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  • il y a 10 minutes
Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre de l'Économie, était l'invité de BFMTV.

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00:0011h59 précis, soyez les bienvenus sur BFM TV.
00:03Notre invité ce midi, c'est Thierry Breton, ancien commissaire européen, ancien ministre de l'économie.
00:07Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:09Beaucoup de choses à avoir avec vous cet été.
00:11On va balayer l'actualité de cet été qui a été particulièrement intense en France et à l'international.
00:16Pour m'accompagner, Olivier Ravanello, bonjour pour les questions internationales.
00:20Et Maurice Safran pour la politique.
00:22D'abord, Thierry Breton, on voulait venir sur l'épisode marquant de cet été, de ces derniers mois.
00:27Ce sont bien évidemment les incendies, ça a été dramatique pour la France.
00:30Près de 120 000 hectares qui ont été parcourus par les flammes.
00:34Des feux particulièrement violents, notamment en Gironde.
00:37Des pompiers à bout de souffle, ils ont d'ailleurs fait grève jeudi dernier.
00:41Peut-être un mot sur comment on en est arrivé là.
00:45Est-ce qu'on a assez anticipé, est-ce qu'on a pris le problème au sérieux ?
00:50Je crois d'abord qu'il faut dire qu'on a des femmes et des hommes tout à fait exceptionnels.
00:55La réponse c'est oui, bien sûr, si vous les interrogez sur le terrain, ils vont tous vous dire.
00:59Moi j'en vois souvent, je vais beaucoup dans la Creuse, on discute avec eux.
01:04Ils ont tous anticipé, les pompiers, ce qui se passe, c'est-à-dire un réchauffement climatique.
01:09Enfin, qu'on n'a pas attendu de découvrir aujourd'hui.
01:12On se souvient en 2003, Safran vous en souvenez certainement,
01:16la canicule qui avait coûté assez cher à monsieur...
01:19Et puis monsieur Raffarin aussi.
01:20Et puis surtout, un nombre important de décès, parce qu'on n'avait pas prêt à programmer ça.
01:25Donc oui, ça fait 20 ans, on le sait.
01:26On est rentré, au fond, dans une période de réchauffement.
01:30En parenthèse, tous ceux qui sont des climato-sceptiques,
01:34je ne jette la pierre à personne.
01:36Enfin, on voit aujourd'hui la réalité du monde,
01:38et en tout cas, la réalité de l'Europe,
01:40et en tout cas, la réalité de la France.
01:43Et je voudrais juste dire une chose,
01:45mais l'ensemble de ceux qui nous regardent aujourd'hui en sont, je crois, conscients,
01:50la France est devenue un pays d'Europe du Sud.
01:54Voilà, vous savez, moi je me souviens, quand j'allais à l'école,
01:56on nous montrait la France, 45e parallèle, formidable,
02:01climat tempéré, climat tempéré.
02:03Mais on n'est plus un climat tempéré.
02:04On est un climat qui change radicalement, vite, et de façon violente,
02:08comme, hélas, dans beaucoup de pays de l'hémisphère nord et l'hémisphère sud.
02:13Donc, qu'est-ce que ça veut dire que d'être un pays qui est un pays d'Europe du
02:16Sud ?
02:16L'Europe du Sud, c'est évidemment l'Espagne, c'est le Portugal, c'est la Grèce, c'est l
02:21'Italie ou la Sicile.
02:21Mais est-ce que les autorités, le gouvernement, n'a autant anticipé ?
02:23Mais ça veut dire quoi, autant anticiper ?
02:25Ça veut dire effectivement...
02:26On voit ces incendies ravageurs.
02:27Ça veut dire qu'il faut donc en tirer les conséquences.
02:30D'abord, il y a une loi, il y a des lois qu'il faut appliquer.
02:32Et l'un des mots français, c'est qu'on fait des lois et on ne les applique pas.
02:37Et après ça, parce qu'il faut démontrer qu'on fait quelque chose, on en refait d'autres,
02:41parce qu'on n'a pas appliqué celle d'avant.
02:42Il y a une loi qui est la loi du débroussaillage.
02:44C'est une loi qui impose, depuis 1986, à toutes les habitations qui sont notamment dans des zones
02:50telles qu'on les voit là derrière, des zones pas très loin de massifs forestiers,
02:54d'avoir de débroussailler à plus de 50 mètres.
02:5750 mètres, c'est la distance, donc, pour pouvoir précisément préserver les habitations.
03:0230% seulement, je vous donne les chiffres, c'est toujours important d'avoir des chiffres
03:05quand on fait de la politique, 30% seulement de ce qui devrait être appliqué a été appliqué.
03:11Donc, là encore, si vous voulez, bien sûr qu'on a anticipé,
03:15mais on n'a pas tiré les conclusions au niveau collectif de ce que ça veut dire
03:19d'être un pays d'Europe du Sud.
03:20Moi, j'ai fait, là encore une fois, travailler avec mes collaborateurs,
03:23on a essayé de projeter qu'est-ce qu'il faudrait pour que la France, finalement,
03:27se mette en gros aux normes des autres pays d'Europe du Sud.
03:30Je pense en particulier à l'Espagne ou à la Grèce.
03:32D'abord, sur trois niveaux, le niveau du rafraîchissement.
03:37Parce qu'on voit bien qu'il va falloir, effectivement,
03:40dans des plaises à ceux qui sont des puristes,
03:42bah oui, il va falloir maintenant faire en sorte qu'on puisse avoir,
03:45dans pratiquement tous les lieux d'habitation,
03:47certainement tous les EHPAD, certainement toutes les crèches,
03:50des lieux qui soient des lieux rafraîchis.
03:54Et donc, il va falloir changer aussi nos règles pour ça.
03:58J'ai chiffré ça, je vais vous le dire dans un instant.
03:59Le deuxième élément, c'est évidemment tirer les conséquences.
04:02Au niveau européen aussi, quand on voit que la Belgique brûle aussi.
04:05Bien entendu, je vais y revenir.
04:0690% des incendies démarrent dans une bande de terre
04:13entre 0 et 100 mètres, soit une route, soit un lieu d'habitation.
04:17Donc évidemment, c'est majoritairement des interventions,
04:20c'est tragique de le dire, qui sont d'origine humaine.
04:23Donc là, il faut se donner les éléments.
04:25Et donc, quand on chiffre tout ça,
04:28il faut se donner maintenant évidemment du temps, en transition.
04:31Voilà, c'est en gros une centaine de milliards d'euros
04:33qu'il va falloir investir entre maintenant et 2050
04:36pour pouvoir répondre à ce triptyque que j'ai bien indiqué.
04:39Donc voilà, il faut que la France en tire les conséquences.
04:41Par parenthèse, on reparlera du budget.
04:43Ça veut dire aussi des éléments budgétaires.
04:45à charge, soit une partie évidemment par les ménages,
04:48il faut voir comment on peut les aider,
04:49par les collectivités territoriales et par l'État.
04:52C'est indispensable.
04:52Dernier point, nous avons RescueU,
04:54qui est le système européen,
04:56qui a été mis en place et qui fonctionne bien.
04:58Il y a maintenant une vingtaine d'avions,
05:00qui sont des avions nécessaires pour lutter contre les incendies,
05:03qui ont participé de Croatie, de Portugal, d'Allemagne.
05:08Et donc, ça fonctionne très bien.
05:10Il faut doubler le nombre d'avions.
05:12C'est très important, c'est intelligent,
05:14parce qu'évidemment, fort heureusement,
05:16les incendies ne démarrent pas toujours au même endroit,
05:18évidemment, ni en même temps.
05:19Donc on a des forces,
05:20elles ont été très mobilisées, en soutien.
05:23Mais j'ajoute, vous pouvez laisser le dernier point,
05:24on a nous une flotte de 12 Canadaires.
05:26On sait que les Canadaires, on n'en fabriquait plus.
05:28On sait qu'on en a à peu près 7
05:29qui sont aujourd'hui opérationnels.
05:30Donc là aussi, il va falloir
05:32qu'on continue à augmenter
05:34nos propres infrastructures.
05:35Mais je le dis en tant qu'ancien commissaire,
05:37si on peut le faire, vraiment,
05:39de façon mutualisée au niveau européen,
05:41on a tout à y gagner.
05:42On a démontré maintenant que ça marche.
05:44Il faut donc poursuivre.
05:45Et dans le budget qui va être négocié pour l'Europe
05:46pour le prochain septennat européen,
05:49il faudra doubler par rapport à ce qui est prévu,
05:51cette enveloppe,
05:51parce que c'est l'Europe entière
05:53qui désormais est sujet à ces incendies.
05:55C'est ce que disent justement les pompiers
05:56qui ont fait grève.
05:57Manque de moyens humains,
05:58manque de moyens matériels.
06:00Ils ont d'ailleurs été reçus
06:00par le ministre de l'Intérieur.
06:02Ils s'en sont sortis déçus.
06:04Je vous propose de les écouter
06:05et de réagir juste après.
06:07On veut un financement
06:08à la hauteur des enjeux.
06:09En fait, il faut un cap politique
06:10qui détermine
06:11qu'est-ce qu'on veut donner
06:12comme secours aux citoyens français,
06:15financer cette mission de sécurité civile
06:17au sens large en fait.
06:19Nous voulons des recrutements massifs
06:20de sapeurs-pompiers professionnels.
06:21On demande la création
06:22au minimum de 21 000 postes
06:25de sapeurs-pompiers professionnels
06:26sur le territoire français
06:27et après, une grande cause nationale
06:30sur la santé des intervenants
06:31que nous sommes.
06:32Thierry Breton,
06:33elle est légitime cette colère ?
06:34Ils ont raison.
06:35Et d'abord, c'est un peu, vous savez,
06:36c'est comme dans les grandes crises
06:37que nous traversons.
06:38celles et ceux qui sont en première ligne,
06:41eh bien, ils sont toujours légitimes
06:43par rapport au travail qu'ils font
06:45qui est absolument exceptionnel.
06:47Parce que là, vous voyez,
06:48on est là aujourd'hui,
06:50on discute de ces sujets.
06:52La France est en vacances,
06:54mais la France n'est pas en vacances.
06:55Elle n'est pas en vacances
06:56pour tout le monde.
06:57Et en particulier,
06:58pour celles et ceux
06:59qui sont au front,
07:00qui sont au feu.
07:01Et donc, il faut prendre,
07:02évidemment,
07:03avec ce que je viens de dire,
07:04et le recul qui s'impose,
07:07ce qui vient d'être dit
07:08par le représentant
07:11des pompiers.
07:11Je crois qu'il y a
07:12neuf organisations syndicales
07:13qui se sont mises d'accord.
07:15C'est de la fait tout à fait inédit.
07:16Je leur ai dit,
07:17on n'a jamais vu ça.
07:18Donc, pour, je dirais,
07:20dire quoi ?
07:20Un peu leur mal-être,
07:22certainement pas en considération.
