- il y a 4 jours
L'Espagne a remporté sa deuxième étoile mondial en battant l'Argentine 1-0 (ap. prolongation) ce dimanche en finale de la Coupe du monde 2026. Pour Daniel Riolo et Florent Gautreau, la Coupe du monde a heureusement sacré le meilleur groupe.
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00:00Le premier c'est la victoire méritée de l'Espagne, évidemment.
00:04Le deuxième point c'est la finale moche parce qu'on n'a pas passé une bonne soirée
00:08et je pense que ça a été le choix des Argentins qui n'ont pas eu d'autres options malheureusement.
00:14Et le troisième point, je ne sais pas si c'est le moment de faire une sorte de bilan de
00:19ce mondial
00:19mais le troisième point je vais plutôt le réserver, tiens, parce que le bilan on aura le temps.
00:23Puisqu'aujourd'hui officiellement Deschamps a fait ses adieux avec une conférence de presse sur Réalice,
00:27j'imagine qu'on aura bien dans ces deux heures un petit peu de temps pour se consacrer à ses
00:32adieux
00:33complètement ratés de Deschamps dans sa dernière conférence de presse.
00:37On l'entendra tout à l'heure d'ailleurs.
00:39Florent ?
00:40L'Espagne d'abord en premier point, les meilleurs ont gagné et c'est mérité vraiment.
00:44Je ne parle pas seulement de ce soir, de la finale, de ce qu'on a vu dans la compétition
00:48en général.
00:49Le deuxième point c'est l'Argentine.
00:50Bien sûr on a compris leur tactique, on va beaucoup parler de ça.
00:53Je regrette simplement parce que dès qu'ils sont menés, dès qu'ils veulent faire quelque chose offensivement,
00:58même sans joueur offensif, ils y arrivent.
01:01Donc je pense que ce n'était quand même pas une très bonne idée.
01:04Et puis le troisième point c'est Messi quand même, parce que Messi fait quand même une coupe du monde
01:07à laquelle je ne m'attendais pas, on ne s'attendait pas trop.
01:10Fini deuxième buteur de ce mondial, il était décisif quasiment dans tous les matchs sauf ce soir.
01:15Et c'est peut-être le crépuscule d'une idole et d'une idole qu'il faut respecter.
01:21D'ailleurs par voie de conséquence de sa non-finale, là, Bappé finit meilleur buteur de la Coupe du Monde.
01:25Et meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde ce soir.
01:28Et Olizé meilleur passeur.
01:30Bon, pour l'anecdote franco-française.
01:33L'Espagne, championne du monde.
01:36Jean-Louis, toi aussi tu connais bien l'Espagne, tu as vécu à Madrid comme Edgar.
01:40Bon, on va rester sur la finale.
01:42On aura dans les jours qui viennent le temps de prendre un peu de la hauteur sur tout ça.
01:46Mais on a l'impression que le football a gagné ce soir.
01:49Oui, et surtout c'est une construction globale qui a gagné.
01:52Ça ne vient pas de nulle part.
01:54On décrit le style de jeu espagnol depuis un bon moment.
01:57Ils ont connu un trou entre la période glorieuse où vous avez vu tous les anciens,
02:01tous les champions du monde 2010 étaient dans les tribunes pour assister au match.
02:04Il y a eu une période compliquée.
02:06Et en restant sur les fondamentaux espagnols et en ajoutant certains joueurs de déséquilibre,
02:12ça donne cette équipe espagnole qu'on a vue en démonstration globalement au niveau du jeu.
02:16Ils n'ont pas gagné tous les matchs avec beaucoup d'écarts,
02:18mais comme en 2010, c'était la même chose.
02:20Mais ils ont été supérieurs à tous leurs adversaires dans tous les matchs.
02:22Ils ont tout maîtrisé.
02:24En termes de jeu, ils ont dominé tout le temps.
02:26Là, par exemple, ils mettent la même compo contre la France, avec les mêmes changements.
02:31Parce que le plan est clair, parce qu'ils savent exactement où ils vont.
02:33Et c'est à l'autre, c'est à l'adversaire de s'adapter.
02:35Ça, c'est la mentalité espagnole maintenant.
