00:00Donc moi je trouve que l'état d'esprit du peuple français aujourd'hui est beaucoup plus proche, en tout
00:06cas d'un sursaut, en tout cas plus apte au sursaut, que dans les années 90.
00:09Mais aujourd'hui, le chef s'assoit, les hommes se couchent. Le chef se lève, il vous dépasse.
00:13Et donc à l'époque, on avait des politiques qui étaient d'un meilleur niveau, mais avec une population très
00:17individualiste, mais on ne peut pas leur en vouloir.
00:18On était dans, rappelez-vous, la fin de la guerre froide, Francis Fukuyama, la fin de l'histoire.
00:22Tout le monde pensait que le capitalisme et la démocratie allaient se répandre sur la terre entière.
00:27Voilà un petit peu l'état d'esprit de l'époque. On était dans une logique d'individualisme insouciant.
00:31Maintenant la crise arrive et quand il y a une crise, il y a un réflexe quand même de un
00:35peu de sursaut.
00:36Et on a senti pendant les JO justement cette appétence pour un sursaut national, on a senti cette espèce de
00:40fierté qui revenait.
00:41Mais comme elle n'est pas incarnée par un projet, elle n'est pas incarnée comme par un homme ou
00:45une femme, parce qu'on est un peu comme en 1958 aujourd'hui, mais sans De Gaulle en stock.
00:50Mais si vous mettez un projet et une bonne incarnation derrière, je suis sûr qu'une majorité des Français suivra.
00:57Merci.
00:58Merci.
00:58Merci.
01:01Merci.