00:00Absolument, et c'est son choix. Il est assez mal installé à la tête d'une coalition de gauche,
00:05où normalement lui serait tout à fait à droite de cette coalition de la gauche.
00:11Et donc il fait de l'immigration le jalon de son mandat.
00:17Et donc en avril de cette année, il a donc régularisé, ouvert la régularisation pour lui
00:24à 500 000 personnes qui vivaient en Espagne de manière illicite, mais connue de tous.
00:31Il aura ouvert un guichet, ils sont venus à plus d'un million.
00:36Le guichet, attention, c'est seulement pour un an et ensuite sans doute renouvelable, mais pas pour tout le monde.
00:42Et la particularité de l'Espagne, c'est que les deux tiers des gens qui sont venus étaient d'origine
00:47latino-américaine,
00:48donc par les espagnols, sont probablement de la même religion que les espagnols,
00:55quoiqu'il n'y ait pas une très forte religiosité en Espagne,
00:58et que Pedro Sanchez lui-même n'est pas du tout dans la ligne catholique qui existe à la droite
01:06au Parti populaire.
01:08Donc il a fait cela pour être dans ce qu'il appelle le sens de l'histoire.
01:14Et qu'est-ce que c'est que le sens de l'histoire ?
01:18C'est qu'il a dénoncé à son époque la guerre en Irak.
01:24Il est contre la politique israélienne en général, au point d'aller à la crise.
01:30Il ne veut pas financer l'OTAN à 5%, c'est-à-dire faire un budget militaire espagnol de 5
01:38% du PNB espagnol
01:40pour être conforme aux règles de l'OTAN.
01:45Donc il fait tout de manière inverse à, je dirais, le centre de gravité de l'Europe.
01:54Et l'immigration rentre dans ce dossier.
01:57Mais bon, il y a plein de trous dans la raquette.
02:01Évidemment, ce qui s'est passé à Ceuta n'était pas à son goût, c'est évident.
02:07Mais voilà, il a voulu ouvrir le pays à l'immigration.
02:11Ce n'est pas si impopulaire à la gauche du pays,
02:16mais certainement la droite en fait son miel politique et attend son retour.