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  • il y a 2 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Incendie, 144 000 évacués autorisés à rentrer", présentée par Thierry Arnaud sur BFMTV ce jeudi 30 juillet 2026.

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Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans la suite de cette édition spéciale, bien sûr, ce soir pour BFM TV.
00:00:04On peut être raisonnablement optimiste.
00:00:06Ce sont les mots employés ce soir par le ministre de l'Intérieur à votre micro sur BFM TV,
00:00:11Laurent Nunez, qui était votre invité ce soir.
00:00:14Le feu est stabilisé, ce sont désormais donc près de 150 000 personnes
00:00:17qui vont pouvoir rentrer chez elle dans 12 communes qui avaient pu être évacuées.
00:00:22Mais vous nous le disiez, en effet, le combat continue contre ce gigantesque incendie.
00:00:26Si les pompiers ne sont plus confrontés à des murs de flammes désormais,
00:00:29ils continuent de combattre les points chauds qui résistent et il y en a.
00:00:32En effet, ils continuent de gratter, de noyer pour écarter tout risque de reprise de feu.
00:00:37Et c'est un travail titanesque qui se poursuit pour sécuriser les quelques 240 kilomètres de lisière de cet incendie
00:00:45XXL.
00:00:47Comme chaque soir, les meilleurs experts sont à mes côtés pour tout comprendre de cette nouvelle étape contre le feu.
00:00:52Mais comme toujours sur BFM TV, priorité au terrain.
00:00:54Vous les voyez avec nos reporters qui sont déployés en Gironde aux côtés des pompiers, aux côtés des sinistrés,
00:01:00aux côtés de ceux qui vont pouvoir enfin rentrer chez eux, aux côtés de ces pompiers qui vont donc continuer
00:01:06à travailler ce soir toute la nuit.
00:01:09Et c'est notamment là où vous vous trouvez ce soir, Capucine Dièse, du côté de Blagon.
00:01:15Oui, effectivement, nous sommes route de Blagon avec Valentine.
00:01:19C'est là où nous nous trouvons hier déjà avec ces flammes très importantes.
00:01:24Il y a eu un incendie que les pompiers ont réussi à maîtriser, un départ de feu.
00:01:28En quelques heures, ils ont réussi à le maîtriser.
00:01:31L'objectif, c'était de protéger un chenil qui se trouve à quelques dizaines de mètres de nous.
00:01:36Ces missions réussies, mais on voit bien évidemment que la végétation a été très endommagée, très abîmée.
00:01:44On voit un spectacle de végétation complètement calcinée.
00:01:48Et là, l'opération de la journée pour les pompiers, c'est évidemment de rester très attentif
00:01:53et de traiter ces tout petites reprises de feu.
00:01:57Vous le voyez sur ces images, des petites flammes, des petites fumeroles.
00:02:01Nous étions, il y a encore quelques dizaines de minutes, avec les pompiers qui, avec leur lance-à-eau, ont
00:02:06éteint ces petites reprises de feu.
00:02:09Il y a deux choses auxquelles il faut faire très attention aujourd'hui et dans les prochains jours.
00:02:14D'une part, ces reprises de feu qui sont normales et tout à fait naturelles.
00:02:19Rien d'inquiétant, nous expliquaient les pompiers un peu plus tôt.
00:02:23Donc ces reprises de feu, d'une part, et d'autre part, ce feu souterrain.
00:02:27Là, à première vue, pas de flammes. On pourrait se dire finalement que tout va bien en quelque sorte.
00:02:32Mais sous terre, il y a un autre combat qui se joue.
00:02:36Il y a du combustible, que ce soit des feuilles mortes, des épines de pain.
00:02:40Et ça, ça continue de brûler.
00:02:42Et ça peut brûler pendant plusieurs semaines, pendant plusieurs mois.
00:02:46Donc les pompiers interviennent très rapidement.
00:02:48C'est ce qu'on appelle des opérations de noyage.
00:02:51Et c'est donc ce qu'ils vont faire dans les prochains jours, dans les prochaines semaines.
00:02:54À titre de comparaison, en 2022, pour l'incendie dans les Landes,
00:02:59il a fallu près de deux ans aux pompiers pour éteindre ce feu souterrain.
00:03:03Capus Inghiaise, sur les images de Valentin Ribes, du côté de Blagon.
00:03:08Bonsoir, David Saquet.
00:03:11Vous êtes pompier, vous êtes le temps pompier.
00:03:13Vous êtes président de l'UNSA des sapeurs-pompiers.
00:03:16Ça va continuer ce soir, ça va continuer toute la nuit.
00:03:19On le disait, ce ne sont plus des murs de flammes désormais auxquels les pompiers sont confrontés.
00:03:24En quoi consiste leur travail ?
00:03:26Quel est l'aspect le plus primordial de leur mission désormais ?
00:03:30Alors ce soir, cette nuit, et beaucoup de nuits encore, ça va durer très longtemps, des semaines, voire des mois.
00:03:36Il va falloir gratter, gratter, noyer, éviter qu'il y ait des reprises de feu,
00:03:40parce que s'il y a une reprise du vent, ça peut réenflammer la forêt.
00:03:43Donc c'est un travail titanesque, fastidieux, difficile.
00:03:50On leur donne tout notre courage, à toutes ces femmes et ces hommes,
00:03:53qui vont travailler encore cette nuit, puis les autres nuits.
00:03:57Mais j'aimerais aussi souligner un point important.
00:04:02Ces gens sont engagés aujourd'hui sur le terrain,
00:04:05mais s'ils peuvent être engagés, si les effectifs peuvent être renouvelés,
00:04:08les matériels entretenus, avoir toute cette logistique alimentaire et technique.
00:04:12– 3300 pompiers, rappelons-nous, déployés en Gironde aujourd'hui.
00:04:15– Tout à fait, c'est parce qu'en fait derrière, il y a des femmes et des hommes
00:04:18qui travaillent dans l'ombre, mais qui sont essentiels.
00:04:20C'est tous les personnels administratifs, techniques et spécialisés
00:04:23qui permettent au quotidien d'engager en sécurité,
00:04:26avec du matériel entretenu, des EPI, une logistique alimentaire,
00:04:30un soutien médical, parce qu'on a nos propres équipes médicales.
00:04:33Tout cela concourt à pouvoir travailler nos sapeurs-pompiers sur le terrain.
00:04:40Donc je pense à toutes ces personnes.
00:04:42– Noyer, gratter, un travail fastidieux, épuisant,
00:04:45mais qui va durer, vous nous dites ce soir, des jours et peut-être des semaines encore.
00:04:49Et puis il y a l'autre aspect que nous décrivait le contrôleur général tout à l'heure,
00:04:53c'est la lisière, 240 kilomètres de lisière, qu'il faut sécuriser.
00:04:58Et c'est comme ça, au bout d'un moment, qu'on va pouvoir dire que le feu est fixé.
00:05:02– Il va falloir plusieurs mois, le feu de l'Andiras, les méga feux de 2022,
00:05:07ça a été plusieurs mois, voire plusieurs années pour dire que le feu était éteint.
00:05:12– Deux ans et demi.
00:05:12– Donc deux ans et demi quasiment, c'est ça.
00:05:14Donc là, on est sur une même temporalité, peut-être plus.
00:05:17On a 42 000 hectares, 20 000 hectares de plus, 240 kilomètres de lisière.
00:05:22Les collègues font un travail phénoménal et ils ont beaucoup, beaucoup de travail.
00:05:25On leur souhaite tout notre courage.
00:05:27– Bien sûr, on est en ligne avec Blandine Sarrazin, la maire du Barpe.
00:05:30Bonsoir Madame, aujourd'hui, votre commune fait partie de celle
00:05:34dans laquelle on a annoncé que les Abysans pouvaient revenir.
00:05:38Alors, est-ce que c'est déjà le cas ce soir et comment se passe ce retour ?
00:05:42– Bonsoir, bien écoutez, en effet, ça a été annoncé ce matin et j'avoue que ça se passe bien.
00:05:50Déjà, nous travaillons avec un autre état d'esprit, un état d'esprit de construction
00:05:56et plus dans l'anxiété. Donc, nous sommes contents de faire revenir nos habitants.
00:06:03– Ce sont combien d'habitants qui reviennent dans votre commune
00:06:05dès maintenant et dans les prochaines heures ?
00:06:08– Alors, je dirais qu'il y a à peu près 5 000 habitants qui sont partis.
00:06:12Mais là, beaucoup sont déjà revenus. Nous, nous avons, nous sommes concentrés
00:06:16sur le travail pour les personnes vulnérables, voilà,
00:06:21qui, certaines, vont être réacheminées par le SAMU.
00:06:23D'autres sont revenus avec de la famille.
00:06:27– Quels sont les dégâts que vous avez pu constater
00:06:30et que ceux éventuellement qui reviennent ont à affronter à l'occasion de ce retour ?
00:06:34– À ce stade, je n'ai pas connaissance de dégâts, en fait, chez les habitants.
00:06:39Il faut savoir que notre commune, pendant que les habitants n'étaient pas là,
00:06:43était extrêmement surveillée. Et c'est toujours le cas, d'ailleurs,
00:06:46puisque nous hébergeons des sentinelles au gymnase du Barpe
00:06:51pendant encore un certain temps, qui vont aussi bien patrouiller dans la commune
00:06:56que sur les pistes forestières, pour éviter que des personnes malveillantes
00:07:01aient de mauvaises idées.
00:07:02– Vous restez avec nous en ligne, Madame la maire, s'il vous plaît.
00:07:05Maëva Lamy, je voulais qu'on voit avec vous quelles sont les bonnes pratiques à suivre,
00:07:10parce que ce n'est pas évident, finalement, de rentrer dans une maison
00:07:14qui, à des fois d'avoir été incendiée, a sans doute absorbé beaucoup de fumée.
00:07:18Il y a de bonnes pratiques, il y a des précautions à prendre. Expliquez-nous.
00:07:22– Oui, tout à fait, Thierry.
00:07:23Les autorités mettent en garde contre les dépôts de cendres,
00:07:25les poussières également, qui peuvent être irritantes.
00:07:28Pour nettoyer d'abord son logement, il faut privilégier un nettoyage humide
00:07:32sans aspirateur et sans souffleur, pour éviter de mettre les particules
00:07:36en suspension.
00:07:37Le port de gants et d'un masque FFP2 est également recommandé,
00:07:41et on se lave les mains avec du savon dès qu'on retire les gants.
00:07:44C'est important. Il est également recommandé d'apporter une attention
00:07:48aux bouches de ventilation, de remplacer les filtres,
00:07:51de nettoyer les éventuels jeux d'enfants,
00:07:53et puis de vérifier la qualité d'eau de votre piscine,
00:07:56si vous en avez une.
00:07:57Pour ce qui est des animaux domestiques, il faut nettoyer les gamelles.
00:08:01Et puis concernant l'alimentation, à présent, un petit point également,
00:08:04avant de consommer l'eau du robinet, il faut la laisser couler un petit peu,
00:08:07par exemple pendant deux minutes.
00:08:09Il faut également jeter les aliments non emballés qui ont pu être exposés aux cendres,
00:08:14laver à l'eau les légumes et les fruits du jardin,
00:08:17et puis concernant les œufs, un dernier point,
00:08:19ne pas les consommer en cas de présence de poussière.
00:08:22Alors on le voit, Madame la maire, beaucoup de précautions à prendre.
00:08:25On imagine que c'est aussi, à l'occasion de ces retours,
00:08:27toute une campagne d'information de vos habitants que vous avez dû organiser.
00:08:32Alors nous étions nous-mêmes dans une zone qui n'a pas été, je dirais,
00:08:37proche de l'incendie, mais nous avons subi quelques fumées.
00:08:42Mais je dirais, par rapport à d'autres endroits très proches de l'incendie,
00:08:47nous n'avons pas subi cela.
00:08:49Nous avons quand même reçu des messages de l'opérateur d'eau potable
00:08:53qui nous a dit travailler en fait sur la qualité de l'eau aujourd'hui
00:08:57et en effet nous conseiller de laisser couler l'eau avant de la réutiliser.
00:09:04Concrètement, Madame la maire, combien de temps estimez-vous nécessaire
00:09:07avant que puisse reprendre une vie normale dans votre commune ?
00:09:12Alors je peux parler peut-être des services publics
00:09:15puisque c'est un travail que nous avons fait ce matin avec les agents.
00:09:21La vie normale reprendra lundi
00:09:23puisqu'il faut quand même laisser demain un peu de temps
00:09:27pour justement faire tous les nettoyages qu'il y a à faire,
00:09:30faire en sorte que tous les agents reviennent.
00:09:32Donc l'idée c'est que la vie du service public reprenne lundi
00:09:37de façon à ce que la vie normale, je dirais, des habitants
00:09:41puisse reprendre également lundi.
00:09:43– Blandine Saradin, maire du Barpe, merci Madame,
00:09:46merci beaucoup d'avoir trouvé quelques minutes
00:09:48pour être avec nous sur BFM TV ce soir.
00:09:50On vous souhaite évidemment bon courage
00:09:52ainsi qu'à tous vos habitants qui ont la chance
00:09:54de pouvoir revenir chez eux ce soir.
00:09:56Ça n'est pas le cas de tout le monde, on le disait,
00:09:58ça n'est notamment pas le cas du côté de Somos.
00:10:01Somos, c'est là où tout a commencé,
00:10:04d'où l'incendie est parti il y a huit jours maintenant
00:10:06et c'est là où vous vous trouvez Nicolas Dumas
00:10:08aux côtés du maire de la commune.
00:10:09– Exactement et on va tout de suite demander à Didier Chotard
00:10:15qui est le maire de Somos.
