Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Transcription
00:00Français, bonjour Patrice Huibant, comment allez-vous ?
00:02Très bien, je vous remercie Guillaume, merci.
00:03Ravi de vous accueillir, comme d'habitude, vous connaissez évidemment Patrice Huibant,
00:07quand il écrit des merveilleuses tribunes dans Atlantico, il me les propose,
00:10et puis après on en discute pour pourquoi pas le recevoir dans la matinale,
00:13quand je sens un intérêt pertinent éditorial.
00:16La dernière fois qu'on vous a reçu, c'était dans Coup d'envoi, pour parler de la tribune de
00:20Deschamps,
00:20c'était un peu agité, c'était un peu...
00:23C'est sympathique, c'est bien, c'est un sujet un peu original,
00:26mais qui est connecté aussi, comme on l'a vu, avec la politique.
00:28Donc on manque cruellement de leadership.
00:31Ah oui, absolument, c'était viril mais correct, mais c'était effectivement très intéressant.
00:35Cher Patrice, votre tribune dans Atlantico, consacrée au pacte Asile et Immigration,
00:39alors ce pacte Asile et Immigration, ma chère Lauriane, il a été adopté il y a quelques semaines au Parlement
00:44européen,
00:44d'aucuns se sont félicités d'une alliance des droites, OPE, de Patriots, les RN,
00:49avec également le parti de Saracnafo, en mettant également les idéals de Nicolas B.
00:55Est-ce que tu peux nous resituer, nous contextualiser avant qu'on aille dans le vif du sujet avec Patrice
01:00sur cette tribune ?
01:02En quoi c'est intéressant que ce pacte ait été évoqué et voté avec une alliance des droites au Parlement
01:06européen ?
01:07Déjà, tu le mentionnes, une alliance des droites au Parlement européen, c'est quand même assez rare pour être souligné.
01:12Et puis dans ce texte, il était très attendu par la droite, parce qu'on va en discuter,
01:17il y a des mesures sur le filtrage aux frontières, d'exfiltration aussi des clandestins qui n'ont rien à
01:24faire sur le sol européen.
01:26Des hub-retours à l'extérieur.
01:27Voilà, et toute une sorte de chose qui était très attendue par la droite de tous les pays, de tous
01:34les pays membres.
01:35Mais comme on va en parler dans cette tribune, il y a quelques angles morts, malgré le fait que ce
01:40soit présenté de façon très positive par chez nous.
01:42Le pacte européen sur la migration et l'asile n'est pas à la hauteur des enjeux.
01:47Le pacte européen sur la migration et l'asile, ou comment passer de l'hôtesse d'accueil au videur à
01:51l'entrée de la discothèque ?
01:52C'est votre chapeau de votre tribune.
01:53Pas mal.
01:55Des angles morts, c'est l'expression qu'utilise Lauriane.
01:58Vous êtes d'accord avec ça sur ce pacte asile et l'immigration ?
02:00Oui, c'est-à-dire qu'on est passé du règlement de Dublin en 2013 à ce fameux pacte.
02:06Donc oui, il y a une avancée, c'est clair, dans le sens où on n'est plus avec des
02:09pays qui sont en première ligne,
02:11comme l'Italie, la Grèce, qui ensuite sont chargés des procédures.
02:16Et la personne est libre pendant la procédure et peut ensuite circuler.
02:20Et les autres pays de l'Union ou de l'espace Schengen renvoient ces personnes-là dans le pays qui
02:28est en première ligne,
02:29qui est chargé des démarches, de procédures.
02:32On parle bien de l'asile, sauf que le problème, c'est que vous avez des gens qui arrivent,
02:37la plupart sont des migrants économiques et dans cet ensemble-là, il y a une petite minorité qui sont éligibles
02:43à l'asile.
02:44Mais ce que je dis, c'est qu'il faut avoir une stratégie beaucoup plus ambitieuse et surtout une stratégie
02:48beaucoup plus en amont,
02:49une défense dans la profondeur vers l'avant.
02:52Mais est-ce que déjà, c'est une bonne étape, en tout cas à l'échelle européenne, ce pacte, la
02:57signature de ce pacte ?