02:37Après, il y a un truc à la fois intéressant et quand même, par rapport à ce que tu dis,
02:43bizarre.
02:43C'est que les fameux joueurs de déséquilibre dans ce genre de match,
02:46on peut penser que c'est par eux que va venir la solution.
02:49Alors même si c'est une passe décisive de Nico Williams,
02:51c'est pas la mini Amal qui a fait basculer ce match,
02:54comme on aurait pu peut-être le penser ou l'espérer.
02:57Ça reste le jeu.
02:58Ça reste ces changements même dans l'axe du jeu.
03:01C'est vrai, mais je pense qu'il y a plus d'espace dans l'axe
03:04quant à ces joueurs-là aussi, qui attirent un peu l'attention.
03:07Ce qu'il n'y avait pas du tout à un moment.
03:09Les joueurs des attaquants, des gars capables de faire des différences.
03:11Oui, mais c'est presque...
03:12Entre Merino, Ferran Torres.
03:13Oui, mais Ferran Torres et Merino.
03:14C'est des joueurs qui, il y a quelques années,
03:15les Espagnols souffraient d'absence de ce type-là.
03:18Non, mais Dax, c'est des mecs qui sont capables de faire des différences.
03:20Et quand même, un point...
03:20Ça ne veut pas forcément dire qu'il faut des mecs sur les côtés qui détendent les rignes.
03:24Non, mais je voulais souligner juste le fait qu'en gros,
03:26Yamal n'a pas fait un très bon match.
03:27Dis-le comme ça.
03:29Oui, parce que je pense que quand Jean-Louis parlait du joueur de déséquilibre,
03:33il pense à lui.
03:34Après, juste un point...
03:34Mais il fait planer toujours une menace qu'au bout des défenseurs,
03:36être toujours attentif à ce qu'il va faire,
03:39ses appels de balles.
03:40Il est redouté, donc c'est toujours un avantage de l'avoir.
03:43Après, il y a un truc quand même sur cette équipe,
03:45le seul bémol...
03:45Alors, attendez, on va faire de la fouette en direct.
03:48Edgar, tu veux traduire ?
03:50Oui.
03:50Allez, c'est parti.
03:59On a donné un exemple de groupe d'équipe
04:02avec des footballeurs avec un talent et un potentiel exceptionnel.
04:12Et les avoir accompagnés dans ce projet,
04:15dans ce parcours, c'est un honneur pour moi.
04:20Les larmes, l'émotion, vous êtes comment ?
04:25Sans commentaire, parce que je vais vous donner de la peine,
04:27on sent l'émotion dans sa voix.
04:34On a beaucoup parlé avec les joueurs.
04:37On a tout gagné, tout.
04:40Et c'est merveilleux.
04:44C'est une génération qui est un exemple pour le sport espagnol,
04:47pour les gens,
04:49pour le pays.
04:52Ensemble, on est plus fort.
04:58Le match, finalement, c'était à peu près celui qu'on attendait,
05:01et encore plus de domination espagnole que prévu, finalement.
05:10Oui, le match, on aurait dû le décanter beaucoup plus tôt.
05:18On aurait pu se gagner avant.
05:21On aurait pu passer devant avant, mais c'est une finale.
05:26Ils ont terminé à 10,
05:27et tu dois souffrir dans ce genre de match.
05:32On était prêts pour tout,
05:33et on l'a montré.
05:37Félicitations, merci,
05:38et merci de nous avoir rendus aussi heureux.
05:40Le coach espagnol de la Fuente,
05:42donc champion du monde.
05:43Luis Dula Fuente, qui n'est pas une star du foot,
05:47qui, quand même, vient d'enchaîner
05:48champion d'Europe, champion du monde.
05:50Je ne sais pas de quelle façon il sera rangé
05:52dans le catalogue des entraîneurs,
05:53mais quand tu fais ce genre de performances
05:55que les Espagnols avaient fait,
05:56déjà, dans l'autre sens,
05:58puis ils avaient comblé avec un troisième titre,
06:012008-10-12,
06:02mais de la Fuente,
06:03c'est parce qu'on parle énormément
06:04d'Echamps chez nous,
06:06qui est un très beau palmarès,
06:07quand tu viens d'enchaîner ce qu'il a fait,
06:09de la Fuente, ce n'est pas une star,
06:10on est d'accord, Edouard ?
