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  • il y a 6 minutes
«Selon la région, une plainte pour viol est traitée comme une plainte pour vol», a  dénoncé François-Xavier Kozan, avocat, dans Midi News WE.

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Transcription
00:00La réalité, en fait, et c'est pour ça que j'insiste toujours dès que l'occasion m'en est
00:04donnée,
00:05sur le fait qu'il n'y a pas de process dédié et national.
00:08Pourquoi je vous dis ça ?
00:10Parce qu'en réalité, la prise en charge va changer en fonction de la juridiction.
00:16C'est-à-dire que ce qui se passe à Toulon, à Marseille, à Grasse,
00:19n'est pas forcément la même chose que ce qui se passe à Paris, à Brest ou à Strasbourg.
00:24En réalité, j'ai toujours dit qu'il s'agissait d'une rencontre.
00:28Parce que j'ai connu, et je suis très objectif, des fonctionnaires de police,
00:33des gendarmes qui étaient terriblement investis.
00:35Et je rejoins Mme Sedki sur un point.
00:37J'ai connu aussi des policiers qui sont papa, qui sont maman,
00:41et qui, faute de pouvoir obtenir l'aménagement d'une pièce dédiée pour recueillir la parole de l'enfant,
00:47parfois achètent des jouets pour essayer de créer un espace un peu plus chaleureux.
00:53Ça, c'est une réalité.
00:54À partir du moment où la plainte est prise et que les premières investigations sont faites,
01:00la police va alerter le parquet, le traitement en temps réel, le procureur de permanence,
01:05pour lui dire qu'on a cette plainte, cette situation,
01:08et a priori, il est nécessaire de la prendre en considération rapidement.
01:12Le problème, c'est qu'une fois que l'information est transmise,
01:15et même que le dossier est transmis au procureur pour exploitation,
01:21et suite à données, pour reprendre les termes officiels,
01:25la police ou les gendarmes perdent la main sur le dossier.
01:28Et ils n'ont pas la possibilité de dire
01:31« Mais nous, on garde le dossier pour continuer ce qu'on a commencé ».
01:34La vérité, je vais vous dire ce que c'est,
01:36c'est qu'aujourd'hui, le risque que vous prenez,
01:39c'est que selon la région, selon le département,
01:41vous êtes dans une situation où une plainte pour vol,
01:45y compris de paillassons, pour faire le lien avec ce que Mme Settik disait,
01:49est traitée comme une plainte pour viol, ou plutôt l'inverse.
01:53Une plainte pour viol est traitée comme une plainte pour vol.
01:56Donc quelle mesure, en quelques secondes,
02:00quelle mesure est-ce qu'il faudrait prendre immédiatement
02:02pour être sûr qu'aucune plainte concernant un enfant,
02:06aujourd'hui, ne soit prise à la légère ?
02:08Ma théorie est très simple.
02:10Il faut mettre en place un process qui se déclenche immédiatement,
02:14c'est-à-dire que dès qu'une plainte est déposée,
02:17et qui concerne un enfant,
02:19à partir du moment où le recueil de la parole de l'enfant
02:23a permis d'asseoir un minimum de sincérité et d'authenticité,
02:27il faut déclencher tout un process,
02:30être en lien permanent avec le parquet,
02:32et que les services d'enquête et du parquet
02:35travaillent concomitamment, immédiatement, main dans la main,
02:39pour assurer un suivi qui ne va pas être rompu
02:42par la transmission pure et simple des premiers actes d'enquête.
02:46Sous-titrage Société Radio-Canada
02:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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