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  • il y a 1 jour
Didier Deschamps termine son double septennat à la tête de l'équipe de France sur une 4e place à la Coupe du monde 2026. Si le coach français revient sur les raisons de son départ, Walid Acherchour lui rappelle malgré tout que certaines critiques (dont sa dernière prolongation de 4 ans) n'étaient pas insensées. 

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Transcription
00:00J'ai décidé que ça devait s'arrêter, et si j'ai décidé, c'est pas pour moi, je vous
00:04le dis sincèrement, c'est pour le bien de l'équipe de France.
00:07Parce qu'il y avait un environnement qui était tellement irrespirable.
00:11Irrespirable. Bon. Alors ça, à la limite, ça lui appartient. Il peut lui estimer que c'était irrespirable.
00:15J'ai pas l'impression que c'était irrespirable. En tout cas, depuis au moins 2022, ça allait mieux dans
00:20l'environnement autour de l'équipe de France.
00:21L'environnement, c'est-à-dire...
00:22L'environnement, c'est-à-dire...
00:22L'environnement, c'est-à-dire...
00:23L'environnement, c'est-à-dire...
00:24L'environnement, c'est-à-dire...
00:29La presse, les supporters...
00:32Et dans ce cas-là, ça fait partie aussi du jeu.
00:34Aimé Jacquet, c'était la même chose en 98 avant la Coupe du Monde.
00:36Écoute, quand t'es sélectionneur de l'équipe de France, tu dois accepter cette pression-là.
00:42Mais ouais, à delà de dire qu'il a arrêté pour cette raison, parce que c'est un peu de
00:46la manière dont il se positionne, ça j'en suis pas convaincu.
00:49Mais bon, voilà, je répète encore une fois, quand t'es sélectionneur, tu dois gérer, tu dois dealer avec ça,
00:52et ça fait partie du métier.
00:54On va respecter ses émotions, on va respecter...
00:57Ça lui appartient.
00:58Moi, je pense qu'il parle de France-Belgique, le 2-0, où il a eu les premiers sifflets d
01:04'un match de Ligue des Nations,
01:06qu'ils avaient gagné, je crois que c'était après une défaite, où ça avait été très, très compliqué.
01:09Et là, le vent commençait à souffler.
01:12Et même chez nous, il y avait beaucoup, beaucoup de critiques.
01:16Maintenant, il faut quand même rappeler à Didier Deschamps que la dernière prolongation qu'il a eue,
01:21et les conditions de cette prolongation avaient été aussi critiquées.
01:24parce qu'entre ce qu'il avait fait avec Noël Legrette, Noël Legrette qui était parti dans un deuxième temps,
01:30avec l'histoire avec Mbappé, Zidane et sa déclaration chez Bartoli,
01:35il avait profité un petit peu de la faiblesse de Noël Legrette qui était fragilisée
01:41pour avoir cette prolongation qui, pour moi, était imméritée.
01:43Quatre ans.
01:44Quatre ans, qui était beaucoup trop importante par rapport aux résultats qu'on avait eus,
01:48que ce soit en 2022 ou même en 2021, surtout contre la Suisse,
01:52et surtout après un temps aussi long, avec un mandat aussi long.
01:57Donc ça, il ne faut pas qu'il oublie Didier Deschamps,
01:58parce que des fois, j'ai l'impression qu'il est un peu sur la lune,
02:00mais des fois, il a aussi eu des facilités médiatiques,
02:06des facilités notamment à la Fédération par rapport à d'autres,
02:10où on a quand même attendu quatre ans de plus,
02:12alors que Zinedine Zidane attendait l'équipe de France.
02:15Et il n'avait pas à privatiser l'équipe de France de cette manière,
02:19et il aurait dû avoir une exigence un peu plus grande à la Fédération,
02:23ce qu'il n'a pas eu à certains moments.