00:10:17Monsieur le maire, quel est le point sur la situation ici à Somos
00:10:20après maintenant neuf jours après ce début d'incendie ?
00:10:24– La situation s'est stabilisée, on n'a aucune reprise aujourd'hui,
00:10:29on est sur quelques points chauds à vérifier qu'il n'y ait pas de reprise,
00:10:35mais on n'a pas eu de vent, on a eu une chaleur qui a baissé,
00:10:38donc la situation s'est stabilisée au niveau de la commune.
00:10:41– En termes de dégâts constatés, là tout autour de nous,
00:10:45il y a cette forêt qui est détruite, il y a aussi quelques habitations
00:10:48qui ont été détruites dans la ville, expliquez-moi ce que vous avez pu constater.
00:10:52– Oui tout à fait, au niveau de notre commune qui fait 57 km²,
00:10:57on peut estimer à peu près 80% de forêt qui a disparu
00:11:00ou qui va disparaître.
00:11:02On a une dizaine de maisons d'habitation qui ont totalement brûlé,
00:11:08quelques dépendances qui ont brûlé également,
00:11:11et donc on a des familles qui sont sans logement à ce jour.
00:11:15– Quelle solution il y a pour ces familles justement
00:11:17qui sont sans logement actuellement ?
00:11:19– Actuellement c'est la solidarité qu'on essaye de trouver,
00:11:24pour trouver des solutions quand même à long terme,
00:11:27parce que s'ils doivent reconstruire, ça va être assez long,
00:11:31et c'est des personnes qui travaillent dans le secteur,
00:11:33donc ils ne peuvent pas s'éloigner aussi n'importe où.
00:11:35– Ce que vous me disiez aussi tout à l'heure,
00:11:37c'est cette forêt, elle rapporte du revenu à la commune,
00:11:40c'est 300 000 euros en fait à peu près en moyenne par an
00:11:44qui vont manquer dans les caisses de la ville.
00:11:47– Oui tout à fait, la commune est le plus gros propriétaire forestier,
00:11:52et c'est toute une partie financière qui va nous manquer
00:11:55pour les décennies à venir, puisqu'une forêt,
00:11:58avant que ça commence à être rentable,
00:11:59il faut considérer une quinzaine d'années où ça s'équilibre,
00:12:02et après on a des revenus.
00:12:03Là on est à zéro pour les 10 à 15 ans à venir.
00:12:08– Et justement on est avec Eugénie Cabrera qui est adjointe à vos côtés,
00:12:13et vous êtes en charge d'un lancement, d'un appel aux dons en fait.
00:12:19Expliquez-moi comment justement, si les téléspectateurs qui nous regardent
00:12:23veulent participer, comment ils peuvent s'y prendre.
00:12:25– Oui, alors en fait à la base c'est qu'on a reçu énormément d'appels,
00:12:29de mails de personnes qui voulaient vraiment nous aider,
00:12:32et nous envoyer en dehors des denrées alimentaires et autres aides,
00:12:36de l'argent directement pour qu'on puisse se reconstruire,
00:12:38pour la forêt, le village, et du coup on a, avec toute l'équipe,
00:12:43on s'est posé pour se dire il faut absolument qu'on ait un cadre légal
00:12:47pour qu'on soit sûr d'où vient l'argent, où il arrive,
00:12:51et qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, et qu'il serve vraiment à toute la commune.
00:12:54– Et avec cet argent qui sera récolté, qu'est-ce que vous comptez faire ?
00:12:59– Il va falloir replanter la forêt, il va falloir la nettoyer,
00:13:03il va falloir revoir aussi tous les abords du village,
00:13:06des habitations, réinjecter partout pour qu'en fait le village reprenne la couleur.
00:13:13– Oui, parce que tout à l'heure, quand je vous ai eu au téléphone notamment,
00:13:16vous me disiez, quand on est parti en fait,
00:13:18on ne s'attendait pas à pouvoir retrouver le village ?
00:13:21– Non, alors au début on partait sur 600 hectares menacés,
00:13:26et puis après on a lutté, comme tout le monde l'a vu,
00:13:30avec les bénévoles sur place avant de disposer de moyens,
00:13:34et c'est le vendredi après l'évacuation, le soir,
00:13:37c'est un monstre qui nous est arrivé dessus,
00:13:40et là quand on est parti on s'est dit, bon c'est fini,
00:13:42il n'y aura plus rien à notre tour.
00:13:43– Justement, en évacuation, les habitants ne sont pas revenus,
00:13:47dans quelles conditions, à quel horizon,
00:13:50si on peut leur donner un horizon pour ce retour ici à Somos ?
00:13:54– Actuellement, étant donné que c'est devenu très calme,
00:13:58on peut espérer que dans les 24 heures, il y a un déblocage,
00:14:03c'est la préfète qui va estimer si c'est assez sécurisé pour ça,
00:14:07mais bon, je pense qu'on peut estimer que ça devrait se faire,
00:14:12et c'est vrai que les gens sont impatients de rentrer chez eux,
00:14:15puisqu'ils veulent retrouver leur maison,
00:14:18et ils veulent voir un peu l'étendue des dégâts,
00:14:19bon, je pense qu'il y en a quelques-uns qui vont être choqués
00:14:21par ce qu'ils vont voir, mais voilà, c'est la vie,
00:14:25il faut qu'on arrive à reconstruire,
00:14:26il faut qu'on arrive à aller de l'avant,
00:14:28et toute aide est bonne à prendre.
00:14:30– Merci beaucoup à tous les deux,
00:14:32et effectivement, reconstruire, aller de l'avant,
00:14:35retrouver un peu cette vie,
00:14:36cette vie qui n'est pas très loin, à 50 mètres,
00:14:40et en fait, il y a une contrebande qui a été brûlée la semaine dernière,
00:14:43et on voit déjà des petits bourgeons d'herbe repoussés,
00:14:46peut-être un signe, justement, de ce retour à la vie ici, à Somos.
00:14:51– Nicolas Dumas, sur les images de Sébastien Savoie,
00:14:53depuis Somos, on le disait, c'est là que tout a commencé.
00:14:56Mathias Stesson, bonsoir.
00:14:57– Bonsoir.
00:14:58– Vous êtes journaliste au service police-justice de BFMTV,
00:15:00que sait-on des circonstances dans lesquelles cet incendie a démarré ?
00:15:03– Alors, c'était le 22 juillet dernier, à la mi-journée,
00:15:06c'est l'hypothèse accidentelle qui est à ce jour toujours retenue
00:15:10pour expliquer le début de ce méga-feu,
00:15:13en l'espèce, une intervention d'ouvriers
00:15:16qui étaient ce jour-là à Somos,
00:15:17mobilisés sur un chantier de débroussaillage.
00:15:21Ils agissaient pour nettoyer les abords d'une ligne à haute tension
00:15:24pour le compte de la société Enedis.
00:15:26Ce chantier-là était d'ailleurs tout à fait légal, autorisé,
00:15:29mais il apparaît que c'est dans ces conditions-là
00:15:33que cet incendie a démarré,
00:15:35avec toutes les conséquences que l'on connaît désormais.
00:15:37Là aussi, c'est une enquête, évidemment, au long cours,
00:15:41qui a lieu.
00:15:42Ce sont près d'une vingtaine d'enquêteurs
00:15:44qui travaillent sur ce dossier quotidiennement
00:15:47pour tenter d'essayer de comprendre
00:15:48comment ce feu-là a pu être déclenché
00:15:51dans les circonstances que je viens d'indiquer.
00:15:53– Une enquête parmi une multitude d'enquêtes,
00:15:55et on viendra vers vous dans quelques minutes, Mathias,
00:15:56pour parler notamment des propos tenus ce soir sur notre antenne
00:15:59par le ministre de l'Intérieur, Laurent Dunez,
00:16:01sur les très nombreuses interpellations
00:16:03qui ont déjà été réalisées.
00:16:05Mais je me tourne vers vous, Anthony Ferry,
00:16:06journaliste météo,
00:16:08car bien sûr, on a besoin de savoir
00:16:10si ce travail qu'on a décrit comme très difficile
00:16:13des prochains jours
00:16:15de grattage, de noyage,
00:16:17qu'on maîtrise de cette lisière
00:16:19va pouvoir se poursuivre dans de bonnes conditions
00:16:21ou s'il faut redouter un retour de la chaleur.
00:16:24– Alors oui, enfin,
00:16:26les conditions météorologiques s'alignent
00:16:28avec les pompiers,
00:16:29puisque nous n'avons plus cette raide,
00:16:31le D330,
00:16:32nous n'avons plus ces 30 degrés,
00:16:34nous n'avons plus ces 30 km hors de vent
00:16:35et nous sommes repassés au-dessus
00:16:36des 30% d'humidité.
00:16:39Ça, Thierry, ça va se maintenir,
00:16:40je parle pour la Gironde,
00:16:42au moins jusqu'à dimanche,
00:16:44parce qu'à partir de dimanche,
00:16:46des modèles météorologiques,
00:16:48vous le savez, on en utilise plusieurs,
00:16:49évidemment, pour établir des prévisions,
00:16:51eh bien, les modèles météorologiques
00:16:53voient le retour d'une forte chaleur,
00:16:56voire d'une très forte chaleur,
00:16:57justement, sur ces départements
00:16:59de la Gironde et des Landes,
00:17:00avec par exemple 36 à 37 degrés
00:17:03du côté du Porsche,
00:17:04pour l'instant,
00:17:05anticipés par les modèles dimanche.
00:17:07Mais d'ici là,
00:17:08espérons effectivement
00:17:10que les pompiers aient réussi
00:17:11à fixer ce feu.
00:17:13– Mico Blujon-Mérette, bonsoir.
00:17:15– Vous êtes consultant géopolitique,
00:17:16spécialiste à la transition énergétique.
00:17:18On entendait l'adjointe Omer,
00:17:20il y a quelques minutes,
00:17:21nous expliquer qu'elle commence déjà
00:17:23à réfléchir aux méthodes
00:17:26et aux calendriers
00:17:27pour nettoyer, disait-elle,
00:17:30et replanter cette florée
00:17:32que l'on a vu dévastée autour d'elle.
00:17:35Comment est-ce que ce travail-là
00:17:37va s'organiser,
00:17:38et sur quel calendrier,
00:17:40de manière réaliste,
00:17:41elle peut espérer travailler ?
00:17:42– Sur quel calendrier,
00:17:43ça va dépendre effectivement
00:17:44de si on va avoir des points chauds
00:17:46qui vont se réactiver
00:17:47dans le courant du mois d'août
00:17:48parce qu'on le rappelle,
00:17:50la saison des feux,
00:17:50elle commence en réalité
00:17:51plutôt maintenant.
00:17:53Donc de fait,
00:17:53on va attendre effectivement
00:17:55des retours de points chauds,
00:17:57des canicules
00:17:58ou à minima des pics de chaleur
00:17:59dans le courant du mois d'août.
00:18:00En tout cas,
00:18:01c'est une forme de quasi-certitude.
00:18:03Donc il y a cet élément-là,
00:18:04premièrement,
00:18:04sur la calendrier.
00:18:05Le deuxième élément ensuite,
00:18:07c'est la question
00:18:07de la sécurisation de la forêt elle-même.
00:18:09Donc on va nettoyer la forêt
00:18:10et la logique ici,
00:18:11c'est deux choses.
00:18:12C'est d'une part,
00:18:13on va retirer les bois brûlés
00:18:15ou les bois gravement endommagés.
00:18:16Il y a deux logiques à ça.
00:18:17La première,
00:18:18c'est évidemment une raison de sécurité.
00:18:19Et la deuxième raison,
00:18:21c'est en tout cas
00:18:21pour le bois qui est exploité.
00:18:23La logique,
00:18:23ça va être d'essayer
00:18:24de faire en sorte
00:18:24que ce bois-là
00:18:25soit le moins grignoté,
00:18:26si vous voulez,
00:18:27par les insectes,
00:18:27par les champignons
00:18:28pour en préserver
00:18:29sa valeur écologique.
00:18:30Quelque chose qui,
00:18:31par exemple,
00:18:32courousse énormément
00:18:33les associations écologistes
00:18:34pour une autre raison
00:18:35qui est que
00:18:36ce n'est pas parce qu'on a
00:18:36une forêt qui est brûlée
00:18:37qu'on a une forêt qui est morte,
00:18:38justement.
00:18:43sur la question du bois,
00:18:44c'est le salvage-logging,
00:18:45en réalité.
00:18:46Il y a la question
00:18:46de la sécurisation
00:18:47des infrastructures,
00:18:48évidemment.
00:18:49Donc, les routes,
00:18:50les maisons,
00:18:51le métal aussi
00:18:52qui est issu,
00:18:53malheureusement,
00:18:54des infrastructures
00:18:54ou des maisons qui ont brûlé.
00:18:56Et puis,
00:18:56dans le cas du Porsche,
00:18:57il y a eu un élément
00:18:58assez particulier aussi
00:18:59mais qui s'est passé
00:19:00durant le feu,
00:19:01le deuxième soir,
00:19:02en réalité, du feu.
00:19:03C'est la découverte
00:19:04complètement fortuite
00:19:05de dépôts,
00:19:06d'obus
00:19:06datant de la Seconde Guerre mondiale
00:19:08dont la municipalité du Porsche
00:19:09n'avait même pas connaissance
00:19:10qui, effectivement,
00:19:11sont partis un petit peu
00:19:12dans tous les sens.
00:19:13Il y a eu plus d'une centaine
00:19:15de déflagrations.
00:19:16Et donc, là aussi,
00:19:17il y a du nettoyage à faire.