02:58Alors ce qui est positif, c'est que désormais, il y a l'idée de refouler ces personnes-là,
03:03c'est-à-dire qu'il y a un infiltrage, prise de données biométriques, prise des différentes coordonnées,
03:09et ensuite, il y a une procédure accélérée pour les personnes qui viennent de pays dits sûrs.
03:14Et l'Union européenne, elle s'est mise d'accord sur une liste de pays sûrs, comme le Maroc, la
03:20Tunisie, le Kosovo, l'Albanie, etc.
03:23Donc pour ces personnes-là, il y aura, normalement, mais là ça dépend de l'application et des capacités d
03:27'application,
03:28d'un renvoi accéléré. Le problème, c'est pour le flot des autres personnes qui sont toujours libres, pour la
03:34plupart,
03:35pendant les procédures qui peuvent durer de nombreux mois.
03:38Lauriane ?
03:39Oui, j'ai l'impression que ce texte, en fait, promet de grandes choses et de grands principes,
03:43mais au niveau opérationnel, j'ai un petit peu du mal à voir comment il va se matérialiser, en fait.
03:49C'est pour ça qu'en fait, moi, ce que je dis, ce que Nouvelle Laisseur Français dit à travers
03:53cette tribune,
03:54c'est qu'il faut tout faire pour ne pas qu'ils se pointent à l'entrée de nos frontières.
03:58Il faut avoir une politique le plus en amont possible, tout d'abord en payant des influenceurs en Afrique.
04:03Vous savez, les jeunes migrants potentiels, ils ne sont pas écoutés, regardez TV5MONDE, France 24 ou RFI.
04:11Ils regardent les réseaux sociaux comme les jeunes chez nous.
04:13Et donc il faut payer des influenceurs en Afrique, comme d'ailleurs les Russes l'ont très bien fait sous
04:16un autre angle
04:17pour nous, entre guillemets, nous chasser de ce continent, pour leur montrer la réalité des prix,
04:22c'est-à-dire les dissuader de venir de manière illégale, en montrant les conditions du migrant pendant sa traversée,
04:28où on risque sa peau, des vols, des viols.
04:30Et même s'il passe, parce que beaucoup pensent que la France est un l'aide de radeau,
04:34de montrer la réalité des prix d'un migrant en situation en France.
04:38Et en revanche, les informer sur les procédures légales pour pouvoir venir en Europe et en France
04:45en développant les visas de travail.
04:47Vous savez que l'immigration légale qu'on maîtrise par définition, dans cette immigration légale,
04:52il n'y a qu'environ 15% de visas de travail.
04:55Donc nous, ce qu'on propose, c'est que par les influenceurs, mieux les informer sur les procédures légales
05:01et de diminuer fortement le regroupement familial, de diminuer fortement les visas étudiants
05:06et d'augmenter les visas de travail avec des quotas définis par France Compétences en fonction des secteurs d'activité.
05:12Donc ça, c'est déjà le premier point de notre stratégie en la matière.
05:15Alors, il y a aussi un point qui me semble important, c'est le rôle des associations, cher Patrice.
05:20Moi, je le constate régulièrement lorsque je me rends dans des camps de migrants,
05:23à Stalingrad ou encore à Porte de Berbigny.
05:25En fait, les associations, ils donnent de l'argent aux migrants, ils leur donnent des téléphones,
05:28ils les aident dans certaines démarches administratives pour demander le droit d'asile,
05:32pour avoir des paquiers français.
05:34Donc en fait, ils vivent dans des conditions absolument déplorables,
05:37ils vivent dans des tentes tout l'hiver.
05:38Mais grâce aux associations qui leur donnent de l'argent, des téléphones mobiles,
05:41ils préfèrent rester en France.
05:42Le rôle des associations aussi, il est primordial là-dedans.
05:45C'est ce qu'on dénonce dans la tribune.
05:47Donc parmi cette stratégie d'ensemble, il n'y a pas une mesure miracle en fait,
05:50pour réguler l'immigration, l'asile, que ce soit l'asile, l'immigration légale, l'immigration illégale.
05:55C'est un ensemble de mesures.
05:56Donc pays influenceurs, donc en Afrique, pour dissuader le plus en amont possible
06:00ces gens-là de venir de manière illégale.
