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  • il y a 2 jours
Ci Né Ma du mercredi 12 août 2026

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Transcription
00:07Bonjour, cette semaine dans les salles, on prend peur avec Underton.
00:11Une affaire turque est un thriller de son côté qui nous parle d'identité,
00:14puis on découvre l'aventure de jeunes cinéastes avec ce grand raccourci.
00:18Et une aube nouvelle nous emmène du côté du pays du soleil levant.
00:22Et bien sûr, plein d'autres sorties et même une sélection vidéo.
00:25C'est la version longue de l'émission.
00:35Bienvenue dans un nouvel épisode d'Underton,
00:37le podcast où on décortique tout ce qui fait flipper.
00:40Yvi Babich, je suis la sceptique de service.
00:42Et pour m'accompagner, mon co-animateur Justin Manuel.
00:45Tu vas adorer, j'ai un truc bien ouf pour toi.
00:48Il y avait dix fichiers audio en pièces jointes
00:50qui nous ont été envoyés depuis une adresse mail anonyme.
00:52Laisse-moi deviner.
00:54Un cas de possession diabolique.
00:56T'es prête ?
00:56C'est parti.
00:58Le cinéma d'horreur se porte très bien en ce moment.
01:00Backroom, Obsession, Evil Dead Burn,
01:03tous sont en haut du classement des entrées-salles.
01:05Et chacun doit trouver son concept pour vous faire frissonner sur votre fauteuil de cinéma.
01:10Underton ne fait pas défaut.
01:12Tout est décembre.
01:15J'aimais pas dans les noirs.
01:18Depuis le début de cette aventure, nous avons entendu des choses franchement tremblantes.
01:21T'es sérieux là ?
01:22Trembler, braves gens, à la vue de cette pépite sonore et visuelle
01:25qui laisse la part belle à l'imagination du spectateur.
01:28Un premier film signé de Yann Toison,
01:30remarqué depuis cet Underton par les studios,
01:33puisqu'il va signer le prochain opus de la saga Paranormal Activity.
01:41Une animatrice d'un podcast consacré aux phénomènes paranormaux
01:44retourne dans la maison de son enfance pour veiller sa mère mourante.
01:48Elle décide de passer dans son émission les enregistrements étranges qu'elle a reçus par mail.
01:53Après chaque diffusion, une menace se rapproche.
01:55Underton a été imaginé au départ comme une fiction radiophonique,
01:59mais le réalisateur a décidé d'en faire un film
02:01après qu'il se soit occupé de ses deux parents atteints d'un cancer en phase terminale.
02:06Le film a eu un effet cathartique sur lui.
02:08Je me suis dit que j'ai vu mon père
02:16transformé
02:17right before mon eyes
02:18into something
02:19that was
02:22very
02:24safe.
02:25Elle a été dépendant
02:27et c'était presque un reverser de roles.
02:30Et puis
02:31ça me fait
02:32à la exorciste
02:35et c'est ce qu'il y a un reverser de l'air
02:38avec la fille
02:40à la maison
02:41qui devient
02:42maintenant
02:44la
02:44la
02:44la
02:44et
02:44et
02:45et
02:45la
02:46la
02:46la
02:46l'un
02:46quand j'avais
02:51caregiving
02:52à ma mère
02:52et j'ai commencé à writing
02:53Undertone
02:55à
02:56à
02:56à
02:56à
02:56à
02:56à
02:56à
02:57à
02:57à
02:57à
02:57à
02:57à
02:57à
02:57à
02:57C'est parti.
02:583.4.1.
03:01...goes through this experience
03:03was really exciting to me.
03:06And the fact that it took place in one location
03:10and that the walls start closing in on you
03:13and you can't really escape being with her
03:16and almost going through it with her as she is,
03:20as an audience member,
03:21that's how I felt when I first read the script.
03:23So that was really exciting to me.
03:25I think the script as a whole really drew me in to the project.
03:30And then, you know, I'm always looking for different mediums
03:35to explore acting in,
03:37and I think just a chance of doing just a voice-only performance.
03:41But something that was still natural,
03:43wasn't like, you know, an AI voice or something,
03:46was really intriguing to me.
03:49Yeah, it felt like a fun challenge
03:52to try and make this character feel real
03:56and like he had a real connection with Evie, Nina's character.
