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  • il y a 6 semaines
Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, était l’invitée du Face-à-Face de ce jeudi 16 juillet sur BFMTV et RMC. Elle a notamment été interrogée sur l'incendie de la forêt de Fontainebleau, la canicule, ou encore la présidentielle. 

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Transcription
00:00Vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Valérie Pécresse.
00:03Bonjour.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la présidente, présidente LR de la région Île-de-France.
00:09Beaucoup de questions à vous poser ce matin, aussi dans la perspective de 2027.
00:12Vous étiez candidate d'ailleurs à la dernière élection présidentielle.
00:15Mais d'abord, ces feux, ces incendies, 2000 hectares de la forêt de Fontainebleau qui sont partis en fumée.
00:21Vous avez passé quasiment la journée sur place hier. Tout à l'heure, c'est Emmanuel Macron qui arrivera.
00:26Comment vous réagissez aujourd'hui ? Les nouvelles sont plutôt rassurantes ce matin.
00:31Un feu qui semble fixé mais encore fragile.
00:342000 hectares de cette forêt en plein cœur de la région Île-de-France.
00:38Écoutez, c'est une énorme tristesse, mêlée de colère.
00:44Parce qu'effectivement, la forêt de Fontainebleau, ce n'est pas n'importe quelle forêt.
00:48C'est une forêt classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
00:51C'est une forêt qu'énormément d'amoureux de la forêt connaissent,
00:54que tous les amoureux de la VARAP connaissent, puisque c'est un spot international d'escalade.
01:01C'est un site absolument splendide.
01:03Et hier, j'ai vu un spectacle de désolation, c'est-à-dire un spectacle lunaire avec des cendres.
01:11Et vraiment, tout le monde est dans le choc.
01:15Dans le choc de ce qui s'est passé.
01:17Dans le choc d'autant plus que ce sont des esprits malades qui sont à l'origine de ces départs
01:23de feu.
01:23On sait que ce sont des pyromanes qui ont lancé cet incendie, en partie au moins.
01:30Et donc vraiment un sentiment d'un immense, immense gâchis.
01:34D'un immense gâchis, les moyens, d'abord humains, 950 personnes mobilisées, plusieurs canadaires.
01:40Emmanuel Macron devrait d'ailleurs remercier, semble-t-il, les équipes qui sont encore à pied d'œuvre pour tenter
01:45de maintenir ce feu.
01:47Est-ce que vous avez aujourd'hui le sentiment que les moyens ont été à la hauteur ?
01:51Ils deviennent politiques, ces questions de moyens.
01:53On a vu Jean-Luc Mélenchon qui reprochait à Gabriel Attal d'avoir coupé des budgets.
01:57Gabriel Attal qui dit « mais je n'ai pas coupé les budgets », c'est simplement que l'entreprise
01:59elle-même n'était pas capable de livrer davantage que deux canadaires
02:03qui ont certes été commandés, mais toujours pas livrés.
02:06Bref, où est-ce qu'on en est de cette chaîne de décision et de moyens en France ?
02:11Écoutez, en tout cas sur Fontainebleau, tout a merveilleusement fonctionné.
02:15Et c'est le sentiment que m'ont donné les pompiers, les gendarmes, les agriculteurs, les maires, tous les bénévoles
02:24que j'ai vus sur le terrain.
02:25Ils m'ont dit à quel point nous étions professionnels dans notre gestion des incendies.
02:31Moi, j'ai rencontré des pompiers du Var qui avaient fait des exercices, qui étaient venus en fort, des pompiers
02:37bretons.
02:38Et nos pompiers d'Île-de-France sont tous maintenant organisés en solidarité.
02:44Donc tous les départements d'Île-de-France avaient convergé sur la Seine-et-Marne.
02:48Et ce qu'ils m'ont expliqué, c'est qu'ils faisaient des exercices en commun.
02:51Les pompiers d'Île-de-France étaient allés à Marseille sur les feux marseillais l'année dernière.
02:56Ils étaient allés dans le Var s'exercer.
02:58Donc en réalité, on a, j'allais dire, une armada de pompiers qui est extrêmement professionnelle.
03:05Nous, en forêt de Fontainebleau, ils avaient mis, c'était très visionnaire,
03:09des caméras de surveillance avec intelligence artificielle sur trois pylônes électriques qui couvrent toute la forêt.
