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Invité de La Grande Interview ce lundi 27 juillet, Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains estime que «l'état de la France d'aujourd'hui est plus grave que celui de 2017».

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Transcription
00:00ou pas ?
00:01La déconnexion, elle est là, puisque derrière
00:03ces formules incontatoires qu'on ne peut que partager,
00:06il y a la faiblesse des moyens et la faiblesse
00:08de nos marges de manœuvre.
00:09Et au moment où je vous parle aussi,
00:11le taux d'intérêt de la dette française
00:13est en train de s'envoler, parce que nos créanciers
00:15commencent à douter de notre solidité financière.
00:18Donc ce n'est pas tout de faire des grandes promesses.
00:20Et moi, ce que je note, c'est que toutes les promesses
00:21de 2017 n'ont pas
00:24été suivies d'effet.
00:25Nous attendions, les Français
00:27qui ont voté pour le président de la République,
00:29attendaient une réforme de l'État. Elle n'a pas eu lieu.
00:31Attendait d'ailleurs une baisse du nombre
00:33d'agents publics. C'est l'inverse qui a eu lieu.
00:36On attendait une décentralisation.
00:38Je viens de vous en parler.
00:39Ça a été une recentralisation comme jamais.
00:42Et puis sur la sécurité, sur la gestion des faits migratoires...
00:43Vous êtes président en train de nous dire que c'est 10 ans pour rien, presque.
00:46Je pense qu'on a reculé
00:47durant 10 années sur beaucoup de sujets.
00:49Je pense que l'État de la France d'aujourd'hui
00:50est plus grave que l'État de la France de 2017.
00:53Et je le regrette, parce que j'appartiens à une famille politique
00:55qui n'a, sur un certain nombre de sujets,
00:57cessé d'alerter. Nous n'avons pas toujours
00:59tout bien fait à droite, mais cela fait 15 ans
01:01que nous alertons sur la dérive des finances publiques,
01:03que nous disons qu'il faut une réponse pénale
01:06beaucoup plus forte, qu'il faut réformer
01:08l'État qui doit se recentrer sur ses missions
01:09essentielles. Et donc nous avons perdu
01:11un temps précieux. Et aujourd'hui, le temps ne joue
01:13pas pour nous, il joue contre nous.
01:16Et donc il est urgent que les décisions courageuses
01:17qui sont attendues soient prises. Et j'espère que ce sera
01:20le cas après l'élection présidentielle.
01:22Sous-titrage Société Radio-Canada

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