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00:02Générique
00:05...
00:14Bienvenue dans votre revue de presse de ce lundi.
00:17On commence à la une avec le journal Le Matin qui met en avant un chiffre
00:21qui interpelle. Seuls 35% des organisations marocaines maîtrisent réellement les enjeux de souveraineté numérique.
00:27C'est le score le plus faible des 7 critères.
00:30Évalué dans l'Ozimètre 2026, le baromètre annuel réalisé par PVC Maroc et l'Ozim
00:35auprès de 62 organisations entre janvier et mars dernier.
00:39L'enquête montre pourtant une amélioration globale.
00:43L'indice de maturité cyber passe de 49 à 56%.
00:46En un an, les entreprises investissent davantage.
00:5059% consacrent désormais plus de 5% de leur budget informatique à la cybersécurité
00:56contre 46% l'an dernier.
00:58Haute révolution, la cybersécurité s'invite désormais dans les directions générales.
01:04Leur implication grimpe de 55 à 74%.
01:08Mais Finance New Hebdo souligne que cette progression masque encore de fortes vulnérabilités.
01:1460% des organisations dépendent fortement des fournisseurs de cloud et 70% n'ont toujours
01:20pas de stratégie de réversibilité.
01:22Autrement dit, elles ne disposent pas d'un plan clair pour récupérer leurs données
01:27ou changer de prestataire en cas de crise.
01:29Parmi elles, 38% n'ont engagé aucune démarche, tandis que 32% sont encore en train d'élaborer
01:36une stratégie.
01:37L'autre enseignement majeur de l'enquête concerne l'intelligence artificielle.
01:4087% des organisations la considèrent comme un levier stratégique pour renforcer leur cybersécurité.
01:47Mais seuls 30% ont mis en place une gouvernance pour encadrer son utilisation.
01:52Conséquence, 40% déclarent déjà avoir subi des attaques d'ingénierie sociale amplifiées
01:58par l'IA.
01:59Les deux journaux insistent sur un même défi, le manque de compétences.
02:0384% des organisations disent peiner à recruter des spécialistes en cybersécurité.
02:0957% d'entre elles misent désormais sur la formation interne pour combler cette pénurie.
02:16Et toujours au Maroc, qui est en train de faire évoluer sa politique pénale.
02:21L'idée n'est plus uniquement de sanctionner, mais aussi de mieux préparer la réinsertion.
02:26Maroc diplomatique s'intéresse à l'entrée en vigueur des peines alternatives prévues
02:30par la loi 43-22 à travers un entretien avec Malika Hafeid, ancienne présidente de
02:36chambre de la cour d'appel à Rabat.
02:37Pour la magistrate, il s'agit d'une transformation profonde de la politique pénale marocaine.
02:42Désormais, la prison ne doit plus être la réponse automatique.
02:46Travaux d'intérêt général, bracelets électroniques ou encore restrictions de certains
02:50droits doivent permettre de préserver les liens familiaux, sociaux et professionnels
02:55des condamnés tout en favorisant leur réinsertion.
02:58Mais l'ancienne magistrate met aussi en garde.
03:00Pour elle, le succès dépendra de la capacité à garantir leur exécution.
03:05Elle estime que le principal défi sera le suivi des condamnés.
03:08Sans mécanisme de contrôle, sans évaluation et sans réaction rapide en cas de non-respect
03:13des obligations, ces nouvelles sanctions risquent de perdre toute crédibilité.
03:17L'entretien met également en avant les nombreux chantiers qui restent ouverts, former les
03:22juges d'application des peines, les agents pénitentiaires et les travailleurs sociaux,
03:28développer également des partenariats avec les collectivités locales et les associations,
03:32mais aussi déployer le bracelet électronique qui nécessitera des centres de surveillance
03:36opérationnelle 24 heures sur 24, des systèmes d'information sécurisés et des garanties
03:42renforcées pour la protection des données personnelles.