00:19:18Donc, c'est tous ces éléments-là
00:19:19qui sont pris en compte
00:19:20avant que la forêt
00:19:21ne puisse être
00:19:22à nouveau praticable.
00:19:24Alors, le Porsche,
00:19:25c'est l'un des deux lieux
00:19:26qui a été cité ce soir
00:19:26par la préfète de Gironde,
00:19:28Sophie Brocas,
00:19:29comme étant l'un des deux points chauds.
00:19:30L'autre, c'est le village
00:19:30de Clouet
00:19:31qui donne accès
00:19:33à la presqu'île
00:19:34du Cap Ferret.
00:19:36David Saquet,
00:19:36qu'est-ce que c'est
00:19:37qu'un point chaud exactement
00:19:38et comment est-ce qu'on lutte
00:19:40contre ce point chaud ?
00:19:42Parce qu'évidemment,
00:19:42c'est là-dessus
00:19:43que vont se concentrer
00:19:44une bonne partie des moyens,
00:19:45on l'imagine, ce soir.
00:19:46Oui, les secours vont se focaliser
00:19:48sur ces points chauds.
00:19:49Donc, il y a une reconnaissance
00:19:50qui est faite, bien évidemment,
00:19:51soit aérienne,
00:19:52soit à l'aide de drones.
00:19:53On a des drones
00:19:54qui peuvent nous permettre
00:19:55de capter ces points chauds.
00:19:58Et les secours vont être vigilants
00:20:01sur ces deux points chauds
00:20:03puisque c'est une reprise potentielle.
00:20:05Mais je le répète,
00:20:07sur les 240 kilomètres de l'Isière,
00:20:09c'est des reprises potentielles
00:20:11sur tout ce périmètre,
00:20:13malheureusement.
00:20:14Donc, un énorme travail
00:20:15de vigilance des collègues,
00:20:17un énorme travail fastidieux,
00:20:19gigantesque.
00:20:20Ils vont avoir besoin
00:20:21de beaucoup de soutien.
00:20:23Beaucoup de soutien.
00:20:24Donc, il va falloir de la relève.
00:20:26Mais pour avoir de la relève,
00:20:27il faut de la ressource.
00:20:28Et même si d'autres disent
00:20:31que la ressource est suffisante,
00:20:32nous le disons ce soir,
00:20:33une fois de plus,
00:20:34on l'a dit il y a huit jours,
00:20:35la ressource manque.
00:20:37Elle le manque cruellement.
00:20:38Il faut embaucher
00:20:40des sapeurs-pompiers professionnels.
00:20:41C'est une certitude.
00:20:43Il faut mettre
00:20:44les financements adéquats.
00:20:45Il faut embaucher
00:20:46des personnels administratifs,
00:20:48techniques et spécialisés
00:20:49dans tous les SDIS.
00:20:50Dans tous les SDIS,
00:20:51il manque du monde.
00:20:52La ressource volontaire
00:20:54n'est pas intarissable.
00:20:56Elle est, voilà,
00:20:57elle est ce qu'elle est.
00:20:59Malheureusement,
00:20:59on manque de sapeurs-pompiers professionnels
00:21:01et de PATS.
00:21:02Je le répète,
00:21:03il faut embaucher.
00:21:04Il faut que le gouvernement
00:21:06se réveille.
00:21:07Réveillez-vous,
00:21:07monsieur les politiques.
00:21:08Le message est clair,
00:21:10le message est passé,
00:21:10le message est fort.
00:21:12On va aller du côté
00:21:13du camping des Flots Bleus
00:21:14retrouver Lola Baye,
00:21:16car on le disait,
00:21:16l'un des développements
00:21:17importants de la soirée,
00:21:18c'est l'ouverture
00:21:19de nouvelles communes
00:21:20à leurs habitants
00:21:21qui peuvent y revenir.
00:21:23Ce sont désormais
00:21:23une douzaine de communes
00:21:24au total,
00:21:25mais il y en a
00:21:25qui doivent toujours patienter.
00:21:27Il y a encore des évacués
00:21:29et vous êtes
00:21:29à leurs côtés
00:21:30ce soir, Lola.
00:21:33Tout à fait,
00:21:34on est avec Suzy
00:21:35et Marie-France
00:21:36qui viennent d'Ares,
00:21:36c'est sur le bassin
00:21:38d'Arcachon
00:21:39et c'est entre
00:21:40Andernos
00:21:41et le Cap Ferré
00:21:42et donc,
00:21:43elles ne peuvent pas
00:21:44regagner Chiselle.
00:21:45Ça commence à faire
00:21:46un peu long,
00:21:47Marie-France.
00:21:48Suzy.
00:21:49Suzy,
00:21:49moi j'ai inversé.
00:21:51Oui,
00:21:52ça commence à faire
00:21:52un peu long,
00:21:53mais bon,
00:21:54il y en a qui sont
00:21:54beaucoup mal logés.
00:21:56Nous,
00:21:56on a la chance
00:21:57d'être dans un super camping
00:21:58qu'on connaît
00:21:59parce qu'on a fait
00:22:01de beaux films
00:22:03et nous sommes
00:22:04à deux pas
00:22:05de la dune du Pilar,
00:22:06regardez si c'est beau.
00:22:07On voit la dune du Pilar
00:22:08comme ça
00:22:09et on est très bien logés
00:22:10mais bien sûr,
00:22:12comme on a un certain âge,
00:22:14il me tient de rentrer
00:22:15chez moi,
00:22:15ce qui est normal.
00:22:16C'était bouleversant
00:22:17quand même,
00:22:17cette fois je ne me trompe pas
00:22:18Marie-France.
00:22:19Comment ?
00:22:19C'était bouleversant
00:22:20quand même,
00:22:21c'était pas évident.
00:22:22Quand on nous a demandé
00:22:24de partir,
00:22:25c'était vraiment,
00:22:25vite et vite,
00:22:26on s'est dépêchés
00:22:28et voilà quoi.
00:22:30On s'est rendus
00:22:31chez Suzy
00:22:31à la Tossat
00:22:33et il a fallu repartir
00:22:35à nouveau
00:22:35à toute vitesse
00:22:37à mener le chien
00:22:40et il n'était pas...
00:22:41Voilà.
00:22:42Vraiment,
00:22:43une rebusculade quoi.
00:22:45Vous êtes toutes les deux
00:22:45ensemble
00:22:46pour vous tenir compagnie,
00:22:47ça fait du pas ?
00:22:48Mais oui,
00:22:49mais voilà,
00:22:50mon fils,
00:22:51il aide les pompiers
00:22:52donc on ne le voit pas beaucoup
00:22:53ce soir,
00:22:54voilà.
00:22:55Donc on ne voit pas
00:22:56beaucoup nos enfants
00:22:56mais à part ça,
00:22:58ça va aller.
00:22:59Ils sont contents
00:23:00de les aider
00:23:04et c'est leur rôle aussi.
00:23:06Ils sont du bassin,
00:23:07c'est normal
00:23:08qu'ils font ça quand même.
00:23:11C'est normal.
00:23:11On salue le travail
00:23:12des sapeurs-pompiers
00:23:13qui sont tapis d'oeuvre.
00:23:15En tout cas,
00:23:15vous l'entendez,
00:23:16la résilience
00:23:17de ces deux dames
00:23:18qui nous ont fait
00:23:19l'honneur d'être avec nous
00:23:20et qui ne peuvent pas
00:23:22encore regagner
00:23:23chez elles.
00:23:24Et on voulait vous montrer
00:23:25une image
00:23:25avec Laura Champion,
00:23:27c'est cette dune du Pila,
00:23:28cette dune du Pila
00:23:29quasi déserte,
00:23:30en plein cœur de l'été,
00:23:32un 30 juillet
00:23:32parce qu'elle est fermée
00:23:33à la fréquentation
00:23:35même si là,
00:23:35on voit qu'il y en a
00:23:36certains du camping
00:23:36qui en profitent
00:23:38pour avoir la dune
00:23:39rien qu'à eux.
00:23:41Et c'est triste bien sûr,
00:23:42une dune du Pila déserte
00:23:44un soir du mois de juillet,
00:23:45l'olabaye.
00:23:46Vous vous y trouviez
00:23:47sur les images
00:23:47de Laura Champion.
00:23:49Maëva Lamy,
00:23:50est-ce qu'on peut faire
00:23:50avec vous un point
00:23:51précisément sur ceux
00:23:53qui peuvent rentrer
00:23:54désormais chez eux
00:23:54et ceux qui doivent
00:23:55encore attendre,
00:23:56sachant que la préfète
00:23:56Sophie Brocas nous a dit
00:23:57tout à l'heure
00:23:58qu'elle espérait pouvoir
00:23:59annoncer demain
00:24:00une nouvelle liste
00:24:01de communes
00:24:02dans lesquelles
00:24:02le retour serait possible.
00:24:04Oui, alors d'abord
00:24:04pour ce qui est des communes
00:24:05dont les habitants
00:24:06doivent rester loin
00:24:08de leurs habitations,
00:24:09il y en a 10
00:24:10qui sont concernées
00:24:11partiellement ou entièrement
00:24:12par les mesures
00:24:13d'évacuation.
00:24:14Elles se concentrent
00:24:15autour du front
00:24:16de l'incendie,
00:24:17on le voit sur cette carte,
00:24:18entre le nord du bassin
00:24:19d'Arcachon
00:24:20et le massif forestier
00:24:21avec par exemple
00:24:22les communes du Porges,
00:24:24de Lèche-Cap-Ferret,
00:24:25d'Ares que l'on vient
00:24:25de voir
00:24:26ou encore Andernos-les-Bains.
00:24:28Les autorités
00:24:29y maintiennent
00:24:30les restrictions
00:24:30par précaution.
00:24:32A l'inverse,
00:24:32il y a donc plusieurs communes
00:24:33qui retrouvent
00:24:35progressivement
00:24:35leurs habitants.
00:24:36C'est le cas
00:24:37de Mios,
00:24:38Sestas,
00:24:39Saint-Médard-en-Jal
00:24:40ou encore
00:24:41Martignas-sur-Jal.
00:24:42Une réouverture
00:24:43décidée
00:24:44après de nouvelles
00:24:44évaluations des risques
00:24:46même si les autorités
00:24:47demandent aux habitants
00:24:49de rester vigilants
00:24:50et de suivre
00:24:50les consignes de sécurité.
00:24:52Il y a donc
00:24:53neuf communes
00:24:53qui ont été concernées
00:24:55aujourd'hui.
00:24:56Dès hier,
00:24:56il y avait également
00:24:57eu trois autres communes.
00:24:58C'était
00:24:58Ézine,
00:24:59il y a deux jours plus exactement,
00:25:00Mérignac
00:25:01et le Hayan.
00:25:02Donc ça montre
00:25:02cette amélioration.
00:25:04Trois communes il y a deux jours,
00:25:05neuf nouvelles communes
00:25:06aujourd'hui.
00:25:07cela porte au total
00:25:08à 144 000
00:25:10le nombre d'habitants
00:25:11qui peuvent rentrer
00:25:12chez eux.
00:25:13Maïva Lamy,
00:25:14merci beaucoup.
00:25:14On est en ligne
00:25:14avec Frédéric Leguillou.
00:25:16Vous êtes pneumologue,
00:25:17vous êtes président
00:25:17de l'association
00:25:18Santé respiratoire
00:25:20en France.
00:25:22Quel conseil
00:25:23d'ores et déjà
00:25:24peut-on donner
00:25:24ce soir,
00:25:25M. Leguillou,
00:25:26à ceux qui vont
00:25:27rentrer chez eux ?
00:25:29Écoutez,
00:25:30oui,
00:25:30d'abord,
00:25:31c'est bien
00:25:32que les personnes
00:25:33puissent rentrer
00:25:33chez elles,
00:25:34mais ça va nécessiter
00:25:35une vigilance particulière
00:25:37parce que
00:25:38les fumées,
00:25:40les cendres
00:25:41et les suies,
00:25:42ce n'est pas
00:25:42de la poussière.
00:25:43C'est des résidus
00:25:44de combustion
00:25:45qui sont extrêmement riches
00:25:47en particules fines,
00:25:49en monoxyde de carbone
00:25:50et en polluants
00:25:51en tout genre.
00:25:52Et donc ça,
00:25:53ça peut être irritant
00:25:55pour les voies respiratoires
00:25:57mais aussi les yeux.
00:25:58On imagine
00:25:59qu'il y a deux types
00:26:00de risques,
00:26:01pour dire les choses
00:26:02un peu grossièrement,
00:26:03ceux que l'on arrive
00:26:04à percevoir
00:26:04tout de suite,
00:26:05parce qu'on respire mal,
00:26:07parce qu'on tousse,
00:26:07parce qu'on est gêné
00:26:09et les dégâts
00:26:10peut-être plus insidieux
00:26:11que les particules fines
00:26:13que vous venez de décrire
00:26:14peuvent créer
00:26:16dans le temps
00:26:17et sur la durée.
00:26:18Est-ce qu'il faut
00:26:19par exemple
00:26:19prévoir
00:26:20d'ici quelques semaines
00:26:21ou quelques mois
00:26:22des examens,
00:26:23des suivis
00:26:24pour tous ceux
00:26:24qui ont respiré
00:26:25ces fumées ?
00:26:27Alors,
00:26:27il y a eu
00:26:28un déplacement
00:26:29de la population
00:26:30qui a été fait
00:26:31essentiellement
00:26:32pour éviter
00:26:34d'être trop au contact
00:26:35avec ces fumées.
00:26:36Donc,
00:26:36les personnes
00:26:37qui n'ont pas
00:26:37de symptômes,
00:26:38ça ne sert à rien
00:26:39d'aller les dépister.