04:03We're sitting down
04:04or Evie's sitting down
04:07just letting the things around her
04:12come creep to her shoulder
04:15or move across the ceiling
04:18with those pitter-patter of footsteps.
04:21and I just wanted to create that experience
04:24of sitting in that chair
04:27in that haunted house
04:29for every seat in that theater.
04:32So that's how I wrote it.
04:35Et comment les comédiens ont vécu
04:37l'expérience des audios
04:38que l'on entend dans le film?
04:41I think it was perfect
04:42because I just,
04:44I didn't expect it to be so realistic.
04:47I didn't expect it to be so raw.
04:49And I didn't expect the performances,
04:51I don't know what I expected.
04:53It's just such a high-level audiophile
04:58in terms of scaring people.
04:59Like if you just played someone
05:01those audiophiles at any moment,
05:03they're so, so scary
05:04that there's not much you have to do
05:07other than react
05:09to what it feels like
05:10to listen to them.
05:11Yeah, they really feel real as well.
05:13And just hearing from Ian today
05:15about how the process
05:16they went recording them
05:17is they were somewhat real.
05:20You know, they had them
05:22on an iPhone in the house.
05:23You know, you can hear the texture
05:25of their clothes brushing against it.
05:27All those things, I think.
05:33If you like to go out
05:35and that you're not claustrophobe,
05:37this film is for you.
05:39Otherwise, go to the speed of the sound.
05:47I'm happy to be here.
05:49It's good to meet you
05:49like before.
05:52I can ask you a service.
05:54It's a young man in the neighborhood.
05:55He's been agressed by a client.
05:56but, like, racist, you know.
05:58No, I want to pay.
05:59I can't make confidence
06:00to anyone else.
06:01Mathieu is an avocat
06:02of affairs who has all achieved.
06:03He progress professionally
06:05and the best of the time.
06:06But, for sure,
06:07because of his family,
06:07who is of origin turc
06:08and especially of the most ancient,
06:10it's more shared.
06:12What's up?
06:13What's up?
06:15I'm happy to be here.
06:16I'm happy to be here.
06:17I'm happy to be here.
06:18He's a service.
06:19that he's asking for you
06:20in the house.
06:20He's in a livreur of repas
06:21issue of his community
06:22of origin,
06:23malmened by an attaché
06:24political influent.
06:25Mais l'affaire va prendre
06:26des proportions inattendues.
06:28L'air, c'est le neveu
06:29de l'ancien ministre de l'Intérieur.
06:30Il est intouchable.
06:31Mais la victime a une preuve.
06:32Il est une vidéo.
06:33Une affaire turque
06:34est un thriller politique
06:35et social
06:35signé de Yuseyin Aydin Cursoy.
06:38J'ai vraiment voulu raconter
06:39une histoire qui part
06:40un peu de mon expérience personnelle.
06:41Je suis né en Turquie
06:43et je suis issu
06:44de l'immigration turque.
06:46Donc après,
06:46quand je suis devenu français,
06:49j'ai changé de prénom.
06:50J'ai longtemps travaillé
06:51dans l'informatique.
06:53Donc voilà,
06:54j'ai un peu navigué
06:55entre ces deux mondes,
06:56entre mes origines
06:57et un monde
06:58qui se construit professionnellement
07:00dans le monde de l'informatique.
07:02Et donc avec mon co-auteur
07:03Ludovic Duclari,
07:04on avait vraiment envie
07:05de raconter un personnage
07:07qui va traverser deux mondes
07:08et qui va essayer
07:10de trouver sa place.
07:11De la même façon
07:11qu'Yuseyin,
07:12moi aussi j'ai deux prénoms,
07:14même si je suis né en France.
07:15Et puis que j'ai juste
07:16mon père
07:17qui est d'origine,
07:19enfin qui est kurde,
07:20de Turquie.
07:21Et ma mère est d'origine,
07:23elle est française
07:23d'origine polonaise.
07:24Donc j'avais un rapport,
07:27encore un autre rapport culturel.
07:28Mais oui,
07:29en fait,
07:30moi j'ai beaucoup de,
07:31quand j'ai lu le scénario,
07:31j'avais beaucoup de similitudes
07:32avec le personnage.
07:34Cette histoire de prénom,
07:34j'ai deux prénoms,
07:35j'ai un prénom turc
07:36et un prénom français.