07:23Je rappelle quand même,
07:24malgré tout,
07:25que bien sûr,
07:25il y a eu des dizaines
07:26et des dizaines de milliers
07:27de personnes de nos concitoyens
07:29qui ont été déplacées
07:30pendant cette période.
07:31Qui ont perdu leur habitation ?
07:32Certains d'entre eux, évidemment.
07:34Il y a eu également
07:35quatre pompiers
07:36qui ont perdu, eux,
07:37la vie.
07:37Enfin, c'est ça quand même
07:38dont on parle.
07:39Donc, il faut vraiment
07:39l'entendre et le respecter.
07:41Maintenant,
07:43je voudrais aussi leur dire
07:44parce que c'est tout
07:44à l'honneur de la France.
07:46Nous avons, en gros,
07:48250 000 pompiers en France.
07:50Ce qui est très important.
07:52200 000
07:54sont des pompiers volontaires.
07:55Ce volontariat,
07:56c'est exceptionnel.
07:58C'est un engagement citoyen.
07:59Moi, je vois beaucoup de jeunes
08:00qui discutent,
08:01je vais parler tout à l'heure
08:02de la Creuse,
08:02ils discutent,
08:02ils sont agriculteurs,
08:04ils sont éleveurs,
08:06ils sont aussi pompiers volontaires.
08:09Et ça, si vous voulez,
08:10c'est quelque chose
08:10qui fait partie aussi
08:11de notre ADN.
08:12Il faut le mettre en avant.
08:14Alors, ceci dit,
08:14depuis 2000,
08:15on a diminué
08:16de 50 000
08:17le nombre de pompiers volontaires.
08:19Évidemment,
08:20qu'est-ce que demande
08:20cet intersyndical ?
08:21Qu'on le réaugmente.
08:22Alors,
08:23le pompier que vous venez d'entendre
08:25demande 21 000
08:26créations de postes de plus
08:27pour les 44 000,
08:2844 000 pompiers professionnels.
08:30il veut passer à 65 000.
08:32Très bien,
08:32on verra.
08:33D'ici à 2030,
08:34il faudra voir.
08:35Mais il faut aussi augmenter
08:36le nombre de pompiers volontaires
08:37parce qu'on voit qu'ils jouent
08:39un rôle tout à fait significatif.
08:41Et puis, je rappelle,
08:42il y a également 17 000 pompiers
08:44qui sont des pompiers militaires,
08:47marins pompiers à Marseille
08:48et puis les autres,
08:49qui font aussi un travail remarquable.
08:50Donc, on a aujourd'hui
08:52une organisation territoriale
08:53qui est vraiment formidable
08:55en matière de présence
08:57et de dévouement humain.
08:58Pas suffisant
08:59parce que la durée,
08:59évidemment,
09:00sur les théâtres d'opération,
09:02ce n'est pas ce qui était prévu
09:03ou ce n'est pas ce qu'on a vécu
09:04il y a 5 ans,
09:05il y a 10 ans,
09:05il y a 20 ans.
09:06Maintenant,
09:06on voit que les femmes
09:10et les hommes
09:10qui sont au feu,
09:11il faut qu'ils restent
09:12peut-être beaucoup plus longtemps.
09:13Donc, il faut les renouveler.
09:15Ça nécessite, là encore,
09:16vous voyez,
09:16une projection.
09:17C'est ce qu'il faut pour la France.
09:18Un plan,
09:19non pas un plan aujourd'hui,
09:20on va mettre quelque part
09:22des côtaires
09:23sur une jambe de bois,
09:25mais un plan à long terme.
09:26La France est en transition
09:27dans beaucoup de domaines.
09:29Il faut avoir cette vision
09:31de durée,
09:32de longueur
09:32pour pouvoir précisément
09:33y répondre.
09:34Donc, oui,
09:34c'est important
09:35que la France s'engage aussi
09:37sur cette réflexion
09:39à moyen ou à long terme.
09:41Vous dites que la France
09:42est devenue un pays du Sud,
09:43c'est une révolution culturelle,
09:45mais sur le plan économique,
09:46quelles en sont les conséquences ?
09:48Alors, voilà,
09:49c'est la raison pour laquelle
09:49on ne va pas pouvoir
09:50faire ça en un budget.
09:51On y reparlera très certainement
09:52tout à l'heure.
09:52On le voit.
09:53Les gens n'arrivent pas
09:53à boucler celui-là.
09:54Au-delà du budget,
09:55quelles sont les conséquences ?
09:56Les conséquences,
09:57c'est qu'il faut effectivement
09:58commencer à calculer
10:00tout ce qu'il faut
10:01pour financer ça.
10:02Parce que, voyez-vous,
10:03les incendies, là,
10:06il y a un coût,
10:07un coût économique massif.
10:08C'est des dizaines
10:09de milliards d'euros.
10:11Donc, si jamais
10:12on laisse faire
10:13et on intervient
10:15immédiatement
10:16lorsque l'incendie
10:17est déclaré,
10:19et qu'on ne met pas
10:20en amont
10:20les moyens,
10:22quand on fait l'addition,
10:23vous savez,
10:23moi j'étais très proche
10:24de René Monnery,
10:24on ne s'en souvient plus,
10:25mais René Monnery
10:26a été ministre des Finances,
10:26il était très pragmatique,
10:27j'étais son principal collaborateur.
10:29Il y a toujours finalement,
10:30vous savez,
10:30il y a les plus,
10:31il y a les moins.
10:32Donc, il faut faire les plus,
10:33il faut faire les moins.
10:33C'était un...
10:35Il était ministre des Finances,
10:36il était président du Sénat,
10:37mais il était aussi de formation.
10:39C'était un ancien garagiste.
10:40Voilà,
10:41il était donc artisan.
10:43Donc, il connaissait
10:44ce que ça veut dire
10:44que les chiffres.
10:45Ça, il m'a beaucoup appris.
10:46Les chiffres,
10:46c'est des plus
10:47et c'est des moins.
10:47Donc oui,
10:49il faut maintenant
10:50faire le bilan
10:51de ce que ça coûte
10:51et puis donner les moyens.
10:53Mais on y reviendra.
10:54C'est la raison pour laquelle,
10:56et je le dis à cet instant,
10:58la seule solution,
10:59me semble-t-il,
10:59pour moi,
11:00c'est de nous mettre
11:00d'une discipline budgétaire,
11:01non pas de la rigueur,
11:02mais une discipline
11:03pour pouvoir voir
11:05quelle sera la trajectoire
11:07que l'on veut
11:08pour nos finances publiques
11:09à deux ans,
11:10à trois ans,
11:10à cinq ans,
11:11voire plus,
11:12et qu'on s'y tienne.
11:13Chacun pourra mettre
11:14dans sa trajectoire
11:14un peu plus d'impôt
11:15s'il le veut,
11:16s'il est à gauche,
11:16un peu moins s'il est à droite,
11:18je dis ça par hasard.
11:19Mais il y a un tunnel
11:20comme les Allemands l'ont fait
11:21en 2009.
11:23Et il n'y a pas de raison
11:24que nous,
11:24on ne réussisse pas à le faire
11:25et si on ne le fait pas,
11:27alors je prédis des moments
11:27très difficiles pour la France.
11:28On est en train d'en parler
11:29du reste en cet instant.
11:31Alors justement,
11:32on parlait du coût
11:33qu'aller générer
11:34ces différents incendies,
11:36ça va nous coûter très cher,
11:37il va falloir faire
11:38des économies.
11:40La rentrée politique
11:41au niveau du budget
11:42s'annonce pour le moins explosive.
11:45La piste qui est évoquée
11:46par le gouvernement
11:46pour faire ces économies
11:48ce week-end,
11:49c'est que les retraités
11:50pourraient être mis
11:52directement à contribution,
11:53notamment les retraités
11:54les plus aisés
11:55qui ne seraient pas
11:56désindexés sur...
11:58il faut les désindexés
11:59sur l'inflation.
12:01C'est une bonne nouvelle ?
12:02C'est une bonne idée pour vous ?
12:03Vous voyez,
12:04on touche là,
12:06encore une fois,
12:07et je crois que c'est
12:07extrêmement important.
12:09Je vais vraiment y revenir.
12:10Je pense que c'est
12:10une très mauvaise idée.
12:11Je pense qu'il ne faut pas
12:12toucher aux retraités
12:13et je vais y revenir.
12:13Je vais vous expliquer pourquoi.
12:14Même les retraits
12:15les plus aisés ?
12:15Je vais y revenir.
12:17Ça veut dire quoi ?
12:17Je vais y revenir.
12:18Je vais vraiment y revenir.
12:19Il faut qu'on prenne le temps
12:20pour répondre à votre question
12:20parce qu'elle est très importante.
12:22Elle est très importante
12:23parce que qu'est-ce qu'on paye là ?
12:25On paye et, encore une fois,
12:27là non plus,
12:27ils ne jettent la pierre à personne.
12:28La politique, c'est compliqué.
12:30C'est difficile,
12:31mais c'est des choix
12:32et ensuite, il faut les assumer.
12:34Donc là, le gouvernement...
12:37On voyait à l'instant
12:38ce que disait Roland Lescure,
12:40le ministre de l'Économie,
12:41la question de la contribution
12:42des retraités aisés
12:43à l'effort de redressement,
12:45par exemple par une indexation
12:46plus modérée de leur pension,
12:48mérite d'être posée.
12:49La question ne mérite pas
12:50d'être posée ?
12:50Je vais poursuivre,
12:52si vous permettez,
12:52ce que j'ai dit.
12:54Vous venez de redire
12:54ce que vous aviez dit tout à l'heure,
12:55donc je vais le redire.
12:56Moi, c'est très important.
12:58Souvenez-vous
12:59qu'on avait vraiment,
13:01au forceps,
13:02après 8 ans,
13:04fini par avoir
13:05une réforme des retraites.
13:06Cette réforme des retraites,
13:07dite réforme borne,
13:09elle devait,
13:10et c'est très important
13:11ce que je vais vous dire,
13:12elle devait,
13:13précisément en travaillant
13:143 mois de plus par an.
13:15Donc c'était le choix
13:16de dire,
13:17on va passer de 62 à 64 ans
13:19de façon très progressive,
13:213 mois par an.
13:21Et donc ces 3 mois par an
13:23permettaient d'économiser
13:25en 2025,
13:265 milliards d'euros,
13:28en 2026,
13:297 milliards 5,
13:30en 2027,
13:3110 milliards,
13:32et en 2030,
13:33à peu près,
13:33en régime plein,
13:3414 milliards.
13:35Le choix
13:37qui était passé,
13:39qui était rentré
13:40en vigueur,
13:41qui attendait uniquement
13:42le décret d'application,
13:43enfin,
13:44après 8 ans de travail,
13:46où on avait réussi
13:47à trouver cette trajectoire,
13:48et on parle toujours
13:49de trajectoire,
13:50il faut parler de trajectoire
13:50en économie.
