00:00Et vive Argentina ! Depuis 2022, l'Argentine ne bénéficie pas, c'est le moins qu'on puisse dire, d
00:06'une cote de popularité incroyable en France.
00:08Depuis cette finale perdue au Qatar, entre les célébrations jugées de très mauvais goût, les champs racistes, l'équipe d
00:14'Argentine est devenue une sélection largement décriée dans notre pays.
00:17Mais voilà, lors de ce tournoi, des matchs renversant une intensité, une énergie, une passion, un sentiment, comme on l
00:23'a dit hier.
00:23C'est un mondial à aimer à nouveau l'Argentine. Qui était un peu argentinophobe avant cette compétition ? Personne
00:32?
00:32Si.
00:34Un poil ?
00:35Oui, non, moi, il y a très longtemps, j'étais un grand fan de l'Argentine, comme beaucoup de monde,
00:41parce qu'il y avait toute cette passion, ces titres, des joueurs exceptionnels, du talent individuel, du talent collectif.
00:48Mais c'est vrai que ces derniers temps, l'image qui renvoyait entre les coups, les provocations, les intimidations sur
00:55le terrain, les champs racistes, tout ce qui entourait un peu l'équipe d'Argentine, m'avait fait un peu
01:02les prendre en grippe.
01:03Et là, pour le coup, sur cette Coupe du Monde, c'est vrai que je suis en train d'abandonner,
01:07et j'en suis ravi d'ailleurs, ce qui avait un peu pris le dessus pour moi par rapport aux
01:12Argentins.
01:13Évidemment, pour ce qu'ils font, mais ce qu'ils font surtout collectivement. Moi, je crois qu'on n'en
01:16parle pas assez. Il y a toujours la rage, l'énergie qu'ils mettent dans les matchs, etc.
01:21Mais on parle assez peu, évidemment, Messi, qui marque des buts, qui est ressuscité, Jason Button ou Benjamin, je ne
01:28sais plus.
01:29Benjamin.
01:29Bonjour là.
01:30Jason Button.
01:31Button, c'est la femme. Vous êtes à la maison de l'équipe, c'est pour ça.
01:33C'est pour ça, c'est presque pareil.
01:34Oui. Mais je trouve qu'on ne parle pas assez du jeu collectif des Argentins. Et ce que j'ai
01:39vu hier, c'est aussi une vraie leçon de football et pas simplement une énergie qui a fait triompher les
01:45Argentins.
01:46Et Johan, ils ont quand même un côté détestable.
01:49Non, mais ils ont un côté méchant.
01:51Non, mais sur le côté des champs racistes, bien sûr. Mais après, moi, je ne parle pas de tout ça,
01:53je parle du côté du terrain. Moi, je trouve que c'est fantastique d'avoir une équipe à regarder comme
01:57celle-là.
01:58C'est-à-dire qu'elle réunit tout, et notamment hier dans le match, elle réunit tout ce qui caractérise
02:02le football. C'est-à-dire un sport aussi viril, ce qu'on a un petit peu oublié par moments,
02:07ces dernières années.
02:08C'est-à-dire qu'on pense à jouer, jouer, jouer. Oui, c'est super. Mais après, c'est un
02:13sport de duel, un sport d'impact. Et ils ont montré ça en première mi-temps.
02:17Et en deuxième mi-temps, comme dit Étienne, on a souvent tendance à oublier que l'Argentine est une superbe
02:22équipe de foot. C'est-à-dire que quand ils commencent à se mettre à jouer, même il y a
02:26quatre ans, souvent on a dit,
02:27« Ouais, c'est l'impact, c'est l'impact ». Moi, je me souviens qu'il y a eu
02:29quand même des séquences de jeu qui sont extraordinaires dans cette équipe.
02:32Et je trouve qu'ils ont mangé l'Angleterre en deuxième mi-temps. Et puis, c'est mérité qu'ils
02:36renversent la situation.
02:38Et puis, il y a tout ce qui entoure cette équipe aussi. À la fois les joueurs, l'énergie qu
02:42'il y a, et à la fois le peuple argentin qui suit cette équipe.
02:46Voilà, il y a une vraie passion. C'est une autre culture, quoi. C'est une autre culture du football.
02:52Ils donnent tout pour eux. Moi, je vois des tweets avec des papiers et mamies qui regardent le match.
02:56Alors, il y a quelques insultes qui partent quand ils prennent un but, mais après, quand ça marque et tout,
03:00c'est extraordinaire.