07:38J'étais,
07:42ce questionnement,
07:42parce que moi ça n'a pas été
07:43du tout une difficulté d'intégration
07:44puisque je suis né en France
07:45donc je suis français.
07:46Mais ce questionnement
07:47de quand on est avec les copains
07:49à l'école,
07:50je suis le turc
07:50et quand je suis en Turquie,
07:52je suis le français.
07:54Donc il y a beaucoup de choses
07:55qui résonnaient.
07:57Commence à faire tes cartons.
07:58Faut un bureau plus grand,
07:59quelque chose qui soit digne
08:00d'un associé.
08:01Il y a un monsieur à l'accueil
08:02qui insiste pour te voir.
08:04Moi j'ai réfléchi.
08:05Je vais porter plein de monde.
08:07Tu peux pas prendre une enveloppe
08:08et changer d'avis.
08:08Notre personnage,
08:10Mathieu,
08:10incarné par le comédien
08:11Lionel Erdogan,
08:12va devoir faire face
08:13à un tiraillement délicat.
08:14Ce qui était particulièrement
08:16important pour moi,
08:17c'était de mettre tout de suite
08:20le personnage face à un dilemme.
08:22C'est-à-dire que
08:23s'il convainc ce jeune
08:25de ne pas être dans cette quête
08:26de justice légitime,
08:27il va être promu.
08:30Et donc tout de suite,
08:31en posant ce dilemme-là,
08:33on pousse le personnage
08:34à faire un certain choix,
08:36un peu à choisir son camp.
08:39Et tout le film,
08:40c'est quel camp il va choisir
08:42et quelles vont être
08:42les conséquences de cela.
08:43Il y a des attentes
08:44issues de notre communauté
08:46et nos aspirations à nous.
08:49Et parfois,
08:49ça peut être en conflit.
08:51Donc tout le film
08:52et toutes les questions
08:53qu'on essaie de poser
08:54à travers ce film,
08:55c'est où est-ce que chacun
08:57se place face à ces questions.
08:58Est-ce que tu réalises
08:59l'ampleur de ta connerie ?
09:00T'as intérêt,
09:01règle le problème,
09:02sinon t'es mort.
09:03Le gars qui veut se faire passer
09:04pour un bon français.
09:05Ouais.
09:06T'as trahi ta communauté
09:07comme une merde.
09:07C'est vrai qu'avec ta petite gueule,
09:09le bon, tout ça peut aider.
09:10Sous fond de mécanique du thriller,
09:12le film met la question
09:13de l'identité au premier plan.
09:15Parfois, on me pose la question
09:16est-ce que t'es plus turc
09:17ou plus français ?
09:19Moi, j'aime répondre
09:21ni l'un ni l'autre.
09:22C'est-à-dire que
09:24pendant très longtemps,
09:25j'ai cherché une réponse
09:25à cette question
09:26et je me suis rendu compte
09:28en faisant un stage à Istanbul
09:31que je me sentais mieux en France,
09:34par exemple.
09:35Et donc, je pense que l'important,
09:36c'est de trouver l'endroit
09:37où on se sent bien.
09:39Indépendamment de nos identités multiples,
09:42c'est trouver l'endroit
09:43où on se sent bien
09:46et de vivre avec,
09:47sans peut-être trop se poser
09:49ces questions identitaires non plus.
09:50Je pense qu'on peut tout à fait
09:52être citoyen en France
09:55et tout en conservant nos spécificités,
10:00je suis convaincu
10:01que ça en fait une richesse.
10:03Moi, mon premier prénom
10:03me fait poser la question
10:04et mon nom de famille aussi
10:05me fait poser la question
10:06toujours d'où je viens
10:07et quel a été le chemin
10:11qui m'ont mené moi ici.
10:13Quel a été le chemin
10:15de mes ancêtres ?
10:16Donc, c'est important quand même
10:18de se poser ces questions-là
10:19et je pense que de toute façon,
10:21le monde avance,
10:23les générations avancent
10:24et on est en mouvement.
10:25Donc, en fait,
10:26cette question-là,
10:26elle est forcément tout le temps
10:27en mouvement par rapport
10:28à ce qu'on vit.
10:31Je te demande un truc,
10:31on ne peut pas compter sur toi.
10:32Moi, tu ne peux pas compter sur moi.