06:12Bien sûr, il vient des catégories inférieures
06:15dans la FED,
06:16il a monté les rangs petit à petit,
06:18c'est le symbole de la philosophie de la FED.
06:20C'est ça, moi, je trouve que c'est très symbolique
06:21Del Bosquet ne l'était pas non plus à l'époque.
06:23Non, c'est ça, c'est ça.
06:24C'est comme nous, on a eu avec Domenech, en fait.
06:27Non, mais c'est très symbolique.
06:28Belle comparaison.
06:30Ou Hidalgo,
06:31qui était également un parcours fédéral.
06:32C'est très symbolique, quand même,
06:34de ce que fait l'Espagne,
06:35et Edgar a traduit le mot,
06:37et j'imagine que c'est ce qu'avait dit
06:38de la Fuente,
06:39j'ai accompagné ce groupe,
06:41et c'est vrai que je ne dis pas
06:42qu'il n'est responsable de rien.
06:44C'est de la modestie.
06:45Non, non, non, mais c'est intéressant
06:46dans ce qu'ils mettent en place,
06:47on dit bien que c'est,
06:48comme l'a dit Jean-Louis tout à l'heure,
06:50même dans les moments difficiles,
06:52une stratégie, une idée, un ADN
06:54qu'on respecte,
06:55qu'on continue de nourrir,
06:56et de la Fuente, en gros,
06:58effectivement, il est,
06:59comme vous l'avez dit,
07:00entraîneur dans les équipes,
07:01on va dire, inférieures,
07:02et après il monte.
07:03Tu ne peux pas lui ôter du mérite.
07:04Non, je veux autoriser du coup,
07:05je dis juste que c'est le messager,
07:07c'est celui qui transmet
07:07toute une idée qui va au-delà de lui.
07:09Ce n'est pas une star,
07:09tu ne vas pas chercher un mec ailleurs,
07:10tu prends un mec du cru
07:12qui respecte l'ADN
07:13parce que dans chaque match,
07:15il a fallu faire du coaching,
07:16il l'a bien fait,
07:17l'empreinte football stick espagnol,
07:19il l'entretient,
07:20il l'entretient,
07:21ok, puisque les gamins jouent tous comme ça,
07:23donc c'est entretenu,
07:25c'est bien fait,
07:27je veux vraiment souligner quand même
07:30la classe et le talent.
07:31Il y a un truc,
07:32un point important,
07:33excuse-moi le gars,
07:34juste un point qui m'a frappé ce soir
07:36encore plus,
07:37parce que c'est encore plus dur
07:38dans une finale
07:38et encore plus dur face à l'Argentine,
07:40c'est la patience,
07:42le sang-froid,
07:42et je trouve que de la fronté,
07:44y compris sur le banc
07:45et dans ses changements,
07:46même,
07:49il personnifie un peu ce sang-froid,
07:52c'est-à-dire,
07:53alors ça peut être pris
07:53pour de l'arrogance du style,
07:54ça va tomber,
07:55on va faire la bif,
07:56ça va venir.
07:58Tu dis arrogance,
07:59pour moi,
07:59c'est même de la confiance
08:00en le projet,
08:01tu vois,
08:02dans le modèle de jeu,
08:03en se disant qu'à un moment donné,
08:04ça va passer,
08:05on ne va pas jouer autrement,
08:06on ne sait pas faire autrement
08:07de toute façon,
08:07et ça va marcher comme ça.
08:09Et attention,
08:10ça n'est pas un jeu.
08:10Le symbole de ça,
08:11Jean-Louis,
08:11c'est les changements,
08:13alors oui,
08:13il y a le changement
08:13de Ferran Torres qui marque
08:14et donc c'est ça
08:15qu'on va retenir,
08:16mais rendez-vous compte
08:17qu'en prolongation,
08:18il a sorti ses deux tauliers
08:19de la compétition.
