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  • il y a 14 heures
Regardez L'invité de RTL Matin avec Sébastien Rouxel du 14 août 2026.

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00:00RTL Matin, Sébastien Rouxel.
00:05Un bol de gazpacho plutôt qu'un gratin, une grande bouteille d'eau plutôt qu'un verre de rouge.
00:10Ce que l'on mange, ce que l'on boit a profondément changé ces dernières années à cause du réchauffement
00:16climatique et des canicules à répétition.
00:19Ce qui a forcé notamment les grandes surfaces à s'adapter.
00:22On en parle ce matin avec notre spécialiste conso ici à RTL, c'est bien sûr Olivier Dauvert.
00:28Bonjour Olivier.
00:29Bonjour Sébastien, bonjour à tous.
00:31A quel point ça a changé ce que l'on met dans nos caddies ces dernières années à cause du
00:36réchauffement climatique ?
00:38Sur la nourriture d'abord.
00:40Alors déjà ce qu'il faut voir c'est que ça change mais lentement mais durablement.
00:45Ça veut dire que si on regarde uniquement d'une année sur l'autre, on ne verra pas des grosses
00:48évolutions.
00:49Mais quand on accepte de regarder dans le temps long, c'est-à-dire 10, 15, 20 ans, là on
00:53voit des choses incroyables.
00:54Je vais vous citer quelques exemples.
00:55Les glaces par exemple, on en entendait parler.
00:59Eh bien les glaces, aujourd'hui on en achète 1,6 milliard d'euros par an.
01:031,6 milliard, c'est 600 millions de plus qu'il y a 20 ans.
01:08Vous imaginez, si vous le mettez en pourcentage, ça fait 60%.
01:12Alors si vous le regardez à l'année, ça ne fait pas beaucoup mais sur 20 ans, vous voyez qu
01:16'on a changé nos habitudes de consommation.
01:18Alors accessoirement, on accepte de dépenser un peu plus pour ces glaces parce qu'elles sont un peu plus premium.
01:22Mais ça veut dire qu'on consacre une plus grande part de notre budget aux glaces.
01:26Vous citiez Sébastien, le cas du rosé.
01:29Désormais, quand vous additionnez les vins qui se boivent frais, il y a le rosé mais il y a aussi
01:33le blanc, ça fait presque 60% du vin qui est acheté.
01:38C'est soit du blanc, soit du rosé.
01:40Il y a une dizaine d'années, c'était moins de 50%.
01:43Ça veut dire que le blanc, le rosé grappille gentiment du terrain sur les vins rouges qui, évidemment, quand il
01:50fait chaud, ce n'est pas le produit qu'on a envie de consommer.
01:53On a plutôt envie de quelque chose de frais, de vin rosé ou de vin blanc.
01:56Et puis on achète aussi beaucoup plus d'eau, Olivier, j'imagine.
01:59Bien sûr.
02:00Alors l'eau, c'est le paradoxe de l'eau parce que quand on interroge les citoyens, tout le monde
02:04est d'accord pour dire qu'on veut moins de plastique, on veut faire la chasse au plastique.
02:09En réalité, chaque année, on achète entre 3 et 4% de plus d'eau en bouteille.
02:14Alors que dans l'absolu, celle qui est au robinet, elle est 10, 20, 100 fois moins chère.
02:19Elle est accessible facilement.
02:20Mais non, on veut de l'eau en bouteille.
02:22La star de tous les produits vendus dans un hyper, c'est-à-dire celui qui passe le plus souvent
02:27en caisse, c'est une marque d'eau.
02:29Elle est bien connue, elle s'appelle Crystalline.
02:30Il y a 2 milliards de bouteilles d'eau désormais Crystalline.
02:34Et je parle uniquement de la grande bouteille d'un litre et demi.
02:37Parce que si j'additionnais la petite bouteille, la moyenne bouteille, ça serait encore beaucoup plus.
02:41Donc, ça veut dire qu'en réalité, là, on a transformé aussi notre façon de consommer,
02:45y compris en faisant l'inverse de ce que l'on dit vouloir faire par rapport au plastique.
02:50Quand il fait chaud, on boit.
02:52Et quand on boit, on boit de l'eau, évidemment.
02:53C'est plutôt une bonne nouvelle pour la santé.
02:55Ça, c'est pour ce qu'on met de plus en plus dans nos caddies.
02:57Mais j'imagine qu'il y a certains produits auxquels on a renoncé.
03:01Tous les produits qui se mangent chauds.