02:25Maintenant qu'ils le comprennent,
02:26et par contre, moi, j'aime sa deuxième partie d'explication,
02:29où il dit que c'était un bienfait pour l'équipe de France d'annoncer mon départ.
02:34Ça, pour le coup, je le pense.
02:35Je pense que ça aurait été terrible
02:37si Didier Deschamps n'aurait pas expliqué plus tôt
02:41qu'il partait après cette Coupe du Monde.
02:43Tu penses ?
02:44Moi, je pense que ça s'est globalement détendu,
02:46et on a fait partie de ceux qui ont détendu l'atmosphère
02:50avant la compétition, pendant la compétition,
02:52jusqu'à l'Espagne, bien évidemment,
02:53parce que Didier Deschamps partait.
02:55Tu parles de l'extrasportif.
02:56Moi, je pense que ça a malgré tout impacté certains joueurs,
02:58et on l'a vu sur le match de l'Angleterre,
02:59il y a eu des comportements.
03:00Je ne suis pas convaincu, en tout cas,
03:01je suis même sûr d'ailleurs que certains joueurs
03:03auraient joué différemment
03:04s'ils savaient que Deschamps seraient encore là
03:05à partir de septembre.
03:06Sûrement, mais moi, je dis juste
03:07que ce qui a accompagné la Coupe du Monde,
03:09l'avant-Coupe du Monde,
03:10le fait d'avoir annoncé son départ,
03:14a détendu un peu l'atmosphère.
03:16Je pense que si on ne le savait pas,
03:17les critiques auraient été beaucoup plus fortes,
03:19mais c'est mon humble avis.
03:20Moi, j'ai décidé d'arrêter,
03:22ce qui me fait réagir un peu.
03:24Il est arrivé après 14 ans d'expérience.
03:26Il a pris les deux mois, finalement.
03:29C'est Arthur Perrault qui est avec nous.
03:30Salut, Arthur, en direct de Miami.
03:33Salut, messieurs.
03:34Bonjour à toutes et à tous.
03:35Comment faut-il comprendre, Arthur,
03:37le « j'ai décidé d'arrêter »
03:39alors qu'on savait très bien que Zidane arrivait,
03:42qu'il avait fait 14 ans Deschamps à la tête des Bleus,
03:44qu'il n'a pas vraiment eu le choix.
03:45Alors, ça, c'est une question d'orgueil.
03:47Deschamps ne se fait pas virer, en clair,
03:50ne se fait pas reconduire.
03:52Il ne peut pas le dire, quoi.
03:53Voilà, c'est ça.
03:53Non, non, non, non.
03:54C'est bien sa décision.
03:56Et je pense que c'est ça qu'il veut rappeler.
03:57C'est que c'est de son plein gré
03:59que la décision est mûrement réfléchie.
04:03Et voilà, comme hier,
04:04c'était vraiment la concrétisation de cette fin d'aventure.
04:07Il tenait, dans cette concrétisation de fin d'aventure,
04:10à redire que c'était son choix.
04:13Oui, enfin, comment tu le crois, ça, c'est son choix ?
04:16C'est-à-dire qu'on te dit, c'est fini.
04:18Tu prends les devants par orgueil pour dire, voilà,
04:20moi, on ne me vient pas,
04:22c'est moi qui ai mon destin entre mes mains.
04:24Ce n'est pas vrai.
04:25C'est une question d'orgueil, ça.
04:27Mais ce qui est assez frappant,
04:29et vous avez commencé à en parler,
04:30je vous écoutais à l'instant,
04:32c'est quand il explique que la situation
04:34était devenue trop compliquée, irrespirable.
04:38Quand il parle de ça,
04:40alors j'entendais vos théories,
04:41des premières choses qui commencent à remonter
04:43et que vous retrouverez dans la soirée sur rmcsport.fr,
04:47c'est qu'il y a plusieurs aspects.