06:02Vous avez raison de supprimer les aides publiques aux organismes à but de non lucratif,
06:06essentiellement associations, fondations, qui font de l'ingénierie pour qu'ils viennent
06:10et qu'ils restent.
06:11Et enfin, il y a aussi d'autres mesures, comme mettre la marine nationale, française,
06:15mais aussi éventuellement italienne, espagnole et grecque, en limite d'ésotérie italiale
06:19du Maghreb et du Machrec.
06:20Parce que la marine militaire a, dans ses missions conformément aux droits maritimes,
06:25le fait de devoir lutter contre la piraterie et le trafic d'êtres humains.
06:30Donc c'est tout à fait légal, légitime.
06:32Donc là, on intercepte.
06:33Et vous savez, si vous donnez l'ordre à la marine, ils interceptent tout,
06:35avec les moyens dont ils sont dotés.
06:38Et ensuite, maintenant, en plus qu'on a des hubs autour,
06:41vous les renvoyez dans un lieu sûr, et pas forcément à l'Union européenne,
06:44donc dans la Tunisie, par exemple, qui est submergée par l'immigration subsaharienne.
06:50Ils ont un intérêt à ce qu'on casse les filières de passeurs.
06:53Et donc là, vous faites le traitement administratif, mais en dehors de l'Union européenne.
06:57Et enfin, dernier point pour ceux qui réussiraient à passer,
07:00prise de données biométriques, ce qui est le cas là,
07:02mais interdiction à un avis, comme en Australie, d'avoir un titre, un visa,
07:06de façon légale, de manière, une fois de plus, en complément des influenceurs,
07:10de tout faire pour les orienter vers des procédures légales.
07:13Mais si concrètement, avec l'arrivée de ce texte,
07:17je suis demandeur d'asile,
07:19on ne sait pas si je suis légitime ou pas à demander l'asile en France, par exemple,
07:22je peux arriver vers l'Italie, concrètement, qu'est-ce qui va se passer pour moi avec ce texte ?
07:27Alors là, vous avez raison, il faut aussi distinguer l'asile.
07:30Donc là, l'asile, on ne peut pas, par définition, faire la démarche dans le pays de départ,
07:34puisqu'on est censé être dans un pays qui n'est pas sûr.
07:36Donc là, cette personne-là doit passer par un pays sûr,
07:40ce n'est pas forcément la frontière de l'Union européenne, déjà.
07:42Donc ça peut être aussi, je l'ai dit, le Maroc, la Tunisie, l'Égypte, le Kosovo, etc.
07:47C'est un nombre de pays qui sont considérés comme sûrs,
07:49et là, ils peuvent déjà faire une demande.
07:51Et ensuite, ils peuvent, et s'ils arrivent à la frontière italienne,
07:54on a ce qu'on a évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire,
07:57soit ils sont éligibles, et dans ces cas-là, la procédure suit son cours,
08:00et ils versent dans l'immigration légale,
08:02ou soit ils sont illégitimes, et là, ils sont illégaux, pardon.
08:07Et là, il y a deux cas de figure, soit vous venez d'un pays d'issures,
08:09et là, il y a des procédures accélérées pour vous renvoyer,
08:11ou soit, c'est là où le bas blesse,
08:13vous venez d'un pays, je dirais, non sûr,
08:16et donc la procédure va prendre du temps,
08:18et pendant ce temps-là, sauf cas particulier,
08:20vous êtes libre, vous êtes dans des centres d'hébergement,
08:23mais vous êtes libre, et donc il y a un fort risque d'évaporation
08:25de ces personnes-là, sachant qu'il n'y a que 20%
08:28des déboutés du droit d'asile qui, à l'heure actuelle, sont envoyés.
08:32Vas-y, Aurélien.
08:32Et ces hub-retours, est-ce qu'on en sait plus ?
08:35Est-ce qu'on sait combien de place il y a ?
08:37Parce que ça aussi, ça a l'air d'être un angle de mort.
08:40À l'extérieur de l'Union Européenne, en théorie.
08:43C'est ça, donc ça, c'est vraiment une avancée majeure,
08:46mais là, vous avez raison, je pense que le temps
08:48que ça se mette en œuvre, c'est ça aussi le problème.