03:17Donc en fait, ils ont pu repérer tous les départs d'incendie 45 minutes avant que des alertes soient données
03:24par l'homme.
03:25Donc en réalité, on a aujourd'hui des pompiers professionnels qui sont extraordinairement...
03:31Donc vous estimez que les moyens sont là, humains ?
03:32Les moyens humains étaient là, bien sûr, puisque tout le monde a été rappelé.
03:35Les congés ont été annulés.
03:38Enfin bon, donc les moyens humains étaient là.
03:40Il y a eu des renforts de toute la France.
03:42Les Canadaires sont arrivés, mais aussi des hélicoptères.
03:46Est-ce que ça veut dire que vous...
03:48Allez-y, allez-y, parce que les agriculteurs se sont énormément mobilisés aussi.
03:51Oui, les agriculteurs avaient l'habitude avec les pompiers de faire des exercices,
03:55justement pour éviter les incendies dans les champs.
03:58Et donc les agriculteurs sont arrivés avec des cuves de méthaniseurs remplies d'eau.
04:02On a fait des piscines d'eau.
04:04Donc il y a eu une chaîne de solidarité incroyable qui s'est mise en place.
04:07Les maires, pareil, m'ont dit que la Croix-Rouge avait été impeccable,
04:11est arrivée immédiatement avec les lipicots pour les 800 personnes qui ont été évacuées.
04:16Donc la vérité, c'est que tous ceux qui polémiquent sur l'absence de moyens,
04:21en fait, ne savent pas ce qui s'est passé.
04:23Cette formidable mobilisation de tout le monde.
04:25Alors c'est vrai qu'il y avait un peu d'improvisation,
04:28mais vraiment beaucoup de professionnalité.
04:30Ça veut dire que vous estimez que faire de la polémique sur les moyens,
04:34le nombre de Canadaires, ça n'est pas le moment, ça n'est pas le lieu ?
04:37Non, moi ce que je crois, c'est qu'effectivement,
04:39avec le réchauffement climatique, il faut qu'on voit plus loin
04:41il faut qu'on voit plus loin, moi ce qui a marché dans la forêt de Fontainebleau,
04:44on doit le dupliquer, dans la forêt de Rambouillet, dans la forêt de Montmorency,
04:48partout en Ile-de-France, puisque désormais nous avons compris
04:50que même le nord de la France allait être soumis à ce risque incendie
04:55autant que le sud, donc évidemment il va falloir qu'on adapte.
04:58Il va falloir renforcer les moyens ?
04:59Bien sûr, il va falloir utiliser ces capteurs avec intelligence artificielle
05:05pour les incendies, non seulement à Fontainebleau,
05:08il faudrait classer mais ailleurs, il va falloir aussi qu'on développe,
05:12et ça c'est vraiment quelque chose d'important en termes de souveraineté,
05:16une filière d'avions, d'avions bombardiers d'eau,
05:18et je sais qu'à Toulouse, du côté de Toulouse,
05:21il y a des entreprises qui sont en train de travailler sur cette filière.
05:24Vous demandez aujourd'hui au président de la République qui se rendra sur place
05:27de remettre de la souveraineté, y compris sur cette question-là,
05:30et en même temps, j'ai envie de vous dire, c'est un peu ce qui a bloqué,
05:32c'est-à-dire que précisément, si on n'a pas pu commander autant de Canadair
05:35qu'initialement envisagé, c'est semble-t-il aussi,
05:40parce que notre filière n'était pas en mesure,
05:41et d'ailleurs on peut même préciser qu'aucun Canadair n'est sorti aujourd'hui
05:45des chaînes de production en France.
05:48Mais parce qu'il n'y a pas de Canadair européen,
05:50aujourd'hui on n'a pas de filière européenne,
05:52les Canadair c'est une entreprise qui est une entreprise canadienne.
05:56Moi ce que je demande aujourd'hui,
05:58je demande d'abord, je voudrais lancer,
06:00solennellement sur votre antenne,
06:01une grande initiative de régénération de cette forêt.
06:04Parce que la forêt de Fontainebleau,
06:06c'est le poumon vert de l'île de France,
06:07mais c'est aussi une forêt classée au patrimoine mondial.
06:10Ça veut dire quoi ?
06:10C'est une réserve de biodiversité incroyable.
06:13Ça veut dire quoi, régénération ?
