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  • il y a 3 heures
Sophie Brocas, préfète de Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, fait le poit sur le feu en cours, actuellement stabilisé autour de 42.000 hectares ravagés. 

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Transcription
00:00Et on entend la préfète de Gironde, Sophie Brocas.
00:04La nuit a été maîtrisée et c'est une bonne nouvelle puisque ça nous a permis,
00:10grâce au travail de stabilisation qu'ont fait les sapeurs-pompiers, la DFC, les agriculteurs, toute la nuit,
00:16ça nous a permis, comme nous l'espérions, d'autoriser neuf communes à être réintégrées.
00:26Donc les habitants ont pu rentrer ou peuvent rentrer s'ils le souhaitent.
00:30Les entreprises peuvent réouvrir et les salariés venir travailler.
00:36Évidemment, il faut que chacun reste vigilant et conserve son téléphone allumé au cas où la situation deviendrait défavorable.
00:47Mais nous sommes très optimistes sur ce point pour pouvoir recevoir des messages d'évacuation.
00:54Je le dis plutôt par principe de précaution.
00:57Donc si on ajoute ces neuf communes qui ont été autorisées à fonctionner normalement,
01:02à prendre une vie normale aujourd'hui, aux trois que nous avions autorisées il y a deux jours,
01:06ce sont 144 000 personnes qui ont pu revenir chez elles.
01:12Et je les remercie, je les remercie d'avoir accepté de quitter leur domicile en urgence.
01:20Mais c'était le seul moyen de nous assurer que les vies seraient protégées.
01:25Et de fait, je le rappelle, il faut le dire, le rappeler, on n'a pas de mort.
01:31Heureusement, aujourd'hui, à déplorer, sauf hélas, du côté des sapeurs-pompiers.
01:36L'A63, comme je l'avais évoqué aussi lors du point presse d'hier au soir, est réouverte.
01:43Et ça fonctionne bien.
01:44Le gendarme est mobilisé pour assurer la sécurité des automobilistes.
01:50Les bretelles sont ouvertes, sauf la bretelle numéro 23.
01:55Pourquoi ? Parce que c'est celle qui accède, qui permet d'accéder à l'autoroute au droit du feu.
02:01Donc celle-ci est fermée, ainsi que les aires de repos qui sont sur cette portion de l'autoroute
02:11qui est concernée par un feu assez distant, mais par sécurité, nous préférons la laisser fermer.
02:17Les travaux sur la ligne de chemin de fer sont en cours depuis ce matin.
02:23Et la SNCF espère pouvoir réouvrir la ligne Verrandaille d'ici la fin du week-end.
02:31Ce sont des travaux assez longs, mais ça progresse bien.
02:34En attendant, des cohortes d'autobus vont être mises en place par la SNCF et la région,
02:41que je remercie, pour rejoindre Arcachon à partir de Bordeaux.
02:48Cette nuit, il est prévu que la DFCI, c'est-à-dire les engins des entreprises forestières
02:56et les sapeurs-pompiers travaillent toute la nuit et toute la matinée de demain
03:00pour consolider des pare-feux et faire passer sur les lisières des bulles
03:05qui vont sécuriser les lisières du feu sur certains sites.
03:11Pourquoi nous faisons ça ? Le contrôleur général Vermelaine le dira si vous souhaitez plus en détail.
03:18Mais nous faisons ça pour essayer de poursuivre la vague des réouvertures de communes
03:24et pour les mettre en sécurité.
03:26Donc nous sommes toujours dans cette perspective de permettre aux gens de rentrer au maximum chez eux.
03:33Nous ferons le point de demain et nous indiquerons quelles communes peuvent en sécurité être réouvertes.
03:39Il reste deux points actifs.
03:41Deux points actifs, d'une part au sud de la Canot, sur le cordon du nerf du Porsche,
03:47qui est un endroit difficile d'accès pour les sapeurs-pompiers,
03:51qui demandent beaucoup de travail à pied, tirer des tuyaux.
03:55C'est un travail exigeant et difficile, mais ils y arriveront puisqu'ils ont déjà beaucoup progressé
04:03dans la lutte et dans la bataille qu'ils mènent d'arrache-pied depuis sept jours.