08:51C'est-à-dire qu'il a fallu attendre 10 ans
08:52depuis la crise migatoire de 2015-2016,
08:54avec la guerre en Syrie,
08:56et l'accueil unilatéral d'un million de réfugiés,
08:59qu'ils soient d'ailleurs demandés en droit d'asile
09:01ou pas par l'Allemagne,
09:03pour qu'enfin, 10 ans après, on mette en œuvre
09:05des procédures renforcées au regard de ce retour d'expérience.
09:09Donc ça, là aussi, on verra,
09:11le temps que ça mettra pour être opérationnel.
09:15Alors c'est vrai qu'il y a déjà des pays qui négocient
09:16avec des pays dits sûrs pour pouvoir mettre en place ces hubs,
09:20mais on espère qu'il y aura suffisamment de volonté politique
09:23pour que ça se concrétise sur le terrain.
09:24Et j'ai l'impression que c'est surtout les États membres
09:26qui font blocage,
09:27parce qu'il y a beaucoup de choses qui relèvent des États membres.
09:30On sait que la France, par exemple,
09:31est contre l'externalisation de ces procédures.
09:34Donc, c'est pas encore une compétence réservée
09:37complètement à l'Union Européenne.
09:38Non, mais quelque part, c'est pas plus mal.
09:40Donc là, il y a des pays qui sont plutôt réticents,
09:43mais il y a des pays aussi qui font des démarches
09:44avec des pays tiers pour définir,
09:47pour mettre en place ces hubs.
09:48Dans Danemark, je crois, ou d'autres pays.
09:50Peut-être l'Italie, il me semble.
09:51Ou la Pologne.
09:53De toute façon, l'Italie, elle avait déjà essayé.
09:55Oui, elle avait déjà essayé.
09:56C'était fait casser par la Cour suprême, il me semble.
09:58Voilà, la Cour de justice de l'Union Européenne.
09:59Donc là, l'Italie qui avait mis en place ce hub en Albanie,
10:05finalement, elle va pouvoir remettre en place cette politique
10:08qui, normalement, ne devrait pas être invalidée
10:11par la Cour de justice de l'Union Européenne.
10:13Qu'est-ce que ça dit, mon cher Patrice,
10:16de cette volonté du Parlement européen
10:18d'agir sur la politique migratoire, ce pacte ?
10:22Non, et c'est aussi, quelque part, ce qui est encourageant
10:24à moyen et long terme, c'est qu'au sein de l'Union Européenne,
10:26il y a un changement de posture.
10:27On voit qu'il y a beaucoup plus de gouvernements
10:29qui sont beaucoup plus réalistes et fermes sur ces questions-là.
10:34Pas que des gouvernements de droite et d'extrême droite.
10:35On pense au Danemark aussi, de centre-gauche.
10:38Donc ça, c'est plutôt bon signe.
10:39Et c'est plutôt bon signe, au-delà des questions migratoires,
10:41sur le retour à une Europe qui fonctionne,
10:43une Europe des nations, une Europe des patries,
10:45et pas aujourd'hui une commission qui récupère
10:48des pas entiers de compétences
10:50et qui transforme nos gouvernements légitimement
10:53et légalement élus en boîte aux lettres.
10:56Oui, Lauriane ?
10:57Oui, c'est vrai que ça a été remarqué, en tout cas,
11:00que tous les États membres votent ensemble
11:02et s'unissent autour de ce texte,
11:04ce qui était un petit peu surprenant,
11:05que ça vienne à propos de l'immigration,
11:08parce que c'est quand même quelque chose
11:10qui est beaucoup critiqué en Union européenne,
11:11donc ça marque aussi un changement.
11:13Peut-être aussi parce qu'il y a beaucoup
11:15de gouvernements de droite qui arrivent au pouvoir
11:18comme au niveau européen.
11:19Je ne sais pas ce que vous en pensez.
11:20Non, tout à fait, je pense que, voilà,
11:21c'est ce qu'on vient de dire,
11:22c'est qu'il y a plus de gouvernements de droite,
11:24d'extrême droite, mais aussi de gouvernements réalistes
11:27de centre-gauche comme au Danemark
11:29qui sont bien conscients qu'une immigration non régulée,
11:32c'est de la casse sociale à grande échelle.