06:15Régénération, ça veut dire qu'il faut qu'on se mette tous autour de la table,
06:18avec l'ONF qui gère la forêt,
06:20c'est une forêt d'eau maniale, une forêt d'État,
06:22avec l'ONF, avec les associations environnementales,
06:25mais aussi avec les services d'incendie et de secours,
06:28qui nous ont dit à quel point cette forêt,
06:30elle est inextricable, elle est inatteignable,
06:33parce qu'il n'y a pas d'accès pompier,
06:36alors que dans le Var, aujourd'hui,
06:38avec l'expérience qu'ils ont,
06:40ils ont créé des accès pompiers.
06:42Et nous, on ne peut pas se permettre,
06:43une deuxième fois, de perdre cette ressource de forêt.
06:46Donc quand on va la régénérer...
06:47Cette initiative, elle doit être prise par le président de la République ?
06:49Elle doit être prise par la région ?
06:51Écoutez, moi, en tout cas, en tant que présidente de la région,
06:53je souhaite cette initiative, je souhaite que cette initiative,
06:56elle soit prise comme on l'a prise pour Notre-Dame.
06:58Notre-Dame a brûlé, on a reconstruit Notre-Dame.
07:01Fontainebleau brûle, on doit régénérer Fontainebleau.
07:04Et de la même façon, il faut mobiliser les énergies,
07:08mobiliser tous les amis de la forêt de Fontainebleau,
07:09mobiliser tous les mécènes pour replanter.
07:12Aujourd'hui, ce qui s'est passé à Fontainebleau,
07:14c'est au patrimoine naturel,
07:16ce qui s'est un peu passé avec Notre-Dame,
07:19pour le patrimoine historique.
07:21Donc, j'appelle le président de la République à prendre le leadership aussi
07:25de cette initiative, s'il le souhaite.
07:27Ça, c'est la première chose.
07:28Et la deuxième chose, c'est qu'effectivement,
07:30il va falloir tirer toutes les leçons de ce qui s'est fait
07:33et développer nos moyens de lutte.
07:37Les moyens de lutte, c'est effectivement cette filière française,
07:41cette filière européenne de rétrofit d'avions.
07:44Parce qu'on peut faire, plutôt que de développer un avion spécial
07:47qui mettra des années, moi je connais, je gère en Ile-de-France,
07:51vous le savez, beaucoup de projets de train,
07:53beaucoup de projets industriels.
07:54Et c'est extrêmement long.
07:55C'est très très long et ça a toujours du retard.
07:57Donc, au lieu de faire ça, essayer de travailler.
07:59Et je sais que ça se fait du côté de la région Toulousaine,
08:02qui est une grande région aéronautique,
08:04le rétrofit d'avions, pour pouvoir avoir des moyens supplémentaires.
08:07Valérie Pécresse est arrivée aussi dans un contexte de canicule,
08:10deux vagues de canicule.
08:12Et c'est la région Ile-de-France et c'est Paris
08:14qui ont été les plus touchés par la surmortalité.
08:17Pas parce qu'ils y faisaient plus chaud qu'ailleurs,
08:19mais aussi parce que précisément,
08:21il y avait un habitat plus difficile à adapter,
08:24qu'il y avait une population parfois plus précaire.
08:27Est-ce que vous considérez aujourd'hui
08:29qu'il y a eu une responsabilité de l'État,
08:32d'un certain nombre de politiques,
08:33à ne pas adapter le bâti face à ces chaleurs extrêmes ?
08:38Alors d'abord, l'adaptation au réchauffement climatique,
08:40ce n'est pas quelque chose qu'on a découvert aujourd'hui.
08:43On a, depuis la canicule de 2003,
08:45et singulièrement depuis que je suis présidente de région,
08:47nous avons travaillé à adapter tous nos bâtiments au réchauffement.
08:50Mais vous dites on a 10 ans de retard.
08:51Nous avons travaillé à adapter tous nos bâtiments au réchauffement.
08:54Le problème, c'est que nous n'avons pas cette culture des grosses chaleurs.
08:59Et la culture des grosses chaleurs,
09:00elle conduit effectivement les habitants à avoir des habitudes très différentes.
09:05Elle conduit aussi les propriétaires privés
09:07à avoir des habitations qui sont beaucoup plus climatisées.
09:11Est-ce que vous savez que la région, par exemple,
09:13a une carte aujourd'hui de tous les îlots de frochères d'Île-de-France ?