10:33C'est jamais assez bien
10:34pour cette famille.
10:35Si on prend l'exemple
10:36du personnage de Mathieu,
10:37par exemple,
10:38en effet,
10:39il a changé de prénom
10:40un peu comme je l'ai fait moi
10:42pour éviter de subir
10:43une certaine discrimination
10:44à l'embauche, etc.,
10:45qui est réelle
10:46et prégnante en France.
10:48Mais, par exemple,
10:49son mentor,
10:50Claude,
10:51qui est interprété
10:52par Charles Berling,
10:53il sait que
10:54Mathieu est d'origine turque.
10:55Donc,
10:56ce n'est pas forcément
10:57quelque chose
10:57dont il se cache.
10:58On ne sera jamais vraiment
10:59chez nous ici.
11:00Soit tu acceptes les règles,
11:03soit tu te fracasses
11:03contre le mur.
11:09Tu regardes au loin l'horizon.
11:11En fait,
11:11il faut qu'on sent
11:11que tu as vraiment
11:12un lourd secret.
11:12Tu as un énorme secret ?
11:14Non.
11:14Mais, me dis pas !
11:16Je m'appelle Louise,
11:17j'ai 23 ans,
11:18je suis conseillère funéraire
11:19et je participe
11:21au concours de Miss
11:22pour...
11:22Pourquoi ?
11:24Pour...
11:24Je ne sais pas pourquoi.
11:25Oui.
11:26Et pourtant,
11:26Louise n'a pas
11:27tous les prérequis
11:28pour ce concours de Miss.
11:29Déjà la taille,
11:30il faut un peu
11:31d'ingéniosité
11:32pour le cacher.
11:32Je ne comprends pas,
11:33c'est pas bien
11:33un mètre 69 ?
11:34Bah non,
11:35tu n'as pas le droit.
11:35Il faut faire minimum
11:36un mètre 70.
11:37C'est pour ça
11:37que j'ai été recalé
11:37l'année dernière.
11:38Personne suivante,
11:39s'il vous plaît.
11:40Et du côté des garçons
11:41de ce grand raccourci...
11:42Ne regarde pas comme ça,
11:43c'est l'idée du siècle.
11:44Si ça marche bien,
11:45bientôt,
11:45on pourra redaper le resto.
11:46Attends,
11:47il faut combien ?
11:47On ruse chez les garçons
11:48qui s'improvisent
11:49des ratiseurs
11:49et ils savent créer
11:50la demande
11:51pour mieux placer leur offre.
11:52Tu sais comment ça peut
11:53gagner un des ratiseurs ?
11:54Oh !
11:55Un grand raccourci,
11:56c'est un film
11:56pas tout à fait
11:57comme les autres.
11:58Une comédie signée
11:59de deux jeunes réalisateurs
12:00accompagnés de leurs
12:01tout aussi jeunes producteurs
12:02Armand et Clément et Hugo.
12:04Tout a commencé très tôt
12:05en 2017.
12:06C'est l'année
12:07où on s'est rencontrés
12:08avec Clément au collège.
12:09Enfin,
12:09l'année où on a commencé
12:09à faire des courts-métrages.
12:10En fait,
12:10c'était la rentrée
12:12de 4e à Nantes.
12:12On était tous les deux
12:13assis à côté
12:14parce que l'ordre alphabétique
12:16a fait que
12:16Fouex et de Villiers
12:17s'était assis à côté.
12:18On passe à peu de choses
12:19finalement.
12:20On passe à très peu de choses
12:21et en plus,
12:21on était au fond de la classe
12:22donc dans le plan de table
12:23pour rigoler,
12:24ça joue et ça aide.
12:26C'est comme ça
12:26qu'on est tout de suite
12:27devenus potes
12:27et qu'on s'est tout de suite
12:29fait rire.
12:30Je pense que c'est né
12:30avec l'humour
12:31et le fait de vouloir
12:32se retrouver l'après-midi,
12:33les week-ends
12:34pour faire des activités
12:35qui ont rapidement tourné
12:37à la vidéo,
12:38au sketch,
12:38au court-métrage.
12:39T'as pas fait ça ?
12:40C'est ta faute.
12:40De quoi c'est ma faute ?
12:41C'est sûr, c'est qu'on dit.