11:34La France et l'Europe, ce ne sont pas des terrains vagues.
11:36C'est une copropriété.
11:37Et dans une copropriété, vous définissez
11:40qui rentre, qui sort,
11:41qui va s'y installer temporairement des locataires,
11:44on va dire, des visas de travail,
11:46des visas temporaires,
11:47qui va pouvoir éventuellement s'y installer
11:49plus longtemps et devenir citoyen,
11:51donc des copropriétaires.
11:52Donc, voilà.
11:53Si vous voulez, quand on est de gauche,
11:55on ne peut pas accepter une immigration dérégulée.
11:59Parce que l'immigration dérégulée,
12:00ça remet en cause la démocratie,
12:02l'état de droit démocratique,
12:03puisque l'état de droit démocratique
12:04est basé sur la citoyenneté,
12:06c'est-à-dire des droits et des devoirs
12:07affectés des individus sur un territoire.
12:08Donc, s'il y a des allers-retours
12:12et que vous ne maîtrisez rien,
12:13ça devient la loi du plus fort.
12:15Et ce sont des gens peu scrupuleux
12:17qui vont exploiter cette main-d'œuvre servile
12:20en Europe, notamment, en l'occurrence.
12:22J'ai envie de m'adresser aux souverainistes
12:24que vous êtes, Patrice Huban.
12:26On est d'accord avec le nouvel essor français ?
12:28Oui, tout à fait.
12:28De toute façon, le Conseil d'État,
12:30qu'on ne peut pas accuser d'être
12:30une officine nationaliste,
12:32a rappelé dans son étude annuelle
12:33consacrée à la souveraineté en 2024
12:35que la souveraineté, c'est la capacité
12:36d'un peuple à maîtriser son destin.
12:38Or, il n'y a pas de peuple européen,
12:39donc CQFD, il ne peut avoir
12:41qu'une Europe des nations
12:42et une coopération intergouvernementale.
12:44Oui, alors moi, pourquoi je vous dis
12:45que je veux m'adresser aux souverainistes
12:48que vous êtes, cher Patrice Huban ?
12:50Est-ce qu'on est obligé de réguler
12:52notre immigration, de réguler nos textes
12:55migratoires à travers l'Union européenne
12:57ou est-ce que la France, le pays français
12:59dans son entité même,
13:01peut gérer l'immigration ?
13:03Je pense que là, ce texte-là
13:04laisse quand même un peu de latitude
13:05aux différents pays.
13:07Donc là, suivant la volonté politique
13:09que vous avez, vous allez mettre en place
13:10plus ou moins rapidement
13:11ces fameux hub-retours
13:14avec des négociations,
13:16des conventions avec d'autres pays.
13:18Vous allez aussi donner des instructions
13:20en conséquence aux forces de l'ordre.
13:22Vous allez, ceux qui viennent de pays sûrs,
13:25vous allez accélérer les retours.
13:27Vous voyez, la dimension opérationnelle
13:29est très importante en fait.
13:30Si vraiment vous avez envie,
13:31ce pacte-là vous donne quand même
13:33plus de marge de manœuvre.
13:34Et ça ne vous empêche pas
13:35de faire ce que je viens de dire,
13:36de payer des influenceurs en Afrique.
13:37Donc ça, la France peut le faire, ça.
13:39Donc on peut compléter ce pacte.
13:40En fait, les inconvénients de ce pacte,
13:42on peut essayer de les corriger
13:44à travers notre propre politique.
13:47Donc je rappelle,
13:48pays influenceurs en Afrique,
13:49mettre la marine nationale aussi
13:50à patrouiller en limite
13:52des eaux territoriales du Maghreb
13:53et du Machrec
13:54et d'augmenter les visas de travail
13:55et d'essayer d'orienter les flux,
13:58des flux illégaux vers les flux légaux.
14:00Et alors un visa de travail
14:01et avec des critères
14:03comme le niveau B2 en français.
14:05Et puis signer une charte
14:06comme quoi vous respectez
14:07l'égalité homme-femme,
14:08les principes et valeurs
14:09de notre République,
14:10de notre pays,
14:11et ses traditions, etc.
14:12Chartes opposables.
14:14Voyez.
