00:00Alors, le résultat des vendanges, je n'ai pas l'habitude de vendre la peau de l'ours avant de
00:03l'avoir tuée,
00:04vous savez, elle démarre à peine dans bon nombre de vignons français,
00:06donc on a encore cinq à six semaines devant nous.
00:08Ce qu'on peut dire, par contre, c'est que la bonne nouvelle, c'est que qualitativement,
00:11l'année culturelle qui vient de s'achever nous présage un très beau millésime,
00:16parce que justement, peu de pression de maladie, peu d'humidité, donc peu de champignons.
00:21Après, volumiquement, c'est là où les choses vont se compliquer.
00:23Vous savez, notre secteur a déjà vécu depuis cinq ans des crises multifactorielles
00:26qui se sont additionnées, superposées, géopolitique, bien évidemment, Covid et donc sanitaire,
00:33les tensions commerciales, les guerres au Moyen-Orient qui font peser des charges très importantes,
00:37et on se trouve confronté à la récurrence des différents aléas climatiques.
00:40On parle aujourd'hui de sécheresse, mais on pourrait parler de gel et de grêle.
00:43Il n'y a plus un territoire français, il n'y a plus un vignole français
00:46qui est épargné par l'ensemble de ces aléas récurrents,
00:49et donc il nous faut anticiper et remodifier notre capacité à anticiper ces soubresauts du climat,
00:56parce que c'est ce qui, aujourd'hui, fera tenir ou pas notre performance économique.
00:59Je veux juste dire que notre ambition, aujourd'hui,
01:02c'est de considérer que l'État ne peut plus être en permanence un pompier pétuel
01:06face aux conséquences du climat.
01:08L'État doit être très clairement, aujourd'hui, un bâtisseur, un État stratège,
01:12et donc il faut changer de paradigme, aider à la prévention face aux risques climatiques,
01:16et non plus à la compensation des pertes.
01:19Je veux juste dire que nous avons la chance d'avoir un secteur en France
01:22qui continue à être performant à l'export, puisque la viticulture,
01:26c'est la deuxième ou la troisième source de la balance commerciale française,
01:29derrière l'aéronautique et le luxe.
01:31C'est 500 000 emplois au cœur des territoires,
01:33et aujourd'hui, si nous ne réagissons pas en anticipant et en modifiant
01:37notre capacité à nous prévenir,
01:39eh bien c'est un pan entier de la performance économique,
01:41de l'aménagement du territoire, de l'emploi et de l'économie française
01:45qui va globalement devoir être revu dans son périmètre et donc dans son efficacité.
01:50Merci.
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