13:52Pour des raisons
13:53qui lui appartiennent,
13:55Sébastien Lecornu
13:56a décidé de dire,
13:57on suspend,
13:58on arrête,
14:00peut-être pour avoir
14:01un peu plus de durée
14:03pour son gouvernement,
14:04je ne conteste pas.
14:05Ce que je sais,
14:06c'est que quand on renonce,
14:08on paye toujours.
14:09Eh bien,
14:09le prix d'addition,
14:10il est là.
14:10Mais pourquoi...
14:11Car aujourd'hui,
14:12si jamais on applique
14:13la méthode proposée
14:15par M. Lescure,
14:17qui va discuter,
14:18je ne la conteste pas,
14:18encore une fois,
14:19c'est-à-dire en gros,
14:20dire les plus aisés.
14:21Alors,
14:22qu'est-ce que c'est
14:22que les plus aisés ?
14:22J'ai lu dans des très bons
14:23journaux,
14:23M. Safran,
14:24on disait autour
14:25de 3 000 euros
14:28par mois
14:29de retraite
14:30pour un couple.
14:31Alors,
14:31je rappelle que la retraite
14:32moyenne
14:32pour aujourd'hui,
14:33pour la France,
14:34je dis uniquement
14:35pour la France,
14:35c'est 1 541 euros
14:38net par mois.
14:39Le SMIC,
14:40c'est 1 478.
14:42Donc,
14:43ça veut dire
14:43qu'un couple
14:45qui aurait chacun
14:47travaillé toute sa vie
14:47avec une retraite
14:49qui est le SMIC
14:50pour l'un,
14:50le SMIC pour l'autre,
14:52il serait donc considéré
14:53comme riche
14:54et donc,
14:54il serait taxé.
14:55Donc,
14:55qu'est-ce que je veux dire
14:56par là ?
14:57D'un côté,
14:58il y avait la solution
15:00de dire,
15:01ben voilà,
15:01on travaille 3 mètres plus
15:02par an
15:03avec des tas d'exemptions
15:05pour la pénibilité,
15:06etc.
15:07et ça rapporte
15:08en gros 10 milliards,
15:1014 milliards par an
15:11et de l'autre côté,
15:12ben on ne fait rien.
15:13Alors,
15:13ça avait été chiffré,
15:14ça va coûter
15:15soi-disant 2 milliards 2,
15:16ben on voit qu'aujourd'hui,
15:17c'est en gros 3 milliards
15:18en moyenne par an
15:20jusqu'en 2030.
15:21Donc,
15:22les 3 milliards
15:23que vous n'avez pas
15:24par la réforme Borde,
15:26eh ben vous devez
15:27les faire payer.
15:27Donc,
15:28il y a eu un choix
15:28qui a été fait par le gouvernement
15:29qui l'assume maintenant.
15:31Plutôt que de faire payer,
15:32plutôt que de dire
15:33on va travailler 3 mois de plus
15:35et on va aller vers
15:36un équilibre,
15:37on a dit
15:38on ne change rien
15:39mais on fait payer
15:40les retraités.
15:41Eh bien moi,
15:42je suis pour ceux
15:42qui disent d'abord
15:43il faut dire les choses,
15:44je l'ai dit donc
15:44ce matin à votre micro,
15:46c'était donc
15:47deux logiques
15:48qui se sont opposées,
15:50la logique de travailler
15:51un tout petit peu plus
15:52en maintenant encore une fois
15:53des exemptions très claires
15:55pour les métiers
15:56à forte pénibilité,
15:58je rappelle que la réforme
15:58des retraites
15:59de Elisabeth Borde
15:59c'était 17 milliards
16:00et qu'il y avait 4 milliards
16:01qui étaient redistribués
16:02pour la pénibilité,
16:03donc c'est pour ça
16:03qu'on était à 13 milliards
16:05et de l'autre côté
16:06c'est de dire
16:06non non,
16:07on ne change rien,
16:07on travaille toujours 62 ans
16:09mais on fait payer
16:10les retraités.
16:11Eh bien moi,
16:11je ne suis pas de ceux
16:12qui veulent cette dichotomie.
16:14Donc ça veut dire
16:15qu'il faut travailler plus longtemps
16:15plutôt que de faire payer
16:16les retraités.
16:17Il faut qu'ils assument maintenant.
16:18Non,
16:18je viens de vous dire
16:19qu'il y avait une réforme,
16:21on a mis 8 ans pour la faire,
16:23elle a été finalement abandonnée.
16:25Mais vous préférez
16:26que ce soit les actifs
16:26qui payent.
16:27Et il faut remettre maintenant
16:30l'ouvrage sur la table.
16:32On va mettre combien de temps
16:33pour se remettre d'accord
16:34de nouveau ?
16:34Oui,
16:34mais remettre l'ouvrage
16:35sur la table,
16:36c'est compliqué
16:36quand les deux
16:38des candidats favoris
16:39à la prochaine présidentielle
16:40dans quelques mois,
16:41dans quelques semaines
16:42maintenant quasiment,
16:43sont pour la retraite
16:45à 62 ans.
16:46On est dans une situation
16:46particulièrement difficile.
16:47Monsieur Safran,
16:48merci de cette remarque
16:49parce que ça veut dire
16:50exactement que là,
16:52les Français vivent,
16:53je dirais,
16:54in vivo.
16:55C'est vraiment une démonstration
16:57chimiquement pure
16:58de la dialectique
16:59dans laquelle on est engagé.
17:01Soit on travaille
17:03un tout petit peu plus
17:03progressivement
17:04en veillant à ce que
17:06ceux qui ont des activités
17:08qui ont été les plus pénibles
17:09puissent partir avant.
17:12et on remonte
17:14progressivement
17:14à 64 ans.
17:15Je rappelle que la moyenne
17:16européenne est bientôt
17:17à 66 ou 67.
17:19Soit on reste comme ça,
17:20ce que disent effectivement
17:21vous avez raison
17:21deux principaux candidats,
17:23mais alors on fait payer
17:24par les retraités.
17:25Et ça va s'arrêter où ?
17:26Les retraités riches,
17:29c'est-à-dire ceux qui gagnent
17:30un SMIC,
17:31monsieur,
17:32un SMIC, madame.
17:33C'est ça des retraités riches ?
17:35Là, on part comme ça.
17:36Ça va descendre jusqu'où ?
17:37Parce que ça,
17:37c'est la moyenne des Français.
17:38Donc on va taper.
17:39Alors bien sûr,
17:40on dira on peut taper au-dessus.
17:41Bien entendu,
17:42on va pouvoir taper au-dessus.
17:43Mais ce n'est pas ça
17:44qui va combler les...
17:46Là, on parle de 3 milliards.
17:48Moi, je vous dis que
17:49le manque à gagner
17:50de la réforme bande,
17:52c'est 10 milliards.
17:52Alors justement...
17:53Voilà, c'est ça
17:54de quoi on parle.
17:55Et bien au moins,
17:56là, les Français comprennent
17:57que ce n'était peut-être
17:58pas une bonne idée
17:59d'avoir abandonné
18:00cette réforme des retraites.
18:01Je comprends que politiquement,
18:03c'est tout à fait normal,
18:04il y a des idéologies,
18:05il faut les défendre.
18:06Mais à la fin,
18:07on était arrivé à quelque chose.
18:08Monsieur Breton,
18:09est-ce que ça veut dire
18:09que le prochain président
18:10ou la prochaine présidente
18:11doit reprendre
18:12cette réforme des retraites
18:13massivement rejetée,
18:14on le rappelle,
18:15par les Français ?
18:15Mais il faut faire
18:16beaucoup plus, monsieur.
18:18Ce n'est pas uniquement
18:19en reprenant la réforme des retraites
18:20qu'on va remettre la France
18:21là où elle doit être.
18:22Beaucoup plus.
18:22Je le redis.
18:24La seule solution,
18:25me semble-t-il,
18:26encore une fois,
18:26chacun peut s'exprimer.
18:27Moi, je m'exprime
18:28de là où je suis.
18:29J'ai été ministre des Finances,
18:30tout le monde le sait.
18:31Avec mes équipes,
18:32on a voulu baisser l'endettement.
18:35C'est la première fois
18:35ou la dernière fois,
18:36je crois qu'on l'a fait
18:36de façon volontaire,
18:37avec Jean-François Copé,
18:39avec le rapport Pembro,
18:40on le sait.
18:41Donc, je comprends la difficulté,
18:43mais je sais aussi la nécessité.
18:45Parce que je vais vous donner
18:46un autre chiffre
18:46qui va peut-être vous intéresser.
18:47C'est que l'année dernière,
18:49enfin cette année,
18:52le coût des intérêts de la dette,
18:54c'est-à-dire ce qu'on paye
18:55pour l'intérêt,
18:56c'était entre 77 et 78 milliards d'euros.
18:59C'est ce qu'on va payer cette année.
19:00L'année prochaine,
19:01l'année prochaine,
19:02c'est 12 milliards de plus.
19:04C'est-à-dire 4 fois
19:06ce qu'on va demander
19:06aux retraités les plus,
19:08vous voyez,
19:08je mets des guillemets,
19:09aisés de payer.
19:10C'est 12 milliards de plus.
19:12Donc,
19:13qu'est-ce qu'on fait
19:14si jamais on ne fait pas
19:15les réformes ?
19:16Évidemment,
19:17on augmente la dette.
19:18Mais sauf qu'on est rattrapé
19:19deux fois.
19:20Là, on voit que le gouvernement,
19:21hélas,
19:22c'est ce que j'ai beaucoup dit
19:23contre beaucoup de personnes
19:23que je respecte,
19:25y compris le Premier ministre,
19:26mais hélas,
19:27je l'ai dit publiquement,
19:28donc il n'y a pas de surprise
19:29ce matin.
19:30J'étais vraiment contre
19:31cet abandon
19:32de la réforme des retraites
19:33qui me semblait être
19:34quelque chose d'important
19:35qu'Emmanuel Macron avait fait
19:36au cours de son double quinquennat.
19:38Très bien.
19:38Mais on voit que le coût,
19:40que le coût,
19:41encore une fois,
19:42qui va se traduire
19:43par de la dette,
19:44va augmenter,
19:44on va être rattrapé aussi
19:45par les intérêts.
19:46Donc,
19:47pour répondre à votre question,
19:48une trajectoire,
19:49je l'ai programmée,
19:50je l'ai chiffrée,
19:51c'est encore une fois,
19:53ce n'est pas de la rigueur,
19:54c'est de la discipline.
19:55On dépense aujourd'hui,
19:57attention,
19:58on dépense aujourd'hui
19:591650 milliards d'euros par an
20:00et on en engrange
20:031500 milliards.
20:04Tant une seconde,
20:04les pieds dans le plat quand même.
20:05Vous dites,
20:06je m'exprime d'où là je suis.
20:08Où vous êtes précisément ?
20:09Alors,
20:09posons la question
20:09que beaucoup de gens se posent.