03:01Il y a une couple avec... Ça fait deux, trois fois, je le vois.
03:03Il y a le stéthoscope sur les deux matchs.
03:07C'est quand ils marquent pour mener qu'ils se lèvent.
03:09La mamie qui sort la casserole et qui tape sur la casserole.
03:11Après, on les a vues dans la rue, mais c'est exceptionnel.
03:13Mais l'Argentine, c'est le village d'Astérix. Ils sont là, au milieu de tout le monde.
03:18Ils s'en foutent de tout ce qui se passe autour, de tout ce qu'on peut penser d'eux.
03:22Après, par contre, l'argument massue du racisme, on ne peut pas l'écarter parce que ça colle à la
03:27peau à cette équipe depuis 2022.
03:29Ça colle à la peau de certains joueurs de cette équipe, plus exactement.
03:33Et moi, ça m'empêchera toujours d'être fan de ces joueurs.
03:36J'aime beaucoup l'Argentine, mais par exemple, Enzo Fernandez, quand il marque le but,
03:40ce n'est pas pareil que quand il y a un but de Messi ou d'autres joueurs.
03:43Je suis désolé. Moi, il y a des choses qui ne peuvent pas passer.
03:46et ils se font une spécialité d'être les méchants du film.
03:50Et ils en sont complètement heureux d'avoir ce postulat-là.
03:53En fait, je me suis fait la réflexion, depuis 2014, c'est eux qui sont les personnages principaux quasiment de
04:00la Coupe du Monde.
04:012014, le plus beau match, ils sont là. C'est contre l'équipe de France.
04:05En 2018, ils sont là également.
04:10Mais en 2018, ils se font la finale, avec la finale qu'on connaît, avec un arbitre aussi.
04:14Là, on en parlait un peu moins de toutes les histoires, etc.
04:17Mais bref, 2018, le plus beau match, il est contre l'équipe de France.
04:202022, ils sont champions du monde.
04:22Et en 2026, ils sont encore acteurs principaux de cette Coupe du Monde.
04:25Et donc là, ils se font une spécialité d'être les méchants de tout ça.
04:28Et au milieu, il y a un gentil qui guide tout le monde.
04:30C'est Lionel Messi.
04:31Et je pense que la sympathie, pour répondre à ta question, Mémé,
04:33c'est aujourd'hui, c'est lui le garant de tout ça.
04:36Je pense que sans Lionel Messi...
04:38Ils ne sont pas en finale, déjà.
04:39Il y en a même tous ceux qui étaient peut-être encore anti-Argentine
04:42par rapport à tout ce qui s'est passé, notamment ces faits de racisme.
04:45S'il y en a bien un qui est capable de légèrement les ramener à l'Argentine, c'est lui.
04:49Je pense que sans lui, même malgré un peu au parcours,
04:52même en renversant des matchs, etc.,
04:54lui, il dégage quand même une aura qui est différente des autres.
04:59Et je trouve que c'est lui qui a un limbago énorme
05:01à transporter toute cette sélection,
05:03ce pays et ce peuple de foot sur les épaules.
05:06Mais il y a quand même des choses qu'on ne peut pas,
05:07qu'on ne doit pas oublier,
05:09à partir du moment où ces joueurs sont là.
05:10Je ne suis pas d'accord sur le côté méchant.
05:12Non, mais les méchants sur le terrain,
05:14c'est les méchants comme si...
05:14Pour les autres.
05:15Ils incarnent les méchants pour les autres.
05:16Il y a aussi ce côté qui est...
05:18En France, c'est les méchants.
05:19Non, mais le méchant dans le...
05:20Non, mais moi, je ne suis pas d'accord avec toi, Jolatine.
05:22Je trouvais que tu disais le méchant sur le terrain.
05:23Mais le méchant sur le terrain.
05:25Tu trouves que c'est le Paraguay ?
05:26Est-ce que tu trouves que c'est le Paraguay ?
05:28Je trouve que même hier...
05:29Non, mais je n'ai pas commencé à développer le truc.
05:31Non, mais je te demande si tu crois que c'est le Paraguay.
05:34Parce que le Paraguay, il y avait des gestes qui sont anti-sport.
05:36Anti-sportif.
05:36Hier aussi.
05:37Avec des coups de coude.
05:37Hier aussi.
05:38Enzo Fernandez, première minute.
05:40Mais justement, moi, c'est ça.
05:42Sur le match d'hier...