08:20La porte,
08:21Rodri,
08:21il fait rentrer Zubi Mendy
08:23et Eric Garcia
08:23qui n'avaient pas joué
08:24de la compète,
08:25et ils arrivent,
08:26ils s'intègrent parfaitement
08:26au groupe,
08:27et ça,
08:28c'est l'Espagne
08:28de Luis de la Fuente,
08:29c'est ce qu'il construit
08:30depuis qu'il est arrivé
08:31il y a quatre ans,
08:32et c'est le point culminant
08:35de cette philosophie
08:36de se dire
08:36et peu importe
08:36qui est sur le terrain,
08:37on est la même équipe
08:38et on est tout aussi performant,
08:39et sortir Rodri
08:40et Laporte à ce moment-là,
08:41c'est un courage exceptionnel.
08:44Les qualités offensives
08:45et la domination,
08:46mais c'est une équipe
08:47qui ne concède
08:47quasi rien,
08:49qui ne subit pas
08:51tellement d'occasion,
08:52à chaque fois,
08:53on s'inquiète,
08:53comme en 2010 d'ailleurs,
08:54est-ce que leur charnière centrale,
08:56elle est forte,
08:57ce n'est pas des noms
08:59clinquants,
09:00mais en fait,
09:00ils ne subissent
09:01quasi aucune occasion,
09:02et puisque
09:03tu m'as fait la passe
09:04et je pense
09:05qu'on va le mettre en avant,
09:06toute la soirée,
09:07on peut le faire.
09:08Moi,
09:09je me mets dans le camp
09:10de ceux qui veulent militer
09:11pour dire que Rodri
09:12est le meilleur joueur
09:13de cette Coupe du Monde.
09:14J'adore ce joueur,
09:15quand il est dans une équipe,
09:16l'équipe gagne.
09:17C'est un match winner,
09:19ce gars-là.
09:20Il emmène tout le monde,
09:21il traîne tout le monde,
09:22il organise tout,
09:23il contrôle tout
09:24dans un match.
09:25C'est un joueur,
09:26en plus,
09:27pour un milieu de terrain
09:29défensif,
09:29même s'il n'est pas que ça,
09:30qui a eu un ballon d'or,
09:31ce qui est assez rare
09:31à son poste,
09:33il peut être candidat
09:35à un deuxième ballon d'or
09:37quand ça tombera.
09:38Daniel,
09:39la bonne illustration
09:39de ce que tu dis,
09:40c'est que l'Espagne
09:41est montée en puissance
09:41quand Rodri individuellement
09:43est montée en puissance
09:43dans cette Coupe du Monde.
09:45À partir du moment
09:45où lui a été mieux,
09:46toute l'Espagne a été mieux.
09:47Et je ne sais pas lui
09:47qui a eu l'homme du match,
09:48c'est Ferran Torres
09:49qui a récupéré le trophée,
09:51le buteur.
09:52Par contre,
09:52il s'en souviendra,
09:53c'est Shakira
09:53qui lui a remis le trophée,
09:54quand même.
09:55Pas mal.
09:55Ça fait partie
09:56des dingueries de la finale.
09:57L'histoire pour Ferran Torres,
09:57elle est quand même exceptionnelle.
09:59On aura le temps
09:59d'en reparler,
10:00j'imagine Gilbert,
10:01pendant l'évaluation.
10:02Quand tu connais son parcours,
10:03quand tu sais
10:04qu'il y a un an et demi,
10:05les supporters du Barça
10:07voulaient juste le vendre,
10:08ils n'en pouvaient plus de lui,
10:09ils rataient toutes ses occasions.
10:10ils ont intérêt au PSG
10:10dans les joueurs qu'il y a.
10:11C'est un joueur
10:12qui a commencé la compétition
10:14mais hors de forme.
10:15Il a raté les occasions énormes.
10:16On le sentait perdu
10:17sur le terrain.
10:18On voyait ses expressions faciales
10:19pendant la phase de groupe.
10:21On se disait
10:21mais il est perdu,
10:22il n'est pas en confiance.
10:22Et là,
10:23il te sort ce but
10:24du gauche,
10:24demi-volé comme ça.
10:26C'est magnifique
10:26et ce que ça représente aussi,
10:28c'est très beau.