20:11François Béroux estime
20:13qu'il faut un candidat unique
20:14qui va de la droite libérale
20:16jusqu'aux sociaux-démocrates
20:17et il pense que c'est vous
20:18le candidat unique.
20:18On ne vous a pas entendu du tout
20:20et ça a été dit
20:21à plusieurs reprises,
20:22notamment dans le Figaro,
20:24on ne vous a pas entendu du tout
20:26sur cette proposition
20:27qui est l'événement politique
20:29de cet été pour l'instant.
20:30J'y mettez beaucoup
20:31en tout cas en ce qui me concerne.
20:32C'est l'événement politique,
20:33c'est effectivement
20:34ce que François Béroux a proposé,
20:35c'est-à-dire
20:36d'avoir une sorte
20:37de rassemblement
20:39et de désignation
20:41de toutes celles
20:42et tous ceux
20:42qui ne sont pas très éloignés
20:43et qui ont ce sentiment
20:45de l'urgence
20:46dans laquelle on se trouve.
20:47Et il a eu,
20:48c'est lui qu'il faut interroger,
20:50ce n'est pas moi,
20:51il a eu la bienveillance.
20:52On la voit.
20:53Je peux continuer ?
20:54Oui, mais on voit juste,
20:55pardonnez-moi.
20:55Il a eu la bienveillance,
20:56il a eu la bienveillance
20:58de mettre mon nom
20:59parmi d'autres.
21:00Non, non, non, non,
21:01pardonnez-moi,
21:02on voit juste sa réaction.
21:02Je lis pour conclure.
21:03Parmi d'autres, c'était votre nom
21:04et vous ne vous êtes pas exprimé
21:05du tout depuis
21:06que lui vous êtes exprimé.
21:08Je lis, pardonnez-moi,
21:09ce que dit François Béroux
21:10à votre égard.
21:10Thierry Breton
21:11est le seul responsable politique
21:12en Europe
21:13qui a résisté à Trump,
21:14qui a résisté à Poutine.
21:15Je ne suis pas payé
21:16pour faire sa pub,
21:17mais je dis le plus profond
21:19de ce que je pense,
21:20il est capable
21:21de rassembler large
21:22pour 2027.
21:22Est-ce que vous êtes capable
21:23de rassembler large ?
21:24Vous êtes très aimable
21:26de le lire.
21:27Il rajoute,
21:28parce que je suis obligé
21:29de le dire,
21:29parce qu'il faut être très objectif,
21:30M. Saffron,
21:31il rajoute,
21:32il y a d'autres profils,
21:33il les cite,
21:35il a cité, je crois,
21:35M. Castex,
21:36il a cité également
21:37M. Barouin,
21:38beaucoup d'autres
21:39qui ont ces profils.
21:40Donc, il me cite,
21:42j'en suis très honoré.
21:43Maintenant, pour moi,
21:44il n'y a rien de nouveau
21:46sous le soleil,
21:46si vous permettez.
21:48Voilà.
21:48Et il a cité les profils,
21:50c'est donc un profil
21:52Est-ce que votre point de vue
21:54pourrait être utile
21:54de votre point de vue ?
21:55Mais aujourd'hui,
21:56on en a 50.
21:58Mais attendez,
21:59vous ne voulez pas
21:59être le 51e ?
22:00Mais non,
22:01je ne veux pas être
22:01le 51e,
22:02ça ne marche pas comme ça
22:03la vie politique,
22:03vous le savez.
22:05J'ai l'âge que j'ai,
22:06je fais de la politique,
22:09M. Saffron s'en souvient,
22:10j'étais jeune élu
22:11de la région Poitou-Charente,
22:13j'avais 30 ans,
22:13j'étais vice-président
22:14de la région,
22:14donc ça ne date pas d'hier.
22:16Mais vous n'en avez pas envie ?
22:17Mais ce n'est pas une question
22:18d'en avoir envie.
22:18Ce dont j'ai envie,
22:19je vais vous dire,
22:20et pas uniquement en me rasant,
22:22le matin,
22:23c'est que la France
22:24et qu'on aide la France
22:26et les Français
22:27à prendre conscience
22:27de la situation
22:30très difficile,
22:31j'allais presque dire,
22:33existentielle à certains égards,
22:34dans laquelle on est désormais,
22:35de façon à ce qu'on,
22:37et j'y reviens,
22:38à ce qu'on dise à un moment,
22:39et c'est vraiment
22:40le combat que je mène,
22:41si je mène un combat,
22:41c'est celui-ci,
22:43c'est de faire en sorte,
22:44et c'est pour ça que je vois
22:45tous les chefs de parti aujourd'hui,
22:46y compris ceux
22:48de l'extrême-gauche
22:49s'ils veulent me voir
22:49ou de l'extrême-droite.
22:50Je l'ai rencontré
22:50M. Bardella,
22:51c'est un secret pour personne,
22:52et pour leur expliquer
22:53comment je crois
22:54qu'il faut qu'on se mette
22:55d'accord
22:56sur un modus vivendi,
22:58donc comme les Allemands
22:59l'ont fait,
22:59il y avait la gauche,
23:00il y avait la droite,
23:01ils ont mis
23:01cette fameuse règle d'or,
23:03qu'il y aura des exemptions,
23:04s'il y a le Covid,
23:04bien entendu,
23:05on la lève,
23:05s'il y a la guerre
23:06en Ukraine,
23:07on la lève,
23:08il y a bien sûr
23:08des exemptions,
23:09mais cette règle
23:16parce que la fragmentation
23:17de la vie politique
23:18aujourd'hui française
23:19et européenne,
23:20notamment à cause
23:21des réseaux sociaux,
23:21on pourra en reparler,
23:23précisément,
23:24provoque le fait
23:24que je ne crois pas
23:26qu'on pourra avoir
23:27des majorités
23:28qui soient alignées
23:29sur le parti
23:30d'un président
23:31ou d'une présidente élue,
23:32et qu'il faut donc
23:33se mettre d'accord
23:33avant sur cette fameuse
23:35règle d'or,
23:36alors je vais proposer,
23:37c'est progressivement,
23:38on descendre tout doucement,
23:39on fait 30 à 40 milliards
23:40d'économies par an,
23:41ce n'est pas énorme
23:42sur 1650 milliards,
23:43je le redis aux Français,
23:44on ne parle pas non plus
23:46d'une coupe
23:47à 10%
23:47ou à 15%,
23:48on parle tout simplement
23:49de se mettre
23:49en mouvement ensemble
23:50et c'est comme ça
23:51qu'on réglera,
23:52pas uniquement
23:52le problème des retraites,
23:53mais aussi le problème
23:55de la fonction publique
23:57territoriale,
23:57mais aussi le problème
24:00des millefeuilles,
24:01là encore,
24:02territoriaux,
24:02il y a tous ces problèmes
24:03à régler,
24:04il faut simplement
24:05proposer une trajectoire
24:06et ce n'est pas en faisant,
24:07on le voit,
24:08du bout à bout,
24:09dès qu'il y a un problème,
24:10il y a un incendie,
24:11on dit ça,
24:12il y a ça,
24:12il y a une sécheresse,
24:14parce qu'on est devant la sécheresse,
24:15il va y avoir une crise agricole,
24:16je vous l'annonce ce soir,
24:17aujourd'hui à votre micro,
24:19et bien il va falloir intervenir,
24:20mettons-nous dans une logique
24:22où la France dans son ensemble
24:23est en transition,
24:25la période d'après-guerre,
24:261945,
24:282025,
24:28elle est terminée,
24:30maintenant il faut inventer autre chose.
24:31Les candidats plutôt que les français,
24:32c'est ça votre objectif ?
24:34Non,
24:34à ce stade,
24:35pourquoi je dis ça ?
24:36Parce que derrière,
24:37si jamais on fait une règle d'or,
24:38il faut avoir,
24:39évidemment,
24:41la majorité du congrès,
24:42je ne crois pas
24:43qu'on pourra passer
24:44un référendum,
24:44parce que faire un référendum
24:45après une présidentielle,
24:47je ne suis pas sûr
24:48que ça fonctionne,
24:48les français sont gaulois,
24:50par définition,
24:51quand ils votent
24:52pour quelque chose,
24:53souvent,
24:53ils peuvent manifester ensuite
24:56une humeur
24:56qui n'est pas exactement alignée
24:57avec l'emprunt,
24:58on le sait.
24:58Donc je pense,
24:59pour répondre à votre question,
25:00qu'il faut effectivement
25:02convaincre les chefs de parti,
25:03parce que c'est eux
25:04qui vont se retrouver ensuite
25:05au congrès à Versailles,
25:07il faudra les deux tiers
25:07pour pouvoir mettre
25:09dans la constitution
25:09ce que les Allemands ont fait,
25:12ce que d'autres pays ont fait.
25:13Est-ce que vous craignez
25:14un duel entre Jean-Luc Mélenchon
25:15et Marine Le Pen ?
25:16Mais je ne crains rien,
25:17moi je vois les choses
25:18comme vous avez
25:1930 et quelques pourcents,
25:2035,
25:21je ne sais pas combien d'un côté,
25:22vous avez 25 de l'autre,
25:23je ne sais pas,
25:24donc oui bien sûr que c'est...
25:26Vous voyez les sondages,
25:26le dernier sondage
25:27qui devait être de juin dernier,
25:28un duel entre
25:29Jean-Luc Mélenchon
25:30et Marine Le Pen
25:30donnerait gagnante
25:32à Marine Le Pen
25:32à 67,5%.
25:34Mais je vois les chiffres,
25:35il faut peut-être regarder
25:36plutôt ce que donne
25:37le premier tour,
25:37parce que c'est là où on voit...
25:38Mais vous craignez
25:38cette possibilité-là ?
25:39Mais comme tout le monde,
25:40c'est à l'heure que je la vois,
25:41et je sais que je suis aussi
25:42commissaire européen,
25:44enfin je l'ai été
25:45pendant 4 ans, 5 ans,
25:464 ans et demi,
25:47donc je sais bien aussi
25:49l'importance
25:49de la parole de la France
25:51en Europe
25:52qu'elle n'a plus à son niveau
25:53parce que la France
25:55n'est plus respectée,
25:56pourquoi ?
25:56Parce qu'elle ne tient pas
25:57ses objectifs, tout simplement.
25:58Donc je vois tout ça.
26:00Donc si vous voulez...
26:00Pour qui vous voteriez
26:01si ce duel s'offre à nous ?
26:04Je ne réponds pas
26:05à ces questions,
26:06on est dans des uchronies,
26:07donc moi je...
26:08C'est une hypothèse plausible ?
26:09Je n'en sais rien,
26:10c'est vous qui le dites,
26:11mais moi j'attends toujours...
26:12Et sans trahison de secret,
26:13vous avez rencontré qui
26:14parmi les candidats,
26:15parmi les chefs de parti
26:16aujourd'hui ?
26:17J'ai vu pratiquement
26:20tout le monde
26:20dans les partis de chacun,
26:22sauf M. Mélenchon, voilà.