05:43Enzo Fernandez, première minute, il va sur...
05:44Non, il met un coup derrière le dos.
05:45Ah non, il va là.
05:46Non, mais d'accord.
05:47Joe, justement...
05:48Non, vas-y, parle parce que tu veux parler.
05:50Non, mais je n'ai pas commencé à développer le truc.
05:53Bon, Paraguay.
05:54Sur le match d'hier, sur le match d'hier, moi, ce que je trouve absolument incroyable
06:00et magnifique avec l'équipe d'Argentine, c'est qu'ils démarrent le match quand même
06:04dans leur style habituel.
06:06C'est-à-dire, on fait des fautes, on les multiplie et l'arbitrage, pour le coup...
06:10T'es d'accord avec ça ?
06:11Moi, je suis d'accord avec moi-même.
06:13Moi, je n'ai pas vu ça.
06:13Ils l'ont fait hier.
06:14Il y a une personne.
06:15Ils l'ont fait hier, mais pas à chaque match, Etienne.
06:17Hier, ils l'ont fait.
06:18Quand ils démarquent...
06:19Je suis en train de parler du match d'hier.
06:20Le match d'hier, la première mi-temps, je trouve qu'ils multiplient les fautes.
06:23Je veux dire, le fils Simeone, insupportable.
06:27Ils sont plusieurs à faire des provocations, à être agressifs, etc.
06:30Les Anglais ne sont pas des anges non plus, mais enfin, les Argentins, pire.
06:34Et finalement, quand ils oublient ça, quand ils abandonnent tout ça, qu'ils se mettent
06:37à jouer au foot, c'est magnifique.
06:39Donc, ils pourraient le faire aussi plus haut.
06:40Oui, mais ça veut dire que la deuxième mi-temps existe parce qu'il y a la première.
06:43Moi, je pense qu'ils arrivent pour mettre de l'impact, pour ne pas impressionner.
06:47Parce que je ne pense pas que les Anglais soient impressionnés.
06:49Mais ça te met quand même un truc dans la tête, quand même.
06:52Et puis, ils savent qu'ils vont mettre de l'impact.
06:54Ils y vont fort.
06:55Ils n'y vont pas.
06:56Alors, tu me dis, oui, il y a un peu de provoque.
06:57Mais moi, je ne trouve pas que c'est la provoque de Paredes qui fait exprès et tout
07:00pour essayer de faire sortir les mecs du match.
07:02Ils font ça sur la première mi-temps et ils savent faire ça.
07:05Parce que dans leur pays, je trouve qu'il y a ça.
07:07Ils ont encore cette culture-là.
07:08Et après, en deuxième mi-temps, ils ont pu développer le jeu.
07:10Parce qu'ils sont menés.
07:11Mais imagine le match.
07:12Non, parce que...
07:13Imagine le match.
07:14Non, ce n'est pas vrai, ça aussi.
07:15Ce n'est pas parce qu'ils sont menés.
07:16C'est jusqu'à ce qu'ils sont menés.
07:17Ils jouent comme ça.
07:18C'est eux qui jouent.
07:18Après, contre le cours du match, ils prennent le but.
07:21Mais ils continuent après.
07:22De mon point de vue, si c'est eux qui mènent le match, ils le maintiennent sur ce climat-là.
07:26Je ne pense pas.
07:27Ce n'est pas vrai.
07:29Les copains ont fait rentrer Samir et puis après Félix.
07:31Parce que Félix, il attend le métro.
07:33Et puis il arrive.
07:34Il est bien.
07:34Il sait quoi ?
07:35Il apprend.
07:37Il y a eu trois interventions.
07:39Il regarde les métros pleins passés.
07:41Il attend.
07:41Silence, Thomas.
07:42Samir, prenez la gonfle.
07:44Il apprend d'y avoir la maison ou quoi ?
07:45Une petite parenthèse.
07:46Non, mais Jo, je ne suis pas d'accord.
07:48Arrêtez.
07:49Il faut poser une question.
07:50Dans votre débat, juste une petite parenthèse.
07:52Et Johan, peut-être que tu pourras argumenter.
07:55Mais j'ai eu un échange il n'y a pas longtemps avec un joueur.
07:58Où il disait que les Sud-Américains, sur un terrain, ils étaient horribles.
08:02Horribles.
08:02C'est-à-dire qu'ils provoquent sans cesse.
08:04Les Sud-Américains.
08:05Oui, de manière générale.