12:42Il s'est passé quoi
12:43avec l'autre neuf ?
12:43Je viens de croiser mon pote
12:44du comité du Finistère
12:45et alors entre nous,
12:47il est très jaloux.
12:48Et après,
12:497 courts-métrages réalisés
12:50en 5 ans,
12:51il passe au premier long.
12:52C'est à la suite
12:53de notre rencontre
12:53avec Hector en 2024
12:55qu'on a créé
12:56une société de production
12:57avec le désir
12:59de structurer des projets
13:00qui soient plus ambitieux
13:01et qui permettent aussi
13:02de filmer des choses
13:03différentes, nouvelles
13:04en repoussant
13:05un peu nos contraintes.
13:06Et donc du coup,
13:07d'abord,
13:08on a eu le désir
13:09de se lancer
13:09dans un long-métrage
13:10et ensuite,
13:11il a fallu trouver
13:13un thème,
13:13un contexte
13:14qui permettait
13:15à ce désir-là
13:15de se réaliser.
13:16Ça fera 412,50 euros
13:18s'il vous plaît.
13:19Et pour autant,
13:19rien n'a été simple,
13:21notamment pour leurs producteurs.
13:22Au début,
13:22on a tout de suite compris
13:23que les financeurs traditionnels
13:25ne voudraient pas
13:26nous donner de l'argent
13:27parce qu'ils avaient 21 ans,
13:29moi j'en avais 20.
13:30On ne faisait même pas
13:3065 à 3,
13:32alors que les producteurs
13:33ont souvent 65 ans.
13:35Mais donc,
13:36ce qu'on a décidé,
13:37c'est sur une initiative
13:39un peu commune
13:40de créer des soirées
13:41de financement
13:42où des proches,
13:43des amis,
13:44mais aussi des gens
13:45qui étaient touchés
13:45par l'histoire
13:46qu'on voulait raconter
13:48pouvaient directement
13:49donner de l'argent
13:50et l'investir dans le film.
13:51Ce qui fait qu'aujourd'hui,
13:52on a à peu près
13:52une cinquantaine de mécènes
13:54et une quinzaine
13:54de producteurs.
13:55On a vraiment voulu
13:56ouvrir le financement
13:57au public du film.
13:58Le résultat a dépassé
13:59toutes les espérances
14:00du trio.
14:01Invité dans de nombreux festivals,
14:02des séances en avant-première
14:04complètes dans toute la France
14:05et même à Paris,
14:06le bouche à oreille
14:07les a dépassés.
14:07Et surtout,
14:08des comédiens
14:09qui ne faisaient pas partie
14:10de leur cercle d'amis
14:11les ont rejoints
14:12en amont sur le film.
14:13Il a fallu découvrir
14:13les agents.
14:15Heureusement,
14:15j'avais vu 10% avant,
14:16donc je suis bien préparé.
14:18Et donc,
14:19je peux vous confirmer
14:20que les 10% existent bien
14:21parce qu'ils sont
14:22sur mes contrats.
14:24Mais non,
14:25il a fallu, oui.
14:25Après,
14:26c'est toujours pareil.
14:27C'est les agents,
14:28les gens avec qui on a travaillé
14:29nous ont énormément aidés
14:30à comprendre
14:31et à faire
14:32les bons choix
14:33de production à chaque fois.
14:34Sur toutes les filles
14:34qui sont là-bas,
14:35il n'y en a aucune
14:35que tu trouves moche.
14:37Non,
14:37moi,
14:37je ne juge pas.
14:38Et toi ?
14:39Oui,
14:39il y en a des moches.
14:40Qui ?
14:41Franchement,
14:41Lisa,
14:42Maëlys,
14:43Jade.
14:43Puis sur le fond,
14:44le film parle d'eux,
14:45de la capacité de la jeunesse
14:47à se débrouiller.
14:47Ça nous semblait dire aussi
14:49quelque chose
14:50de la société dans laquelle on vit.
14:52Et on voulait essayer
14:53de raconter avec nuance
14:56ce que peut représenter
14:57un concours de beauté
14:59dans ces espaces-là.
15:01Une perspective réjouissante,
15:03en même temps,
15:04parfois,
15:04un peu de rivalité.
15:05Et puis aussi,
15:06des règles qui sont
15:07complètement désuètes.
