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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 1 jour
Didier Deschamps va quitter le banc de l'équipe de France, 14 ans après sa prise de fonction. Dans l'after foot, Daniel Riolo et Flo Gautreau reviennent sur la dernière interview du sélectionneur… et ne mâchent pas leurs mots.

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Transcription
00:00Didier Deschamps a donné hier soir, très tard, dans la nuit, une ultime interview au diffuseur M6.
00:08Il a parlé de la suite, il a dit qu'il allait prendre son temps pour faire autre chose, il
00:13avait besoin de se reposer un peu, etc.
00:15Il a dit qu'il resterait dans le foot et qu'il excluait rien quant à la future fonction qu
00:21'il occuperait.
00:23Il a dit aussi que désormais il ne parlerait plus de l'équipe de France.
00:27Ah tu veux commencer par ce premier point ?
00:28Oui on peut, après on l'écoutera.
00:30Alors cette phrase est totalement incompréhensible.
00:33Il dit en gros j'aurais une sorte de devoir de réserve lié à l'équipe de France.
00:37Je ne comprends pas quel rapport il s'est inventé avec l'équipe de France en fait ce gars-là.
00:41L'équipe de France lui appartient.
00:43Il fait ce qu'il veut, il décide, mais oh mon vieux t'es...
00:47Après s'il ne veut plus en parler, bon ça c'est pas...
00:48Non mais t'es un salarié de la FED, t'es payé avec nos impôts, donc déjà tu parles pas
00:52comme ça,
00:53comme tu parles aux médias, aux français, genre je ferais ci, je ferais ça.
00:59Il n'y a pas que les impôts, il y a aussi de l'argent des partenaires, c'est pas
01:02si simple.
01:03Il est salarié de la FED, la FED elle dépend du ministère.
01:06Bon voilà, donc il est en partie payé par nos impôts.
01:08Donc déjà il doit parler de façon un petit peu plus courtoise déjà,
01:13pas énervé comme il était hier avec un somme de ouf,
01:17et balancer ça genre je parlerai plus de l'équipe de France.
01:20Ah bon ? Et si on a besoin de toi, si on a besoin de te demander ton avis et
01:23tout,
01:23t'as pas le droit en fait.
01:24T'as pas le droit, on doit te laisser tranquille, l'équipe de France,
01:27elle était à moi, elle n'est plus à moi.
01:29En fait ça a donné tout son discours, donné le sentiment qu'on lui avait volé.
01:31Moi ce que je comprends quand il dit ça.
01:33En fait on lui avait volé son équipe de France, on lui a volé son jouet,
01:35on lui a volé son poste, parce que lui voulait rester à vie.
01:38Alors voilà, c'est ça qu'on va écouter.
01:39Voilà.
01:39C'est ça qu'on va écouter.
01:40Après sur le dit, je ne parlais plus de l'équipe de France,
01:42je pense qu'il ne veut surtout pas avoir à réagir à l'arrivée de Zidane, etc.
01:46Comme tu l'as fait dans cet ordre-là, en fait si on le bascule,
01:49on aurait dû l'écouter en premier alors.
01:50Voilà, d'abord il a fait ça pour terminer par, j'en parlerai plus.
01:54Donc en gros c'est comme, vous me l'avez enlevé,
01:56donc maintenant je fais la gueule, j'en parlerai plus.
01:58C'est inadmissible de dire ça.
01:59Après tu peux le voir aussi comme des...
02:03C'est inadmissible.
02:14Parce que moi je prends ça, tout le discours,
02:17comme une belle peau de banane jetée sous les pieds de Zidane,
02:20genre il vient en fait, c'est parce qu'il y a eu une pression autour de lui,
02:23mais moi je voulais rester, et limite on est en train de me mettre dehors,
02:27il fallait que je laisse la place, pourquoi je la laisse,
02:31mais c'est hallucinant quoi.
02:33Tu voulais être sélectionneur jusqu'en 2050 ou quoi ?
02:36On écoute justement à ce propos parce qu'effectivement,
02:38il y a quelques sous-entendus dans ce qu'il dit.
02:40C'est inadmissible, mais par rapport à Zidane, c'est un accueil catastrophique en fait.
02:44souhaite-lui bon courage, souhaite-lui bonne chance, accueille-le !
02:47C'était donc Didier Deschamps sur M6.
02:49J'ai décidé que ça devait s'arrêter,
02:52et si j'ai décidé, c'est pas pour moi, je vous le dis sincèrement,
02:54c'est pour le bien de l'équipe de France.