00:26:41Ceux qui auront
00:26:42vraiment besoin
00:26:43d'avoir un suivi,
00:26:45ça va être
00:26:46les professionnels
00:26:47du feu
00:26:47qui ont été
00:26:48au contact,
00:26:49au plus près
00:26:50de ces feux
00:26:51et de ces fumées
00:26:51pendant des jours
00:26:53et des jours.
00:26:54Alors,
00:26:54oui,
00:26:54mais eux,
00:26:55ils sont habitués,
00:26:56ils seront suivis
00:26:57par leur médecine
00:26:58du travail,
00:26:59mais ça va demander
00:27:00une vigilance particulière
00:27:01en raison de la haute
00:27:03intensité d'exposition
00:27:04qu'ils ont eue.
00:27:05Alors,
00:27:05vous restez avec nous,
00:27:06je vous réfère
00:27:06réagir David Sacquet,
00:27:07vous écoutiez Frédéric
00:27:08Le Guillou
00:27:10en secouant,
00:27:11en faisant nom
00:27:11de la tête
00:27:12parce que vous considérez
00:27:14que toutes les précautions
00:27:15nécessaires ne sont pas prises
00:27:17pour protéger la santé
00:27:17de ces pompiers
00:27:18qui sont déployés
00:27:19aujourd'hui en Gironde ?
00:27:20Déjà,
00:27:20je remercie votre intervenant
00:27:22sur le suivi accru
00:27:23de notre groupe.
00:27:24Bien sûr.
00:27:25Moi,
00:27:25je le dis clairement
00:27:26ce soir,
00:27:27je pèse mes mots.
00:27:31la santé
00:27:31de nos pompiers
00:27:32face au feu
00:27:33d'espace naturel
00:27:34et au feu de forêt
00:27:35malgré des rapports
00:27:36de la CNRACL,
00:27:37malgré des rapports
00:27:38de l'ANSES
00:27:39qui les deux disent
00:27:40c'est dangereux,
00:27:41les pompiers sont intoxiqués,
00:27:43il y a des HAP,
00:27:44il y a tout un tas
00:27:45de produits,
00:27:45c'est des poisons
00:27:46qu'ils ont dans le sang,
00:27:47dans les voies respiratoires.
00:27:49C'est prouvé.
00:27:50L'État s'est désengagé.
00:27:51Qu'est-ce qui manque ?
00:27:52de quoi auriez-vous besoin ?
00:27:53L'État s'est désengagé
00:27:55sur ce problème.
00:27:56Mais c'est quoi ?
00:27:56Ce sont des masques,
00:27:57ce sont des équipements ?
00:27:58Effectivement,
00:27:59il nous manque
00:27:59des équipements
00:28:00de protection respiratoire.
00:28:01Il y a dix jours,
00:28:02j'en parlais sur votre plateau même,
00:28:04je disais,
00:28:05on n'en parlait pas encore,
00:28:06je disais attention,
00:28:07nos pompiers sont mal protégés,
00:28:08c'est une réalité.
00:28:10Les effets se font voir
00:28:12en ce moment
00:28:12sur les premiers intervenants,
00:28:14il y a des gens,
00:28:14on ne le dit pas,
00:28:15il y a plusieurs centaines
00:28:17d'intoxiqués,
00:28:18voire milliers
00:28:18de pompiers intoxiqués,
00:28:20des gens qui vont
00:28:21au caisson hyper bar,
00:28:23personne n'en parle de ça.
00:28:24Personne n'en parle.
00:28:25D'accord ?
00:28:26Comment est-ce que,
00:28:27Frédéric Leguillou,
00:28:28comment est-ce qu'on se protège
00:28:29contre des fumées
00:28:31très intenses
00:28:32qu'on respire effectivement
00:28:33sur des durées très longues ?
00:28:34On imagine qu'il ne faut pas
00:28:35se contenter d'un masque FFP2.
00:28:39Quels sont les équipements nécessaires ?
00:28:41Ah non,
00:28:41il faut des masques
00:28:42avec des cartouches filtrantes
00:28:45qui permettent de filtrer
00:28:47un maximum de particules.
00:28:49Mais attention,
00:28:50quand on est aussi proche
00:28:52des incendies
00:28:54et de tout ce qui brûle
00:28:56qui était toxique,
00:28:59le risque zéro
00:29:00n'existe pas.
00:29:01Donc,
00:29:02ils respirent.
00:29:03De toute façon,
00:29:03ils en respirent moins,
00:29:04mais ils en respirent quand même.
00:29:06Et comme ils sont exposés
00:29:07longtemps
00:29:07à une forte insensité,
00:29:09ça peut avoir des conséquences
00:29:10pour leur santé.
00:29:11Est-ce qu'au-delà des pompiers
00:29:13et de ceux qui luttent
00:29:14contre les incendies,
00:29:15on a déjà des indications
00:29:17de consultation médicale,
00:29:19de consultation des services d'urgence,
00:29:20par exemple,
00:29:21dans la région,
00:29:22qui seraient des signaux
00:29:23qui indiquent déjà
00:29:24les conséquences
00:29:26sur la santé
00:29:27des habitants de la région
00:29:28de ces incendies ?
00:29:30Alors oui,
00:29:31effectivement,
00:29:33il y a...
00:29:34Alors,
00:29:35dans les chiffres globaux
00:29:36qui sont donnés,
00:29:37si vous voulez,
00:29:38il y a eu une dépêche
00:29:39de l'APM
00:29:40aujourd'hui même
00:29:41sur le sujet.
00:29:42Et donc,
00:29:45SOS Médecins,
00:29:46en particulier,
00:29:47a vu beaucoup plus
00:29:48de crises d'asthme
00:29:50et de personnes
00:29:51qui consultaient
00:29:52pour essoufflement
00:29:53que d'habitude.
00:29:55Ils en ont vu autant
00:29:56pendant l'incendie
00:29:57qu'est-ce qu'ils avaient vu
00:29:57depuis le début de l'année.
00:29:58Et puis,
00:30:00il y a aussi
00:30:01les urgences
00:30:02des hôpitaux de Bordeaux
00:30:04qui ont vu
00:30:05davantage
00:30:06d'insuffisances respiratoires
00:30:07et de détresses respiratoires
00:30:09qui ont consulté
00:30:10dans les différents services.
00:30:12Alors,
00:30:13a priori,
00:30:13il n'y a pas eu
00:30:13une augmentation
00:30:14du nombre global
00:30:16de personnes
00:30:17à consulter,
00:30:18mais c'est le motif
00:30:19de consultation
00:30:20qui était
00:30:21très orienté
00:30:22par rapport
00:30:23à ce risque respiratoire.
00:30:27Déjà,
00:30:27des signes concrets
00:30:28de l'impact
00:30:28sur la santé
00:30:29des habitants
00:30:30de Gironde.
00:30:31La conséquence
00:30:32de cet incendie,
00:30:34on n'en est pas surpris,
00:30:36évidemment.
00:30:36On le déplore,
00:30:37bien sûr,
00:30:38mais ça va continuer,
00:30:40malheureusement.
00:30:41Mico,
00:30:41on imagine
00:30:42que ces dégâts
00:30:43sur la santé
00:30:44des habitants
00:30:45de la Gironde,
00:30:45eh bien,
00:30:45évidemment,
00:30:46on n'en est qu'au début,
00:30:47malheureusement.
00:30:48Alors,
00:30:49on n'en est qu'au début,
00:30:50mais il y a des traitements
00:30:50qui vont être mis en place,
00:30:51etc.
00:30:51Mais la question,
00:30:52c'est quels sont les moyens
00:30:53qui pourront être mis en place
00:30:54pour traiter un maximum
00:30:55de personnes ?
00:30:55Parce qu'encore une fois,
00:30:58220 000 personnes
00:30:59qui ont été évacuées.
00:31:01Alors,
00:31:01toutes n'ont pas été exposées
00:31:02à ce qu'on est en train
00:31:03de dire là,
00:31:04à des niveaux prohibitifs,
00:31:06évidemment.
00:31:07Mais toujours est-il
00:31:08que là,
00:31:08la question
00:31:09de ce que peuvent mettre
00:31:10en place
00:31:10l'Agence régionale de santé,
00:31:12les CHU
00:31:13et l'ensemble,
00:31:14en fait,
00:31:14du plan blanc
00:31:15qui a été déclenché
00:31:15déjà depuis le début
00:31:16de la crise,
00:31:17qu'est-ce que ça peut apporter ?
00:31:19Ça, c'est une question
00:31:19à laquelle, moi,
00:31:20je n'ai évidemment pas de réponse.
00:31:21Mais cependant,
00:31:22il y a deux éléments
00:31:23qui peuvent être intéressants ici.
00:31:24La première,
00:31:25c'est l'utilisation,
00:31:26bien sûr,
00:31:26des caissons hyperbars,
00:31:27de l'oxygène pur
00:31:28pour essayer de réduire
00:31:30l'intoxication
00:31:31au monoxyde de carbone
00:31:32et ça, c'est indispensable.
00:31:33On est obligé
00:31:34de passer par là.
00:31:35Ce que ça change,
00:31:36c'est que le caisson hyperbars
00:31:37permet de désaturer
00:31:38le sang au monoxyde de carbone
00:31:40plus vite
00:31:40qu'avec simplement
00:31:41l'oxygène pur.
00:31:42Et puis, deuxièmement,
00:31:43dans certains pays aussi
00:31:44qui sont soumis
00:31:44à ce genre de stress-là,
00:31:46je pense par exemple
00:31:46à la Chine,
00:31:47le Japon,
00:31:47la Corée,
00:31:48on a aussi des traitements
00:31:49à base d'hydrogène
00:31:50pour là limiter
00:31:51les effets de lésions
00:31:52de ces inhalations.
00:31:54On le sait,
00:31:55la très large majorité
00:31:56de ces incendies
00:31:57ont une origine humaine.
00:31:58Certains d'entre eux
00:31:59sont criminels.
00:32:00Résultat,
00:32:01depuis le début
00:32:02de cette saison d'incendie,
00:32:03près de 300 interpellations.
00:32:05C'est ce qu'a rappelé ce soir
00:32:06sur BFMTV
00:32:07le ministre de l'Intérieur.
00:32:08Laurent Nunez.
00:32:10Il y a 275 interpellations.
00:32:12Vous disiez,
00:32:13dans 9 cas sur 10,
00:32:15ce sont des...
00:32:15Dans 9 cas sur 10,
00:32:17l'origine est humaine.
00:32:19Et dans 2 cas sur 3
00:32:21de ces origines humaines,
00:32:23c'est une intention criminelle.
00:32:24C'est un incendie volontaire.
00:32:26On sera intraitable
00:32:27avec ceux
00:32:28qui procèdent
00:32:28à ces mises à feu.
00:32:30Des chiffres spectaculaires,
00:32:31Mathias.
00:32:32Qu'est-ce qu'on peut dire
00:32:32du profil
00:32:33de ceux qui ont été interpellés ?
00:32:34Alors,
00:32:35Laurent Nunez
00:32:36a décliné
00:32:37un petit peu plus précisément
00:32:39le profil
00:32:40des uns et des autres.
00:32:40Donc,
00:32:41parmi ces 275 personnes
00:32:42qui sont mises en cause
00:32:44pour des feux
00:32:45depuis cet été.
00:32:46On sait,
00:32:47par exemple,
00:32:48qu'il y a
00:32:48plus de majeurs
00:32:49que de mineurs.
00:32:50Près de 160 majeurs
00:32:52pour 110 mineurs
00:32:55mis en cause.
00:32:56On en sait un peu plus aussi
00:32:57sur la judiciarisation
00:32:59de ces personnes.
00:33:00C'est-à-dire qu'il y a déjà
00:33:02des personnes
00:33:03qui ont été incarcérées,
00:33:05soit dans le cadre
00:33:05déjà de condamnations
00:33:07qui sont tombées,
00:33:07par exemple,
00:33:08dans le cadre
00:33:08de comparutions immédiates,
00:33:10des peines de prison
00:33:11qui ont donc été prononcées
00:33:12pour certains,
00:33:13soit certains d'entre eux
00:33:14qui sont déjà incarcérés
00:33:16provisoirement
00:33:17dans le cadre
00:33:17d'une détention provisoire.
00:33:19C'est-à-dire
00:33:19une détention
00:33:21avant un éventuel procès
00:33:23dans les prochains mois
00:33:24ou prochaines années.
00:33:26On sait que dans les profils,
00:33:28il y a ceux
00:33:29qui ont commis un feu,
00:33:32ont mis le feu
00:33:32de manière accidentelle.
00:33:34par exemple,
00:33:35il y a le cas
00:33:36de restaurateurs
00:33:37qui ont utilisé
00:33:39des bras zéros.
00:33:41Alors là,
00:33:41je crois qu'ils n'ont pas
00:33:42mis le feu,
00:33:43ça n'a pas eu
00:33:43comme conséquence
00:33:44de déclencher un incendie,
00:33:46mais ils ont quand même
00:33:47été mis en cause
00:33:48pour ce comportement
00:33:49imprudent.
00:33:50Il y a donc tous ceux
00:33:51qui sont mis en cause
00:33:52pour des faits
00:33:53de nature accidentelle
00:33:54et puis aussi ceux
00:33:56pour qui la piste volontaire
00:33:58est clairement étudiée,
00:34:01voire même privilégiée.
00:34:02Il y a une proportion
00:34:02qui a été indiquée.
00:34:03Dans 70% des cas
00:34:06pour ces 275 personnes
00:34:08qui ont été mises en cause
00:34:09depuis le début de l'été,
00:34:10c'est la piste volontaire
00:34:11qui est privilégiée
00:34:12quand dans 30%
00:34:14des autres cas,
00:34:15c'est plutôt la piste
00:34:16accidentelle,
00:34:16involontaire
00:34:17qui est retenue.
