00:00On est les cibles privilégiées des terroristes, on est les cibles privilégiées des délinquants.
00:05Parce qu'en fait, on a laissé faire et il y a une impunité qui a été créée par l
00:09'État depuis des années.
00:10C'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'entends ce que dit le procureur dans votre reportage,
00:16mais il faut bien distinguer, pour que les gens comprennent, l'action publique que représente le procureur
00:21et le juste d'instruction, qui là représente un peu plus l'indépendance de la justice
00:26et qui lui va prendre la décision s'il met le gars en prison ou pas.
00:30Et je sais que M. Darmanin, notre ancien ministre, il a mis en place des outils répressifs par rapport aux
00:38mortiers,
00:38mais dans la finalité des finalités, il y en a de plus en plus.
00:42Et comme l'a dit le général juste avant, c'est des attaques aux mortiers de commissariat,
00:50des attaques de force de l'ordre, des tirs aux mortiers dans certains quartiers.
00:53C'est tous les jours, en tout cas en Ile-de-France, c'est absolument tous les jours
00:56et c'est sur tous les départements.
00:59Tant qu'il n'y aura pas une volonté de lutter contre ça, en fait, on n'y arrivera pas.
01:05Vous avez vu Paris Saint-Germain, mes collègues qui se sont fait attaquer
01:11le soir de la victoire de la finale de la Ligue des Champions entre Ocadéro.
01:14Vous avez vu les vidéos, vous avez vu les photos.
01:18Maintenant, ils nous attaquent avec des bombes agricoles.
01:22Parce qu'ils savent que la conséquence, elle sera peut-être,
01:26ils ont de grandes chances que la conséquence, elle soit moindre.
01:29Et j'ai des collègues, en fait, qui étaient obligés de se réfugier derrière un conteneur à verre,
01:35parce qu'en fait, ils se sont retrouvés contre 1000 personnes, monsieur.
01:381000 personnes.
01:39Je suis passé au 3D à ce moment-là.
01:41Ça veut dire qu'il y avait 1000 personnes qui détestent les policiers ?
01:45Moi, je n'y crois pas.
01:46Je pense que ces gens-là, en fait, on les a éduqués comme ça,
01:49parce que l'État a créé l'impunité et qu'on n'est pas assez soutenus.
01:53C'est ce que vous disiez tout à l'heure.
01:55D'où ma question, est-ce que ce n'est pas déjà trop tard ?
01:56Et pour le coup, je n'étais pas trop d'accord avec vous sur le fait que 2027,
02:00alors moi, je ne fais pas de politique, je ne dirais pas pour qui,
02:02surtout pas mon syndicat dira pour qui voter.
02:05Mais je pense que, si, il y a déjà une chose, en fait,
02:07parce qu'il y a une chose qui ne coûte pas cher.
02:09Et au niveau budget, et que tout le monde peut avoir les couilles.
02:15Excusez-moi le terme.
02:16Les couilles, les cojones de l'utiliser, c'est le soutien, en fait.
02:21C'est le soutien des policiers.
02:23Et je vais vous répondre, c'est pourquoi je n'y crois pas.
02:26C'est précisément pourquoi je n'y crois pas.
02:28C'est parce que je crains qu'aujourd'hui, la France soit un pays en état de soumission.
02:33Voilà.
02:33Même par rapport aux autres pays européens.
02:35Donc, je vous réponds tout à fait directement.
02:36Et donc, ma question, est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard, Joseph ?
02:41Non, mais quand je vous entends les uns et les autres...
02:43Non, mais...
02:45Pardon, excusez-moi.
02:47Pardon, Joseph.
02:48Réfléchissez à ma question, Joseph.
02:50Les mortiers, c'est un très bon exemple de l'inadaptation de la réponse de l'autorité politique.
02:56Qu'est-ce qu'on a fait ?
02:58On a introduit dans le code de procédure pénale la criminalisation.
03:04Enfin, on a fait un délit du fait d'acheter ou de détenir des mortiers.
03:08On a rajouté un article, on a créé un article mortier, mortier d'artifice.
03:13Je pense que la prochaine étape, c'est de créer un article bombe agricole, puisque maintenant, la violence à la
03:22mode, si je veux dire.
03:23Il s'adapte plus vite.
03:24Voilà.
03:25Donc, c'est-à-dire qu'on alourdit, puisqu'on rajoute un article, on alourdit encore la procédure.
03:32On la spécialise d'autant plus, mais on s'intéresse à l'outil et pas du tout à celui qui
03:37le tient.
03:38Qu'est-ce qui compte ? Que ce soit une bombe abricole ou un mortier, c'est celui qui manipule
03:43l'engin.
03:43Alors, j'ai le retour de Général Bertrand Cavalier, qui lève la main, comme à l'école.
03:48Lui, il respecte les règles, le Général Bertrand Cavalier.
03:50Il demande la parole.
03:51Et je vous la donne, Général Bertrand Cavalier, volontiers, évidemment.
03:55J'ai été éduqué dans les écoles militaires comme telles.
03:57Mais c'est bien pour ça que je le souligne.
04:00Pour ce phénomène, moi, ce qui me paraît quand même préoccupant, c'est qu'il est maintenant culturel.
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