04:49Il y a d'abord, et on en a déjà parlé ici,
04:52et ça fait sujet à débat,
04:54parce que ça rejoint l'aspect critique ou non,
04:56c'est le climat médiatique
04:58qui était de plus en plus tendu, selon lui.
05:02Voilà, on le sait,
05:04il y a eu de vives critiques,
05:05à la fois de personnalités du monde du football,
05:10de consultants, ici ou là.
05:12D'ailleurs, il a refusé de répondre
05:14à certaines de ses critiques
05:16en conférence de presse de veille de match.
05:18Bon, il y a d'abord de cela,
05:19et il y a aussi, et on peut le préciser,
05:21des joueurs qui sont d'anciens coéquipiers,
05:24qui sont aussi, pour certains,
05:26proches de Zinedine Zidane.
05:28Et bon, ça, on a compris à un moment
05:30que c'est quelque chose qui lui déplaisait énormément.
05:32Il y a aussi l'aspect...
05:34Notamment, surtout Dugard.
05:36C'est Dugard qui a eu sa peau,
05:37parce que vous décrivez...
05:40Il n'a pas eu sa peau,
05:41mais voilà, il y attache...
05:43Je pense que Walid,
05:43il y attache plus d'importance,
05:45encore plus d'importance qu'avant.
05:46Et forcément que ça a dû
05:48lui revenir à l'esprit hier.
05:50Et il y a un dernier truc,
05:51et c'est plus ce point-là
05:52qui, moi, je trouve ça décevant.
05:55C'est-à-dire que je pense
05:56qu'il vise aussi la direction
05:58de la Fédération Française de Football,
05:59où il a remarqué, là,
06:01ces derniers jours,
06:02qu'il y avait de nouveau
06:03de la communication
06:04sur l'arrivée de son successeur,
06:05le fait que la Fédération
06:07a facilité l'arrivée
06:09et la constitution du futur staff,
06:11qu'on lui a fait comprendre
06:14que la Fédération réfléchissait
06:16à lui rendre un hommage.
06:17Bon, la Fédération a fait fuiter ça
06:19plutôt peut-être
06:19que de passer par lui directement.
06:21Voilà.
06:22Quand vous mettez tout cela
06:23bout à bout,
06:23y compris les problèmes de logistique,
06:25alors qu'on lui avait expliqué
06:26que tout se passerait très bien
06:26et que tout le monde
06:27allait faire des efforts
06:28pour qu'il n'y ait pas de soucis
06:29de temps de trajet,
06:30d'escorte policière ou autre,
06:32et bien tout s'est mélangé
06:33avec ce climat et l'espérable.
06:34Le capot est en train de fumer.
06:36Oui, exactement.
06:36Voilà, on ne va pas lui en vouloir.
06:38Il a un trop plein d'émotions
06:40de ses 14 ans,
06:41plus lucide.
06:42Il y a l'égo qui remonte
06:43parce que si c'est vraiment Dugas,
06:44Dugas, ça fait quand même 10 ans
06:46qu'il est critique sur Didier Deschamps.
06:47Ce n'est pas que Dugas.
06:48Oui, Dugas ou autre.
06:49Les critiques, même en 2018,
06:51il y avait des critiques sur son sacre.
06:52Ça ne lui a pas empêché
06:55de continuer.
06:55Donc pour moi,
06:56c'est un argument qui ne tient pas.
06:57Il ne faut pas oublier aussi, Arthur,
06:59c'est qu'en 2024,
07:00il nous demande quand même
07:01de changer de chaîne
07:01avec un jeu cataclysmique
07:03et que sa communication
07:04avait été désastreuse.
07:05Donc les fameuses critiques
07:07qui devenaient insoutenables
07:08n'étaient pas dénuées de sens.
07:11Il y avait une vraie...
07:12Et puis il y avait une lassitude,
07:13l'assitude du logiciel Deschamps,
07:15l'assitude de la com de Didier Deschamps.
