a des interfaces
25:16qui datent des années 2000
25:17c'est ce qu'on appelle
25:20la dette technique
25:21ça a été évoqué
25:22par le ministre Amiel
25:24ça veut dire
25:25que ces plateformes
25:25elles ne sont pas
25:26je n'oserais pas dire
25:27entretenues
25:28mais il faut clairement
25:29elles ne sont plus à jour
25:30elles ne sont plus à jour
25:31et on ne peut pas
25:32se permettre
25:32d'entretenir comme ça
25:33des logiciels
25:34qui datent
25:35il faut absolument
25:36les refaire
25:37les améliorer
25:38et puis le vrai sujet
25:39c'est de séparer
25:41l'informatique
25:42de la cybersécurité
25:43l'informatique
25:43c'est comment on fait
25:45quels sont les outils
25:46quels sont les outils
25:47mis à disposition
25:48des agents
25:48et des usagers
25:51la cybersécurité
25:52c'est autre chose
25:52c'est un domaine
25:54qui est beaucoup plus proche
25:56à mon sens
25:56des directions
25:57et voire même
25:58du ministre
25:58ou des ministres
25:59la cybersécurité
26:00c'est le gage de confiance
26:02qui doit être
26:03qui doit faire le lien
26:04entre ces services
26:05de l'État
26:06et les citoyens
26:07et ça
26:07la cybersécurité
26:08elle est encore
26:09partout
26:10au sein
26:11des départements
26:12techniques
26:13et ça ne devrait pas
26:14du tout être le cas
26:14cette gouvernance
26:15de cybersécurité
26:17elle doit remonter
26:18effectivement
26:19il y a cet après-midi
26:20une réunion
26:21de crise
26:22mais enfin
26:23il n'y aura rien de nouveau
26:24sous le soleil
26:25il faut maintenant agir
26:26et à un moment
26:27ça devient insupportable
26:28il faut le dire
26:29aussi pour les citoyens
26:31Merci beaucoup
26:32Thomas Fauret
26:32président de Waller
26:33d'avoir été avec nous
26:35c'est l'heure aussi
26:36de rejoindre
26:37Julien Pichnet
26:38pour les auditeurs
26:39d'Europe 1
26:40il vous retrouve
26:41dans un instant
26:42quel est le programme
26:43de l'émission aujourd'hui
26:44Bonjour Elodie
26:45bonjour à tous
26:45on reçoit Caroline Loeb
26:46l'artiste Caroline Loeb
26:48pour parler
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