09:16C'est-à-dire que tous les points rafraîchis,
09:18tous les endroits qui sont climatisés sont sur une carte
09:21qu'on peut consulter sur le site de la région
09:22pour aller se rafraîchir dans la journée si on se sent.
09:25Il y a la question du rafraîchissement dans la journée,
09:27mais il y a aussi la question du logement.
09:29Et la surmortalité, elle a été surtout du fait de personnes
09:31qui sont mortes chez elles.
09:33Valérie Pécresse, quand vous entendez le maire de Paris
09:36qui dit « climatiser chez soi, c'est réchauffer son voisin »,
09:40est-ce qu'aujourd'hui, vous dites « oui, il faut interdire les clims »
09:43ou est-ce qu'au contraire, vous dites « il faut aller davantage vers la clim ? »
09:46La clim sauve des vies, donc il ne faut pas être anti-clim.
09:50D'ailleurs, moi, au niveau des transports en commun,
09:52quand je suis arrivée en 2015, il y avait un tabou total.
09:58C'est-à-dire que les écologistes avaient interdit d'acheter des bus climatisés.
10:03Donc la gauche qui gérait la région avait interdit l'usage de la clim dans les bus
10:07parce que ça polluait.
10:09Et effectivement, d'ailleurs, c'était un peu absurde,
10:12ils achetaient des bus diesel qui polluaient
10:14et donc ils ne mettaient pas la clim dedans
10:16parce que la clim, c'était double pollution.
10:20Moi, j'ai dit « on va faire autre chose,
10:21on va acheter des bus électriques,
10:24des pollués et décarbonés
10:26et on mettra la clim dedans. »
10:27Donc double gain.
10:29Simplement, c'est un mouvement,
10:32la climatisation, qui est très long,
10:34très lent, parce qu'il faut changer les dépôts de bus,
10:36parce qu'il faut acheter des bus électriques,
10:37parce que la production de bus électriques est en retard.
10:39Moi, j'attends 1000 bus qui n'ont pas encore été livrés.
10:42Mon RERB, je l'appelle « mon » parce que c'est mon projet de cœur.
10:47Ce RERB, je l'ai commandé, il est totalement climatisé.
10:51Il a été commandé en 2020.
10:52Il a déjà trois ans de retard.
10:54Bon, il va arriver, il sera là en 2029.
10:57Il est déjà en train de rouler à Valenciennes.
11:00Il est magnifique.
11:01Mais j'aurais aimé qu'il soit là pour cette canicule
11:03parce que le confort pour tous les usagers aurait été incroyable.
11:07Donc, oui, on a déjà adapté beaucoup de choses.
11:09Mais vous avez pointé quelque chose,
11:11Madame de Malherbe,
11:12qui est une singularité de l'Île-de-France.
11:14C'est la solitude.
11:16C'est la solitude.
11:17À Paris, 40% des Parisiens vivent seuls.
11:20Et quand on vit seul, on est plus fragilisé.
11:23On est plus fragilisé parce qu'il y a moins de liens sociaux
11:25et parce qu'effectivement, si on ne se sent pas bien,
11:27on n'a personne à qui appeler.
11:30Eh bien, il va falloir qu'on crée du lien social.
11:32Il va falloir qu'on crée des réseaux
11:33qui appelleront les voisins.
11:35Il va falloir qu'on recrée des solidarités
11:39qu'on a dans les villages,
11:40qu'on a dans les villes moyennes
11:41qui, malheureusement, se sont perdues à la capitale.
11:44Et c'est très intéressant de voir
11:46qu'en banlieue,
11:48il y a eu beaucoup moins de victimes.
11:50Ça veut dire que les réseaux de solidarité,
11:52dès qu'on est dans une ville à taille humaine,
11:54sont plus forts qu'à Paris.
11:55Valérie Pécresse,
11:57je voudrais vous interroger aussi sur les erreurs judiciaires
11:59et une en particulier qui a provoqué un très grand témoin
12:03et notamment dans la famille de Shem Sedin.
12:05Shem Sedin, c'est ce jeune homme,
12:0815 ans,
12:09qui avait été battu à mort à la sortie de son collège,
12:12à Viry-Châtillon, en Essonne,
12:14par d'autres adolescents
12:16qui lui reprochaient d'avoir des liens avec leur sœur
12:18et qui donc l'ont battu à mort.