03:46Et cette volonté d'aller au-delà de la simple sanction se retrouve aussi dans le 360 qui
03:51reprend une enquête d'Al-Ehadat al-Marariba.
03:53Le journal annonce le lancement à la prison de Temsna du premier programme marocain spécifiquement
03:59destiné aux personnes revenues des zones de conflit souvent condamnées dans des affaires
04:03liées au terrorisme.
04:04Ce nouveau dispositif s'appuie sur le programme Moussalaha Réconciliation lancé en 2017 par
04:10la délégation générale à l'administration pénitentiaire.
04:13Son objectif est de lutter contre la radicalisation en prison et de prévenir la récidive grâce
04:19à une approche globale qui combine encadrement religieux, accompagnement psychologique, suivi
04:24social et préparation à la réinsertion.
04:27Selon le 360, une première promotion de 21 détenus participe à cette phase pilote.
04:32Chaque bénéficiaire fait d'abord l'objet d'un diagnostic individualisé avant d'être
04:37accompagné tout au long de son parcours.
04:39Particularité du programme, les familles sont associées au processus, tout comme d'anciens
04:44détenus déjà réinsérés qui viennent partager leur expérience.
04:47L'objectif est double, accompagner la réinsertion de ces profils très spécifiques tout en
04:52renforçant la sécurité collective et en limitant les risques de récidive.
04:57Et on poursuit avec le Courrier international qui raconte qu'en Chine, les automobilistes
05:02changent désormais de voiture électrique presque comme s'ils changeaient de smartphone.
05:06Le magazine s'appuie sur une étude de l'association chinoise des constructeurs automobiles et
05:11du cabinet Heijun Consulting.
05:13Premier constat, une voiture électrique a en moyenne seulement un an et huit mois contre
05:18huit ans et deux mois pour une voiture à essence.
05:21Son cycle de remplacement est de trois à cinq ans alors qu'il reste six à huit ans pour
05:26un véhicule thermique.
05:27Pourquoi un tel écart ? Parce que la voiture électrique est devenue un produit technologique.
05:32Courrier international explique que les constructeurs renouvellent leur modèle beaucoup plus vite.
05:38Là où il fallait auparavant près de 60 mois pour développer une nouvelle voiture, il
05:42n'en faut plus que 24.
05:44Résultat, 630 nouveaux modèles ont été lancés en Chine au premier semestre 2026, soit plus
05:49de trois nouveautés par jour et plus de 70% sont des véhicules électriques.
05:54En conséquence, les consommateurs changent moins leur voiture parce qu'elle est usée
05:58mais parce qu'elle est déjà dépassée technologiquement.
06:02Et cette course à l'innovation ne s'arrête pas aux frontières chinoises.
06:05Les numériques montrent que malgré les surtaxes imposées par l'Union Européenne, jusqu'à
06:1035,3% sur certains modèles chinois, les constructeurs conservent un avantage de taille.
06:16Leur voiture reste en moyenne 21% moins cher que leur concurrente européenne, selon une étude
06:22de l'ONG Transport Environnement. Leur stratégie est double. D'abord, délocaliser une partie
06:26de leur production. En Europe, des groupes comme BYD, Cherry, Lip Motor ou Tsipeng annoncent
06:32des usines sur le continent pour contourner les droits de douane, tandis que Tesla, BMW et
06:37Volvo ont déjà relocalisé une partie de leur production. Ensuite, les constructeurs
06:42misent sur les hybrides rechargeables qui ne sont pas concernés par les surtaxes européennes.
06:47Leur part de marché est ainsi passée de 3% à 13% en seulement deux ans. Enfin, l'ONG
06:54attire l'intention sur un autre enjeu. Les batteries. Les importations de batteries
06:58chinoises en Europe ont été multipliées par 7 entre 2020 et 2025. Elle recommande donc
07:04de taxer également ces batteries pour protéger l'industrie européenne. Nous touchons à la fin
07:10de cette revue de presse. Merci de l'avoir suivie.
07:13Sous-titrage Société Radio-Canada
07:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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