04:08Et puis la presqu'île du Cap Ferré, qui reste toujours inaccessible et c'est vraiment une priorité pour nous.
04:15Pourquoi ? Parce qu'au nord de la presqu'île, au niveau du village de Claoué,
04:19il y a un point chaud qui ne permet pas de réinstaller des gens sur la presqu'île en sécurité
04:26puisque, comme chacun sait, la presqu'île n'a qu'une route et par conséquent c'est un cul-de
04:30-sac.
04:30Nous ne pouvons pas prendre ce risque, mais on y travaille avec ardeur pour essayer de libérer également la presqu
04:39'île.
04:40Sur le plan des moyens, on est toujours avec 3 300 sapeurs-pompiers mobilisés.
04:44C'est très considérable. 24 moyens aériens, dont des moyens aériens européens.
04:49Aujourd'hui, la commissaire européenne en charge des crises était à passer la journée avec nous,
04:55qui est allée sur le terrain, a fait un survol du feu, a rencontré des pompiers étrangers, enfin européens,
05:01et aussi a passé en revue la flotte des avions mis à disposition par le dispositif de solidarité européenne.
05:12Elle indiquait que partout, partout, il y a des difficultés dans tous les pays,
05:17qu'aucun pays désormais ne peut plus se sortir seul.
05:20Compte tenu du changement climatique, de ces incendies qui prennent des dimensions importantes.
05:28Elle évoquait le fait qu'on était en train d'évacuer en Turquie, qu'on était en train d'évacuer
05:33en Crète et même en Espagne.
05:36Donc on voit bien que le phénomène grave qui nous est arrivé se produit aussi ailleurs
05:41et qu'effectivement, les renforts européens auxquels la France est la première contributrice sont tout à fait essentiels.
05:48Donc 24 moyens aériens, 1 500 militaires et 1250 forces de sécurité intérieures.
05:58Un mot pour dire, nous travaillons déjà à la reprise de la vie économique pour l'accompagner après ce coup
06:06d'arrêt d'une semaine.
06:09Le tourisme, le tourisme, je le rappelle, hier j'ai pris un arrêté préfectoral qui autorise les festivals,
06:17les activités culturelles, les activités sportives, tout ce qui fait les plaisirs de l'été
06:21et qui permet de soutenir aussi les commerces, les agriculteurs qui font les marchés, etc.
06:28Donc partout en Gironde, ce qui est interdit, c'est d'organiser ces activités, ces événements et ces festivals dans
06:35des espaces végétalisés.
06:37Pourquoi ? Parce qu'on comprend très bien que si on organise de tels événements dans un pré qui est
06:43tout à fait sec ou dans une forêt,
06:45un simple mégot peut faire repartir un feu.
06:48Et nous avons besoin que nos sapeurs-pompiers se concentrent absolument sur les points chauds qui restent à combattre.
06:58Sur la rive droite de la Garonne, aucun problème sous réserve que ça ne soit pas sur un espace végétalisé.
07:04Donc sur la rive gauche, il faut demander une autorisation que les organisateurs sollicitent la préfecture
07:12pour qu'on s'assure avec les pompiers au cas par cas que la manifestation envisagée ne se trouve pas
07:18sous le feu
07:20ou en proximité d'un point chaud qui pourrait mettre en danger les personnes
07:25et naturellement pas d'événements sur un espace végétalisé.
07:30En matière d'agriculture, nous sommes en train de recenser les dégâts.
07:34de recenser les dégâts, combien d'hectares, donc je pourrais communiquer lorsque ce travail sera terminé.
07:42Et j'ai pris un arrêté préfectoral permettant aux agriculteurs qui travaillent avec des productions irriguées,
07:49donc qui sont facilitatrices pour les pompiers, les légumes de plein champ, le maïs et la vigne,
07:57qui n'est pas concernée, qui ne se trouve pas dans les communes forestières,
08:01pour leur permettre de travailler toute la journée sans restriction horaire puisque le temps des récoltes est là.
