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  • il y a 22 heures
La femme de l'élu gardois a fait la découverte de ces inscriptions menaçantes ce jeudi 16 juillet en rentrant à son domicile. Christophe Rivenq affirme ne "jamais (avoir) reçu des menaces de ce niveau", preuve que le travail de la municipalité contre le groupe criminel "porte ses fruits".

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Transcription
00:00Ben oui, ça fait froid dans le dos. Alors oui, nous devons être au domicile, moi aussi également,
00:04parce que ça s'est sûrement passé dans la nuit. Tout est en cours, donc il y a une enquête
00:09en cours,
00:10je ne peux pas trop parler des éléments qui sont en ma possession, mais aujourd'hui, ce que je sais,
00:14c'est que les choses commencent à converger, et la police, c'est la Bécosse qui a été saisie,
00:21puisque c'est le GIRF qui a été chargé de cette enquête, mais tout en œuvre pour déterminer le moment
00:29et l'heure.
00:29Mais il y a de fortes chances que nous étions à ce moment-là à domicile, sûrement en train de
00:33dormir d'ailleurs,
00:34puisqu'il y a de fortes chances que ce soit passé la nuit dans la pénombre.
00:37Mais il se trouve qu'il y avait quand même quelques éléments qui vont nous permettre, je le pense,
00:41au service d'enquête de trouver ces auteurs-là et de savoir la réalité.
00:45Parce que les menaces sont revendiquées, M. le maire ?
00:49Les menaces sont revendiquées, bien sûr, en l'occurrence à des aides NG, sont signées,
00:54et sur le courrier et sur mon mur.
00:56Des aides nouvelle génération.
00:59C'est ce groupe criminel marseillais qui s'étend géographiquement peu à peu.
01:05Vous êtes à deux heures de Marseille, je rappelle.
01:08C'est vrai que les enquêteurs m'ont fait savoir qu'effectivement, il y avait sûrement des similitudes,
01:13en tout cas, il y avait une forte présomption que ce soit réellement la DZNG qui ait fait ces menaces.
01:21Mais après, moi, je ne présage pas de l'enquête.
01:23Je ne fais aucune conclusion à type sur cette enquête.
01:27J'espère juste qu'on trouvera la raison, les moyens, qu'est-ce qui était visé, est-ce que je
01:31suis réellement visé,
01:32dans quelles mesures, est-ce que c'était pour m'attribuer...
01:35Votre vie aujourd'hui, monsieur le maire, est-ce que d'ailleurs vous êtes depuis, je dis, sous protection policière
01:42rapprochée ?
01:44Non, je ne suis pas sous protection policière rapprochée, je l'ai refusée.
01:48C'est sûr qu'il y a des patrouilles intensifiées devant, qui passent devant mon domicile,
01:52comme dans toutes les rues de la commune, parce qu'elles passent régulièrement, c'est intensifié, certes.
01:57Je n'ai pas de... Je suis seul en ville, je suis avec mon vélo, avec mon épouse ce matin.
02:02Voilà, parce que je veux continuer à vivre identique.
02:05C'est faire gagner les gens si la panique m'envahit.
02:11Donc je veux rester... Après, je ne vous cache pas que je me suis posé la question.
02:15Est-ce que ma vie est réellement en danger ? Est-ce que ça va aller plus loin ?
02:19Je veux croire que, de toute façon, c'est en restant debout qu'on se protège le mieux,
02:22et surtout pas de donner crédit à ces menaces.
02:26Ça serait faire gagner, une fois de plus, le crime face à la République.
02:32Et mon message, il est au-delà de moi-même, sur l'importance, bien sûr, du travail en commun
02:38entre les forces régaliennes de l'État et les maires,
02:42qui sont les derniers remparts du service public, là où l'État, parfois, ne peut pas être,
02:47et je ne parle pas d'Alès en parlant de ça, mais des territoires les plus reculés.
02:50Et donc, à travers ça aussi, j'aimerais que cet épisode permette de renforcer
02:56le soutien aux élus locaux, en général, de la population,
03:01parce qu'on s'aperçoit que, voilà, pourquoi on vise un maire ?
03:05C'est que, quelque part, il est porteur d'une autorité, il est le représentant,
03:08je suis le représentant de 48 000 habitants d'Alès,
03:10et à travers moi, c'est aussi une population qu'on veut toucher.
03:14Donc, c'est aussi un message que je veux passer.
03:16J'ai échangé avec beaucoup d'autorités nationales, y compris le chef de cabinet,
03:22le président de la République et autres, qui suivent très proche cette affaire,
03:26Laurent Mouniès et autres, les préfets, le président du Sénat,
03:29voilà, tout le monde m'a appelé, tout le monde a conscience,
03:31mais maintenant, il faut agir, il faut agir.
03:33Ce n'est pas lundi matin, on va dire, on va reprendre une activité normale,
03:37et puis, comme si ça n'était rien passé.
03:39Je ne parle pas pour moi-même, en l'occurrence.
03:41Bien sûr, je vais faire attention, je vais tout faire pour, bien sûr, me protéger.
03:47Oui, enfin, voilà.
03:48Mais au-delà de ça, c'est beaucoup plus profond et beaucoup plus grave.
03:51Il faut que ça serve à intensifier cette lutte contre ce terrible fléau du narco,
03:56du narco-trafic, et c'est mafiable.
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