00:00A deux chiffres, il y a encore 4 ans, aujourd'hui nous avons une impression d'environ 5% malgré
00:09tout ce qui se passe au Moyen-Orient.
00:12Et nous pensons qu'il va y avoir un refus au cours des prochains mois.
00:17Au niveau des réserves de change, il y a un de vos collègues qui s'appelle Moniuma qui m'appelait
00:22tout le temps avant,
00:23quand on avait un mois de réserve de change.
00:25Monsieur le Gouverneur, pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Là nous sommes passés à 4-5 mois, il n'en fait plus,
00:30parce que ça s'améliore beaucoup.
00:33Donc c'est tout ça qui a fait qu'une agence comme Standard & Poor's, eux, vous ne pouvez pas
00:40leur donner de l'argent pour qu'ils nous disent que ça va bien.
00:43Ils nous ont accordé la note inocurale, c'était jamais fait noter, de B+, avec Outlook stable.
00:526 mois après, les mêmes ils reviennent, ils regardent nos paramètres, et ils disent voilà, c'est ce qu'il
00:56ne faut pas améliorer.
00:58Nous allons passer à un peu positif, c'est-à-dire que la prochaine revue, si ça continue à s
01:01'améliorer, nous allons avoir une note supplémentaire.
01:05Donc il faut être content par rapport à ça, et moi je me vois dans Konaki, il y a des
01:09chantiers partout.
01:10Aller dans les bars, enfin, je ne veux pas, aller dans les restaurants, il y a de l'activité, il
01:22y a de l'activité.
01:24Et tous les étrangers qui viennent, tous les étrangers qui viennent me voir, ils nous disent qu'il y a
01:30une dynamique en vie.
01:31Tous les étrangers qui viennent, honnêtement, ils sont venus il y a 4-5 ans, et aujourd'hui ça n
01:36'a rien à voir.
01:37C'est vraiment en train d'évoluer. Effectivement, il ne faut pas qu'on doute le contenu localisé.
01:42C'est très important que la ministre a m'épargne. Nous avons une loi, et il faut absolument que l
01:47'on respecte cela.
01:48Donc pour répondre à votre question, ce n'est pas parce que tout est ouvert qu'on ne doit pas
01:56aller avec le communautaire international.
01:58Je vous donne juste une image, ce n'est pas parce que vous êtes en bonne santé que vous ne
02:03devez pas aller voir votre médecin.
02:05Si vous n'allez voir votre médecin que quand vous êtes vraiment là, ça a de compliqué de vous soigner.
02:10Donc moi, régulièrement, je ne vais pas mon médecin, même si je suis en bonne santé.
02:13Donc par rapport à l'écho, effectivement, la Guinée, par la voix du président, a décidé de rester au niveau
02:20du Front Guinée.
02:22Et très sincèrement, je pense que c'est une très bonne décision que le président a fait. Pourquoi ?
02:28Parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas cette volonté politique.
02:33Tout le monde dit qu'on va aller à l'écho en 2019.
02:36Mais en gros, personne n'a que ça n'y a rien.
02:39Donc il y avait les critères de convergence.
02:42Quels sont les pays aujourd'hui qui respectent tous les critères de convergence de la monnaie unique, de la Côte
02:49d'Ouest ?
02:49Il n'y a qu'un pays, c'est le Bénin.
02:53Nous, la Guinée, on respecte les trois premiers critères, sauf le dévisite,
03:00mais qui personne ne respecte entièrement.
03:04Le troisième point, c'est qu'il faut un mécanisme de transfert entre les États qui ont des déficits et
03:16ceux qui ont des décédents.
03:18Si vous avez la même monnaie et que vous n'avez pas ces transferts-là, ça va être très compliqué.
03:23Rappelez-vous ce qui s'est passé, l'épisode grec, lorsque les Allemands n'ont pas voulu aider les Grecs,
03:28avec ce que ça posait comme incertitude sur l'euro.
03:34Et le dernier point, à mes yeux, le plus important,
03:39quel est l'instrument que nous avons pour pouvoir gérer cette monnaie unique ?
03:43C'est la Banque Centrale.
03:45Aujourd'hui, vous avez une Guinée qui détient à 100% sa Banque Centrale.
03:49Vous allez d'accord ?
03:50Demain, vous allez nous mettre en place une Banque Centrale fédérale.
03:56Donc, il y a trois paramètres qu'on utilise pour déterminer la part de chaque État dans cette Banque Centrale
04:03-là.
04:05On regarde, par exemple, un B comme le Nigeria.
04:09Population du Nigeria, 240 millions d'habitants.
04:14Population de la CDAO, 460 millions d'habitants.
04:17Donc, le Nigeria lui seul, il fait déjà plus de 50% de la population de la CDAO.
04:22Vous regardez le PIB.
04:26Le Nigeria lui seul, il pèse pour près de 63% du PIB de la CDAO.
04:35Vous regardez les réserves de change.
04:38Les réserves de change du Nigeria, c'est 50 milliards.
04:41Les réserves de change totales des pays de la CDAO, c'est 110 milliards.
04:45Donc, quels que soient les points de relation que vous allez mettre sur le PIB,
04:50la population ou les réserves,
04:53vous allez avoir une Banque Centrale qui, à minima, sera contrôlée par le Nigeria
05:00à au sein de 60%.
05:01À minima.
05:03La part de la guillotine là-dedans,
05:05je ne suis même pas sûr qu'on aura 5% du capital de cette Banque Centrale-là.
05:10Donc, pourquoi quitter une Banque Centrale où il y a 100% ?
05:13Voilà une Banque Centrale où il y a 100%.
05:15Donc, honnêtement, je pense que le président a eu raison.
05:19Ça n'empêche qu'on va continuer à réfléchir avec eux
05:21pour voir comment est-ce qu'on va aller vers une monnaie commune,
05:24pas unique, une monnaie commune.
05:27Mais, en état actuel,
05:30c'est la meilleure décision que le président a.
05:33Merci.
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