15:08Par exemple,
15:08quand tu veux participer
15:09à un concours de beauté,
15:09il faut faire plus d'un mètre 70
15:11et tu as du mal
15:12à trouver,
15:13à identifier les fondements
15:14de cette règle.
15:15Apparemment,
15:15ça serait plus simple
15:17pour les robes.
15:18Mais c'est quand même
15:19une excuse qu'on trouve
15:20quand même,
15:21franchement,
15:22d'un autre temps.
15:23Et du coup,
15:24on a regardé
15:25beaucoup de documentaires,
15:26beaucoup de reportages,
15:27même de vidéos régionales
15:29sur l'organisation
15:30de ces concours.
15:31Et on y a vu
15:31une fraîcheur
15:32et une vitalité
15:33qui nous intéressaient.
15:34Et on s'est dit,
15:35là,
15:35il y a une histoire
15:36à raconter.
15:44Et enfin,
15:45si notre duo
15:46de réalisateurs
15:47sont nantais,
15:47c'est au cœur
15:48de la Bretagne voisine
15:49qu'ils ont été
15:50poser leur caméra.
15:51L'accueil
15:51qui a été
15:51une des raisons
15:52du tournage
15:53dans ce coin-là
15:54de la Bretagne.
15:55Clément parlait
15:55de la force d'initiative
15:56comme moteur narratif
15:57hyper important de l'histoire.
15:59Et en fait,
15:59on l'a vraiment vu
16:00quand on est venu.
16:01Tout de suite,
16:01c'est Hector
16:02sur le premier appel
16:03qui a appelé
16:04une des mairies,
16:05une des communes du coin.
16:05Et ils étaient déjà
16:06six à la première visio.
16:08Ils étaient tous là.
16:09Et on a trop envie
16:11de vous aider.
16:11On va trouver des moyens.
16:12Vous aurez un logement,
16:13vous aurez des décors.
16:14Vous inquiétez pas,
16:15nous,
16:15on va tout faire.
16:15On a vraiment envie
16:16que vous veniez
16:17tourner cette histoire
16:18chez nous.
16:18Et c'est cet accueil
16:20et ce dynamisme
16:21qui nous a ultra motivés
16:22et permis de tourner
16:23notre film
16:24dans de telles conditions
16:24avec des prix aussi réduits
16:25parce que tout le monde
16:26était trop sympa,
16:27tout se faisait très facilement,
16:28très simplement
16:29et c'était hyper agréable.
16:30Elles sont belles de l'intérieur,
16:31c'est leur personnalité,
16:32c'est leur créativité.
16:33Tu fais pas un 70, toi ?
16:50Le frère de Kétaro,
16:52Shishi et son ami d'enfance,
16:53Kaoru,
16:54sont en chemin
16:55pour le rejoindre
16:55au sein de l'usine
16:57de feux d'artifice
16:57de la famille Obinata,
16:59condamnée à être détruite
17:00pour faire place
17:01à une nouvelle route.
17:02Mais Kétaro
17:02voudrait avant
17:03produire un shuari,
17:04un feu d'artifice fantôme
17:06censé représenter l'univers
17:07que son père avait créé
17:08juste avant de disparaître.
17:10Pas de doute,
17:10nous sommes au Japon
17:11pour cette aube nouvelle.
17:22Et derrière ce premier film
17:23d'animation remarqué
17:24dans les festivals,
17:25tant à Berlin
17:26qu'à Annecy,
17:27voici un artiste japonais
17:28connu pour ses travaux
17:29de peinture,
17:30Yoshitoshi Shinomiya.
17:35japonais,
18:20Et le sujet fait la part belle à l'obstination pour croire et tenter de réaliser ses rêves.
18:35C'est le sujet, c'est-ce qui n'est pas un problème.
18:39Ça fait un problème, c'est un élucordaire.
18:41Il y a un peu comme ça, il y a un autre.
18:42Il y a un peu comme ça, c'est un peu comme ça.
18:45C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui est possible.
19:21Et faire un film d'animation est aussi affaire d'obstination.
19:25Yoshitoshi Shinomiya a réussi à convaincre et notamment des coproducteurs français qui font du film une coprod franco-japonaise.
19:44C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'animés, mais il y a beaucoup d'animés, mais il
19:56y a beaucoup d'animés.
20:08J'ai pu voir en fait un film d'animés et il y a beaucoup d'animés.
