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  • il y a 17 heures
Moselle Info Été du jeudi 06 août 2026

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Transcription
00:01Générique
00:09Quatre jours après le spectaculaire incendie qui a ravagé l'entrepôt de Safe Suez sur la zone industrielle de Gandrange,
00:16l'enquête administrative se poursuit.
00:18Les agents de l'ADREAL se sont rendus sur place dès lundi pour comprendre les circonstances du sinistre et encadrer
00:24la gestion de l'après-crise.
00:25Premier constat, le réseau d'eau alimentant le système de protection incendie était en maintenance depuis la veille.
00:31Il apparaît que l'eau n'arrivait pas par le système de sécurité incendie traditionnel.
00:39Il y avait, semble-t-il, une maintenance qui était organisée.
00:42L'entreprise avait pris des mesures dites compensatoires pour le faire, qui malheureusement n'ont pas été opérantes.
00:50Le réservoir d'eau étant collé au bâtiment qui a pris feu, ce qui a empêché les pompiers d'y
00:55accéder.
00:56En parallèle, un arrêté préfectoral fixe désormais les conditions de la phase post-incendie.
01:01A l'égard de l'entreprise, les préconisations visent d'une part à sécuriser le site,
01:07d'autre part à faire l'inventaire de ce qui est encore sur le site pour mettre en sécurité tout
01:12cela,
01:12et enfin à gérer la suite.
01:14Gérer la suite, c'est notamment faire des analyses de l'air, de l'eau, des sols,
01:20pour s'assurer de l'absence de pollution ou en cas de pollution, prendre les bonnes mesures.
01:27Autre mesure de précaution, les cinq autres entreprises installées sur cette plateforme,
01:31qui partagent un système de protection incendie similaire,
01:34ont été invitées à vérifier immédiatement leur installation.
01:37L'enquête suit son cours afin de déterminer les causes de l'incendie.
01:48A Gandrange, le feu est éteint, mais les questions, elles, sont toujours là.
01:54Plusieurs recommandations ont été faites par la préfecture,
01:57mais du côté des habitants, la sérénité règne.
02:00A priori, par principe de précaution, les quelques légumes du jardin,
02:06on les lave de toute façon et ce qu'il faut être épluché sera épluché.
02:12Mais bon, a priori, je ne pense pas qu'on ait été réellement impactés,
02:15puisqu'on n'a pas eu de cendres, ni de poussières, ni quoi que ce soit d'idées habituelles.
02:19Parce que c'est fait, c'est passé, on n'en parle plus.
02:21De toute façon, quand ça a explosé, on était dehors.
02:23Alors s'il y avait quelque chose à prendre, on l'a déjà pris.
02:26Pas d'alerte sanitaire, mais des gestes simples à respecter.
02:30A Gandrange, la mairie relaie les consignes, tout en restant rassurante.
02:34On avait fruits et légumes, mais comme ils l'ont fait habituellement pour les légumes achetés.
02:44D'être vigilant concernant des odeurs suspectes qu'ils pourraient repérer.
02:49Jusqu'à présent, ça n'a pas été le cas.
02:52Et pas plus...
02:54Enfin si, de nous signaler éventuellement des malaises, des maux de tête, des choses comme ça.
02:58Mais on n'a pas eu du tout ce genre de problème-là.
03:01Des précautions loin d'être inquiétantes.
03:03Et si la situation est aujourd'hui sous contrôle, cet incendie rappelle l'importance d'être prêt.
03:09La commune venait justement de mettre à jour son plan communal de sauvegarde à propos des incendies industriels.
03:22Depuis plusieurs semaines, les agriculteurs font face à un été hors normes.
03:27Canicule, sécheresse, restrictions d'eau.
03:29En Moselle, l'ouest du département est désormais placé en alerte renforcée sécheresse.
03:34Sur le terrain, les conséquences sont déjà bien visibles.
03:37Les prairies sont brûlées.
03:39Les cultures souffrent.
03:40Et les agriculteurs s'inquiètent de la situation.
03:43La situation, elle est quand même assez compliquée.
03:45Et c'est vrai qu'elle n'est pas compliquée dans le sens où ce n'est pas la première
03:49canicule.
03:49Mais c'est le nombre de canicules successives qui font que cette année est un peu atypique.
03:55C'est un bouleversement, ça c'est clair, dans nos pratiques.
03:58C'est des adaptations qu'il faut qu'on trouve.
04:02Accélérer un peu tout ce qu'on a déjà un peu imaginé en termes d'adaptation au changement climatique.
04:07Parce que là, on est complètement dedans.
04:09On sait qu'on va le vivre, qu'on le vit ponctuellement.
04:12Et le problème, c'est que là, c'est de façon successive.
04:17Donc, ce qui fait qu'il va falloir rapidement trouver des solutions.
04:20Face à cette crise, l'État annonce renforcer son dispositif.
04:24Une cellule nationale sécheresse a été activée par le ministère de l'Agriculture
04:28afin de suivre quotidiennement l'évolution de la situation.