02:56Parce qu'il y avait un environnement qui était tellement irrespirable,
03:00qui était par rapport à moi, l'équipe de France ne mérite pas ça.
03:03Et d'ailleurs, depuis que ça a été annoncé,
03:06c'était beaucoup mieux pour l'équipe de France.
03:09Mais quelle atmosphère irrespirable ?
03:11Attends, première chose, première chose de l'ordre.
03:13Déjà, il dit « j'ai décidé ».
03:15Ce qui confirme, ce qu'on savait,
03:18c'est que s'il avait dit à Philippe Diallo
03:20« je veux rester après 2026 », il serait resté.
03:24Non.
03:25Mais bien sûr.
03:26Non, mais c'est pas lui qui décide.
03:27Eh bien, mais...
03:28Qui te dit que Diallo l'aurait prolongé ?
03:30Mais moi, je te dis que Diallo l'aurait prolongé.
03:31Je suis pas sûr.
03:32Et Diallo avait déjà eu des déclarations,
03:33quand il était arrivé en mode « il faut respecter Deschamps »
03:37avec ce qu'il a fait et tout.
03:39Il avait dit « Diallo », on peut le retrouver.
03:41Je vais demander à Jimmy de chercher.
03:42Moi, j'ai un souvenir de Diallo, disant « Deschamps décidera ».
03:44J'aimerais bien.
03:45D'ailleurs, j'aimerais bien entendre Diallo,
03:47parce que la phrase de Deschamps fait quand même passer Diallo pour un pantin.
03:52Alors, puisque lui, il s'était mis d'accord sur un bout de table
03:56dans le resto de poissons en Bretagne, avec Noël Legrette,
03:59genre « on fait ce qu'on veut, il n'y a pas de concurrence,
04:02je te prolonge ton contrat, il n'y a pas de soucis,
04:05et puis tu veux combien ? »
04:07Ce qui était déjà inadmissible à l'époque,
04:09avec Legrette qu'il a toujours défendu,
04:10alors qu'on sait très bien ce qu'était Legrette,
04:12et ce pourquoi il a été mis dehors,
04:13et ce pourquoi il a pris un coup de chausson.
04:15Et l'autre, il arrive maintenant, il dit « Diallo ? »
04:17Mais Diallo, c'est un pantin.
04:18Si je lui avais dit que je voulais rester,
04:20mais je serais resté ! »
04:21J'attends que Diallo vienne nous l'expliquer.
04:23Parce que là, il est en train de faire passer Diallo pour un pantin.
04:25Donc, j'aimerais bien le comprendre.
04:27J'aimerais vraiment comprendre.
04:29Voilà.
04:31Diallo avait dit,
04:32Jimmy a la déclaration, en coulisses,
04:34« L'avenir de Didier Deschamps, lui, appartient,
04:37c'est lui qui décidera. »
04:38C'est ce qu'avait dit Diallo.
04:39Ce qui est déjà été un scandaleux.
04:42Donc, ce que confirme là, Didier Deschamps,
04:45est déjà scandaleux.
04:46Mais bien sûr.
04:46Parce qu'encore une fois, ça fait passer Diallo pour un pantin.
04:48Non, mais déjà, c'est lui qui décide.
04:51C'est lui qui s'est mis dans la position du pantin, en l'occurrence,
04:53en disant ça.
04:54Non, mais le fait que Deschamps insiste en disant « J'ai décidé. »
04:58Mais alors déjà, mais quel irrespect par rapport à ton président.
05:02Irrespect par rapport à ton successeur,
05:04dont tu ne prononces pas une seule fois le nom.
05:07Oui, ça c'est vrai.
05:08Pas une seule fois tu dis son nom.
05:11Tu dis maintenant, je laisse l'équipe de France.
05:12Il va-tu dire oui, mais il n'est pas officialisé, donc on ne sait pas.
05:14Je ne sais jamais si c'est Thierry Goudet.
05:15Mais même s'il avait dit « Je laisse la place maintenant.
05:21Je souhaite bonne chance à mon successeur.
05:24Je suis sûr que l'équipe de France a entre bonnes mains.
05:26J'ai passé 14 ans cet effort. »
05:28Mais franchement, c'est une conférence catastrophique de Deschamps.
05:33L'équipe de France, il s'en est servi pour ses intérêts.
05:37Et ce gars-là était prêt à rester jusqu'en 2050.