26:24Tout le monde sauf...
26:25Oui, oui.
26:26Sauf les filles.
26:27J'ai vu François Hollande,
26:29j'ai vu Raphaël Glixmann,
26:30j'ai vu, bien entendu,
26:31Bruno Retailleau,
26:32j'ai vu Aminatel,
26:33enfin oui, bien sûr,
26:34j'ai vu Jordan Mardela.
26:36J'essaie de leur expliquer
26:37vraiment,
26:38qu'ils partagent avec moi.
26:40Ce n'est pas partisan,
26:41c'est la France
26:42dont il s'agit.
26:43C'est la France
26:43dont il s'agit.
26:45Midi 30 sur BFM TV,
26:46on est toujours avec
26:47Thierry Breton.
26:48Merci d'être avec nous,
26:49on voulait vous faire réagir
26:50sur cet autre revers politique
26:53de la part d'Emmanuel Macron.
26:54Le Conseil constitutionnel,
26:55cette semaine, a censuré
26:56l'interdiction des réseaux sociaux
26:58pour les mineurs
26:58de moins de 15 ans.
26:59Les sages dénoncent
27:00notamment une atteinte
27:01à la liberté d'expression.
27:03Emmanuel Macron
27:03qui a aussitôt demandé
27:04à son Premier ministre
27:05de travailler à nouveau
27:06sur une nouvelle loi
27:07juridiquement robuste.
27:09Est-ce que cette censure,
27:10c'est un nouveau
27:12camouflet personnel
27:13pour Emmanuel Macron ?
27:14On sait que ça faisait partie
27:14de ses mesures phares
27:16pour son deuxième quinquennat.
27:17Et est-ce qu'il a raison
27:18de s'y tenir encore ?
27:19Si vous voulez,
27:20avant peut-être de parler
27:21des camouflets
27:22pour les uns pour les autres,
27:22on va revenir au fond
27:24de quoi il s'agit.
27:25Il s'agit de protéger
27:26nos enfants.
27:28De protéger nos enfants
27:29qui passent,
27:30et les adolescents,
27:31des heures et des heures
27:33tous les jours
27:34sur les réseaux sociaux.
27:36Entre 7, 8 heures
27:38pour la quasi-totalité
27:39d'entre eux.
27:40Mais bien entendu,
27:41les chiffres sont gigantesques.
27:43Et pour ça, voyez-vous,
27:44monsieur,
27:45on a mis en place
27:47une loi
27:48parce que les réseaux
27:49et les réseaux sociaux,
27:50ils n'ont pas de frontières.
27:51Si vous interdisez
27:52à un moment,
27:53les jeunes,
27:53ils savent bien,
27:53ça s'appelle un VPN.
27:54Dans les cours de déclaration,
27:55vous appelez un VPN
27:56et vous allez pouvoir
27:57à ce moment-là
27:57vous connecter ailleurs.
27:58Donc les interdictions,
27:59j'étais de ceux
28:00et je respecte évidemment tout ça,
28:01j'y crois pas.
28:02Et je vais vous expliquer pourquoi.
28:04Déjà pour la première loi.
28:06Mais je le redis,
28:07on ne peut pas confier
28:09l'éducation,
28:11l'apprentissage des autres,
28:13de la sensibilité,
28:15des relations,
28:16du lien social
28:17à des algorithmes
28:18pour nos enfants.
28:19On ne peut pas.
28:20Ça,
28:21c'est le rôle
28:22des familles,
28:23c'est le rôle
28:24de l'école,
28:25c'est le rôle
28:26des associations,
28:27c'est le rôle
28:28de la vie ensemble
28:29que nous avons bâti.
28:31Il y a un pays
28:32qui s'appelle l'Estonie,
28:34un pays qui est très avancé
28:35en matière de numérique.
28:36Il y a eu ce débat aussi
28:38sur l'interdiction.
28:39Ils ont refusé,
28:40ils ont dit
28:40ça ne marchera jamais.
28:41Parce qu'évidemment,
28:43si vous mettez une interdiction,
28:44ça veut dire,
28:44je vais prendre une métaphore,
28:46il y a des quartiers
28:47perdus
28:48de la République.
28:50Il y a malheureusement
28:51des quartiers
28:52dans lesquels
28:52on n'ose plus aller.
28:54Parce que
28:56c'est tenu
28:56par des gangs,
28:58peut-être par des
28:59mafias,
29:00ils s'appellent comme ça
29:01maintenant.
29:01Et donc,
29:02c'est dangereux d'y aller.
29:03Donc,
29:04certains maires
29:04qui sont en désespoir
29:07vont vouloir demander
29:08à mettre des couvre-feux,
29:10en particulier pour les jeunes.
29:11C'est un renoncement,
29:12c'est un abandon,
29:13c'est un abandon républicain.
29:15Alors quoi ?
29:16Parce qu'on n'est pas capable
29:17de faire appliquer les lois.
29:18Parce que les lois,
29:18elles existent.
29:19Je les ai portées moi-même.
29:20Ça s'appelle le DSA.
29:22Cette loi,
29:23elle a été portée
29:23au niveau européen.
29:25Ça a pris près de 4 ans
29:26à le faire.
29:27Elle a été votée,
29:28par parenthèse,
29:29à plus de 85%
29:30par tous les députés
29:31du Parlement européen.
29:33C'est donc très large.
29:34Adoptée à l'unanimité
29:35des États membres,
29:36dont la France.
29:37Cette loi,
29:38elle est rentrée en application
29:39en 2024.
29:40J'ai lancé moi-même,
29:41avant que je quitte la commission,
29:43un certain nombre d'enquêtes.
29:44La plupart d'entre elles
29:45courent encore.
29:46Vous vous rendez compte
29:47de ce que je viens de dire ?
29:47Elles courent encore.
29:49Mais quoi ?
29:49Depuis 2024 ?
29:50Ça veut dire quoi ?
29:50Tout s'est bien passé ?
29:51Tout s'est bien passé sur les réseaux ?
29:53Il n'y a pas eu de problème,
29:54il n'y a pas eu de cyberbullying,
29:55de cyberharcèlement,
29:56de jeunes qui, hélas,
29:57se sont scarifiés,
29:59d'autres même
30:00se sont suicidés.
30:01Mais il y a des problèmes.
30:03Donc,
30:04qu'est-ce que je suis en train
30:04de vous dire ?
30:05Qu'à partir du moment,
30:06on fait une loi.
30:06Et cette loi,
30:07par les articles 34 et 35,
30:09elle permet de régler
30:10une très grande partie
30:11des problèmes
30:12que l'on voit aujourd'hui
30:13sur l'impact
30:14des réseaux sociaux
30:15sur les jeunes.
30:16C'est aux plateformes,
30:17aux grandes plateformes,
30:18c'est-à-dire
30:18tous ceux dont on parle,
30:20les X,
30:21les Snapchat,
30:25toute la sphère méta,
30:27toutes ces plateformes-là,
30:28donc elles doivent,
30:29ce sont des plateformes systémiques,
30:31elles doivent donc
30:31respecter la loi.
30:33On sait que Donald Trump,
30:34il ne veut pas
30:34qu'on fasse appliquer nos lois,
30:36je suis bien placé pour le savoir,
30:37parce que du coup,
30:37il m'a interdit de séjour
30:38aux Etats-Unis,
30:39parce que j'étais soi-disant
30:39le père,
30:41en tout cas avec d'autres,
30:42évidemment,
30:42c'est moi qui l'ai porté,
30:43de cette loi.
30:44Donc,
30:44je n'ai plus le droit
30:44d'aller aux Etats-Unis,
30:45parce que précisément,
30:46j'ai porté devant le Parlement,
30:48qu'il a voté,
30:48ce n'est pas moi qui l'ai voté,
30:49c'est le Parlement,
30:50c'est notre loi démocratique.
30:52On ne l'applique pas aujourd'hui
30:53avec la diligence qu'il faudrait,
30:55en tout cas,
30:55la célérité,
30:56c'est certain.
30:57Donc,
30:57qu'est-ce que font
30:57les Etats-membres dans la France ?
30:59On est perdus devant ça,
31:00on dit,
31:01puisqu'on n'applique pas
31:01au niveau européen,
31:02on va refaire une loi,
31:03mais on refragmente l'espace.
31:05Donc,
31:05moi,
31:05ce que je dis,
31:07demandons à accélérer
31:08la mise en œuvre,
31:10encore une fois,
31:11des enquêtes
31:12qui ont été lancées,
31:13des nouvelles
31:13qu'il faut lancer,
31:14je ne désigne personne,
31:15mais on voit bien
31:16ce qui peut se passer
31:16sur les réseaux.
31:17Faisons appliquer cette loi,
31:18je rappelle que cette loi,
31:19elle va jusqu'à 6%
31:21du chiffre d'affaires,
31:22c'est très important,
31:22les plateformes,
31:23si jamais,
31:27après la saisine d'un juge,
31:29à l'interdiction,
31:30momentanément,
31:31le temps qu'on corrige,
31:32donc les effets délétères,
31:34et les effets délétères,
31:34on les voit.
31:35Donc,
31:35faisons appliquer les lois
31:36qui pénalisent,
31:38évidemment,
31:40non seulement
31:40nos jeunes,
31:41nos enfants,
31:42nos adolescents,
31:43mais aussi notre démocratie,
31:44on va rentrer,
31:44on vient d'en parler,
31:45dans une phase électorale,
31:46on voit qu'il y a,
31:47là encore une fois,
31:48des attaques,
31:48là encore,
31:49le DSA nous permet
31:50d'intervenir,
31:51d'agir et de réagir,
31:53non pas en brimant
31:54la liberté de parole,
31:55c'est très important,
31:55tant le Conseil constitutionnel
31:56vient de le rappeler,
31:57mais tout simplement
31:58en faisant appliquer
31:58ce qui se passe dans un monde
32:00où désormais,
32:01notre espace informationnel
32:02est régi de plus en plus
32:03par des algorithmes
32:04à la vitesse de la lumière.
32:05Donc,
32:05c'est ça qu'on a fait,
32:06on l'a fait,
32:07on est le premier continent au monde
32:08à l'avoir fait,
32:09ben faisons-le appliquer,
32:11on se revient au mal français,
32:12ah ben,
32:13on a fait une loi,
32:14puis après ça,
32:15on dit,
32:15ben oui,
32:15parce que finalement,
32:16on a bien entendu
32:17ce qui se passait,
32:18il ne faut pas appeler,
32:19on va appeler un chat un chat,
32:22comme un certain nombre
32:23de membres du gouvernement américain
32:25et des grandes plateformes américaines
32:27voulaient que cette loi
32:27ne s'applique pas,
32:28c'est quand même notre démocratie,
32:29on a entendu des risques
32:30à un moment,
32:31ben écoutez,
32:31si vous ne la détricotez pas,
32:32on va vous augmenter
32:33les droits de douane.