04:32Je pense que c'est une bonne chose.
04:33La cellule nationale sécheresse, elle va être déclinée en cellule départementale
04:40avec une personne référente.
04:42Donc ça, c'est plutôt bien.
04:44Et elle va rassembler la profession agricole.
04:47Donc ça, c'est aussi très très bien.
04:48Et il va falloir qu'ensemble, on mette sur la table
04:51tous les petits brins de solutions que chacun a un petit peu travaillé de son côté
04:55pour écrire une feuille de route.
04:56Tout ça, ça a des conséquences économiques.
04:58Et derrière, il va falloir qu'on fasse face...
05:01Ça, c'est la première priorité, c'est de faire face aux conséquences économiques.
05:05Objectif, dresser un état des lieux précis
05:07et proposer rapidement des solutions adaptées aux réalités du terrain.
05:18C'est agréable d'entendre un réveil qui sonne et qui n'est pas d'une violence.
05:24Être réveillé clean et être réveillé défoncé, c'est pas la même perception.
05:27Le réveil fait pas la même...
05:28C'est pas le même nombre de décibels, c'est pas la même agression.
05:32Mathieu a 46 ans.
05:33Il commence à consommer des drogues dès 14 ans.
05:374 ans plus tard, il découvre l'héroïne.
05:40C'est cette substance qui lui fait prendre conscience de son addiction.
05:43Que très vite, je consommais plus vite, plus fort.
05:48Alors je me rendais absolument pas compte.
05:49Moi, j'ai mis des années avant de me rendre compte que j'avais un problème d'addiction.
05:53Mais finalement, avec le recul, j'ai pu me rendre compte que ma consommation était problématique quasiment depuis le début.
05:59En tout cas, il y avait des signes depuis le début d'un comportement addictif.
06:04Abstinent depuis 2019, Mathieu est parvenu à sortir de la dépendance.
06:08Un parcours que partage Alexandra.
06:11Après avoir testé différentes drogues, durant sa vingtaine, elle découvre ce qui deviendra son produit de choix.
06:17Moi, j'étais consommatrice d'héroïne, injectrice.
06:21Donc très, très vite, j'ai perdu la maîtrise.
06:25J'étais dans une addiction assez forte.
06:27Médicaments, suivi psychologique, cure de désintoxication.
06:31Alexandra multipliait les tentatives pour arrêter.
06:34J'ai quand même consommé pendant plus de 25 ans, avec à chaque fois des tentatives d'arrêt.
06:42J'ai pu être effectivement émarginalisée à un moment.
06:47Après, j'ai essayé de me réinsérer.
06:48J'ai essayé de trouver la solution, que ce soit en refaisant ma vie, en ayant des enfants.
06:55Mais à chaque fois, elle était là.
06:56Puis, un soir de 2017, au plus bas, elle tombe sur une affiche des narcotiques anonymes.
07:02Dans la médecine, la religion ou la psychiatrie.
07:05Aucune de ces méthodes n'a été suffisante.
07:08Notre maladie a toujours refait surface ou continué de progresser jusqu'au moment où, en désespoir de cause,
07:13nous avons recherché l'aide d'autres dépendants dans le narcotique anonyme.
07:15Elle décide d'assister à une réunion, sans imaginer que ça allait changer sa vie.
07:20Elle m'a proposé d'essayer de tout arrêter, juste pour une journée, juste pour aujourd'hui.
07:25Tout en étant soutenue, accompagnée, avec des partages d'expériences, des partages de solutions,
07:32parce que les gens avaient traversé ça.
07:34Et donc, pour moi, c'était les meilleurs médiateurs, en fait, pour m'accompagner et me soutenir.
07:44Si Mathieu et Alexandra ont basculé très jeunes dans l'addiction, celle-ci peut toucher n'importe qui,
07:50à n'importe quel âge et dans n'importe quel milieu.
07:53C'est une maladie neurophysiologique avec, effectivement, cet aspect de recherche des effets
08:02qui viennent compenser soit un mal-être psychologique dû à un contexte de vie,
08:08soit une problématique de fond, d'histoire de vie,
08:11certaines fois de traumatismes aussi vécus, d'autres fois aussi de maladies psychiatriques.
08:18La personne trouve ses moyens de compenser avec les produits.
08:22En France, le marché des drogues illicites représente près de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
08:28En 2023, la cocaïne a même dépassé le cannabis en termes de revenus générés par les trafics.
08:34L'une des principales explications, elle est aujourd'hui plus accessible que jamais.
08:38D'en avoir de manière plus rapide aussi avec les réseaux sociaux,
08:47avec cette possibilité même de les commander et de se les faire livrer.
08:52En Moselle, les services de l'État constatent une hausse des infractions liées aux stupéfiants.
08:56En 2025, le nombre de personnes mises en cause pour trafic a augmenté de 11%.
09:01Si vous ou un proche êtes confronté à une addiction,
09:04il est possible d'obtenir de l'aide en appelant le 0800 23 13 13.
09:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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