00:34:19Résultat de ces incendies
00:34:21volontaires ou pas,
00:34:22des pompiers
00:34:23qui sont toujours à la tâche.
00:34:24Ce soir,
00:34:24ils vont l'être
00:34:25toute la nuit,
00:34:25notamment du côté
00:34:26de Blagon
00:34:27où l'on continue
00:34:28de traquer
00:34:29les reprises de feu
00:34:30et c'est là
00:34:30où vous vous trouvez
00:34:31Capucine Dièse.
00:34:34Oui, effectivement.
00:34:36Nous sommes au niveau
00:34:36de la route de Blagon
00:34:37avec Valentin Rieb
00:34:38et c'est ici,
00:34:39hier,
00:34:40qu'il y a eu
00:34:40un départ de feu
00:34:41très impressionnant.
00:34:43Nous y étions
00:34:43justement
00:34:44avec des flammes
00:34:45de plusieurs mètres
00:34:46de hauteur
00:34:47sur cette route
00:34:48de Blagon
00:34:49et vous le voyez,
00:34:49le résultat,
00:34:50évidemment,
00:34:51c'est cette végétation
00:34:52complètement calcinée.
00:34:54On voit bien
00:34:55derrière
00:34:55que les pompiers
00:34:56sont quand même
00:34:57toujours mobilisés
00:34:58sur place
00:34:59pour des éventuelles
00:35:01reprises de feu.
00:35:01On en a aperçu
00:35:02il y a encore
00:35:03quelques minutes.
00:35:04Ce sont des petites reprises.
00:35:06Évidemment,
00:35:06ce n'est pas inquiétant.
00:35:07Les pompiers
00:35:08nous disaient d'ailleurs
00:35:08que c'était tout à fait normal.
00:35:11Et puis,
00:35:11il y a également
00:35:11regardez ici,
00:35:12on en voit une justement.
00:35:14Il s'agit d'une fumerolle
00:35:16et donc là aussi,
00:35:17les pompiers
00:35:18restent extrêmement vigilants.
00:35:20Autre problème
00:35:21auquel il faut être vigilant,
00:35:22c'est un problème
00:35:23qui est invisible,
00:35:24qu'on ne peut pas voir
00:35:25à l'œil nu
00:35:25et ça se passe
00:35:26sous nos pieds.
00:35:27On sent que le sol
00:35:28est extrêmement chaud.
00:35:30Eh bien,
00:35:30c'est normal
00:35:30puisque sous nos pieds,
00:35:31il y a des flammes,
00:35:33un autre incendie
00:35:34en quelque sorte
00:35:35et c'est ça
00:35:36auquel s'attaquent
00:35:37les pompiers.
00:35:39C'est ce qu'ils ont fait
00:35:39tout l'après-midi,
00:35:40c'est ce qu'ils vont faire
00:35:41dans les prochains jours,
00:35:42dans les prochaines semaines.
00:35:44Dans ce sable,
00:35:45il y a du combustible,
00:35:46que ce soit des feuilles mortes,
00:35:47que ce soit des épines de pin
00:35:48et ce combustible,
00:35:50eh bien,
00:35:50il continue de brûler
00:35:52sous terre
00:35:52et il pourrait brûler
00:35:53pendant encore des mois.
00:35:54À titre de comparaison,
00:35:55par exemple,
00:35:56pour l'incendie des Landes
00:35:57en 2022,
00:35:58eh bien,
00:35:59les pompiers ont pris
00:36:00près de deux ans
00:36:01à éteindre ce feu souterrain.
00:36:03Capucine Dièse
00:36:04aux côtés des pompiers
00:36:05sur les images
00:36:05de Valentin Ribes,
00:36:06du côté de Blagon
00:36:08où on le voit,
00:36:08les fumerolles
00:36:09sont toujours là
00:36:10et Capucine nous disait
00:36:12à l'instant,
00:36:13Anthony Ferry,
00:36:14le sol est très chaud
00:36:15et il est dans des proportions
00:36:17incroyables
00:36:17puisque la température
00:36:18de ce sol,
00:36:19elle peut atteindre
00:36:20plusieurs centaines de degrés.
00:36:21Oui,
00:36:22c'est pour ça d'ailleurs
00:36:22que les habitants
00:36:23qui justement
00:36:24essaient de combattre ce feu,
00:36:25eh bien,
00:36:26la semelle de leurs chaussures
00:36:27parfois fond
00:36:28parce qu'on peut atteindre
00:36:29très facilement
00:36:30une centaine,
00:36:31voire même 200,
00:36:32300 degrés.
00:36:33Alors,
00:36:33évidemment,
00:36:34un petit peu plus en profondeur
00:36:35ces 300 degrés,
00:36:36mais en surface,
00:36:37on peut facilement
00:36:38effectivement atteindre
00:36:39la centaine de degrés.
00:36:40On l'a d'ailleurs vu tout à l'heure,
00:36:41si on verse de l'eau
00:36:42sur ce sol,
00:36:42tout de suite,
00:36:43elle s'évapore.
00:36:44Et combien de temps
00:36:44il va falloir attendre,
00:36:46par exemple,
00:36:47pour non seulement
00:36:47que cette fumée
00:36:48qu'on voit à l'image
00:36:49disparaisse,
00:36:49mais pour que ce sol
00:36:51bouillant
00:36:52revienne à une température normale ?
00:36:54Eh bien,
00:36:55tant qu'il n'y a malheureusement
00:36:56pas de pluie,
00:36:57on ne va pas avoir
00:36:57un rafraîchissement
00:36:59entre guillemets
00:36:59rapide de ce sol.
00:37:01Il va sans doute
00:37:02falloir attendre
00:37:02des jours,
00:37:03voire même des semaines,
00:37:05car cette tourbe
00:37:06effectivement
00:37:06qui est à l'intérieur
00:37:07va continuer
00:37:08de se consumer
00:37:09très lentement
00:37:10et par conséquent,
00:37:11par conduction
00:37:12réelle.
00:37:13réchauffer ce sol
00:37:14autour d'elle.
00:37:14Réchauffer encore
00:37:16plus que ce que
00:37:16l'on a aujourd'hui ?
00:37:18Alors,
00:37:19évidemment,
00:37:19par l'effet des nuits,
00:37:21des journées,
00:37:21l'atmosphère est quand même
00:37:22bien plus fraîche
00:37:23que ce sol,
00:37:24donc ce sol va,
00:37:24au fur et à mesure
00:37:25des jours,
00:37:26se rafraîchir,
00:37:27mais à une dizaine
00:37:28de centimètres,
00:37:29il va encore rester
00:37:30sans doute
00:37:30à plus de 90
00:37:31dans même plus de 100
00:37:32de l'air,
00:37:33effectivement.
00:37:33Et il ne faut pas oublier
00:37:34qu'il peut y avoir
00:37:35des retours de chaleur,
00:37:36on l'a dit un petit peu
00:37:37tout à l'heure,
00:37:37pour donner un exemple
00:37:39concret,
00:37:39Fontainebleau,
00:37:40réactivation de points
00:37:41de chaleur
00:37:41deux semaines après
00:37:43le fixage,
00:37:44la fixation de l'incendie,
00:37:46ou alors 2022,
00:37:47l'Andiras,
00:37:48là aussi,
00:37:48retour de feu,
00:37:49un feu à la fois
00:37:50significatif à ce moment-là,
00:37:52deux semaines,
00:37:53deux semaines après
00:37:54que l'incendie
00:37:55ait été fixé.
00:37:56On le disait,
00:37:57l'une des bonnes nouvelles
00:37:58de la journée,
00:37:58ce sont ces communes
00:37:59où les habitants
00:38:00ont été autorisés
00:38:01à rentrer chez eux,
00:38:03c'est notamment le cas
00:38:03de Saint-Jean-Dillac
00:38:04dont le maire
00:38:05Édouard Quintano
00:38:06est avec nous
00:38:07et non l'en.
00:38:07Merci,
00:38:08bonsoir monsieur le maire,
00:38:08comment s'est passé
00:38:10ce retour
00:38:11de vos administrés
00:38:12jusqu'ici ?
00:38:15Dans le calme,
00:38:16dans le calme
00:38:17avec beaucoup d'émotion
00:38:19pour les gens
00:38:19que j'ai pu rencontrer
00:38:20chez eux
00:38:22lorsqu'ils arrivaient
00:38:23et puis ensuite,
00:38:27bon,
00:38:27il s'agit aussi,
00:38:29ils l'ont bien compris,
00:38:30de faire attention,
00:38:32de faire attention
00:38:32à laisser les pompiers,
00:38:34les forestiers
00:38:35qui passent en ce moment
00:38:38le long de mes fenêtres,
00:38:40travailler sereinement.
00:38:42Donc,
00:38:43du calme
00:38:43mais de la vigilance
00:38:45et un petit peu
00:38:46d'inquiétude,
00:38:47je l'ai déjà dit
00:38:48dans notre Facebook
00:38:50ville,
00:38:51de l'inquiétude
00:38:53pour que les IAQ
00:38:56permettent
00:38:57au secours
00:38:58de poursuivre
00:38:59leur travail
00:38:59normalement.
00:39:00– Et puis,
00:39:01M. le maire,
00:39:01il y a les consignes
00:39:02qu'a données la préfète,
00:39:03il faut garder son téléphone
00:39:04allumé,
00:39:04il faut avoir son petit sac
00:39:06disponible le cas échéant
00:39:07parce que malheureusement,
00:39:09malheureusement,
00:39:10on ne peut pas totalement
00:39:10écarter l'hypothèse
00:39:12d'avoir à partir de nouveau.
00:39:14– Oui,
00:39:15alors j'ai fait le point
00:39:15avec le commandant
00:39:17des pompiers
00:39:18qui est basé chez nous
00:39:19à Saint-Jean-Diac
00:39:19pour un secteur
00:39:20un petit peu plus large,
00:39:21il m'a dit
00:39:22que des noyages
00:39:23ont été effectués
00:39:26sur une partie
00:39:27de Saint-Jean-Diac,
00:39:28la partie ouest,
00:39:29la partie de l'ombrière
00:39:30et c'est un signe
00:39:33que non seulement
00:39:34le feu est tenu
00:39:36mais comme vous voulez
00:39:37de le dire
00:39:38à Blagon,
00:39:39il brûle toujours
00:39:40et les feux
00:39:41et les vents d'ouest
00:39:42peuvent ramener
00:39:43tout ça
00:39:43sur Saint-Jean-Diac
00:39:44et donc,
00:39:45comme vous savez,
00:39:46Saint-Jean
00:39:46est la porte d'entrée
00:39:47vers la métropole
00:39:49donc oui,
00:39:50de l'inquiétude
00:39:50à ce niveau aussi,
00:39:51vous avez dit
00:39:52un petit sac,
00:39:53moi je conseille aux gens
00:39:54de prendre un sac
00:39:56un petit peu plus large,
00:39:57un seul t-shirt
00:39:58et une seule paire
00:39:59de chaussures
00:39:59c'est pas suffisant
00:40:01quand on part 4 jours.
00:40:02Comment s'organise
00:40:03le travail
00:40:04des prochains jours ?
00:40:05Comment est-ce qu'on
00:40:06essaie de mettre
00:40:06en place
00:40:08progressivement
00:40:08le retour
00:40:09vers un fonctionnement
00:40:10normal
00:40:11de la vie
00:40:12dans votre ville ?
00:40:13Oui,
00:40:14alors progressivement,
00:40:15vous avez bien dit,
00:40:16vous avez bien employé
00:40:17le bon mot,
00:40:18alors nous les agents
00:40:19seront là
00:40:19demain matin
00:40:21même si une bonne partie
00:40:22était là déjà
00:40:23depuis 2-3 jours,
00:40:25les agents
00:40:26qui n'ont pas été évacués,
00:40:28enfin qui n'ont pas été évacués,
00:40:29qui ont été évacués
00:40:30mais qui n'habitent pas trop loin
00:40:31et qui sont indispensables
00:40:33seront là demain
00:40:35et ensuite progressivement
00:40:37à partir de lundi
00:40:38les services seront
00:40:39ouverts au public
00:40:40dans notre ville,
00:40:42demain on reste fermé
00:40:43parce qu'il y a
00:40:44du travail de mise en place,
00:40:46de nettoyage,
00:40:47vous pouvez imaginer
00:40:47que la ville
00:40:49n'ont pas à être sale
00:40:50mais les bâtiments
00:40:51ne peuvent pas accueillir
00:40:52tout le monde
00:40:53dès demain.
00:40:54Donc réouverture
00:40:56progressive
00:40:57à partir de lundi
00:40:58et les agents seront là,
00:40:59les agents comme les commerces,
00:41:01les commerces ont rouvert
00:41:02dès cet après-midi,
00:41:03la pharmacie était ouverte,
00:41:05l'intermarché,
00:41:07la poste était ouverte
00:41:08et tout cela rentrera
00:41:10dans l'ordre
00:41:12à partir de demain.
00:41:15Samedi,
00:41:16je le dis pour les IAQ
00:41:17qui nous écoutent,
00:41:18il n'y aura pas exceptionnellement
00:41:19le superbe marché
00:41:20de Saint-Jean-d'Iac
00:41:21ouvert samedi matin,
00:41:22on attendra la semaine prochaine.