32:34Enfin,
32:34c'est notre souveraineté
32:35dont il s'agit.
32:37Il est hors de question
32:38qu'on abandonne
32:39notre souveraineté
32:39pour faire plaisir
32:40à Pierre-Paul Jean-Jacques.
32:42Donc, voyez,
32:42on en est là aujourd'hui.
32:44Il refaut trouver
32:45à nouveau
32:45le leadership,
32:47bien comprendre aussi
32:48le fond et la finalité
32:49de ce qu'on a fait
32:50et puis le faire appliquer.
32:51En tout cas,
32:52on l'aura compris,
32:52vous n'y êtes pas favorable
32:53à cette interdiction.
32:55Parce qu'elle existe par ailleurs
32:56et qu'il faut le faire appliquer.
32:58Et on a compris effectivement
32:59un revers politique.
33:00On le disait
33:00pour Emmanuel Macron,
33:01le président de la République
33:02qui est en vacances
33:03au fort de Brégançon.
33:05Je voulais vous montrer
33:06cette une de Paris Match
33:07qui a fait beaucoup parler
33:08cette semaine
33:08où on voit le président
33:09de la République
33:09sur un jet-ski
33:11en pleine vacances.
33:12Est-ce que cette une,
33:13cette photo,
33:14elle est maladroite
33:14compte tenu de la situation
33:16que vit la France
33:17cet été ?
33:17Je ne m'attendais pas
33:19à ce que je commente ça
33:20donc je ne vais absolument
33:21pas le commenter.
33:22On a eu des unes
33:24avec Carla,
33:25c'est du sérieux.
33:26On a eu,
33:26voilà,
33:27bon,
33:27on a eu toutes ces unes,
33:28on connaît.
33:29Est-ce que c'est le rôle
33:29d'un président ?
33:30C'est pas maladroit.
33:31Mais je vous laisse
33:32votre appréciation.
33:33Moi,
33:35personnellement,
33:37je,
33:38j'ai eu la chance
33:39parce que je pense
33:40que les unes
33:41de Paris Match,
33:42ça fait toujours un impact.
33:43J'ai eu la chance,
33:44je ne sais pas pourquoi
33:45j'aurais fait la une du reste,
33:46mais j'ai eu la chance
33:46de ne pas faire la une
33:47de Paris Match.
33:49Je m'en tiens à ça.
33:50En tout cas,
33:50le président de la République
33:52va terminer son mandat
33:54huit mois.
33:54Quelles devraient être
33:55ses priorités
33:56pour les prochains mois ?
33:58faire appliquer les lois
34:00qu'on a déjà votées
34:02et qui sont très importantes.
34:04On vient d'en parler là,
34:05y compris au niveau européen.
34:07Je rappelle qu'on a fait
34:08appliquer des lois
34:09très importantes,
34:10fondamentales,
34:11que pour des raisons,
34:12encore une fois,
34:15qui sont, du reste,
34:16la conséquence
34:17de la vassalisation
34:20qui est voulue aujourd'hui
34:22par les Etats-Unis
34:23sur l'Europe.
34:24Je ne le dis pas
34:25de façon agressive,
34:26j'aime beaucoup les Etats-Unis,
34:26j'ai passé la moitié de ma vie,
34:28je connais ce pays par cœur,
34:29j'ai compté énormément d'amis,
34:31mais je lis
34:32le document
34:33de Sécurité nationale
34:34qui est daté
34:36de décembre
34:382025,
34:404 pardon,
34:4024,
34:41non 25,
34:42décembre 2025,
34:43qui est le document,
34:45la doctrine
34:46donc du ministère
34:47des Affaires étrangères
34:48américain,
34:49et qui dit
34:49noir sur blanc,
34:50noir sur blanc,
34:51sur deux pages,
34:51que l'objectif désormais
34:53des Etats-Unis,
34:53c'est de faire exploser
34:55les institutions européennes
34:57et donc l'Union européenne
34:57et de ne discuter
34:59désormais plus qu'avec
34:59les Etats membres
35:00les uns et les autres,
35:01surtout éviter
35:02cette force
35:02que nous représentons
35:03en mutualisant
35:04tout en préservant
35:05évidemment nos souverainetés
35:06fondamentales
35:07donc un continent
35:08de 450 millions
35:09d'habitants
35:10et pour ce faire,
35:11il le dit noir sur blanc,
35:12je vais donc,
35:13nous allons nous appuyer
35:14sur les partis
35:15d'extrême droite
35:16européens,
35:17ce qu'il appelle
35:17les patriotes,
35:18tout le monde est patriote,
35:19vous êtes patriote,
35:20vous êtes patriote,
35:20je suis patriote,
35:21on est tous patriotes,
35:21mais là, bon,
35:22très bien,
35:23le terme a été,
35:24je dirais,
35:27préempté,
35:28très bien,
35:28mais je pense que
35:30tous les Français
35:30se reconnaissent
35:30comme des patriotes,
35:31mais ils savent aussi
35:32que c'est en mutualisant
35:34nos forces
35:34qu'on est plus fort,
35:35y compris pour lutter
35:36contre cette véléité.
35:37Donc, priorité
35:38aux dossiers internationaux ?
35:39Non, priorité,
35:40encore une fois,
35:41à faire appliquer
35:42les lois
35:42que nous avons votées.
35:44Tenez,
35:44on en parlait tout à l'heure
35:45aussi sur le débroussaillage,
35:46mais il y en a tellement.
35:48Donc, aujourd'hui,
35:49on a l'impression que
35:51parce qu'on ne se donne pas
35:52les moyens de faire appliquer
35:53les lois
35:53et parce qu'on a une pression
35:54populaire,
35:55légitime,
35:56on en a parlé pour les pompiers,
35:57on en parle pour tellement
35:58d'éléments
35:59qui sont, encore une fois,
36:00je dirais,
36:01le symptôme
36:02qu'on ne gère plus maintenant
36:03parce qu'on n'a plus
36:04le temps long,
36:05on n'a plus cette notion
36:06de trajectoire,
36:07les événements,
36:08les uns après les autres
36:08quand ils arrivent.
36:09Donc, oui,
36:10remettre finalement
36:11de la profondeur
36:11en faisant appliquer
36:12les lois
36:13avec justesse,
36:15mais avec diligence
36:16et avec fermeté.
36:17Ça vaut pour la sécurité,
36:19ça vaut pour l'environnement,
36:21ça vaut pour les réseaux sociaux.
36:22Emmanuel Macron
36:23qui vit ces derniers mois
36:24à l'Élysée
36:24avant l'élection
36:25de son successeur,
36:26la campagne présidentielle
36:28qui a déjà débuté,
36:30où se sont invités
36:31les ingérences russes.
36:32Raphaël Glucksmann,
36:34Édouard Philippe,
36:35Gabriel Attal
36:35qui ont été très récemment
36:37la cible d'une campagne
36:38de désinformation
36:39orchestrée par des acteurs
36:41pro-russes.
36:42La Russie cherche déjà
36:43à influencer
36:44sur cette échéance politique ?
36:46Oui, bien sûr,
36:47elle le fait en permanence.
36:48Vous savez,
36:48il faut bien voir
36:49que la Russie,
36:51depuis maintenant des années,
36:53pratique
36:53ce qu'on appelle
36:54des actions hybrides.
36:55Des actions hybrides
36:56sur l'ensemble
36:57du territoire européen.
36:58Mais la Russie,
37:00et je vais revenir ensuite
37:00sur ce qui se passe
37:01sur certains
37:02de nos compatriotes
37:03dont vous venez
37:04de rappeler
37:05qu'ils ont été victimes
37:06précisément
37:06de ces attaques hybrides.
37:08Ces attaques hybrides,
37:09la Russie
37:10les a un peu
37:10ciblées différemment
37:12par géographie.
37:13Alors vous avez d'abord
37:14les pays baltes
37:15qui sont par parenthèse
37:15les premiers visés
37:17si jamais
37:17il y avait
37:18une pénétration,
37:20une invasion
37:20de la frange russophone,
37:22de la frange russophone,
37:23de la Lituanie par exemple,
37:27si ça part à l'art,
37:28de l'Estonie par exemple.
37:30Donc là...
37:31On parlera effectivement
37:32de ces survols
37:32de drones notamment.
37:34Alors je voudrais
37:34juste revenir sur...
37:36C'est important
37:36cette grammaire russe
37:37pour qu'on comprenne
37:38ce qui se passe
37:38et comment on doit réagir.
37:40Donc là c'est des drones
37:41pour tester l'article 5
37:43de l'OTAN.
37:43Donc on envoie des drones,
37:44on envoie éventuellement
37:45des missiles,
37:46peut-être même des avions.
37:47Très bien.
37:47Ensuite vous avez
37:49l'Allemagne
37:50qui est en train de devenir
37:50l'une des plateformes
37:51industrielles
37:53de défense.
37:54Il faut le voir.
37:55500 milliards d'euros
37:56de plus qui vont être dépensés
37:57en Allemagne
37:57d'ici 2030
37:58pour la défense.
37:59Ça va être le premier budget
38:00de très loin,
38:00deux fois notre budget
38:01en défense.
38:02Donc l'Allemagne
38:02est en train de se constituer
38:03autour de Rheinmetall,
38:05entreprise allemande
38:05mais d'autres,
38:06une vraie base industrielle.
38:07Donc là,
38:08on va attaquer
38:08donc directement
38:09sur le territoire,
38:10y compris par parenthèse
38:11des avions qui se chargent
38:12d'équipements
38:13comme c'était le cas
38:13avec un drone
38:14qui était en surplomb
38:16sur un Antonov
38:16chargé de matériel
38:18de défense
38:19il n'y a pas longtemps
38:20à l'APSI.
38:21Donc là,
38:21on est plutôt dans cette logique-là.
38:23Nous,
38:24c'est des attaques
38:25qui sont des attaques
38:27hybrides
38:28et des ingérences
38:29dans l'espace informationnel.
38:30Ça c'est la spécialité
38:31des Russes.
38:32Donc ils le font,
38:33donc très bien,
38:33on le sait
38:34et donc il faut s'y préparer.
38:36Vous avez également
38:37les attaques hybrides
38:37à la frontière,
38:39donc là aussi
38:40des pays baltes
38:41pour pousser des migrants,
38:42on l'a vu,
38:44et créer de la désorganisation.
38:45Donc oui,
38:46dans cette période,
38:48je le dis
38:48de façon très claire,
38:49bien sûr,
38:50l'Europe n'est pas en guerre
38:52mais il faut qu'on prenne conscience
38:54que l'Europe
38:55n'est plus en paix.
38:56Et donc,
38:57qu'est-ce que ça veut dire
38:57que nous ne sommes plus en paix ?
38:59Ça veut dire
39:00qu'il faut qu'on se défende
39:01désormais
39:01et qu'on réagisse vite
39:02à ces attaques hybrides.