08:07Enfin, sur les entreprises, les commerces, des réflexions ministérielles sont en cours
08:14pour définir les soutiens qui pourraient être apportés à ces entreprises.
08:20Et nous espérons pouvoir rapidement avoir des annonces du ministre dans ce domaine.
08:29Rappelez que les banques, en tous les cas certaines enseignes bancaires,
08:37sont disposées à consentir des prêts à taux zéro,
08:41et que d'autres ou les mêmes sont prêtes à faire des moratoires sur les échéances pendant 12 mois
08:48de sorte de redonner de l'oxygène financier aux entreprises.
08:53Mais donc le ministère de l'économie et du commerce et de l'artisanat et des TPE-PME
08:58travaillent à un plan d'aide.
09:02Voilà ce que je pouvais dire à ce stade.
09:05Est-ce que vous avez des questions ?
09:20Alors je passe la parole au contrôleur général Vermelagne pour qu'il vous réponde.
09:28Oui, donc pas de départ de feu significatif en dehors de l'enveloppe du feu de Somos
09:36concernant les actions qui ont été menées.
09:38Déjà, vous précisez que notre effort se porte sur l'ensemble de la zone
09:44avec effectivement des points plus concentrés sur les zones les plus actives.
09:53Sur les zones les plus actives qui ont été détaillées par Madame la Préfète,
09:56nous allons utiliser plusieurs techniques.
09:58Nous utilisons plusieurs techniques.
10:00Déjà, nous utilisons les moyens aériens, notamment les hélicoptères,
10:03qui travaillent sur la zone très tôt.
10:05Nous avons également fait des établissements de longue distance,
10:09puisqu'en fait ce sont des points qui sont reculés.
10:11C'est pour la raison pour laquelle on a des difficultés à les traiter.
10:15Donc il y a plusieurs établissements de grande longueur qui ont été effectués.
10:19Et nous avons également des actions de brûlage tactique pour, j'irais,
10:25parfaire les bords et rectifier les bords d'un certain nombre de parcelles qui ont brûlé.
10:34Maintenant, de manière générale, sur l'ensemble de la zone,
10:37nous continuons à procéder aux opérations de traitement des fumerons,
10:45de noyages et également de grattage sur les points qui le nécessitent.
10:51Toutes ces actions se font avec les troupes au sol,
10:53appuyées par les agriculteurs qui sont toujours présents sur la zone.
10:59J'insiste une nouvelle fois, pour leur sécurité,
11:02il faut absolument que les agriculteurs qui sont engagés sur la zone
11:06soient identifiés par la Chambre d'agriculture
11:08et soient placés sous coordination de la DFCI et sous mon commandement.
11:13Pourquoi c'est vraiment important ?
11:15C'est parce que ça évite que si à un endroit où on est de nouveau un pied de feu
11:19qui apparaît, qu'on puisse savoir exactement le nombre d'agriculteurs
11:23qui sont dans la zone pour pouvoir assurer leur sécurité.
11:27Concernant maintenant le travail qu'a évoqué Madame la Préfète
11:30sur le travail qui concerne le fait de faire une barrière mécanique
11:34en limite de la zone brûlée avec la zone non brûlée.
11:39Donc très concrètement, nous ne pouvons pas faire d'un claquement d'oie
11:42les 240 km de lisière, vous pouvez le comprendre.
11:46Donc nous portons nos efforts soit sur les parties les plus sensibles
11:50à proximité des points qui ont été chauds,
11:53mais également par un travail en anticipation pour permettre la réintégration
12:01d'une partie de la population.
12:03Donc ce qui explique le travail est en cours et c'est la raison pour laquelle
12:05au moment où l'on parle, nous ne fournissons pas encore la liste des communes
12:10qui sont susceptibles d'être réintégrées à partir de demain.
12:30Alors donc concernant déjà la terminologie sur le fait de stabiliser,
12:34je pense que je vais encore recevoir des SMS de pompiers en disant que ça ne s'utilise pas,
12:39oui effectivement ça ne s'utilise pas, mais lorsque l'on est sur des chantiers
12:44de cette emprise derrière, il faut bien trouver un terme lorsque le feu ne progresse plus
12:50mais qu'il n'est pas fixé, parce que fixé ça veut dire qu'on a fait tout le contour
12:56du feu
12:57et qu'on est quasi certain, en tout cas il ne sort plus de ce périmètre.