00:41:24Et on vous le souhaite
00:41:25bien sûr monsieur le maire,
00:41:26qu'est-ce qu'ils vous ont dit
00:41:27ces habitants
00:41:28quand ils sont revenus
00:41:29parce qu'on imagine
00:41:29un mélange
00:41:31évidemment d'émotions
00:41:32très fortes,
00:41:33la joie de pouvoir
00:41:34revenir à la maison,
00:41:36la tristesse sans doute aussi
00:41:37de voir ce qu'il y a autour
00:41:40et la dévastation
00:41:41causée par cet incendie,
00:41:44c'est j'imagine un peu
00:41:45tout ça qu'on vous a raconté
00:41:46aujourd'hui ?
00:41:47– Exactement,
00:41:48la première réaction des gens
00:41:49c'est d'abord remercier,
00:41:51remercier les pompiers,
00:41:53remercier la municipalité,
00:41:54remercier tout le travail
00:41:55qui a été fait,
00:41:56remercier le travail des bénévoles
00:41:57de notre réserve communale,
00:41:59ça c'est la première chose.
00:42:00On suit,
00:42:01après ces mots,
00:42:02c'est souvent des sanglots,
00:42:04les gens,
00:42:05ils ont été tellement en tension
00:42:07durant quelques jours,
00:42:09ailleurs,
00:42:09que la première chose
00:42:10c'est les larmes
00:42:11qui viennent,
00:42:13et on est là
00:42:14pour les rassurer,
00:42:15leur dire qu'il n'y a pas de problème,
00:42:16on leur parle du sac
00:42:17quand même
00:42:17qu'ils doivent préparer
00:42:19malgré tout
00:42:20et donc c'est un mélange
00:42:22de joie
00:42:22mais aussi d'inquiétude
00:42:24parce qu'ils ont bien compris
00:42:25que vu l'image,
00:42:28l'environnement
00:42:29qu'ils ont vu
00:42:30en traversant la ville,
00:42:33les arbres sont tombés
00:42:35à de nombreux endroits,
00:42:37à certains endroits
00:42:38la forêt est brûlée
00:42:39donc ils se rendent bien compte,
00:42:41ils voient des engins forestiers
00:42:43en plein centre de la ville,
00:42:44ils voient l'atelier de technique
00:42:47et de maintenance
00:42:48qui est plein de pompiers
00:42:49donc ils voient
00:42:50qu'il s'est passé plein de choses
00:42:51et ils voient que
00:42:52pour l'instant
00:42:53le retour à la normale
00:42:54n'est pas réellement complet.
00:42:56Alors ils se promènent
00:42:57du coup en vélo,
00:42:58ils évitent de prendre la voiture
00:43:00comme je leur ai demandé
00:43:02par visio
00:43:03Pour ne pas gêner les secours.
00:43:06Exactement,
00:43:06ça c'était un point pour moi
00:43:07qui est essentiel,
00:43:08il ne faut pas gêner les secours,
00:43:10c'est primordial,
00:43:11primordial.
00:43:13Merci beaucoup monsieur le maire,
00:43:14on leur souhaite bon courage
00:43:15pour ce retour à ses habitants
00:43:17ainsi qu'à vous bien sûr,
00:43:18merci beaucoup
00:43:18d'avoir été avec nous
00:43:19ce soir Edouard Catano,
00:43:20le maire de Saint-Jean-Dillac.
00:43:22Alors il y a ceux
00:43:22qui ont la joie
00:43:23évidemment en preinte de tristesse
00:43:25mais la joie quand même
00:43:26de pouvoir rentrer chez eux
00:43:27aujourd'hui
00:43:28et puis il y a ceux
00:43:29qui malheureusement
00:43:29vont devoir patienter
00:43:31quelques heures encore
00:43:32peut-être quelques jours
00:43:33c'est le cas de ceux
00:43:34aux côtés desquels
00:43:35vous vous trouvez
00:43:36là-bas
00:43:36et du côté du pilat sur maire.
00:43:40Tout à fait,
00:43:41on est avec Julien,
00:43:42profilé un peu particulier
00:43:42parce que Julien
00:43:43avec ses familles
00:43:44ils étaient en vacances
00:43:45du côté de l'Âge
00:43:46et ils ont décidé
00:43:47d'évacuer en anticipant.
00:43:49Racontez-moi Julien.
00:43:50Oui, bonsoir.
00:43:52En fait,
00:43:52on a décidé d'anticiper
00:43:55jeudi matin,
00:43:56le fest est déclaré mercredi,
00:43:58en milieu d'après-midi
00:43:59on a décidé d'anticiper
00:44:00jeudi matin
00:44:00et on a pris le choix
00:44:02de prendre une partie
00:44:02de nos affaires
00:44:03et d'évacuer
00:44:04depuis le Cap-Ferré
00:44:05et se rabattre
00:44:06du côté d'Arcachon
00:44:06dans un premier temps.
00:44:08Donc de venir ici
00:44:09vous avez une partie
00:44:10de vos affaires
00:44:11de vacances
00:44:11qui sont encore à l'Âge.
00:44:13Tout à fait,
00:44:14oui,
00:44:14on a encore une partie
00:44:14de nos affaires
00:44:15qui sont à l'Âge
00:44:15parce qu'on ne pensait pas
00:44:17que le sinistre
00:44:18dure autant longtemps
00:44:20et on est parti
00:44:20qu'avec une petite partie
00:44:21de nos affaires
00:44:22et on attend
00:44:23que la voie principale
00:44:25pour accéder à l'Âge
00:44:26puisse se réouvrir
00:44:26pour pouvoir y accéder de nouveau.
00:44:29Qu'est-ce que vous ressentez
00:44:30face à cette situation ?
00:44:33Qu'est-ce que vous ressentez ?
00:44:34J'imagine que ça vous préoccupe ?
00:44:35Vous êtes un peu obligé
00:44:36du coup de butiner
00:44:37de camping en camping ?
00:44:38Ah ouais,
00:44:38d'un point de vue vacances,
00:44:39on ne passe pas les mêmes vacances.
00:44:40Enfin,
00:44:40ce ne sont pas les vacances idéales
00:44:41on va dire.
00:44:43On s'adapte.
00:44:44Tout simplement,
00:44:45on s'adapte à la situation.
00:44:47On a essayé de faire au mieux
00:44:49pour passer des vacances convenables
00:44:50avec les enfants,
00:44:51en famille.
00:44:52Essayer de profiter
00:44:52un tantinet soit peu
00:44:53mais la problématique reste entière
00:44:56et nous préoccupe toujours.
00:44:57Il y a ce méga-feu en Gironde
00:44:59qui n'est pour l'instant
00:45:00toujours pas éteint.
00:45:03C'est stabilisé,
00:45:04mais ce n'est pas éteint.
00:45:05Oui,
00:45:06tout à fait.
00:45:06Le feu a priori
00:45:07n'est toujours pas stabilisé
00:45:10en espérant que les secours
00:45:12et les signes
00:45:13puissent le stabiliser
00:45:14le plus rapidement possible
00:45:15dans l'intérêt de tous
00:45:16bien entendu.
00:45:17Merci beaucoup Julien
00:45:18d'avoir été avec nous.
00:45:20Vous l'avez entendu,
00:45:21il y a différents profils ici
00:45:22d'évacués
00:45:23dans ce camping des Flots Bleus,
00:45:25le camping qui a donné lieu
00:45:27à l'adaptation aussi
00:45:28à un cinématographique
00:45:29et beaucoup de monde
00:45:31aussi ici
00:45:31avec cette image
00:45:32aussi de la dune du Pila
00:45:34quasi déserte
00:45:35en plein cœur de l'été.
00:45:37La dune du Pila
00:45:38où vous trouvez
00:45:38Lola Bay
00:45:39avec les images
00:45:40de Laura Champion.
00:45:41champion pendant ce temps-là,
00:45:42évidemment,
00:45:42le combat continue
00:45:43pour les pompiers.
00:45:45Vous nous le disiez,
00:45:45David Sakaé,
00:45:46il continue ce soir,
00:45:47il va continuer toute la nuit,
00:45:48il va continuer des jours encore.
00:45:50On est quand même
00:45:50dans une nouvelle phase
00:45:51de ce combat-là.
00:45:52C'est un combat
00:45:53qui est très difficile
00:45:54mais qui est différent
00:45:55de celui des derniers jours
00:45:57où on luttait
00:45:58contre des murs de flammes.
00:45:59Tout à fait,
00:46:00mais la lutte
00:46:01est tout aussi intense
00:46:02puisqu'on n'est pas
00:46:03à l'abri d'une reprise.
00:46:05On l'a dit,
00:46:05il y a deux points chauds là
00:46:06actuellement
00:46:07qu'il faut surveiller
00:46:09relativement de près.
00:46:10Mais il y a aussi
00:46:10toutes ces lisières
00:46:12qui sont à traiter.
00:46:13Ce travail de fourmi.
00:46:14240 kilomètres.
00:46:15C'est un travail gigantesque,
00:46:17faramineux.
00:46:18Ce travail de fourmi.
00:46:19Les pompiers,
00:46:20ce soir,
00:46:20vont devoir être vigilants
00:46:21mais les nuits d'après aussi.
00:46:23Ça va durer,
00:46:24ça va durer.
00:46:25Il y a une partie du travail
00:46:27qui est un travail
00:46:28très important
00:46:28de surveillance maintenant.
00:46:29Tout à fait,
00:46:30la surveillance va être
00:46:30très très importante.
00:46:32Donc tous les moyens
00:46:32qui vont être mis en oeuvre
00:46:33pour se veiller
00:46:34vont l'être cette nuit aussi.
00:46:37Je voudrais quand même
00:46:38juste rebondir un peu
00:46:39sur ce travail
00:46:40qui engendre aussi
00:46:42à gratter,
00:46:43à être auprès de la terre,
00:46:45de cette tourbe.
00:46:46Ça dégage de la fumée.
00:46:47Des émanations.
00:46:47Des émanations.
00:46:48C'est aussi dangereux
00:46:49pour les pompiers.
00:46:50Et nos pompiers,
00:46:51malheureusement,
00:46:51sont mal protégés,
00:46:52je le répète.
00:46:53Et ce que l'on voit aujourd'hui,
00:46:54c'est qu'ils n'ont pas
00:46:55leur détecteur de monoxyde de carbone.
00:46:57Ils se mettent en danger.
00:46:59Et ce que je redoute,
00:47:01et ce que l'on redoute
00:47:01depuis plusieurs décennies,
00:47:03c'est ces cancers
00:47:04qui arriveront à long terme
00:47:06dans 10, 15 ou 20 ans.
00:47:08Et on lutte
00:47:09avec la santé,
00:47:11avec la DGCGC
00:47:12pour reconnaître
00:47:14ces maladies professionnelles.
00:47:15On a des collègues
00:47:16qui tombent au feu,
00:47:16mais qui tombent au feu
00:47:17par maladie.
00:47:19Oui, c'est un métier dangereux.
00:47:21C'est un métier, effectivement,
00:47:22où on risque sa santé,
00:47:23bien sûr.
00:47:25Jean Serrat,
00:47:25notre consultant aéronautique,
00:47:27on a beaucoup parlé
00:47:27du balai de Canadair
00:47:29ces derniers jours,
00:47:30de ces avions qui larguaient
00:47:31du retardant aussi,
00:47:32les DASH,
00:47:33les A400M.
00:47:35Quand il n'y a plus de flammes,
00:47:36à quoi servent les avions
00:47:37et les hélicoptères ?
00:47:38Est-ce qu'ils servent encore
00:47:38à quelque chose
00:47:39et quel est leur rôle ?
00:47:39Alors, une fois de plus,
00:47:41ce qui est fondamental,
00:47:42c'est qu'il s'agit
00:47:43d'un travail de groupe.
00:47:45Il y a l'aérien,
00:47:47il y a le sol,
00:47:48mais tout le monde
00:47:49travaille ensemble.
00:47:50Par exemple, là,
00:47:52cette nuit,
00:47:53bien sûr,
00:47:53les Canadair
00:47:54ne font pas d'épandage
00:47:56la nuit.
00:47:57Dès le coucher du soleil
00:47:58jusqu'au lever du soleil,
00:47:59ils ne volent plus.
00:48:00D'accord ?
00:48:01Mais par contre,
00:48:02là, en ce moment,
00:48:03il y a par exemple
00:48:04des drones Reaper,
00:48:06MQ-9,
00:48:08qui volent
00:48:08et qui sont en train
00:48:09de faire une cartographie
00:48:11en détectant
00:48:12toutes les températures,
00:48:13de manière à faire
00:48:14une cartographie
00:48:15très précise
00:48:16de toutes les zones de feu
00:48:17et de manière
00:48:18à donner des infos
00:48:19très précises
00:48:20à tous les sapeurs-pompiers
00:48:22du sol
00:48:22pour qu'ils sachent
00:48:23que c'est à cet endroit-là
00:48:25qu'il faut attaquer
00:48:26tout de suite,
00:48:26c'est à cet endroit-là
00:48:28qu'il faut maintenant
00:48:29mettre des produits
00:48:30qui permettent
00:48:31de refroidir le sol,
00:48:33de mettre du retardant
00:48:34et également,
00:48:35ces drones
00:48:36permettent de préparer
00:48:37le lever du soleil
00:48:38demain matin,
00:48:39où,
00:48:40dès la première heure,
00:48:41tous les différents avions
00:48:42que nous avons,
00:48:43les Canadair,
00:48:44les DASH,
00:48:45les Air Tractor,
00:48:47vont pouvoir
00:48:47tout de suite décoller
00:48:48et tout de suite
00:48:49emmener des produits
00:48:50du retardant,
00:48:52des quantités
00:48:53d'eau importantes,
00:48:54par exemple,
00:48:54si on parle
00:48:55du fameux 400M,
00:48:57on parle quand même
00:48:58de 20 tonnes d'eau
00:48:59qu'il peut larguer
00:49:00d'un seul coup
00:49:00qui peuvent permettre
00:49:02de retarder le sol.