05:41Mais laisse la place, mon sang !
05:42Elle n'est pas à toi, l'équipe de France !
05:44Tu ne l'as pas privatisé, l'équipe de France !
05:46Tu as quand même reconnu hier que son passage est une réussite.
05:49Bien sûr, c'est le meilleur sélectionneur de l'histoire du Sous-Trançois.
05:51Je tiens à le rappeler, parce que là, tu te restes un portrait de lui hyper négatif.
05:55Mais j'ai le droit de penser que ce n'est pas une bonne personne,
05:56alors que c'est le meilleur sélectionneur.
05:59De toute façon, lui, sa politique, c'est le résultat, le résultat.
06:02Peu importe l'humain, peu importe comment.
06:05C'est pour ça que, malgré ses résultats,
06:07vous verrez que cet homme-là ne restera pas dans les cœurs.
06:11Les gens sont pressés de...
06:12Aujourd'hui, il est dans les cœurs.
06:14Ah, il y a une cote de...
06:16Si, il y a une cote de popularité qui est décent aujourd'hui.
06:18Après l'Euro 2024, la grande majorité des gens,
06:20même non-fouteux, disaient qu'ils voulaient voir autre chose.
06:23Et tu vas voir, dans une semaine,
06:24les gens seront pressés de voir autre chose.
06:26Et on va voir autre chose.
06:27Mais il est resté 14 ans, mais stop !
06:30Mais c'est énorme comme mandat !
06:32Pourquoi tu t'accroches...
06:33Je pense que lui-même est d'accord avec ça.
06:34Pourquoi tu t'accroches comme un crevard avec un seum qui dégouline de partout ?
06:38Moi, je ne suis pas d'accord avec toi, j'ai peur.
06:39Je découvre, moi, avec la...
06:40Alors, il y a plusieurs choses.
06:41D'abord, effectivement,
06:43les adieux, là, en termes de communication,
06:46pour moi, sont catastrophiques.
06:47Je pense qu'il aurait dû faire...
06:49Enfin, il aurait pu faire une déclaration beaucoup plus,
06:53on va dire, bienveillante pour son successeur, d'une part,
06:56pour l'équipe de France.
06:58Et surtout, il aurait pu dresser un bilan qui était effectivement très bon.
07:00Il est vrai qu'il y a une phrase qui manquait, c'est
07:01« Je souhaite bonne chance à mon successeur. »
07:04Il aurait pu dire, c'est catastrophique.
07:05En fait, je pense qu'en termes de communication,
07:08au lieu de montrer tout ce ressentiment
07:11et cette volonté, comme il le dit, de tout contrôler,
07:13« J'ai voulu contrôler, donc j'ai décidé. »
07:15Donc, en fait, un, l'équipe de France, effectivement,
07:17n'appartient à personne, pas à lui non plus.
07:19Et il y a un truc qui me choque dans ces trucs de sélectionneurs
07:21ou de retraite de joueurs.
07:23Un joueur ne doit pas dire,
07:24que ce soit Karabatic pour le handball,
07:27n'importe qui, Griezmann pour le foot
07:29ou Deschamps, tout sélectionneur qu'il est.
07:31Personne ne doit dire à la fédération,
07:33« C'est moi qui décide quand je prends ma retraite. »
07:35Ce n'est ni aux joueurs ni aux sélectionneurs
07:37de décider quand ils continuent ou quand ils arrêtent.
07:40C'est à la fédération, au président de la fédération,
07:42qui est sous délégation du ministère, d'ailleurs,
07:45de prendre cette décision.
07:46Où Diallo a dit, c'est lui qui décidera.
07:47Non, non, mais Gilbert, on a le droit de critiquer
07:51ce que dit Diallo aussi.
07:52Je dis que Diallo, qui a fait, par ailleurs,
07:54d'autres bonnes choses depuis sur le fonctionnement
07:56qu'il faut transer.
07:56Alors, pourquoi il a décidé, Deschamps, là ?
07:58Il t'a dit parce que c'est l'autre partie de l'arrière.
08:01Alors, pourquoi alors ?
08:02Non, justement, l'ambiance était délétère.
08:06Mais quelle ambiance ?
08:06Attends, on va y venir.
08:08Justement, justement, la première chose,
08:10c'est que je trouve que c'est une sortie ratée
08:11depuis la fin du match.
08:13La fin des...
08:16De s'en prendre, d'une part, à l'arbitrage
08:19sur le match de l'Espagne.