14:14Mais est-ce que,
14:15un point qui est très important,
14:17notamment avec le cas spécifique
14:19du règlement retour,
14:20Patrice Suivant,
14:21la coopération avec les pays,
14:23qui est évidemment primordiale
14:24pour qu'ils soient en capacité
14:25de reprendre leurs ressortissants
14:27lorsqu'on les expulse ?
14:28C'est ça qui est très intéressant
14:29dans ce pacte pour le coup,
14:31c'est qu'on vous autorise,
14:32alors si les pays
14:34ne refusent de reprendre leurs ressortissants,
14:36vous pouvez négocier
14:37avec des pays dits sûrs
14:39pour que ces pays-là
14:42les reprennent un petit peu
14:43ce qu'avait fait
14:43la Grande-Bretagne
14:44avec le Rwanda, vous voyez.
14:45Donc ça, c'est plutôt positif.
14:46C'est-à-dire que là,
14:47vous pouvez contourner
14:48un pays qui refuse,
14:49sachant que vous avez toujours
14:50des moyens aussi de pression
14:51que la France peut utiliser
14:52vis-à-vis de l'Algérie,
14:53par exemple,
14:53et d'autres pays.
14:54Et on sait très bien
14:55que notre problème,
14:56c'est aussi un manque
14:56de volonté politique.
14:58Bon, confiant quand même
14:59pour l'avenir,
15:00cher Patrice ?
15:01Bien sûr,
15:02bien sûr,
15:03le pire n'est jamais certain,
15:04le meilleur n'est jamais acquis.
15:05Je veux dire,
15:05il faut se battre.
15:06Il n'y a aucune fatalité
15:07au déclin de la France
15:07et sinon,
15:08on ne s'embêterait pas
15:08à être là ce matin.
15:10Voilà,
15:10je dirais que la France,
15:12c'est beaucoup de lions
15:13commandés par quelques ânes.
15:15Ah, d'accord.
15:16Ce qui fait que le chef s'assoit,
15:17les hommes se couchent,
15:17le chef se lève,
15:18il vous dépasse.
15:18Donc, le jour où on aura
15:20un gouvernement
15:21avec un programme clair,
15:23je veux dire,
15:24ambitieux pour la France,
15:25en gros,
15:25on lâche l'abri sur le cou
15:26de nos chevaux de course,
15:26les PME,
15:27on remet de l'ordre
15:28au niveau sécurité,
15:28justice,
15:29immigration,
15:30on pourra non seulement
15:31se hisser à la première place
15:33européenne en doublant l'Allemagne,
15:34ce qui est dans la conscience
15:35collective fait du bien,
15:36c'est une forme de thérapie de groupe,
15:37première puissance européenne
15:38et même se hisser
15:39au troisième rang mondial.
15:40C'est ça aussi qu'il faut dire
15:40aux Français.
15:41Il faut arrêter
15:42de raser les murs,
15:42de baisser la tête,
15:44il faut se retrousser les manches
15:49et dire aux Français
15:50qu'on est capable
15:51de renverser la table
15:52et de s'hisser sur le podium
15:53troisième puissance mondiale.
15:54Voilà, simplement,
15:55il faut lâcher l'abri
15:56sur le cou
15:56de notre chevaux de course.
15:57Troisième puissance mondiale ?
15:58Oui.
15:58Avec qui ?
15:59La France.
15:59Pourrait.
16:00Ah oui, d'accord,
16:01oui, pardon,
16:01parce qu'on en est loin,
16:02là pour l'instant,
16:04on n'a pas de climatisation
16:05dans les hôpitaux,
16:06c'est plus le Congo
16:08que la troisième puissance mondiale.
16:10Un dernier mot très rapide,
16:11Padri, suivant,
16:12on va accueillir
16:12Anna de Mansoury
16:13dans un instant.
16:14Le rôle du nouvel essor français
16:15pour la présidentielle.
16:17Alors, je sais que vous avez
16:18dévoilé vos dix mesures fortes.
16:20Vous envisagez
16:21une candidature ?
16:24Non ?
16:24Non, non, non, non.
16:25Ce qu'on veut faire,
16:26c'est-à-dire qu'on a fait
16:28l'inverse des partis politiques.