08:06Par contre, ils sont adorables en dehors du terrain.
08:09Une fois que tu les as en coéquipier.
08:12Ça, c'est un peu une généralité quand même.
08:14Là, pour le coup, c'est du vécu.
08:17En tout cas, c'est du vécu.
08:18C'est du vécu.
08:19C'est un joueur qui joue aux Etats-Unis actuellement ?
08:21Non, pour le coup, non.
08:23Mais on reviendra sur lui.
08:25Parce qu'encore une fois, j'ai déjeuné et j'ai dîné avec lui il n'y a pas très
08:29longtemps.
08:29Vous parlez de qui ?
08:30On parle de Jonathan Bamba et en parlant de Messi.
08:32où juste avant la compétition, on évoquait la Coupe du Monde et il nous disait que Messi était extraordinaire sur
08:40les matchs pendant la saison.
08:42Et il nous certifiait qu'il allait gagner la Coupe du Monde seul.
08:45Et on le prenait tous pour un fou.
08:47Il disait, moi, je l'ai affronté.
08:48Je peux te garantir qu'arrêtez de penser que c'est le Messi.
08:51Ça, c'était l'autre débat.
08:53Samir, moi, il y a un truc qui m'intéresse.
08:55C'est dans le football.
08:56Mais ça, c'est pour répondre à Samir, oui.
08:57Ça, c'est vrai.
08:58Sud-Américain, je ne sais pas en général, mais les Argentins, c'est comme ça.
09:00Les Argentins, ils sont là.
09:01C'est des pattes.
09:02Les Paraguayens, les Honduriens, les Brésiliens.
09:04Oui, mais après, je n'ai pas trop côtoyé.
09:06Les Chiliens.
09:06Non, mais je trouve qu'en dehors, moi, j'ai côtoyé des Argentins.
09:08Ils sont à dehors.
09:09Mais quand ils rentrent sur un terrain, ça se transforme.
09:12Et encore plus quand ils ont le maillot de l'Argentine.
09:15Est-ce que c'est important dans le foot d'avoir des gens ou des équipes qu'on déteste ?
09:19C'est important, ça.
09:21Moi, je trouve que j'ai grandi avec la haine de l'équipe d'Allemagne.
09:24Et de l'Italie, ensuite.
09:26Non, j'étais trop vieux.
09:27C'est une question de génération.
09:29Mais c'est important, ça.
09:30Oui, il faut l'antagoniste.
09:32S'il n'y a pas d'anti-héros, il n'y a pas de bonne saga.
09:34Et nous, on s'est construit là-dessus.
09:35Déjà parce qu'à une époque, l'équipe de France ne gagnait jamais.
09:37Donc, c'était la RFA et par capillarité l'Allemagne derrière.
09:41L'Italie, moi, ça, c'est ma génération.
09:42Ça, c'est 90.
09:43L'ennemi, c'est l'Italie.
09:45Ils simulent, ils sont truckeurs, machin.
09:47Un truc qu'on n'entend plus parce qu'ils ne sont plus en Coupe du Monde.
09:49Mais attendez, on ne peut pas réduire l'Argentine à juste une équipe qui combat.
09:54J'avais dans ton sens.
09:55Donc, on se construit un antagoniste.
09:57On a fait un débat l'autre soir ici en disant est-ce que c'est nos nouveaux méchants ?
10:01Et pas les nouveaux méchants parce que l'Argentine a fait rêver la planète du foot entier.
10:04Tu vas dans la rue à Marseille, à Paris, il y a des maillots de l'Argentine partout.
10:06Ce n'est pas l'antagonisme maximal non plus.
10:08Alors, il faut dissocier deux trucs.
10:09Le truc de la xénophobie globale et du refus du métissage, c'est un problème global de la société argentine.
10:17Dans son entièreté et depuis le début de sa construction.
10:21C'est pour ça que l'Argentine et le Brésil se détestent.
10:23Puisque le Brésil, par définition, est le pays métissé.
10:25Qui a le métissage comme truc consubstantiel.
10:28Et que l'Argentine est dans un refus total.
10:30Historiquement, on ne va pas rentrer là-dedans.
10:31Mais en tout cas, l'équipe de France est le symbole, hors Amérique du Sud, du métissage.
10:36C'est un fait.
10:37Et donc l'Argentine rejette ça dans la globalité de sa société.
10:40Et personne ne pourra dire le contraire.
10:42Personne ne pourra dire le contraire.