08:22La sortie ratée aussi, après le France-Angleterre.
08:25La sortie de ses joueurs aussi.
08:27Ses joueurs qui, quelque part, ne lui ont pas rendu l'hommage
08:29qu'il attendait dans un premier temps.
08:31Et lui qui fait cette déclare en disant
08:33« En fait, moi, j'aurais pu rester,
08:35mais pour soulager l'ambiance autour des Bleus,
08:38j'ai décidé d'arrêter. »
08:39Tu lui dis d'abord, un, cette paranoïa,
08:41il l'a déjà joué, ce truc-là, quand il était joueur.
08:43Quand il a fait le cinéma à l'Euro 2000
08:45sur la pelouse de Cui par Rotterdam,
08:48j'y étais avec Roger Le Maire,
08:50qui s'est venu de convaincre de ne pas arrêter.
08:51Donc, il a arrêté quelques semaines plus tard,
08:53je crois en septembre 2000.
08:54En fait, ce cinéma était délirant.
08:56Il a dit « On s'en est pris à ma famille. »
08:58On a juste contesté sportivement
09:00ses performances sur le terrain,
09:02à cette époque-là,
09:03et il en a pris tellement ombrage
09:04qu'il a fait un cinéma pas possible
09:05pour dire « C'est fini, j'arrête,
09:07retenez-moi où je fais un malheur. »
09:09Il fait la même chose là, maintenant.
09:10Ce truc de la paranoïa permanente,
09:12alors qu'il a été critiqué légitimement
09:15parce que son jeu ne plaisait pas,
09:17et que lui-même ne se rende pas compte
09:18qu'au bout de 14 ans,
09:19ils doivent s'arrêter,
09:20c'est incroyable.
09:21Et juste pour finir,
09:22effectivement,
09:23il pouvait terminer en disant
09:24« Un, j'ai vécu un truc incroyable. »
09:27Ce qui est vrai.
09:28Ce que je disais hier,
09:29l'équipe de France,
09:30avant mon arrivée,
09:31était dans le caniveau
09:32en termes d'image.
09:33Je l'ai redressé.
09:34J'ai redressé l'image des Bleus.
09:35On est allé gagner ensemble.
09:37Il y a une sélection respectée
09:38par tout le monde.
09:39Exactement.
09:39Qui a gagné.
09:40En plus, il pouvait donner son palmarès,
09:42la victoire en Coupe du Monde,
09:42la victoire en Ligue des Nations,
09:44peu importe.
09:44Et les finales,
09:45il a le droit,
09:45quand tu dresses ton bilan,
09:47tu as le droit un peu
09:48de te glorifier un peu.
09:49Et il le mérite en plus.
09:51Mais surtout,
09:51il a restauré l'honneur
09:53de l'équipe de France.
09:54Il aurait fait cette déclare
09:55en disant « Voilà,
09:55l'équipe de France,
09:56aujourd'hui,
09:56je la laisse nickel,
09:58propre,
09:58et je souhaite le meilleur
09:59à mon succès. »
10:00Il y a un truc qui ressemble toujours,
10:01c'est le fond de ta personne
10:02et la personnalité
10:03et ce que tu es.
10:04Moi, je ne sais pas
10:05si c'est ressorti là.
10:06Mais si, je te le dis,
10:07parce que moi,
10:07j'avais élaboré,
10:08je m'en souviens,
10:08il y a quelques années,
10:10un portrait.
10:14Vous prenez ça comme vous voulez.
10:15C'est peut-être de la psychologie
10:16de comptoir,
10:16si vous voulez.
10:17Mais ce gars-là,
10:18une cicatrice émotionnelle
10:19qui ne s'en enfermera jamais.
10:20C'est la cicatrice
10:21du porteur d'eau.
10:22Il n'a jamais supporté
10:23d'avoir été le porteur d'eau
10:26qu'il a ainsi à l'époque
10:27par Platini.
10:28Tu ne crois pas
10:28que ça peut lui permettre
10:29d'avoir une vie
10:30d'être épanoui ?
10:32Visiblement, non.
10:32C'est l'homme de l'ombre.
10:34D'après toi,
10:35il est dans la liste
10:36des 20 joueurs préférés
10:38pour qui ?
10:39En fait, des champs.
10:40Non, pas de joueurs,
10:41mais sélectionneurs,
10:42par exemple,
10:42ça lui a donné une aura
10:43quand même différente.