16:29Si vous voulez,
16:30les partis politiques
16:31en démocratie
16:32doivent être des laboratoires
16:33d'idées
16:33qui se présentent aux élections.
16:34Aujourd'hui,
16:35avec le quinquennat
16:35et l'inversion du calendrier,
16:37ce sont devenus
16:38des écuries à égaux.
16:39Donc, pour faire quoi ?
16:40On n'en sait rien.
16:41Donc, nous,
16:41on fait ce que les partis
16:42n'ont pas fait.
16:42On a fait depuis maintenant,
16:44ça fait depuis maintenant
16:44cinq ans qu'on travaille
16:45à ce projet pour la France
16:46qui se veut le plus puissant
16:47depuis 58.
16:49Et maintenant,
16:49on a fait ce produit politique
16:50comme n'importe quel entrepreneur
16:52ou quel service public
16:53qui tient la route.
16:54On fait le marketing,
16:54le réseau de distribution.
16:55Donc, on tire la manche
16:56en mode Jean Moulin,
16:57mais sans resquérir ma peau,
16:58je n'ai pas beaucoup de mérite,
16:59de tous ceux qui croient
17:00à la France,
17:00c'est-à-dire la souveraineté nationale
17:02et populaire.
17:02Et tout ça revient à la même chose.
17:03Mais alors ?
17:04C'est redonner les clés
17:05du camion au peuple français,
17:06l'article 2 de la Constitution,
17:07garde du gouvernement
17:08du peuple,
17:08par le peuple,
17:08pour le peuple.
17:09Absolument.
17:09Mais alors,
17:10là où je voulais en venir,
17:11est-ce que vous allez soutenir
17:11un parti alors ?
17:12Ça, on verra ça.
17:13Alors justement,
17:14on fait les choses dans l'ordre.
17:15Donc, dans la dernière ligne droite,
17:17on verra si on soutient un candidat
17:19en fonction,
17:20un,
17:21de sa proximité
17:22vis-à-vis de notre programme
17:23de nos idées,
17:23deux, de son courage.
17:24Parce qu'il va falloir
17:25avoir du courage
17:26pour faire un certain nombre
17:27de réformes,
17:28pour arrêter de punir les Français,
17:30de faire la punition collective
17:31et remettre de l'ordre
17:31dans les airs boutiques
17:32en réformant l'État
17:33au sens large du terme.
17:34Donc, un,
17:35est-ce qu'il y a un programme
17:36digne de ce nom
17:36pour réformer l'État
17:37qui est le nœud gordien
17:38du sursaut français,
17:39l'État au sens large,
17:40État, collectivité,
17:41sécurité sociale ?
17:42Et est-ce qu'il y a le courage
17:43pour le faire ?
17:43Donc, dans ce cas-là,
17:45oui, on soutiendra quelqu'un
17:46et au pire,
17:47ce sera tout sauf.
17:48Donc, tout sauf LFI,
17:51Europe Écolégie et les Verts,
17:51les macronistes en résumé.
17:52En tout cas, économiquement,
17:53vous n'êtes pas loin
17:53d'Éric Ciotti,
17:55l'Unidaire.
17:56Oui, oui, oui.
17:56Bon, bah écoutez,
17:57passez-lui un coup de téléphone
17:58cet été,
17:58après les vacances peut-être.
18:00Il est prévu qu'on le rencontre
18:01comme d'autres formations
18:02politiques compatibles,
18:03mais il est trop tôt
18:04pour se prononcer en fait.
18:04Bon, d'accord, merveillez.
18:05Parce qu'on a tellement été déçus,
18:06si vous voulez,
18:06que maintenant on est prudent.
18:07C'est vrai, c'est vrai.
18:08On s'engage.
18:09Beaucoup de Français
18:09ont été déçus, chère Patrice,
18:11c'est pour ça que les enjeux
18:11pour la prochaine élection présidentielle
18:12sont absolument primordiaux.
18:13Bon, allez, je vous libère.
18:14Il est 8h23,
18:16merci beaucoup d'avoir été avec nous,
18:17chère Patrice,
18:18donc c'était un plaisir,
18:19comme d'habitude.
18:20Chers abonnés,
18:21chers auditeurs.

Recommandations