10:29Et pour une épaule,
10:30il aurait pu faire doublé.
10:34Quelques images
10:34parce que l'Espagne
10:35est un pays très régionaliste
10:36et là,
10:37les joueurs,
10:37en fait,
10:37ils ont récupéré
10:38des drapeaux de leur région.
10:40En France,
10:41tu ne verrais pas un mec
10:41venir avec un drapeau
10:42de la Bretagne ou de l'Azard ?
10:43Il vient de Valence,
10:44Ferran Torres, par exemple.
10:44Là, il y avait le drapeau catalan,
10:45il y avait le drapeau des Canaries.
10:47S'il y avait eu la truffe
10:49en équipe de France,
10:50peut-être qu'il y aurait eu
10:50un drapeau breton.
10:51Et toi,
10:52tu ne serais pas
10:52avec le drapeau alsacien,
10:53Gilbert, peut-être ?
10:54Non, mais ce n'est pas le réflexe.
10:55En France,
10:55on n'a pas ce réflexe-là.
10:56Non, bien sûr.
10:56Mais il ne faut pas
10:57l'équipe de France, Gilbert.
10:58Florent ?
10:58Non, juste un point,
10:59puisqu'on parlait
10:59de la FNT tout à l'heure
11:00dans les nombreuses choses
11:01et Edgar a évoqué
11:04le changement
11:05dans la prolongation,
11:06sortir Rodri,
11:06moi aussi,
11:08ça m'a frappé.
11:08Mais il y a aussi
11:09le fait d'avoir
11:09une pèderie sur le banc.
11:11Puisque Daniel parlait
11:11de choix forts,
11:12il y a des choix
11:12dans la compétition aussi,
11:13dans la compétition,
11:14qui ont été forts.
11:15C'est vrai que...
11:16François Rodri,
11:17qui est un joueur,
11:18je ne peux pas trouver
11:20d'autres mots
11:21que tout ce que j'ai dit
11:21jusque-là pour le féliciter,
11:22mais quand tu rentres
11:23Zuby Vendy,
11:24super joueur aussi.
11:25Le problème,
11:25c'est qu'ils ont des modèles.
11:27Il y a écrit ses deux
11:27dans les années aussi.
11:28Tu as l'impression
11:29qu'ils ont des photos
11:29de joueurs fantastiques.
11:32Je trouve ça très fort.
11:33Jusqu'à un moment donné,
11:34le foot,
11:34c'est aussi
11:35une figure emblématique,
11:36un capitaine.
11:37Tu as la série
11:37de tir au but
11:38qui peut arriver.
11:39Je ne sais pas,
11:39moi j'aurais besoin
11:40d'avoir mon capitaine
11:40avec l'équipe,
11:41mais bon après,
11:42c'est une telle culture
11:43différente,
11:44c'est un tel truc
11:46évident pour eux.
11:47Chacun prend
11:48la place de l'autre.
11:49Jean-Louis,
11:50sans grand numéro 9
11:53qui amène l'Espagne.
11:54Le pauvre Jarzabal.
11:56Il a beaucoup marqué.
11:58C'est le plus mauvais
11:59de la finale côté espagnol.
12:01Non, non,
12:01je ne suis pas d'accord
12:02avec toi Gilbert.
12:03C'est le numéro 9
12:04espagnol en fait,
12:05dans le style espagnol
12:06sur lequel tu peux
12:07t'appuyer sur le jeu
12:08et donc forcément,
12:09il fait moins de différences
12:10parce qu'il est là aussi
12:11pour amener du lion,
12:12etc.
12:14Oui,
12:14mais c'est plus facile
12:15quand tu rentres,
12:16pour dommage,
12:17tu vois,
12:17de faire ces différences-là.
12:18Moi,
12:18je trouve que le boulot
12:19qu'il fait,
12:19même de l'ombre,
12:20est important.
12:21d'accord.
12:21Le boulot pour l'usure
12:23et les défenses,
12:24ok.
12:25Le boulot quand il revient,
12:26mais par contre,
12:26les appels...
12:27Ils sont où les 9 maintenant ?
12:29Non,
12:29les appels de Ferrand.