10:44Mais visiblement,
10:45ça ne lui suffit pas
10:46parce qu'en fait,
10:46après 14 ans,
10:48pour le coup,
10:49en expression banale,
10:50mais vraie,
10:51de bon et loyaux service,
10:53on ne veut qu'une chose,
10:53c'est que Zidane arrive.
10:54Et il sait très bien
10:55que Zidane,
10:55avec l'aura qu'il a,
10:56dès qu'il met le nez
10:57à la fenêtre,
10:58il fait rayonner
11:02la lumière
11:02alors que l'autre,
11:03il a l'impression
11:03qu'il y a toujours
11:04un petit nuage de pluie
11:05sur sa tête.
11:06Il souffre de ça.
11:07Ce gars-là souffre,
11:08c'est le syndrome
11:08du porteur d'eau.
11:10C'est l'homme de l'ombre,
11:11le discret.
11:11Cette religion du résultat,
11:13au final,
11:14lui enlève son charisme.
11:16Ça lui enlève son charisme.
11:17Il n'a pas d'aura,
11:18il n'a pas de personnalité marquante.
11:21Joueur,
11:22il était quoi, joueur ?
11:23C'est pas ce que disent
11:23ces joueurs.
11:25Mais les joueurs,
11:26mais dès demain,
11:27ils ont tous rendu
11:28des hommages.
11:29Mais dès que Zidane
11:30va entrer dans la pièce,
11:31ils pouvaient ne rien faire,
11:32les joueurs.
11:32Dès que Zidane
11:33va entrer dans la pièce,
11:34la lumière va s'allumer.
11:36Et Deschamps,
11:37les joueurs vont l'oublier
11:37en une semaine.
11:38Mais ça, c'est la vie.
11:40Ça, c'est le foot comme ça.
11:41Moi, je te dis que...
11:42Bappé, il n'était pas obligé
11:43de faire un message
11:43d'Ikirambi que hier.
11:44La communication de Bappé,
11:46voyons.
11:47Je te dis que
11:49Deschamps,
11:50on tournera la page.
11:52Il sera dans les livres
11:53parce qu'il a eu
11:53des très bons résultats.
11:54Ça, c'est absolument incontestable.
11:56Mais émotionnellement,
11:57il ne laisse rien.
11:58Il ne laisse rien.
12:00Et au dernier moment,
12:01dans sa dernière Coupe du Monde
12:02où il a voulu changer
12:03en se disant
12:04je vais faire un jeu offensif
12:05et tout,
12:06il a pris la porte
12:06dans la tronche en demi.
12:08Malheureusement pour lui
12:09et pour l'équipe de France
12:10et pour nous qui regardions
12:11et qui avons été
12:12terriblement déçus.
12:13Et en plus,
12:13ça s'est mal terminé hier
12:14où pendant une mi-temps,
12:15ces joueurs,
12:16limite,
12:17franchement,
12:17si c'était ça l'hommage,
12:19c'était moche.
12:20Parce que hier,
12:21on a dit
12:21ouais,
12:21on monte à dame,
12:22ça a failli.
12:23Ils ont pris six buts hier.
12:25Six buts.
12:26Voilà.
12:26Bon,
12:27ce qu'on a analysé hier ensemble,
12:29en effet.
12:29Je te dis,
12:30c'est la fin d'un petit temps.
12:31Pour finir sur le sujet,
12:32c'est tout.
12:32On dit toujours
12:33que sélectionneur
12:34et Premier ministre,
12:35c'est les deux postes en France
12:36où tu te fais le plus taper
12:37sur la tronche.
12:38Mais qui lui a tapé dessus ?
12:39Tout le monde l'a encensé.
12:40Tout le monde a dit
12:41qu'il était formidable
12:41avec les résultats,
12:42qu'il était génial.
12:45Les consultants...
12:46Il y a eu des critiques
12:47pendant dix ans sur le jeu.
12:48Mais à part dix gars,
12:49personne,
12:49et nous un peu ici,
12:51c'est tout.
12:51Non, mais sur tout le plan,
12:53mais c'est l'ami des stars,
12:54il fait les photos avec Nagui,
12:55il joue au paddle,
12:56c'est la vedette.
12:57Mais c'est quoi
12:58l'atmosphère irrespirable ?
12:58C'est-à-dire qu'il voulait
12:59être soutenu
12:59par absolument tout le monde.
13:00C'est quoi l'atmosphère irrespirable ?
13:02Non, mais ce qui est intéressant,
13:03c'est qu'il se dit autour de lui,
13:05autour de l'équipe de France.
