00:00Étant croyant que des proches soient à nos côtés pour compatir à notre douleur, ça se comprend et c'est
00:09acceptable, c'est souhaitable.
00:10Donc il était tout à fait normal que le ministre se déplace pour aller dans la famille mortière pour présenter
00:17ses condoléances
00:18et les condoléances aussi de l'État guinéen auprès de la famille de Moseba, auprès de la communauté enseignante de
00:28Kindia.
00:28Mais après, c'est le médecin après la mort. Parce que la famille a écouté les propos du papa et
00:35du tuteur, il n'y a pas ce qu'ils n'ont pas fait.
00:38Ils ont demandé clémence auprès des autorités éducatives, auprès des autorités judiciaires, mais personne n'a prêté une oreille attentive.
00:46Pendant que Mama Dijouma était en train de se battre pour préserver sa vie. Dans quelles conditions ? Il était
00:53totalement désarmé face à la mort.
00:55Parce qu'étant durepanocitaire, en cette saison de pluie, dans une prison où les conditions sanitaires et hygiéniques ne sont
01:03pas remuies,
01:04c'est amener tout simplement l'enfant à l'abattoir.
01:07Et finalement, pour le que nous ayons affaire à un candidat qui est passé les neuf mois à se préparer
01:14pour affronter le bac,
01:15on a eu un candidat qui s'est préparé à mourir tout simplement. Et de telles situations ici ne mériterait
01:24pas d'être vécu en Guinée.
01:25Donc nous sommes réellement désolés pour ce qui s'est passé et nous invitons réellement que la lumière soit faite.
01:32Et d'ailleurs même, nous profitons de votre antenne pour rappeler déjà que nous avons demandé à la famille de
01:37Mama Dijouma Ba,
01:38au cas où elle serait prête à intenter une action judiciaire pour que les responsabilités s'assentissaient,
01:44le syndicat national de l'éducation se porterait du côté de la famille pour porter plainte pour que toute la
01:49lumière soit faite sur cette situation.
01:51Parce que ce qui s'est passé est tout sauf une chose anormale en fait.
01:56Donc nous écoutons la famille impatiemment et nous allons suivre sa décision de près pour ne pas que de tels
02:02drames se reproduisent en Guinée.
02:04Parce que ça n'honore pas ce que nous faisons, ça n'honore pas le pays aussi.
02:09Nous les enseignants, nous sommes au regret de voir aussi que nos fruits, en fin d'année, sont emprisonnés pour
02:15les sujets.
02:16Parce que tout simplement, des cadres ont très mal fait leur travail.
02:21Si ceux qui géraient les examens nationaux ont réellement fait leur travail, aucun cadre de fraude ne devrait être en
02:27risque.
02:27Dans les autres pays, c'est comme ça.
02:29Nous suivons ce qui se passe à l'heure avec l'organisation des examens.
02:32Pourquoi là-bas on ne parle pas des mêmes fraudes, des mêmes fruits de sujets qu'en Guinée ?
02:36C'est parce que les cadres qui sont au premier rang, ils font réellement leur travail.
02:41Et donc, la responsabilité doit être située.
02:44Les condoléances, oui, mais on aurait pu faire mieux, on aurait pu aussi éviter ça.
02:48Parce que c'est une vie qui est en vie, on n'aura jamais la possibilité de ramener à la
02:53vie ce pauvre adolescent
02:55qui a été arraché à l'affection de ses parents, à l'affection de ses amis et à l'affection
02:59de peuples de Guinée.