12:33de Ferrand Torres
12:34dans la fin de match,
12:35sont quand même plus
12:36des appels de 9,
12:37de vrais,
12:37entre guillemets,
12:38de vrais 9
12:39tels qu'on l'entend.
12:40Oui,
12:40alors sa balle,
12:40c'est un avance-centre.
12:41Je le répète.
12:43Le gars avec le tampon
12:449 dans le dos,
12:45et encore,
12:46ils n'ont pas toujours
12:46ce numéro,
12:47mais avec le 9 dans le dos,
12:48il reste à l'Andecane.
12:49Oui,
12:49enfin là,
12:49il y en a eu
12:50dans le monde.
12:51On en a beaucoup parlé justement.
12:52Ouais,
12:52bah qui ?
12:54Ceux qui viennent citer,
12:55c'est déjà énorme.
12:56Oui,
12:56c'est des vrais 9
12:57de classe mondiale,
13:03qui mettent ce style de jeu.
13:04Même s'ils dominent,
13:05ils dominent parce que déjà
13:06l'Argentine a décidé
13:07d'aller au tir au but
13:08dès le départ,
13:09on va reparler de tout ça
13:10tout à l'heure,
13:10et après,
13:11ils mettent leur jeu en place.
13:12Mais il est vrai qu'à un moment donné,
13:14tu te dis,
13:14il faut concrétiser.
13:16Et c'est vrai qu'à un moment donné,
13:17je ne sais plus sur quel centre,
13:18tu t'aperçois que,
13:19je crois que c'est Pedro Porro,
13:21que Ollar Zabal,
13:22qui est allé faire du travail au milieu,
13:23il n'a pas le temps
13:24de revenir dans la surface.
13:25Oui,
13:25j'ai un truc qui est normal.
13:26Traditionnellement,
13:26il y a quand même un souci.
13:28Ils sont champions d'Europe de France.
13:30Le nouveau football,
13:31c'est celui-là.
13:32Je suis d'accord,
13:32mais tu vois,
13:33le nouveau foot,
13:33tu as la Pep Guardiola
13:34qui récupère son Allende
13:35à un moment donné,
13:36tu peux aussi,
13:37comme il y a eu des joueurs
13:37de déséquilibre avec Yamal,
13:39tu peux imaginer aussi
13:40que dans une génération,
13:41il va y avoir un neuf
13:41un peu plus neuf,
13:42et que tu auras peut-être
13:43une touche en plus,
13:45et peut-être qu'ils feront
13:45la dive plus vite.
13:46C'est le seul truc
13:47que je trouve dangereux.
13:49C'est Kane aujourd'hui.
13:50Oui, c'est ça.
13:51Mais tu vois,
13:51il avait pris un vrai neuf,
13:53Borja Eglésias,
13:54il l'avait pris dans le groupe,
13:55et finalement,
13:56il n'a quasiment pas eu de rôle
13:57pendant la Coupe du Monde.
13:58Il a très peu joué.
14:00On pensait qu'il allait avoir
14:00plus de temps de jeu.
14:01Il était plus actif
14:02sur le réseau social,
14:03en dénonçant que il déplace.
14:04On aurait pu croire,
14:05par exemple,
14:06qu'il allait jouer
14:06vraiment régulièrement,
14:0820-30 minutes
14:08pour essayer de débloquer des matchs,
14:10et finalement non,
14:10parce qu'il trouve
14:11d'autres solutions
14:12avec Merino, par exemple,
14:13qui joue très très haut
14:14sur le terrain,
14:15et d'ailleurs,
14:15ça aurait pu être lui le héros,
14:17avec sa tête.
14:18C'est le seul moment
14:19où je me suis dit
14:20« Ah, c'est peut-être
14:21en train de leur échapper,
14:21parce que tu te dis
14:22qu'ils en ont raté
14:23deux d'affilée,
14:24c'était juste après
14:24le but de Nico Williams refusé.
14:26D'ailleurs,
14:26on pourra en reparler,
14:27mais voilà.
14:27Mais voilà,
14:28il trouve d'autres solutions
14:29plutôt que le neuf classique,
14:30et ça fonctionne.
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