03:03Regardez, par exemple, le rayon des plats cuisinés, notamment des plats cuisinés en boîte.
03:07Là où vous trouvez le cassoulet, là où vous trouvez la choucroute, là où vous trouvez le petit salé aux
03:11lentilles.
03:12Alors, j'imagine même que de vous citer ces noms-là de recettes, même si c'est très très bon.
03:15Mais quand on sait qu'il va faire 30, 35 ou 40 degrés, comme vous l'avez dit dehors aujourd
03:20'hui,
03:20bien évidemment, ça ne fait pas très envie.
03:22Et comme désormais, il fait chaud de plus en plus souvent dans l'année,
03:25ça veut dire que les occasions de consommer ce genre de plats se rarifient aussi.
03:29Parce que même en mai, quand il fait 35 ou quand il faisait 40, comme on l'a vu,
03:34le cassoulet, la choucroute ou le petit salé, ça ne vous fait pas envie et c'est normal.
03:39On est capable de dire que ces changements de consommation,
03:43c'est lié directement au réchauffement climatique ?
03:45Ou est-ce que c'est plutôt une combinaison de facteurs, au fond ?
03:48Rien n'est jamais monofactoriel.
03:51Ça veut dire qu'il n'y a jamais une seule explication.
03:53Mais ce qui est sûr, c'est que ce changement climatique,
03:56parce que la température autour de nous modifie notre consommation,
03:59ce changement climatique, il a un effet dans les rayons.
04:02D'ailleurs, juste pour terminer là-dessus,
04:04regardez comment se sont agrandis dans le temps les rayons frais des supermarchés
04:09comparés aux rayons conserves, par exemple.
04:11Ça dit quelque chose du fait que désormais,
04:13on veut manger des choses plutôt plus fraîches que trop chaudes.
04:15Merci infiniment, Olivier Dauvert, de nous avoir fait l'amitié
04:18d'être ce matin avec nous sur RTL
04:22pour nous expliquer tous ces changements de tendance.
04:25Merci beaucoup.
04:27RTL Matin
04:29Sébastien Rouxel
04:30Et on va maintenant prendre la direction des Landes,
04:32puisqu'un nouvel incendie fait rage depuis hier.
04:34Un incendie qui a déjà ravagé 1100 hectares de végétation.
04:39Bonjour, Gilles Clavreuil.
04:41Oui, bonjour.
04:42Préfet des Landes, merci d'être avec nous ce matin sur RTL.
04:45Est-ce que le feu continue de progresser ce matin ?
04:48Alors non, pas de progression depuis environ 2-3 heures du matin.
04:51Mais comme souvent, c'est le moment où les feux sont un peu moins virulents
04:55parce que l'hygrométrie remonte et les températures baissent.
04:58Donc maintenant, on a un niveau d'engagement très important.
05:02Les effectifs de sapeurs-pompiers ont été renforcés par beaucoup d'apports de moyens nationaux.
05:06On est à 500 sapeurs-pompiers engagés sur le terrain.
05:09Les rotations aériennes vont reprendre pour traiter les points chauds.
05:15Et on a une évolution météo qui ne sera pas favorable pendant la journée
05:21puisque les températures vont monter jusqu'à 36.
05:23Alors c'est déjà moins qu'hier où on a atteint les 40.
05:26Mais enfin, ça reste quand même très élevé.
05:28Donc on s'attend à ce que l'intensité du feu reprenne en début d'après-midi.
05:33Ça, c'est le scénario, j'allais dire, malheureusement habituel désormais.
05:38Pour autant, l'évolution météo est plus favorable à partir demain.
05:41Les températures annoncées sont en baisse sensible.
05:44Et puis surtout, mais ça c'est pour plus tard, on nous annonce de la pluie.
05:47On n'en est pas encore là.
05:47Donc d'ici là, forte mobilisation pour traiter les zones de feu.
05:51Je dis les zones parce que ce qui s'est passé en fait, c'est qu'en début de nuit,
05:54on a eu une saute très importante au sud-est de la zone initiale
05:58et qui a occasionné une deuxième zone de feu d'environ 200 hectares.
06:02Et ça, vous avez peur que ça recommence, des sautes de feu comme celles que vous avez pu avoir ?
06:06C'est le risque, quand un feu est très intense.
06:08Donc hier, on en a eu plusieurs.
06:10Certaines ont pu être traitées rapidement et donc n'ont pas occasionné de nouveaux fronts.
06:15Là, il y a eu plusieurs sautes de feu qui ont fini par se réunir
06:18et par former cette fameuse zone de 200 hectares dont je vous parlais à l'instant.