00:49:03Mais une fois de plus,
00:49:04ce qu'il faut que tout le monde
00:49:05comprenne bien,
00:49:05c'est que c'est un travail
00:49:07collectif.
00:49:08Il n'y a pas de gens du sol,
00:49:10il n'y a pas de pilotes.
00:49:11La mobilisation est générale
00:49:13sur les aires,
00:49:15sur la terre
00:49:16et à l'échelle européenne,
00:49:17puisqu'un effet marquant
00:49:18de la lutte
00:49:19contre cet incendie,
00:49:20c'est que c'est toute l'Europe
00:49:21qui s'est mobilisée
00:49:22aux côtés des sapeurs-pompiers
00:49:23et des personnels français
00:49:24pour lutter
00:49:25contre ces incendies.
00:49:26C'est le cas par exemple
00:49:27des sapeurs-pompiers
00:49:29suisses
00:49:29que vous avez accompagné
00:49:31Fanny Zibler
00:49:32avec Lucille Martin.
00:49:34Oui, on est dans le cœur
00:49:35de la forêt de l'Aige-Cap-Ferret.
00:49:37On suit actuellement
00:49:38les équipes suisses
00:49:39qui s'occupent
00:49:41des fumeroles
00:49:41dans le fond,
00:49:43dans le cœur de la forêt
00:49:44ici.
00:49:44Je suis avec vous.
00:49:45Bonjour, colonel.
00:49:46Vous êtes le chef
00:49:47des sapeurs-pompiers
00:49:47de la région de Genève.
00:49:49Une semaine déjà
00:49:50que vous êtes là.
00:49:51Quel a été votre rôle
00:49:52ici en appui
00:49:53aux sapeurs-pompiers français ?
00:49:55Alors, notre rôle
00:49:56a été d'être intégré
00:49:58comme des sapeurs-pompiers français.
00:50:00Nous avons pu réaliser
00:50:01de l'extinction
00:50:02d'incendies virulents
00:50:03notamment le samedi
00:50:05lorsque nous sommes arrivés
00:50:06à la protection
00:50:07de sites particuliers
00:50:09et puis au traitement
00:50:10de feux résiduels
00:50:12individuels
00:50:13dans les différents emplacements.
00:50:15Et aujourd'hui, là,
00:50:17vous êtes une 34, c'est ça ?
00:50:2011 véhicules
00:50:21répartis sur différentes zones.
00:50:23Quelles sont vos missions du jour ?
00:50:24Alors, les missions du jour,
00:50:25c'est vraiment
00:50:26le traitement d'incendies
00:50:29qui arrivent.
00:50:30C'est-à-dire que vous avez
00:50:31une zone, des braises,
00:50:32un coup de vent
00:50:33et le feu repart.
00:50:34Et notre rôle,
00:50:35c'est de traiter
00:50:35ces incendies
00:50:36répartis sur un secteur
00:50:38qui nous a été attribué.
00:50:39Merci beaucoup
00:50:40pour votre témoignage.
00:50:41Vous nous disiez
00:50:42que vous alliez repartir
00:50:43cette semaine,
00:50:44dans deux jours,
00:50:45pour que votre adjoint
00:50:47puisse prendre le relais.
00:50:48À nouveau,
00:50:48une équipe de 34 sapeurs-pompiers
00:50:50et une dizaine
00:50:50de véhicules suisses
00:50:51arriveront pour prendre la relève.
00:50:52Depuis l'aige,
00:50:53Cap-Ferré,
00:50:54Fanny Zimbler,
00:50:55aux côtés de Lucille Martin
00:50:56et aux côtés des pompiers suisses,
00:50:58on imagine,
00:50:59David Sakek,
00:50:59que ça vous fait chaud au cœur
00:51:01que vos collègues
00:51:02venus de Suisse
00:51:03et d'ailleurs,
00:51:04parce que c'est,
00:51:04on le disait,
00:51:05toute l'Europe
00:51:06qui s'est mobilisée,
00:51:07soit à vos côtés
00:51:08pour combattre ces incendies.
00:51:10Ça se passe bien ?
00:51:11Ça s'organise
00:51:12de manière naturelle,
00:51:13fluide,
00:51:13ce travail de pompiers français
00:51:15avec des pompiers roumains,
00:51:16avec des pompiers suisses ?
00:51:18Oui,
00:51:19ça se passe bien,
00:51:20ils sont habitués,
00:51:21habitués à venir en renfort,
00:51:23des pompiers roumains,
00:51:24pompiers suisses,
00:51:25on a eu des pompiers
00:51:27aussi de l'Italie,
00:51:28de la Pologne,
00:51:29de l'Espagne,
00:51:30voilà,
00:51:30c'est des gens
00:51:31qui sont habitués
00:51:31à guérir aussi,
00:51:32pour certains,
00:51:33aux feux de forêt
00:51:34dans leur pays.
00:51:34Il faut ajouter au passage,
00:51:36je le dis,
00:51:36que très souvent,
00:51:37les pompiers français,
00:51:38eux aussi,
00:51:39viennent renforcer
00:51:40leurs collègues européens
00:51:42sur leur théâtre
00:51:43d'opération
00:51:44et de lutte
00:51:44contre les incendies.
00:51:45Tout à fait,
00:51:46dans le cadre
00:51:46de la coopération européenne,
00:51:47l'entraide européenne,
00:51:49ce dispositif Rescue
00:51:50qui permet d'engager
00:51:51des moyens aériens,
00:51:52des aéronefs,
00:51:53mais aussi des troupes terrestres
00:51:54au sol,
00:51:55puisque,
00:51:55on le répète,
00:51:56c'est 95%
00:51:57des troupes terrestres
00:51:58qui vont éteindre l'incendie.
00:52:00D'accord ?
00:52:00J'aimerais aussi souligner
00:52:02quelque chose d'important
00:52:03pour que les auditeurs comprennent,
00:52:05c'est qu'en France,
00:52:07nous avons des pompiers professionnels,
00:52:09nous avons des pompiers volontaires,
00:52:10des pompiers militaires.
00:52:11Tout ce monde est complémentaire,
00:52:13on a tous besoin des uns et des autres.
00:52:15Sans les uns,
00:52:16sans les autres,
00:52:17on ne peut pas fonctionner.
00:52:18C'est notre modèle de sécurité civile
00:52:20qui fonctionne ainsi.
00:52:21Mais je lance un message ce soir,
00:52:24et vous me le permettez,
00:52:25et je vous en remercie,
00:52:26je lance un message
00:52:26pour qu'on engage
00:52:27plus de sapeurs-pompiers professionnels.
00:52:30Permettez l'État,
00:52:31permettez-nous d'engager
00:52:32les sapeurs-pompiers professionnels.
00:52:34Ils sont dans les SDIS,
00:52:36dans les services départementaux
00:52:37d'incendie de secours,
00:52:38sur les dents,
00:52:39à vouloir participer
00:52:41à cet engagement.
00:52:41Et aujourd'hui,
00:52:43parce qu'il y a des règles
00:52:44dans chaque département,
00:52:46on les empêche.
00:52:47Donc on lance un message à l'État,
00:52:49permettez-nous de libérer
00:52:51les pompiers professionnels,
00:52:52s'il vous plaît.
00:52:53Et cette coopération européenne,
00:52:55j'en sais pas,
00:52:55elle existe dans les airs aussi.
00:52:57On a vu voler des Canadairs croates,
00:52:59des hélicoptères allemands,
00:53:01et bien d'autres encore.
00:53:02Elle est essentielle également
00:53:04sur les moyens aériens.
00:53:05Tout à fait.
00:53:07Et il faut bien réaliser,
00:53:08je l'ai déjà dit,
00:53:09que cette coopération européenne,
00:53:11elle a été fondamentale
00:53:14dans les dernières années,
00:53:15parce que c'est elle
00:53:16qui a mis en place
00:53:17des accords
00:53:18au niveau
00:53:19de tous les pays européens,
00:53:21pour que lorsqu'il y a
00:53:22un drame d'incendie quelque part,
00:53:25les autres pays
00:53:26se joignent au combat.
00:53:28C'est comme ça que,
00:53:29en tant que Français,
00:53:29on est allés,
00:53:30par exemple, en Grèce.
00:53:31C'est là qu'en ce moment,
00:53:33on a des tas de pays
00:53:34qui nous aident.
00:53:35Par exemple,
00:53:35l'Espagne,
00:53:36souvent,
00:53:36nous a prêté,
00:53:37nous a loué
00:53:39ou prêté
00:53:40des air trackers,
00:53:43tracteurs, pardon.
00:53:44On a des troupes
00:53:46qui arrivent
00:53:47de différents pays,
00:53:49de la Suède.
00:53:50On a même,
00:53:50maintenant,
00:53:51de l'aide
00:53:52qui vient de la Turquie.
00:53:53Et puis,
00:53:54surtout,
00:53:54quelque chose
00:53:55de fondamental,
00:53:56c'est que
00:53:56cette coopération européenne,
00:54:01c'est elle,
00:54:03cette coopération européenne,
00:54:04c'est elle
00:54:05qui a obtenu
00:54:06de la part de
00:54:07Dehaville en Canada
00:54:09qu'il relance
00:54:10la chaîne de construction
00:54:12des fameux Canadair.
00:54:14Et depuis,
00:54:16il y a eu une commande
00:54:17de 22 Canadair,
00:54:19dont 4 vont être réservés
00:54:21pour la France,
00:54:222 qui vont arriver
00:54:23entre 2028-2029
00:54:26et 2 entre 2032-2033.
00:54:28C'est grâce à un combat
00:54:31collectif de l'Europe
00:54:32que l'on a relancé
00:54:34la fabrication
00:54:35de ces Canadair
00:54:36dont tout le monde sait
00:54:37qu'on en a
00:54:38un besoin urgent.
00:54:40Je vous voyais lever les yeux
00:54:41au ciel,
00:54:42David Sakev,
00:54:43on parlait de ces commandes
00:54:44de Canadair qui arrivent,
00:54:45j'imagine que ça arrive
00:54:47un peu trop tard,
00:54:48en tout cas pas assez vite
00:54:48de votre point de vue ?
00:54:49Oui,
00:54:50tout à fait,
00:54:50c'est un peu tard.
00:54:53Deux Canadair qui arriveront
00:54:54peut-être en 2028,
00:54:56peut-être en 2022.
00:54:58Je tiens à souligner
00:54:58que les deux Canadair de 2028
00:55:00sont en partie payés
00:55:01par le dispositif Rescue,
00:55:02l'Europe qui paye une partie.
00:55:06on trouve dommage
00:55:08de ne pas avoir...
00:55:09Anticiper.
00:55:10Oui,
00:55:10anticiper.
00:55:11Voilà.
00:55:12On a pourtant...
00:55:12Les sabre-pieds,
00:55:13c'est l'anticipation,
00:55:14d'accord ?
00:55:15C'est la prévision,
00:55:16c'est la prévention.
00:55:17L'État n'a pas anticipé cela.
00:55:19N'a pas anticipé cela.
00:55:21Quand on dit qu'on a
00:55:2367 moyens à disposition,
00:55:25j'ai les chiffres sous les yeux
00:55:26parce que nous aussi,
00:55:27on a nos sources.
00:55:28On a tous nos sources.
00:55:30Voilà,
00:55:30je les ai tous les jours.
00:55:31C'est faux.
00:55:32Sur 12 Canadair,
00:55:33on en a peut-être 7
00:55:35qui sont opérationnels.
00:55:36Oui,
00:55:36alors vous avez entendu
00:55:38la réponse du ministre.
00:55:39Il dit que c'est normal,
00:55:40il y a un taux de rotation.
00:55:41Il y en a 7 qui sont en vol,
00:55:43il y en a 5 qui sont en maintenance
00:55:44et c'est un taux de rotation.
00:55:46Alors je parle sur le contrôle
00:55:47du spécialiste de l'aérien
00:55:49mais qui est normal,
00:55:50c'est toujours le cas
00:55:52qu'une partie de la flotte
00:55:53soit opérationnelle en vol
00:55:54et que l'autre soit en révision.
00:55:57Plus un qui a subi un accident
00:55:58au mois de mai 2025 en Corse
00:56:01et qui sert de pièce détachée
00:56:02pour les autres,
00:56:03c'est ça.
00:56:03Et qui sert de pièce détachée
00:56:04en ce moment pour les autres.
00:56:05Alors on ne va pas faire le procès
00:56:06de qui que ce soit aujourd'hui.
00:56:08Mais quand on nous dit
00:56:09qu'on a 12 moteurs neufs,
00:56:11parce qu'il y a 2 moteurs
00:56:11par Canadair,
00:56:12c'est faux.
00:56:13Il n'y a que 2 moteurs neufs.
00:56:14Je voulais revenir avec vous.
00:56:16Je vous interromps une seconde,
00:56:17Mico, sur cette notion d'anticipation.
00:56:20Parce que parmi les choses
00:56:21qu'a dites Laurent Dugnais,
00:56:23le ministre de l'Intérieur,
00:56:24à Marie Chantret ce soir sur BFM TV,
00:56:26il dit qu'on s'attendait
00:56:27à une saison compliquée.
00:56:29On s'attendait à une saison compliquée
00:56:31mais on ne s'attendait pas à ça.
00:56:32On ne s'attendait pas à ce phénomène
00:56:34absolument extraordinaire, massif,
00:56:36ce monstre, pour employer un mot
00:56:37qu'on a entendu si souvent à l'antenne,
00:56:39y compris ce soir par l'un des maires
00:56:41avec qui on a conversé il y a quelques minutes.