39:04– Mais comment s'organise,
39:05par exemple,
39:06sur le court terme,
39:06d'ici l'élection présidentielle,
39:08il y a neuf mois,
39:09dix mois,
39:09comment s'organise-t-on
39:10pour résister
39:11à ces attaques russes
39:12sur le très court terme ?
39:13– Eh bien,
39:14nous avons un article 42.7
39:16du traité
39:17qui est dit très explicitement,
39:19qui est plus fort
39:20que l'article 5
39:20de l'OTAN
39:22pour l'ensemble
39:23des États
39:23de l'Union européenne.
39:25Lorsqu'un pays
39:25est attaqué,
39:26alors c'est l'équivalent
39:28au fait que
39:28tous les pays de l'Union
39:29sont attaqués,
39:30donc c'est un peu
39:30à l'article 5,
39:31et il y a une obligation
39:32pour ceux qui ont
39:33la capacité de venir,
39:34donc d'aller défendre
39:35le pays attaqué.
39:36Eh bien,
39:36il faut qu'on exerce maintenant,
39:38plus avec la main
39:39qui tremble,
39:39cet article 42.7,
39:41dès qu'il y a une attaque
39:42et qu'on n'ait pas
39:43des hésitations
39:44pour dire
39:45bon ben voilà,
39:46il y a un missile,
39:47mais alors l'attribution,
39:48est-ce que c'est ?
39:48Désormais,
39:49il faut être très clair,
39:50tout ce qui pénètre
39:51de façon illégale,
39:53non informé,
39:54non documenté
39:55sur notre territoire
39:57en l'instant,
39:58sera abattu.
39:59Voilà,
39:59il faut le dire
40:00de façon très claire,
40:01il faut le faire,
40:02j'en reviens,
40:03avoir le leadership
40:04pour faire appliquer,
40:06c'est pas du yakafogon
40:06que je vous dis,
40:07c'est qu'on a déjà
40:08prévu les choses.
40:09On revient sur les ingérences
40:11et les attaques
40:12auxquelles ont été,
40:13hélas,
40:13et vraiment,
40:14je le dis,
40:15confrontés
40:16et Raphaël Duxmane
40:18et Édouard Philippe.
40:19Eh bien là aussi,
40:20nous avons des outils
40:22et le DSA
40:24explicitement
40:24nous permet
40:25de lutter
40:26immédiatement
40:26contre ça.
40:27Alors quoi ?
40:27Il a été saisi le DSA ?
40:29– Bon, on en est où ?
40:30– Est-ce qu'il faut demander à Gabriel Attal
40:32que les Russes peuvent voler l'élection aux Français ?
40:35– Non, je ne crois pas à ça, je ne crois pas à ça parce que…
40:37– Justement, je vous propose, pardonnez-moi,
40:39juste d'écouter à Gabriel Attal qui, lui, explique
40:41que ces ingérences russes profitent notamment
40:43au Rassemblement national, écoutez-le.
40:45– J'ai vu, quand j'étais Premier ministre
40:47au moment des élections européennes,
40:49que pendant la campagne des Européennes,
40:51le régime du Kremlin est intervenu
40:53contre certains candidats,
40:55mais aussi pour soutenir certains candidats,
40:57notamment le Rassemblement national.
40:59Et donc, je m'attends à ce que le régime du Kremlin
41:02continue les opérations d'ingérence
41:03contre des candidats comme moi,
41:05mais aussi pour soutenir Marine Le Pen,
41:07puisque le Rassemblement national a toujours été
41:10en soutien de la Russie, notamment face à l'Ukraine.
41:13– Ça profite à Marine Le Pen
41:14ces campagnes de désinformation ?
41:15– Vous savez, il faut en revenir, encore une fois,
41:18aux fondamentaux, il est clair.
41:20Et moi, je ne jette la pierre à personne,
41:21je comprends que les électeurs, ils peuvent s'interroger,
41:24ils vont ici, ils vont là, c'est le choix démocratique.
41:26Je suis un démocrate,
41:28et donc je respecterai toujours la démocratie
41:30et le choix des Français.
41:31Maintenant, dans cette période,
41:32on est là les uns et les autres pour essayer d'éclairer ce choix
41:34et de faire en sorte qu'ils soient effectivement
41:37dans l'intérêt de la France
41:39et non pas qu'ils mènent, je crois,
41:41pour certains choix,
41:42à la perte ou l'accélération,
41:45je dirais, de la perte de crédit de la France,
41:48pour dire cela.
41:49Donc oui, revenons-en aux fondamentaux.
41:51Ce n'est pas faire injure à quiconque
41:53que de dire que le RN a toujours été extrêmement proche
41:56de la Russie, de Vladimir Poutine.
41:58De même que ce n'est pas faire injure à quiconque
42:00d'entendre ce que dit Donald Trump
42:04sur le RN, et encore mieux,
42:06son porte-voix algorithmique, Elon Musk,
42:09qui dit quand même de façon très claire
42:11que sa candidate, mais il a le droit.
42:13Il n'a pas le droit, au regard du DSA,
42:16d'utiliser, de modifier son algorithme
42:18pour intervenir.
42:19Donc c'est là où il faut voir
42:20que lorsqu'il s'exprime,
42:22comment il s'exprime,
42:23est-ce que c'est quelqu'un
42:23qui va utiliser un algorithme
42:24qui aura été, je dirais, modifié ?
42:26Alors il est dans son tort,
42:27il est sanctionné,
42:28ou est-ce que c'est uniquement
42:29un petit billet qui lance comme ça ?
42:32Personnellement, moi j'ai quelques idées,
42:34mais ce n'est pas à moi de le dire,
42:35je ne suis plus commissaire.
42:36Donc voilà, il y a des lois,
42:37il faut les appliquer.
42:38Et regardez ce que disait justement Elon Musk,
42:40parce qu'elle est le dernier espoir de France.
42:42Très bien !
42:42Mais justement, Marine Tondelier
42:44proposait justement
42:45pendant cette campagne présidentielle
42:46d'interdire tout simplement
42:48certains réseaux sociaux,
42:50dont X.
42:50Ce qui lui a valu une passe d'armes,
42:52un échange, vous le voyez,
42:54ce qu'elle disait,
42:55menacer des plateformes comme X
42:56d'une interdiction pendant les élections
42:57me semble nécessaire.
42:58Il faut appliquer cette sanction
43:00en cas d'ingérence constatée.
43:02Ce qui lui a valu la foudre
43:03du propriétaire du réseau social, Elon Musk.
43:06Mais, encore une fois,
43:07il faut appliquer la loi.
43:09On ne peut pas interdire comme ça.
43:11Je suis bien placé pour le savoir.
43:13Lorsqu'il s'est agi d'interdire
43:15Russian Today et Spoutnik,
43:16qui étaient deux chaînes
43:17qui étaient vraiment
43:17à la main du Kremlin.
43:20J'étais moi-même commissaire à l'époque.
43:22On n'a pas interdit.
43:23Écoute, je vais vous répondre.
43:24C'est très important.
43:24On a juste la réaction d'Elon Musk
43:25qui dit je l'existe,
43:26qu'elle soit arrêtée
43:27pour trahison contre la France.
43:28Très bien, très bien.
43:30Laissons de côté ce que dit Elon Musk.
43:31Il ne dit pas que des choses intelligentes.
43:33Il n'est pas rien à un grand chef d'entreprise,
43:34mais souvent, il dit des choses
43:37qui traduisent une méconnaissance.
43:38Pour qu'on comprenne la race d'armes entre les deux.
43:39Une méconnaissance de la loi.
43:41J'en reviens.
43:42Donc, sur Russian Today et Spoutnik.
43:45Russian Today et Spoutnik
43:46n'ont pas été, encore une fois,
43:47interdits du territoire européen
43:48parce qu'ils tenaient des propos
43:50qui étaient des propos
43:51qui n'étaient pas conformes
43:53au mainstream, comme on dit,
43:54à ce qu'on pensait.
43:54Tout simplement parce qu'il y a eu
43:56des sanctions qui ont été votées
43:57par l'ensemble des parlementaires européens
43:59et l'ensemble des États membres
44:00qui ont dit que les entreprises
44:02qui étaient des entreprises
44:02à majorité de capitaux russes
44:04n'avaient plus droit
44:05de fonctionner en Europe.
44:07C'est ça.
44:07Alors, on raconte ensuite,
44:08c'est la liberté d'expression.
44:09Je le rappelle.
44:10Sur le DSA,
44:11sur le DSA,
44:12encore une fois,
44:13le DSA,
44:15c'est lui
44:15qu'il faut mettre en avant.
44:17Je ne serai jamais
44:17de ceux qui disent, moi,
44:18il faut interdire tel ou tel réseau
44:20à partir du moment
44:21où ils ont la possibilité
44:22d'intervenir en Europe.
44:23Il faut qu'ils respectent notre loi.
44:24Le DSA dit explicitement,
44:26donc Mme Tondelier,
44:27peut-être,
44:27n'a pas bien lu le règlement,
44:29il faut qu'elle demande,
44:30en fait,
44:31qu'on applique
44:31la loi européenne
44:33à travers le DSA
44:34qui stipule
44:35qu'à partir du moment
44:37où il y aurait eu,
44:38encore une fois,
44:39la démonstration,
44:40donc il faut faire une enquête,
44:41mais on a les moyens de le faire.
44:42Il y a 170 personnes
44:43qui ont été recrutées,
44:43c'est moi qui l'ai recrutée
44:44à Bruxelles pour le faire.
44:45Et croyez-moi,
44:46ce sont des experts,
44:48ce sont des docteurs
44:49en informatique,
44:49des experts juridiques
44:50qui sont là.
44:51Donc il faut à ce moment-là
44:52qu'on fasse l'enquête
44:52et qu'on regarde très rapidement.
44:54Et oui,
44:55à ce moment-là,
44:56si jamais il y a eu un problème,
44:58alors c'est 6% du chiffre d'affaires.
44:59Je rappelle que désormais,
45:00si on parle de X,
45:01X fait partie de la galaxie SpaceX,
45:03donc vous voyez un peu
45:04que ça fait beaucoup
45:04parce que là-dedans,
45:05il y a les fusées,
45:06il y a tout,
45:06donc ça peut faire beaucoup,
45:07ça peut être très, très dissuasif.
45:09Et s'il continue,
45:10alors oui,
45:11on peut à ce moment-là
45:11demander l'interdiction,
45:12mais appliquons la loi
45:13plutôt que de faire
45:14comme si on découvrait
45:15d'un seul coup
45:16qu'il y avait un problème.
45:17Pardon,
45:17mais ça fait 5 ans
45:19que des dizaines
45:20et des dizaines
45:21et des dizaines
45:21de très hauts collaborateurs
45:24ont travaillé sur ces questions,
45:25que des dizaines
45:27et des centaines
45:28de députés européens
45:29se sont investis
45:30sur ces questions
45:31et ont voté ces lois.
45:32Qu'on les fasse impliquer,
45:33là encore.
45:33Très rapidement,
45:34parce que le temps
45:35nous est compté,
45:35on parlait effectivement
45:36de cette ingérence russe.