10:44Ça n'a rien à voir avec l'équipe de football.
10:46Je pense qu'agglomérer les deux débats est une erreur majeure.
10:48Parce qu'en fait, on va dire, ouais mais non, regarde, il y a Messi et Alvarez et ils drainent
10:50les foules derrière eux.
10:51On s'en fout.
10:53Si les mecs sont racistes, moi je rejoins totalement Thomas,
10:55en disant Enzo Fernandez, il peut mettre tous les pouchkas qu'il veut.
10:57On va se dire, je ne suis pas d'accord avec les valeurs de ce mec-là.
11:00Agglomérer les deux questions, pour moi, c'est deux impasses de débat.
11:04Donc soit on parle de l'Argentine en termes géopolitiques et de société,
11:06soit on parle de l'équipe de football.
11:07Il faut déterminer les CGU avant le débat.
11:09Et l'équipe de football, je suis désolé, on ne l'a jamais détesté.
11:13On disait ça de la...
11:14Mais on disait, on se trouvait chez les Allemands, ils ont dégommé Baptiste.
11:18C'est des violents, machin, bam.
11:19L'Allemagne, ce n'est plus l'ennemi.
11:20L'Italie, ils sont truqueurs, ils passent en train.
11:21Et l'Argentine, aujourd'hui, vous savez pourquoi ?
11:23Parce que l'Argentine nous bat.
11:25Exactement.
11:26Si on les bat en 2022, ce qui se passe dans un bus ou quoi,
11:30je pense que nous, Français, on n'en fait pas tout le monde.
11:33C'est juste qu'ils nous ont battus.
11:35En même temps, si on les avait battus, ils nous auraient moins chambrés.
11:37Il n'était pas...
11:39Ce n'était pas l'ennemi quand on les a battus en 2018, l'Argentine.
11:41Le match, il était dur.
11:43Par contre, il y a une histoire avant la finale 2022.
11:46C'est les déclarations de Bappé sur le foot brésilien et argentin.
11:50Et globalement, sur le foot sud-américain.
11:52C'est quoi ?
11:52Alors, je n'ai plus la teneur exacte.
11:54Ils disaient que le niveau du...
11:55Ils sont incapables de jouer dans le foot aujourd'hui.
11:58Et ça, je me souviens très bien de déclarations.
12:00Ce n'était pas le niveau, c'était en fait...
12:01Il y a un écart entre l'Europe et l'Amérique.
12:03Sur la manière de jouer au foot.
12:04Non, non, non, non.
12:05Ils s'appuyaient sur les palmarès.
12:06Ils ne voyaient pas une équipe sud-américaine gagner le mondial.
12:09Pas sûr que ça.
12:10Parce que c'était plus fort que ça.
12:12Je sais que les Argentins, avant le match, ils se sont nourris de ça.
12:15Il y a des déclarations, des conférences de presse là-dessus.
12:17Donc, il ne faut pas non plus...
12:18C'est incomparable avec un gars qui chante
12:21« Les Français viennent d'Angola ».
12:23Ça, il n'y a aucun problème.
12:24Mais voilà, l'histoire, elle n'est peut-être comme ça.
12:26Mais après, je ne sais même pas si ce n'est pas un peu de jalousie aussi.
12:28Tu vois ?
12:29Parce que moi, perso, parfois, quand je les vois,
12:31je me dis « Putain, j'aimerais trop être argentin ».
12:33Cette passion qui dégage.
12:35Non, mais tu vois...
12:36C'est une culture et c'est un apprentissage.
12:40C'est une éducation au foot qui est incomparable avec nous.
12:43C'est ça.
12:43C'est juste deux identités.
12:47Le mot « culture » est insuffisant pour définir ce qui se passe en Argentine.
12:50J'ai eu la chance d'y aller pas beaucoup de temps.
12:52Mais c'est largement suffisant pour comprendre ce que représente le foot là-bas.
12:55Les mecs, si eux viennent en France,
12:58pour nous, le foot, c'est rien.
12:59C'est que dalle.
13:00Et eux, chez eux, c'est autre chose.
13:03J'ai vu l'image d'Homar Dafo, c'est qu'ailleurs.
13:05C'est extraordinaire.
13:06C'est exceptionnel, cette image.
13:07Tu le vois, là ?
13:08Il a pris le...
13:09Oui, il fait un petit pas de...
13:11Léger, quoi.
13:12Il dit, c'est très drôle.
13:13Il y en a des électrocutés.
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