00:01Générique
00:08Bonjour Kenza.
00:09Bonjour Rachid.
00:10On va s'intéresser au financement du gazoduc africain-atlantique.
00:12La presse y revient largement ce matin.
00:14Tout à fait, après l'accord intergouvernemental, place au financement.
00:18Et c'est Média24 qui s'intéresse cette fois au nerf de la guerre.
00:21Comment financer ce méga-projet estimé à 26 milliards de dollars ?
00:25Pour attirer les investisseurs, le Maroc et le Nigeria
00:28mis sur un modèle financier mixte.
00:30L'idée est de combiner des prêts de banque, de développement international,
00:34des financements bancaires classiques et même des obligations de projet
00:37qui pourraient être émises sur le marché marocain.
00:40Une société de projet basée à Casablanca sera chargée de lever les fonds,
00:45de piloter les appels d'offres et de superviser la construction
00:48de ce gazoduc de 6800 km,
00:51dont les premières livraisons de gaz sont toujours attendues à l'horizon 2031.
00:55Et concrètement, l'objectif est de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier.
00:58Une partie de l'argent viendrait d'institutions internationales,
01:01une autre des banques et une autre encore d'investisseurs
01:04prêts à financer le projet en échange d'un rendement.
01:08Et après le commun, place au qui ?
01:11Et c'est Yabiladi qui révèle que le Maroc se tourne désormais
01:13vers de grands bailleurs internationaux
01:15pour réunir les 26 milliards de dollars nécessaires au projet,
01:19notamment auprès de l'Export-Import, Banque des Etats-Unis
01:22et de la Banque mondiale pour financer le gazoduc atlantique nigérien-maroc.
01:26Le choix de ces partenaires n'est pas anodin,
01:29ils disposent de la capacité financière nécessaire
01:31pour soutenir des infrastructures de cette ampleur
01:35et leur engagement renforcerait la crédibilité du projet
01:38auprès d'autres investisseurs.
01:40Long de plus de 6800 km,
01:42le gazoduc reliera le Nigeria au Maroc
01:45avant d'acheminer une partie du gaz vers l'Europe.
01:48Rabat estime que les récentes tensions au Moyen-Orient
01:51ont encore renforcé l'intérêt stratégique de cette infrastructure
01:54destinée à diversifier les sources d'approvisionnement énergétique
01:59du continent européen.
02:01Les travaux pourraient débuter en 2028
02:03pour une première mise en service attendue à l'horizon 2031.
02:11On s'intéresse maintenant à l'Europe
02:14avec la monnaie unique qui pourrait très bien changer de visage.
02:19Oui, et c'est une petite révolution
02:22qui s'annonce sur le continent européen
02:24qui se prépare pour changer cette monnaie unique.
02:28Après plus de 24 ans de billets ornés,
02:30de ponts et de fenêtres anonymes,
02:33la Banque Centrale Européenne envisage
02:36de leur donner un nouveau visage.
02:37Le point explique que deux univers sont désormais en compétition.
02:41Le premier rend hommage aux grandes figures qui ont marqué l'histoire du continent.
02:45Les futures coupures pourraient aussi mettre à l'honneur
02:47Maria Callas, Ludwig van Beethoven,
02:50Marie Curie, Miguel de Cervantes ou de Vinci
02:53ou encore le prix Nobel de la paix, Bertha von Suttner.
02:57La seconde proposition fait le choix de la nature.
03:00Chaque billet représenterait un oiseau emblématique d'Europe
03:03évoluant dans un paysage fluvial,
03:05tandis que le verso mettrait en avant les principales institutions
03:08de l'Union Européenne,
03:09du Parlement à la Banque Centrale Européenne.
03:12Et autre nouveauté, la parole est désormais aux citoyens.
03:16Et c'est Euronews qui nous explique que la Banque Centrale Européenne
03:19a officiellement ouvert le 24 juillet
03:20une consultation publique qui se poursuivra jusqu'au 21 septembre.
03:24Les habitants des pays de la zone euro sont invités à voter en ligne
03:28pour leur design préféré parmi les propositions finalistes.
03:32Mais ce scrutin ne sera pas le seul critère.
03:34Le choix final reviendra au Conseil des gouverneurs de la BCE
03:38qui s'appuiera évidemment sur l'avis d'un jury de 21 experts,
03:41une évaluation technique et une seconde enquête
03:44menée auprès d'un échantillon représentatif de la population.
03:48Le design retenu sera dévoilé à la fin de l'année 2026
03:52avant une phase de développement et de production
03:54qui devrait repousser l'arrivée des nouveaux billets à 2029 ou 2030.