13:06C'est trois personnes.
13:07Et donc, c'est renéyé
13:08par les médias.
13:08Justement,
13:09ce qui est intéressant,
13:10c'est que pour tous ces joueurs
13:12qui disent qu'ils ne regardent pas,
13:13qu'ils n'écoutent pas
13:14et qu'ils ne regardent pas
13:15les critiques,
13:16même quand il y en a assez peu,
13:17finalement,
13:18il est d'une partie assez restreinte
13:19même du monde médiatique.
13:20Mais il fait que ça,
13:21avec son gratte-papier de Raymond,
13:22avec sa boîte à tirage ambulante.
13:25Ce qui est dingue,
13:25c'est que les gars
13:26qui ont une carrière,
13:27tu vois,
13:28il a une carrière dingue
13:28en équipe de France,
13:29il a réalisé des choses incroyables,
13:32il pourrait être tranquille
13:33et assez serein,
13:33mais en fait,
13:34il s'attarde
13:35et il se monte la tête
13:38avec les rares critiques
13:39qu'il y a eu sur lui.
13:40Bien sûr.
13:41Et celle de Dugarry,
13:42on le sait bien,
13:42parce que dans une confe de presse,
13:43là, il y a deux jours,
13:44là-bas aux Etats-Unis,
13:46quelqu'un lui a rapporté
13:47les propos de Dugarry,
13:47il n'a pas voulu répondre.
13:48C'est énervé.
13:49Il n'a pas voulu répondre,
13:50mais dans la réponse suivante,
13:52finalement,
13:52il a quand même continué
13:53à répondre.
13:54Il avait un truc à dire,
13:56tu sentais qu'il avait presque envie
13:57de mettre un taquet à Dugar,
13:59parce qu'en fait,
13:59ça l'agace.
14:00Il se cherche.
14:00Ça l'agace.
14:01Dugar, rappelez-vous,
14:02la fameuse déclasse
14:03sur la chaise roulante
14:03avec ses deux roues,
14:05c'était petit et bien.
14:07Dugar, il se cherche
14:08depuis des années, les deux.
14:09Dugar, il n'a rien à voir
14:09dans l'histoire.
14:10Dugar, c'est un consultant.
14:11Il fait son métier.
14:12Il donne son avis.
14:13L'autre n'a pas piqué
14:14une colère comme ça.
14:16Et moi, ce que je retiens,
14:17c'est ce qui s'est passé
14:18dans cette conf.
14:19Ce gars-là n'a pas salué
14:22l'arrivée du successeur,
14:23même s'il ne pouvait pas dire
14:24que c'était Zidane
14:24parce que ce n'est pas officiel.
14:25Il n'a pas été bonne chance.
14:27Tout ce qu'il a dit,
14:27c'est en gros,
14:28je me barre parce que
14:29je l'ai décidé,
14:29parce que c'est irrespirable.
14:31Et qu'en gros,
14:32moi, j'aurais pu rester.
14:33Et le mec qui pense
14:34sur l'équipe de France,
14:35il a dû rester jusqu'à 2050.
14:36Sous-entendu, moi, je sous-entends,
14:38j'aurais bien aimé rester.
14:39Bien sûr.
14:40Bien sûr.
14:40C'est ça, l'info de la vie.
14:41Il va faire autre chose, bon sang.
14:43Si le contexte me convenait,
14:46je serai bien resté.
14:47En fait, moi, l'info
14:49que je retiens de ça,
14:50c'est qu'effectivement,
14:51on a peut-être échappé
14:53à des années supplémentaires
14:55puisque Dialo
14:56laissait le choix à Deschamps,
14:58que Deschamps avait envie
14:59de continuer
15:00et qu'il a fallu, lui,
15:01il veut se faire passer
15:02pour le sauveur,
15:03pour le bien de l'équipe de France
15:05et de l'atmosphère
15:05autour des Bleus.
15:06J'ai décidé d'arrêter.
15:07Moi, je suis tombé des nus.
15:08Je pensais qu'il aurait dit
15:09« Oui, après 14 ans
15:10de, comme disait Daniel,
15:11le bon et le service,
15:12j'ai décidé de tourner la page.
15:14J'ai des aventures
15:15qui m'attendent
15:15et qui vont être passionnantes. »
15:17Puis terminé.
15:17Mais on va faire autre chose.
15:18C'est tellement fort.
15:19Les grands clubs
15:19vont faire appel à toi.
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