06:21Tout à l'heure, on entendait dans le journal de 8h un habitant de Luglon
06:24qui disait que les flammes étaient à 100 mètres des maisons.
06:27Il y a des habitations qui sont à l'heure actuelle menacées ?
06:30Qui sont à proximité, oui, très près des flammes.
06:32C'est ce qui justifie rétrospectivement l'ordre d'évacuation.
06:38Pour le moment, il n'y a aucun bâtiment atteint.
06:42Et évidemment, c'est les zones qu'on traite en priorité.
06:45Le plus important a été fait, c'est-à-dire la mise en sécurité des personnes,
06:49les 525 personnes évacuées.
06:51Et puis là, maintenant, les pompiers sont concentrés à la fois sur limiter la progression du feu
06:58et le juguler et puis empêcher qu'ils ne gagnent en particulier les zones d'habitation.
07:03Combien de personnes évacuées pour l'instant ?
07:05525.
07:06525 et qui ont été réparties où, très précisément ?
07:10Prises pour l'essentiel en compte sur la commune de Sabre, au nord de Luglon,
07:20avec des capacités d'accueil qui ne sont pas encore saturées.
07:22On a encore la possibilité d'accueillir des gens si besoin était.
07:28Donc pour le moment, pas de difficulté de capacité.
07:31Puis il y a des gens qui, évidemment, ont pu aussi, dans certains cas,
07:34avoir recours à une solution personnelle, familiale ou amicale.
07:36D'autres évacuations sont prévues, là, dans les toutes prochaines heures ?
07:39Non, pas pour le moment.
07:41Ce qu'on surveille, puisque Luglon est évacué,
07:43c'est éventuellement sur la commune de Garin, au sud-est.
07:47Donc il y a quelques habitations pour une vingtaine de personnes environ
07:50qui ont dû être évacuées.
07:51Là aussi, par précaution, les flammes ne sont pas à immédiat de proximité.
07:57Mais enfin, ce sera bien sûr la fin de la journée.
08:01Monsieur le préfet, préfet Deslandes, je le rappelle pour les auditeurs
08:04qui nous rejoignent à l'instant, on a appris que cet incendie
08:07c'était en fait une reprise d'un feu du mois de juin dernier, c'est ça ?
08:11Alors pour l'instant, je ne confirme pas sur les causes.
08:14On ne sait pas ce sur quoi on est concentré dans l'immédiat.
08:17Bien évidemment, on essaiera d'établir ça plus précisément.
08:20Oui, c'est une zone de feu, ça a été une zone de feu,
08:23mais il faut savoir qu'on a eu des dizaines, pour ne pas dire des centaines
08:27de départs de feu depuis les deux derniers mois.
08:31Oui, ça se compte plutôt en centaines.
08:34Donc cette zone-là en faisait partie, en effet.
08:36Alors, est-ce que c'est une reprise ?
08:38Il semblerait que les feux du mois de juin dont on parle
08:41n'aient pas eu lieu exactement à cet endroit-là.
08:43Cela dit, il peut arriver qu'il y ait une propagation souterraine
08:46qui n'ait pas été vue, parce que c'est une des caractéristiques
08:51des feux dans le massif landais, de pouvoir se répandre en subsurface.
08:55Là, à ce stade, moi, je n'ai pas d'éléments qui me permettent
08:57de vous donner une réponse claire.
08:59Cela intervient après le grand feu de Biscarros, fin juillet,
09:04qui a ravagé plus de 3700 hectares.
09:06J'imagine qu'il y a toujours des pompiers qui sont mobilisés sur ce feu.
09:09Est-ce que c'est compliqué de gérer tout cela à la fois ?
09:12Non, honnêtement, cela ne nous pose pas de difficultés.
09:14Il y a une surveillance qui s'exerce.
09:16Le feu de Biscarros est sous surveillance.
09:19Il est maîtrisé depuis maintenant quasiment deux semaines.
09:24Depuis deux semaines.
09:25Donc, il y a une vigilance, oui, mais qui se fait également
09:28avec l'appui de la DSCI, avec la police municipale, etc.
09:33Donc, ce n'est pas trop consommateur d'effectifs.
09:36Donc, ça, on arrive à gérer.
09:37Merci infiniment, Gilles Clavreuil.
09:39Je sais que votre temps est précieux en ce moment.
09:41Merci d'avoir été avec nous ce matin sur RTL.
09:45Merci.
09:45Merci.
09:45Merci.
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