00:56:44Est-ce qu'on aurait dû s'attendre
00:56:46à un monstre de cette ampleur ?
00:56:48Est-ce qu'il y a eu, de votre point de vue,
00:56:50un défaut d'anticipation ?
00:56:51En fait, ici, ce n'est pas tant
00:56:52un défaut d'anticipation
00:56:53qu'une sous-évaluation de l'accélération
00:56:56du changement climatique
00:56:57qui renforce ce genre d'incendie
00:57:00à cause tout simplement
00:57:01des différents facteurs
00:57:02qui deviennent de plus en plus
00:57:04auto-alimentants par rapport à tout ça.
00:57:06Donc l'enjeu qu'on avait en fait
00:57:07sur les années 2020, 22,
00:57:10après évidemment l'Andiras notamment,
00:57:12c'était de se préparer
00:57:13pour un Landiras bis.
00:57:14On savait que ça allait arriver.
00:57:16Là, ce qu'on est en train de vivre en Gironde,
00:57:18c'est bien plus qu'un Landiras bis.
00:57:19Ça, c'est le premier élément.
00:57:20Et c'était attendu plutôt
00:57:22sur ce niveau d'exceptionnalité,
00:57:25plutôt sur les années 2030,
00:57:26voire pourquoi pas 2040.
00:57:28Maintenant, il y a eu aussi des feux
00:57:30dans certaines régions
00:57:31qui n'étaient pas propices
00:57:32à des feux de forêt,
00:57:33comme par exemple le feu de Fontainebleau,
00:57:35qui, parce qu'il y a eu
00:57:36de l'anticipation,
00:57:37des préparations,
00:57:38notamment sur la définition
00:57:40des zones d'écopage de Canadair
00:57:42sur la Seine,
00:57:43avant trois points différents
00:57:44partout dans la région Île-de-France.
00:57:46Ça a permis, là en l'occurrence en 2026,
00:57:48de pouvoir répondre directement à ça.
00:57:50Donc si vous voulez,
00:57:51l'enjeu ici,
00:57:51il n'est pas que les services de l'État
00:57:53ne sont pas forcément
00:57:53en train de faire le boulot.
00:57:55L'enjeu ici,
00:57:56il est qu'au niveau des régions,
00:57:59au niveau des départements,
00:58:00au niveau des intercommunalités,
00:58:01au niveau de l'État,
00:58:02il y a effectivement
00:58:03une forme de sous-évaluation
00:58:04parce que le changement climatique
00:58:06va plus vite que ce qu'on imaginait.
00:58:08Et ça, c'est une constante
00:58:10dans toute la littérature académique aujourd'hui.
00:58:12C'est une constante qui est rappelée
00:58:14rapport après rapport
00:58:15du Haut Conseil pour le climat.
00:58:17Donc l'enjeu ici,
00:58:18c'est de pouvoir être sur la balle,
00:58:21si vous me permettez l'expression,
00:58:22par rapport à la vitesse de changement.
00:58:23– Bienvenue à vous,
00:58:25si vous nous rejoignez,
00:58:25pour cette édition spéciale
00:58:27qui se poursuit sur BFM TV.
00:58:29La bonne nouvelle est que l'incendie
00:58:30est toujours stabilisé.
00:58:32La deuxième bonne nouvelle de la soirée,
00:58:33c'est que ce sont près de 50 000 personnes
00:58:35qui ont été autorisées
00:58:37à rentrer dans leur commune aujourd'hui.
00:58:39Une douzaine de communes au total
00:58:41qui peuvent à nouveau accueillir leurs habitants,
00:58:43cela étant le combat continu pour les pompiers
00:58:45qui ne sont plus face à des murs de flammes
00:58:47mais qui grattent, qui noient
00:58:49pour écarter tous les risques
00:58:50de reprise de feu.
00:58:51C'est un travail titanesque
00:58:53et pour le suivre au plus près,
00:58:55vous les voyez,
00:58:55les reporters de BFM TV
00:58:57sont toujours déployés en Gironde,
00:59:00aux côtés des pompiers,
00:59:00aux côtés des sinistrés,
00:59:01aux côtés de ceux qui vont pouvoir
00:59:03enfin rentrer chez eux.
00:59:05Et c'est le cas là où vous vous trouvez,
00:59:06Nicolas Dumas, à Saint-Hélène.
00:59:08C'est l'une des communes
00:59:09qui peut de nouveau accueillir
00:59:11ses habitants ce soir.
00:59:12– Effectivement, les évacués
00:59:15qui ont été faites la semaine dernière,
00:59:18c'est dorénavant fini.
00:59:20Les habitants de Saint-Hélène
00:59:21peuvent revenir
00:59:22et on est avec le maire de Saint-Hélène,
00:59:24Lionel Montillot.
00:59:26Monsieur le maire,
00:59:27là, les habitants sont tous revenus
00:59:28maintenant dans la ville ?
00:59:29– Oui, alors on n'a pas compté,
00:59:31mais ils sont revenus depuis,
00:59:32en tout cas,
00:59:32ils ont la possibilité de revenir
00:59:33depuis 9h30, 10h ce matin.
00:59:35Et on en a vu passer beaucoup
00:59:37puisqu'on les a invités
00:59:37à passer nous voir ici
00:59:38à la salle des sports.
00:59:39Et oui, je pense que majoritairement,
00:59:41les 3200 habitants de Saint-Hélène
00:59:43sont revenus sur site.
00:59:44– C'est un soulagement, justement,
00:59:46le fait que cette interdiction
00:59:48d'être à Saint-Hélène
00:59:49soit levée maintenant ?
00:59:50– Alors pour eux, oui,
00:59:52c'est un soulagement très fort.
00:59:53Ça fait presque une semaine,
00:59:54ça fera une semaine demain
00:59:55qu'ils ne sont plus là,
00:59:56qu'ils vivent l'événement
00:59:58et l'incendie
00:59:59depuis ce qu'ils apprennent
01:00:01sur les réseaux sociaux
01:00:02et sur les chaînes de médias
01:00:03avec, comme on le voit,
01:00:04des communes très très sinistrées.
01:00:05Saint-Hélène ne l'est pas,
01:00:06mais du coup,
01:00:06ils sont très inquiets.
01:00:07Donc c'est un vrai soulagement.
01:00:09Et puis c'est vrai
01:00:09que c'est très inconfortable
01:00:10pendant plusieurs nuits
01:00:11de partir ailleurs,
01:00:12chez des amis
01:00:12ou là où on peut.
01:00:13Donc ils sont vraiment
01:00:14très heureux de rentrer à la maison.
01:00:15– Tout à l'heure,
01:00:16vous me disiez,
01:00:16là maintenant,
01:00:17on était comme dans une bulle un peu,
01:00:20une bulle qui se perce
01:00:22parce qu'il va y avoir
01:00:23ce retour à la réalité.
01:00:24Là, on voit encore
01:00:25de nombreux bénévoles
01:00:26qui sont venus,
01:00:27notamment par exemple
01:00:28la Croix-Rouge française,
01:00:30des pompiers,
01:00:31des volontaires
01:00:32qui sont venus
01:00:32avec des citernes d'eau
01:00:34pour tenter d'arrêter ce feu.
01:00:37Là, déjà,
01:00:38c'est un grand merci
01:00:40à tous ces bénévoles.
01:00:41– Bien sûr,
01:00:42c'est un merci collectif
01:00:43à tous ceux qui ont été
01:00:44dans ce site-là
01:00:45pour accueillir
01:00:46et faire en sorte
01:00:47que toutes les personnes
01:00:48qui ont lutté contre le feu
01:00:49puissent être dans des conditions
01:00:51optimales,
01:00:51en tout cas,
01:00:51on l'espère.
01:00:52Et puis un grand merci
01:00:53à toutes les personnes
01:00:53qui ont lutté contre l'incendie
01:00:55et qui luttent encore
01:00:55car l'incendie n'est pas terminé.
01:00:57Et c'est tout le paradoxe
01:00:58de la situation,
01:00:59c'est-à-dire qu'effectivement,
01:00:59cette bulle de cataclysme,
01:01:02d'événements un peu brutals
01:01:03pour la commune
01:01:03est en train de se refermer
01:01:05et en même temps,
01:01:06l'incendie n'est pas fixé,
01:01:08n'est pas éteint.
01:01:09Et donc,
01:01:13revenons à la normale,
01:01:14ramenons la vie à Sainte-Hélène,
01:01:16ramenons du service public,
01:01:17rouvrons la mairie,
01:01:18rouvrons les centres de loisirs,
01:01:19la médiathèque,
01:01:20mais en même temps,
01:01:21la forêt reste fermée,
01:01:22les entreprises travaillent,
01:01:25la DFCI et les secours
01:01:26continuent d'éteindre le feu.
01:01:28C'est cette situation
01:01:29un peu entre deux
01:01:31qui amène à la fois
01:01:32de l'enthousiasme
01:01:34et de la satisfaction
01:01:34et de la vigilance.
01:01:36Peut-être si on pouvait faire
01:01:38un point sur la situation
01:01:39à Sainte-Hélène
01:01:40pour les habitants
01:01:41qui sont revenus aujourd'hui,
01:01:43qu'est-ce qui a été touché
01:01:45sur la commune ?
01:01:46Sur la commune de Sainte-Hélène,
01:01:48une bonne partie du massif
01:01:49a été touchée,
01:01:50mais ça reste relativement peu
01:01:53par rapport à d'autres communes.
01:01:55Et là où on peut aussi
01:01:56être heureux,
01:01:57c'est qu'aucune habitation
01:01:59n'a été touchée,
01:02:00contrairement à nos communes voisines
01:02:01du Porche, de Somos
01:02:02ou du Temple,
01:02:02et que ça reste du matériel.
01:02:05Alors évidemment,
01:02:06notre massif,
01:02:07notre massif qui est aussi
01:02:07une recette financière
01:02:09qui va poser des questions,
01:02:10il va falloir faire l'inventaire
01:02:12de ce que nous avons perdu
01:02:13par l'incendie,
01:02:14mais aussi par la lutte
01:02:15contre l'incendie,
01:02:16puisque nous avons fait
01:02:16des pare-feux en urgence
01:02:17qui sont nécessaires
01:02:18et qui resteront là.
01:02:19Donc c'est des pertes pérennes aussi.
01:02:21Et puis,
01:02:21ce centre d'accueil,
01:02:23moi j'appelle ça comme ça,
01:02:24cet accueil fort
01:02:25au cœur de Sainte-Hélène
01:02:26nous a fait aussi accueillir
01:02:27de nombreux véhicules
01:02:28et c'est tant mieux
01:02:29et on remercie les agriculteurs,
01:02:30la sécurité civile,
01:02:32les pompiers,
01:02:32mais le mobilier urbain,
01:02:34les trottoirs,
01:02:35il y a quelques stigmates
01:02:36qu'il va falloir étudier
01:02:38pour ramener tout ça aussi
01:02:40dans un confort.
01:02:41Est-ce que vous me disiez,
01:02:42c'est qu'au final aussi,
01:02:43pendant toute cette semaine
01:02:45où la ville a été évacuée,
01:02:46les services publics,
01:02:47notamment les accueils en mairie,
01:02:49s'étaient fermés,
01:02:50maintenant,
01:02:50le retour à la vie
01:02:51se voit également par demain
01:02:53la réouverture
01:02:54de ces services publics.
01:02:55les services publics
01:02:56et les commerces
01:02:57parce qu'un incendie
01:02:58comme celui-ci
01:02:59qui oblige à évacuer
01:03:00les communes,
01:03:01son incidence économique
01:03:02est catastrophique
01:03:03et il va falloir
01:03:04que les gens reviennent
01:03:05en Gironde,
01:03:05reviennent faire du tourisme,
01:03:07reviennent à la plage.
01:03:08Sainte-Hélène est une commune
01:03:09qui n'est pas en bord
01:03:09de littoral
01:03:10mais qui profite de ce flux
01:03:12et donc il faut aussi
01:03:13réouvrir tous ces commerces,
01:03:14rouvrir tous ces commerces
01:03:15afin que ça puisse travailler
01:03:16donc c'est reprendre la vie,
01:03:18les commerces
01:03:19et le service public
01:03:20et nous on rouvre
01:03:20la mairie dès demain,
01:03:21l'accueil de loisirs
01:03:22pour les enfants dès demain.
01:03:23Merci beaucoup monsieur le maire
01:03:25effectivement ce retour
01:03:26à la vie
01:03:27qui se mesure ici
01:03:28notamment avec
01:03:29cette salle remplie
01:03:30encore de bénévoles
01:03:31qui ont contribué
01:03:33à arrêter
01:03:34cet incendie
01:03:35ici dans Gironde.
01:03:37Nicolas Dumas
01:03:38avec les images
01:03:39de Sébastien Savoie
01:03:40depuis cette commune
01:03:41l'une des 9 communes
01:03:43dans lesquelles
01:03:43les retours
01:03:43ont été autorisés aujourd'hui
01:03:45au total ce sont
01:03:4512 communes
01:03:46qui peuvent de nouveau
01:03:48accueillir leurs habitants
01:03:49près de 150 000 personnes
01:03:50c'est évidemment
01:03:51l'un des développements
01:03:52positifs de la journée
01:03:53peut-être d'autres communes
01:03:55annoncées demain
01:03:55c'est ce que nous disait
01:03:56tout à l'heure
01:03:56la préfète de Gironde
01:03:58vous restez avec nous
01:03:58on se retrouve
01:03:59dans quelques petites minutes
01:04:00pour la suite
01:04:01de cette édition spéciale
01:04:02sur BFM TV
01:04:02Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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