20:09J'ai vu la photo comme ça.
20:14J'ai vu des films d'animés.
20:22J'ai vu des films d'animés et des films d'animés.
20:42Transmission entre les générations, défendre ses convictions, les sujets sont forts dans cette aube nouvelle.
20:47Et d'ailleurs, que pense le réalisateur du succès au sein du jeune public français pour les animes japonais ?
21:03Pour les écrire, j'ai l'impression que j'ai appris que j'ai dit, c'est un peu comme
21:09ça.
21:11J'ai l'impression que, dans la même chose, qu'il y a un grand déjeuner.
22:00Sous-titrage Société Radio-Canada
22:03Non !
22:05J'ai des allergies.
22:06C'est vrai ça ?
22:07On n'a plus d'eau maintenant.
22:12Apparemment c'est tout le quartier qui n'a plus de courant.
22:17C'était quoi ça ?
22:24On est coincé.
22:26Que s'est-il passé dans le tranquille quartier de cette banlieue paisible ?
22:29Voici le blockbuster de science-fiction de l'été,
22:31avec cette fin d'Oak Street.
22:34La rue résidentielle des Platt-Oak Street est arrachée
22:37pour la transporter dans un environnement inconnu et hostile.
22:40J'ai l'impression que notre quartier,
22:44notre maison,
22:47notre rue,
22:48tout s'est déplacé.
22:49Isolés du reste du monde,
22:51les habitants doivent s'adapter et lutter pour survivre.
22:53Et au premier lieu d'entre eux,
22:55le personnage incarné par Anna Taoué et Ewan McGregor.
23:00On va survivre.
23:07Certaines personnes dont je fais partie
23:09ne tiennent pas nécessairement à séparer le travail et la vie privée.
23:12Remarqué en 2021 à Cannes,
23:14le cinéaste japonais Ryusuke Hamaguchi
23:16est revenu aux côtés de Virginie Fiera cette année
23:19pour présenter ce soudain.
23:27On y suit la rencontre entre Marilou,
23:29directrice d'un EHPAD très investi,
23:32avec Marie, une metteuse en scène japonaise
23:34atteinte d'un cancer.
23:35Une profonde amitié née entre les deux femmes
23:37autour de la question liée à la maladie,
23:39à l'accompagnement humain et à la fin de vie.
23:49Un film qui a valu un double prix d'interprétation
23:52au dernier festival de Cannes
23:54pour les deux comédiennes.
23:55De l'aventure pour les plus jeunes
24:11avec Lydia et le vaisseau des tempêtes.
24:29Cet envoûteur enlève des enfants.
24:31Avec l'aromaticienne Ambrosia,
24:34Lydia va tenter de l'affronter
24:36et de retrouver son frère.
24:45Et l'on peut dire que la rencontre
24:47entre Sandrine Kiberlin et Pierre Lotin
24:49va faire des étincelles pour ce
24:51Ceux qui comptent, disponible dès à présent
24:53pour vos petits écrans en DVD et VOD.
24:55On peut pas se nourrir, on veut au resto du cœur.
24:56Est-ce que je vais voler les pauvres
24:57au lieu de voler la grande distribution ?
25:00Bravo.
25:06En tout cas, c'est vraiment gentil
25:07d'avoir pris ma défense.
25:12Lorsque deux écorchés de la vie
25:13croisent leur chemin
25:14et tentent de survivre,
25:16ça donne cette savoureuse comédie
25:17très réussie.
25:18Comment on va faire pour la suite ?
25:20Quelle suite ?
25:20La suite dans la vie.
25:22C'est complètement dingue en fait.
25:23Ça fait partie de mon charme.
25:24T'es verte comme Shrek.
25:25Ils ont que moi mes enfants.
25:27Parce que les gens meurent en fait.
25:35La semaine prochaine,
25:36on découvre la Nirvana.
25:37On ne fait que découvrir.
25:39On ne fume pas.
25:40Oklahoma, on est, nous emportent
25:41et Jason Statham sort ses gros bras
25:43dans Mutiny.
25:44La bonté est considérée
25:46comme de la stupidité.
25:47C'est une grande erreur.
25:48Le comédien Charles Berling
25:49que l'on retrouve cette semaine
25:51dans une affaire turque
25:52n'a sans doute pas tort.
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