13:03Au moment où l'on parle, dès lors où nous avons encore assez régulièrement,
13:07nous avons des points chauds, nous avons encore des fumerons qui sortent assez régulièrement
13:10du fait des conditions de température, nous utilisons ce terme de contenu
13:16qui peut-être rentrera dans la littérature, on verra après, opérationnelle,
13:20ça c'est l'avenir qui nous le dira, mais en tout cas comme la notion de défendabilité en 2022,
13:25mais en tout cas aujourd'hui notre action c'est de le contenir dans l'enveloppe,
13:30continuer à le refroidir, à le traiter pour justement après pouvoir le passer fixé.
13:35Vous répondre sur une date, ce serait trop hasardeux de ma part, pourquoi ?
13:41Parce que ça va dépendre à la fois de la réaction du terrain,
13:44du nombre de pieds de feu qui vont encore sortir,
13:47mais également des conditions météorologiques que l'on va avoir dans les prochains jours.
13:51Et justement, quand on a dit que ces conditions météorologiques,
13:53elles sont plutôt favorables dans les prochains jours ?
13:56Alors les conditions météorologiques sont plutôt favorables, on va dire, pour encore quelques jours.
14:01Les modèles ne sont pas encore suffisamment précis,
14:04mais on va être potentiellement confrontés à une réaugmentation des températures,
14:10mais c'est encore un peu trop tôt pour le dire.
14:12Vous avez évoqué donc les communes à réintégrer,
14:16est-ce que vous avez malgré tout déjà une idée du nombre de nouvelles communes
14:19qui seront réintégrées dès demain dans les prochains jours ?
14:21Et si oui, quelle commune cela concerne ?
14:23Alors, d'abord on va laisser les pompiers et les forestiers travailler toute la nuit,
14:29toute la matinée, on refera un point demain,
14:32et je serai plus précise demain, il est trop tôt.
14:35En tous les cas, je trouve, c'est partagé par l'équipe,
14:40je trouve que nous sommes aujourd'hui 30 juillet,
14:43c'est la première journée un peu optimiste,
14:46parce qu'on a l'impression qu'on est en train de revenir sur le chemin d'une vie normale,
14:51et que les choses commencent à s'améliorer nettement.
14:55Donc voilà, c'est ça que je retiens pour nous, c'est une journée optimiste.
15:00C'est la première fois que vous ressentez ça, une journée aussi optimiste comme vous le dites ?
15:04Oui, parce qu'hier, nous avions une journée à très haut risque,
15:08comme on l'a expliqué,
15:10les sapeurs-pompiers ont travaillé d'arrache-pied pour faire que ça ne progresse pas.
15:17Alors, on n'est pas au bout, il y a encore des points chauds, comme ça a été dit,
15:22on n'est pas au bout, mais on sent qu'on est sur un bon chemin, un chemin positif.
15:28Et quel message vous adressez aux personnes qui réintègrent leurs habitations ?
15:32Est-ce que vous leur dites, préparez tout de même des affaires en cas de nouvelle évacuation ?
15:36Oui, absolument, c'est ce que nous écrivons dans nos communiqués de presse,
15:40sur les réseaux sociaux,
15:42c'est qu'on reste vigilant,
15:45le feu se réduit petit à petit et combattu,
15:49et après il faudra, mais ça c'est l'affaire des spécialistes,
15:52des sapeurs-pompiers,
15:53beaucoup arrosés, beaucoup grattés,
15:56beaucoup arrosés, beaucoup grattés,
15:58pour qu'on n'ait pas de redéparts,
16:00on aura forcément des redéparts,
16:02mais donc on leur dit, oui, rentrez chez vous,
16:05reprenez une vie plus normale,
16:07mais gardez votre portable ouvert,
16:10et l'œil aussi, au cas où on sera obligé, malheureusement,
16:14de donner un nouvel ordre d'évacuation.
16:17Je suis assez confiante là-dessus, mais oui, on leur dit ça.
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