04:00Pendant la direction du Moyen-Orient à présent où c'est l'accalmie
04:03pour la troisième nuit consécutive, il n'y a pas eu de frappe américaine sur l'Iran.
04:07Donald Trump dit vouloir laisser la place à des discussions avec Téhéran.
04:13Toutefois, il prévient aussi que ces frappes pourraient reprendre.
04:17En tout cas, toutes les options sont sur la table.
04:19Et justement, c'est l'occasion de s'intéresser grâce à la presse,
04:22à la stratégie de l'Iran et ses conséquences économiques pour toute la région.
04:25Tout à fait, comme vous l'avez dit, trois nuits d'accalmie.
04:29Mais cependant, les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis
04:32continuent de se répercuter, se sont répercutées sur les pays du Golfe.
04:36El Monitor, média spécialisé dans l'actualité géopolitique du Moyen-Orient,
04:40s'intéresse à une question.
04:42Pourquoi le Koweït est-il devenu l'une des principales cibles de Téhéran ?
04:46Le Média explique que ce choix répond à plusieurs objectifs stratégiques.
04:49D'abord, le Koweït accueille l'un des plus importants contingents militaires américains de la région,
04:54faisant de ce petit état du Golfe un symbole de la présence de Washington.
04:59Ensuite, sa proximité géographique avec l'Iran permet à Téhéran de mener des frappes à moindre coût,
05:04sans mobiliser des capacités militaires plus sophistiquées.
05:08Enfin, le Koweït présente une vulnérabilité particulière.
05:11Il dépend presque entièrement des usines de dessalement pour produire son eau potable.
05:16En s'attaquant à ces infrastructures vitales, l'Iran cherche avant tout à exercer une pression psychologique sur les monarchies
05:22du Golfe
05:23et à démontrer que les alliés des États-Unis restent exposés malgré le dispositif sécuritaire américain.
05:30Et les premières conséquences économiques se sont déjà fait ressentir.
05:33Reuters rapporte que plusieurs places boursières du Golfe ont reculé au lendemain des attaques.
05:38Les investissements redoutant une nouvelle escalade, l'inquiétude porte surtout sur les routes maritimes.
05:44Le détroit de Bab el-Mendem, menacé par les outils, voit transiter près de 12% du commerce mondial,
05:51dont à quart du trafic mondial de conteneurs.
05:53Reuters estime qu'un pétrolier reliant le port saoudien de Yanbu à l'Asie
05:58met habituellement une vingtaine de jours en empruntant cette route.
06:01Si elle devenait impraticable, il devrait contourner l'Afrique par le cap de Bonne Espérance,
06:06portant le voyage à près de 50 jours et entraînant un surcoût estimé à 2,5 millions de dollars par
06:13traversée.
06:15Kenza, nous sommes aujourd'hui le lundi 27 juillet 2026.
06:18Quel autre 27 juillet peut-on retenir dans l'histoire ?
06:21Alors, nous allons remonter en 1953.
06:24Après trois années d'un conflit et d'une violence extrême,
06:27les armes se taisent sur la péninsule coréenne.
06:30Un armistice est signé à Panmunium,
06:32mais enfin au combat de la guerre de Corée,
06:35sans pour autant rétablir la paix.
06:37Le conflit avait éclaté le 25 juin 1950,
06:40lorsque la Corée du Nord, soutenue par l'Union soviétique et la Chine,
06:43envahit la Corée du Sud.
06:44En quelques semaines, la guerre devient l'un des premiers grands affrontements de la guerre froide.
06:49Les Nations Unies, menées par les États-Unis, interviennent pour défendre Séoul,
06:53tandis que Pékin envoie des centaines de milliers de soldats aux côtés de Pyongyang.
06:57En seulement trois ans, la guerre fait près de 3 millions de morts militaires et civiles confondues
07:02et dévaste une grande partie de la péninsule.
07:04L'armistice de 1953 fixe une ligne de cessez-le-feu
07:08et crée une zone démilitarisée de 250 km de long et 4 km de large.
07:13Mais aucun traité de peine a jamais été signé juridiquement.
07:17Les deux Corées sont toujours en guerre aujourd'hui.
07:19Depuis, leurs trajectoires ont radicalement divergé au Sud.
07:23La Corée du Sud est devenue l'une des principales puissances économiques et technologiques mondiales,
07:28portées par des groupes comme Samsung, Hyundai ou LG.
07:31Et au nord, la Corée du Nord reste l'un des États les plus fermés au monde,
07:35sous un régime autoritaire avec une économie largement isolée
07:38et un programme nucléaire au cœur des tensions internationales.
07:41Deux pays, une même histoire, mais deux destins que tout oppose aujourd'hui.
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