07:17Et on a dit que ce qu'il faisait
07:19depuis un an et demi
07:20avec cette attaque à quatre,
07:21on a quand même été plutôt cohérent,
07:25on a été honnête,
07:26on n'a pas été dans le côté
07:28bête et méchant, gratuit.
07:31Voilà, moi j'estime quand même
07:32que le côté irrespirable,
07:35je peux lui reconnaître
07:37l'arc un peu,
07:39la séquence France-Belgique.
07:41Moi je pense qu'au-delà
07:42de l'aspect média,
07:43c'est la première fois
07:44que le public lui avait montré
07:49son mécontentement
07:50sur un match à Lyon
07:51où il avait été sifflé,
07:54un peu comme Igor Tudor
07:55à Marseille,
07:56à l'annonce de son nom
07:57à l'échauffement.
07:59Et ça, moi je pense
08:00qu'il a dû voir ça
08:01comme un affront
08:02et il a compris aussi
08:03que le vent tournait
08:04et que s'il ne gagnait pas
08:06cette Coupe du Monde,
08:07il allait se faire virer
08:09par Philippe Diallo.
08:10Il a voulu faciliter
08:11la tâche à la Fédération,
08:12se faciliter la tâche,
08:15décider de sa sortie,
08:16assumer cette sortie
08:16parce qu'il savait que là,
08:18ça sentait mauvais.
08:20Mais globalement,
08:21depuis que Deschamps a décidé
08:22de passer avec son quatuor offensif,
08:23de mémoire, c'était après un France-Croissy,
08:25c'était le match retour
08:26où ils avaient perdu 2-0 à l'aller
08:28et ils avaient gagné 2-0 au retour.
08:29Je pense que la presse
08:30et l'opinion publique
08:31étaient quand même relativement
08:32plus sympas avec Deschamps
08:33à partir du moment
08:34qu'il a justement changé
08:35un petit peu sa mentalité
08:36de pragmatique
08:36et il a commencé
08:37à faire jouer
08:38et justement faire évoluer ensemble
08:39toutes les forces vives
08:40de cette équipe de France.
08:41J'ai le sentiment
08:42qu'en tout cas,
08:42l'opinion publique
08:43a été relativement courte.
08:44Pendant 4 ans,
08:45il a été suivi,
08:46de 2022-2026.
08:47Il n'a jamais été,
08:48je trouve,
08:49il n'a jamais été aussi
08:51pas aimé,
08:51mais...
08:52Non, mais là,
08:53il se victimise un petit peu
08:54cette année.
08:55C'est clair, bien sûr.
08:56Il y avait même un côté
08:59nostalgique.
08:59Deschamps, c'est fini.
09:01C'est dommage
09:01que ces déclarations
09:02sont bonnes
09:03depuis 24 heures.
09:04Les hommages aussi
09:05qui lui sont rendus
09:05d'Olivier Giroud,
09:06de Kian Mbappé,
09:07c'est magnifique.
09:08Il aurait pu faire plus simple,
09:09plus sobre,
09:10dire voilà,
09:10j'ai adoré ça,
09:11il le dit,
09:12c'était merveilleux,
09:13je le cède ma place,
09:14on verra de quoi l'avenir est fait,
09:15c'est être le meilleur
09:16à l'équipe de France,
09:16mais pas de devoir justifier
09:18son départ,
09:18c'est moi qui ai décidé,
09:19parce qu'en fait,
09:20l'univers est fait, voilà.
09:21Nico, il faut respecter,
09:22au moins il nous donne quelque chose.
09:24Moi, je ne suis pas d'accord
09:26avec lui,
09:26mais je respecte sa démarche
09:27de dire voilà,
09:28comment j'ai ressenti ça
09:29et pourquoi je ne veux pas.
09:30On critique souvent
09:31des gens de rien nous donner,
09:32là il donne,
09:33mais on a le droit
09:34de montrer notre désaccord.
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