45:37En France,
45:37il y a une autre menace
45:38en provenance de Russie,
45:40c'est cette possibilité
45:40d'incursion terrestre
45:42dans un pays de l'OTAN.
45:43C'est la menace,
45:43en tout cas,
45:44qu'a mis en évidence
45:46Vladimir Poutine.
45:48Est-ce qu'il faut prendre
45:49cette menace au sérieux ?
45:50Est-ce que c'est possible ?
45:51Quand cet été
45:52a été marqué
45:52par des survols de drones,
45:53vous en parliez tout à l'heure
45:54dans plusieurs pays frontaliers,
45:56des pays de l'Europe.
45:58Ce drone avec des explosifs
46:00qui étaient présents
46:01dans l'aéroport
46:01de Leipzig en Allemagne.
46:03Ça fait partie
46:03du mode opératoire
46:04que j'ai essayé
46:04de décrire tout à l'heure
46:06avec la grammaire
46:06que je vous ai livrée.
46:08Donc dans cette grammaire,
46:09c'est toujours la même chose.
46:10C'est comme ça
46:11que ça s'est passé en Moldavie,
46:12c'est comme ça
46:13que ça s'est passé en Géorgie,
46:14c'est comme ça
46:14que ça s'est passé en Ukraine,
46:16c'est comme ça
46:16que ça s'est passé
46:17dans le Donbass.
46:18Vladimir Poutine,
46:20vous savez,
46:20il n'est pas imprévisible.
46:21Il annonce ce qu'il va faire.
46:23Il va s'attaquer,
46:24je dirais,
46:25aux populations
46:26sur ses frontières
46:27qui sont des populations
46:28russophones.
46:29Il va dire
46:30qu'elles sont brimées
46:30et opprimées
46:31par ceux qui sont passés
46:32de l'autre côté,
46:33c'est-à-dire évidemment
46:33ceux qui sont devenus européens,
46:35en particulier si vous parlez
46:36évidemment de l'Estonie,
46:37de la Lettonie
46:37et de la Lituanie.
46:38Et il va dire
46:39puisqu'ils sont brimés
46:41parce que russes,
46:42je vais donc les défendre.
46:43Voilà.
46:43Donc on sait ce qui va se passer.
46:44Alors ensuite,
46:45est-ce qu'il fait
46:45sous drapeau russe
46:46ou sans drapeau,
46:48comme ça a été le cas
46:49en particulier dans le Donbass ?
46:50On verra bien,
46:50c'est la raison pour laquelle.
46:51Il a aussi dit avant-hier
46:54qu'il allait engager
46:55une réponse symétrique
46:56à la décision
46:58qui a été prise par l'Europe,
46:59un nouveau train de sanctions
47:01qui permet
47:02sur les bateaux fantômes
47:03qui transportent illégalement
47:05du pétrole
47:05de saisir la cargaison.
47:07Et il a dit
47:07si vous faites ça,
47:08moi je vais faire la même chose.
47:09Est-ce qu'il y a une menace
47:10sur le commerce maritime européen ?
47:13Sur les bateaux européens
47:14d'abord il faut voir que
47:16c'est incroyable ce que je vais dire
47:18parce que jamais je ne l'aurais imaginé,
47:20la Russie a perdu
47:21le contrôle de la mer d'Azov
47:22et de la mer Noire.
47:23Il faut quand même le faire.
47:25Et grâce à qui ?
47:26Grâce au drone ukrainien.
47:29Qu'il soit du reste aérien
47:31ou maritime.
47:33Donc aujourd'hui,
47:34c'est quelque chose,
47:35on a à peu près un tiers
47:36de la flotte de mer Noire
47:37qui a été mise à mal,
47:39on le sait.
47:40et effectivement,
47:42la Russie a perdu
47:43quelque part ce contrôle.
47:45J'ajoute que
47:45pour cette raison,
47:47les Ukrainiens ont du mal aussi
47:48à sortir d'Odessa
47:50pour précisément
47:52exporter leurs grains
47:54ou leurs engrais.
47:55Mais ce qu'on peut dire
47:57effectivement là-dessus,
47:58c'est qu'il est clair
48:01qu'on est dans une escalade
48:03et malheureusement,
48:04je ne suis pas de ceux
48:05qui pensent que
48:06les choses vont se calmer
48:07avec le temps.
48:08Il va y avoir des élections.
48:10Elles sont gagnées,
48:11on le sait,
48:12en Russie,
48:12des élections législatives
48:13au mois de septembre.
48:14On a vu que
48:15le seul parti
48:17qui était anti-guerre
48:18en Ukraine,
48:19il vient d'être interdit,
48:20soi-disant pour des raisons
48:21occultes de je ne sais quoi,
48:22d'interférences étrangères.
48:24Très bien.
48:24Donc,
48:25ce sera gagné,
48:26même si beaucoup de Russes
48:27sont maintenant anti-guerre
48:28parce que ce n'est plus
48:29une opération spéciale,
48:30c'est une guerre.
48:30Et on sait
48:31qu'il est probable,
48:32en tout cas,
48:33il nous envoie les signaux
48:34qu'après ces élections,
48:36il pourra peut-être
48:37commencer à lancer
48:41un recrutement
48:43forcé
48:44des jeunes russes
48:45pour aller au front.
48:47Là,
48:47on va rentrer
48:48dans une autre dimension.
48:49Et s'il le fait,
48:49ce n'est pas pour ça.
48:49Pour revenir aux entreprises européennes,
48:51est-ce que ça veut dire
48:51qu'il faut que les grandes entreprises
48:52européennes intègrent l'idée
48:53qu'elles sont des cibles
48:55potentielles de la Russie ?
48:56Dans la guerre hybride
48:58dont je vous parlais tout à l'heure,
49:00la réponse est oui.
49:01Je vous l'ai dit en particulier
49:02en Allemagne.
49:03On le voit.
49:04Mais je l'ai vu aussi en Bulgarie.
49:05dans des usines d'armement.
49:07Donc oui, bien sûr,
49:08à partir du moment où...
49:09Donc on est en guerre.
49:11Je vous l'ai dit,
49:11on n'est pas en paix.
49:13C'est comme ça
49:14qu'il faut dire les choses.
49:15Et c'est au stade
49:16où nous en sommes,
49:16nous ne sommes pas en paix.
49:18Et donc,
49:18il faut en tirer les conséquences.
49:19Et c'est ce que je vous disais
49:20tout à l'heure,
49:21dans ces conséquences,
49:23appliquons à la lettre.
49:24Alors, il faut se réunir.
49:25Très bien.
49:25On a du reste fait
49:27beaucoup de choses.
49:28La coalition des volontaires,
49:29c'est un énorme pas en avant.
49:31Il faut bien le souligner.
49:32Mais nous avons aussi
49:34des règles d'engagement ensemble.
49:36Il va falloir en parler
49:37parce qu'il n'est pas impossible
49:38que précisément
49:39on rentre dans une période.
49:41Et là encore,
49:41vous voyez,
49:41tout ça,
49:42ça va être pour 2027.
49:44Ça ne va pas être
49:45un parcours de santé
49:49les cinq ans qui viennent.
49:50Parce que ça,
49:50on ne va pas attendre
49:52trois ans
49:53pour en prendre conscience.
49:54Ça, c'est maintenant.
49:55Thierry Breton,
49:56très rapidement,
49:56parce qu'il ne nous reste plus
49:57beaucoup de temps,
49:58on a parlé à l'instant
49:58de Vladimir Poutine.
49:59un mot sur Donald Trump
50:01et cette nouvelle sortie hier,
50:03notamment concernant
50:03le détroit d'Hormuz.
50:05Donald Trump proposait
50:06que ce passage maritime
50:08devienne américain.
50:08Est-ce qu'il dit ça
50:09sur le ton de la plaisanterie
50:10ou est-ce qu'il faut prendre
50:11ces menaces,
50:12cette sortie au sérieux ?
50:13Je sais,
50:14le détroit d'Hormuz,
50:14il est devenu iranien.
50:15On le voit ou non.
50:16Voilà.
50:16Ça, c'est le bilan glorieux
50:19de cette décision.
50:20Il est aujourd'hui
50:21au contrôle,
50:22à la main du contrôle,
50:23les Iraniens.
50:23Et croyez-moi,
50:24ils ne sont pas prêts
50:25de le lâcher.
50:26Et vous savez
50:26qui ils ont derrière,
50:27les Iraniens ?
50:30C'est la Chine,
50:32la Russie
50:34et la Corée du Nord.
50:36Donc, je vais vous dire,
50:38les Turcs,
50:39ils se font bien avec eux.
50:40Les Pakistanais,
50:41vous prenez.
50:42On a une recomposition
50:43du Moyen-Orient
50:45incroyable
50:45à laquelle,
50:46personnellement,
50:47je n'aurais jamais pu penser
50:48qu'elle se recompose.
50:50Je ne sais pas ce que vous en pensez,
50:51vous êtes l'expert.
50:52Mais c'est absolument incroyable
50:53ce bouleversement.
50:55La conséquence aujourd'hui,
50:56c'est que les Iraniens,
50:58ils ont compris
50:59que ça,
51:00c'était aussi puissant,
51:01voire plus,
51:02qu'éventuellement avoir un jour
51:03l'arme nucléaire A,
51:05la bombe A.
51:05Donc, croyez-moi,
51:06ils ne vont pas le lâcher.
51:07Donc, voilà,
51:07on est rentré dans ce monde-là.
51:08Alors, ce ne sera pas des taxes,
51:09ce ne sera pas des...
51:10On va dire qu'il faut des bateaux
51:11pour assurer la sécurité.
51:13Mais je crois qu'il faut
51:14qu'on en intègre désormais
51:16qu'avant que les Iraniens lâchent
51:18et leurs alliés officieux,
51:21dont je viens de rappeler à l'instant,
51:22qui ne sont pas si officieux que ça.
51:24Par parenthèse,
51:25c'est aussi l'une des raisons
51:26peut-être du refroidissement
51:27d'un seul coup,
51:28la prise de conscience
51:29à un an exactement
51:30de l'anniversaire d'Ankorej,
51:31de la visite de Vladimir Poutine,
51:32on s'en souvient,
51:33donc sur le territoire américain.
51:35Je pense que ça,
51:37dans l'intérêt de bien de comprendre,
51:38que c'est m'amour
51:40avec Vladimir Poutine,
51:41ça ne l'a pas mené
51:42exactement là où il le voulait,
51:44parce que les Russes,
51:45ils sont quand même,
51:46qu'on le veuille ou non,
51:47dans ce club nouveau,
51:49dont je rappelle l'acronyme,
51:51Krings.
51:51Ce sera le mot de la fin.
51:52Merci beaucoup, Thierry Breton,
51:53d'avoir accepté
51:54de répondre à nos questions.
51:55Merci, Olivier.
51:56Merci également à vous
51:59d'avoir répondu.
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