00:00Et vous comprenez pourquoi ces requalifications n'arrivent que maintenant, quasiment trois ans après les faits, alors qu'il n
00:05'y a pas eu de pièces nouvelles à priori versées au dossier ?
00:11Non, ce sont 16 témoignages de personnes qui ont vécu cette scène de violence extrême, de chaos absolu, et ces
00:24pièces, on les avait bien sûr dans le dossier depuis longtemps.
00:29Je crois que les magistrats ont été focalisés pendant tout le temps de la procédure, face à la loi du
00:35silence et de la lâcheté des auteurs, à la nécessité d'essayer d'identifier qui avait porté les coups de
00:43couteau à Thomas et aux autres victimes,
00:47puisqu'il faut rappeler que l'affaire Trépaule, c'est un meurtre, celui de Thomas, et trois tentatives de meurtre,
00:52outre des violences aggravées.
00:55Et on a laissé de côté cet aspect-là.
01:00Après, c'est le débat contradictoire qui a lieu à la fin de l'information.
01:05Et moi, je ne suis pas là pour instrumentaliser quoi que ce soit, pour faire de la politique ou une
01:11quelconque récupération.
01:12Je suis là, je suis avocat, et j'ai l'habitude de faire mon métier, c'est-à-dire de
01:16faire du droit.
01:17Et suite aux réquisitions que nous avions reçues du procureur de la République, avec d'autres confrères, l'avocat des
01:25parents de Thomas, d'autres conseils de partie civile,
01:28on a simplement fait notre travail, on a demandé au juge de faire application de la circonstance aggravante qui est
01:35prévue par l'article 132.76 du Code pénal.
01:38En l'espèce, ce n'est pas un nouveau crime que l'on vient rechercher, c'est simplement l'application
01:44de la loi.
01:44Et lorsque le droit est appliqué, je crois qu'on ne peut que s'en satisfaire.
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