12:22Parmi ces jeunes mineurs à l'époque
12:26qui l'ont battu à mort,
12:28deux ont été remis en liberté il y a quelques jours
12:31et de manière quasi triomphante
12:33sur les réseaux sociaux,
12:34leurs copains les accueillaient à la sortie de la prison.
12:39Ils avaient été mis en examen,
12:41ils étaient effectivement retenus en prison
12:45de manière préventive
12:46et le ministère de la Justice évoque
12:48une erreur de droit
12:51dans le cadre aussi de ce fameux vide juridique
12:55qui a aussi été évoqué dans ce point.
12:57La famille de Shem Sedin se dit
13:00anéantie, littéralement effondrée.
13:02Comment vous réagissez ?
13:03Comme elle.
13:05Comme elle.
13:05Je suis anéantie et effondrée.
13:07Le problème que nous avons aujourd'hui,
13:09c'est qu'il ne faut plus que le droit
13:11soit contraire au bon sens.
13:12Il ne faut plus que les décisions judiciaires
13:14soient contraires à la sécurité des personnes.
13:16Aujourd'hui, on a des criminels ultra-violents
13:24qui sont incarcérés.
13:26Qu'ils soient majeurs, qu'ils soient mineurs,
13:29ils sont ultra-violents.
13:30Il faut protéger la société de ces mineurs ultra-violents
13:33ou de ces majeurs ultra-violents,
13:34de ces criminels.
13:35Et donc, je pense qu'il faut que le juge fasse très attention.
13:39Aujourd'hui, c'est vrai que quelquefois,
13:41on a des complexités du droit
13:42et des complexités procédurales
13:44qui sont très fortes,
13:45mais on ne peut pas juger en procédure.
13:48On doit juger aussi
13:49avec son cœur, avec sa conscience
13:51et avec le souci permanent
13:54de protéger la société.
13:55Comment expliquer à ceux qui nous écoutent,
13:58à ceux qui nous regardent,
13:59que deux hommes
14:02qui ont,
14:04semble-t-il,
14:05l'enquête évidemment d'aller jusqu'au bout,
14:07battus à mort un autre jeune homme,
14:09étaient libérés sur une histoire de procédure ?
14:12Ça s'appelle une erreur judiciaire,
14:14mais il faudrait qu'on arrive
14:17à trouver un moyen.
14:18Je ne sais pas comment on trouve la solution.
14:20Ce n'est pas simple.
14:21Parce que le juge, il juge en droit.
14:23Il juge en droit,
14:23il applique le droit.
14:24Là, il a fait une erreur de droit.
14:26Ça s'appelle une erreur judiciaire.
14:27C'est une erreur du système judiciaire.
14:29Et il faut aujourd'hui, vraiment,
14:31que le ministère de la Justice
14:32puisse avoir les outils
14:33pour contrer ces erreurs judiciaires.
14:35La loi fin de vie
14:36a été adoptée hier soir.
14:39Est-ce que vous estimez
14:39que c'est une bonne nouvelle
14:40ou une mauvaise ?
14:42Moi, je suis un peu triste
14:43sur cette loi aussi.
14:45Vous allez me dire,
14:46je suis triste sur beaucoup de sujets.
14:48Oui, mais l'époque n'est pas joyeuse.
14:48Non, l'époque n'est pas joyeuse.
14:50Je suis triste parce que
14:51je trouve que la loi qui a été votée
14:53est clairement, pour moi, déséquilibrée.
14:55Elle est déséquilibrée
14:56parce qu'elle n'apporte pas
14:59aux personnes les plus vulnérables
15:00les garanties de protection
15:02que la société française doit leur donner.
15:04Parce que...
15:05Alors, moi, je suis une petite fille de psychiatre.
15:08Mon grand-père m'a toujours dit...
15:10Et j'ai été élevée en partie par mon grand-père.
15:13Il m'a toujours dit que...
15:15Eh bien, il avait rencontré dans sa vie
15:17des gens qui, un jour, voulaient mourir.
15:19Avaient des pensées suicidaires.
15:20Et qui, quelques semaines plus tard,
15:23pouvaient être complètement guéris.
15:24Donc, il faut faire très attention.
15:26Il faut que cette loi, elle veille
15:28à mettre des gardes fous
15:29qui protègent les plus vulnérables.
15:31Qu'on ait un délai de rétractation.
15:33Qu'on ait l'accès aux soins palliatifs
15:35pour tous.
15:36Parce que la vérité,
15:37c'est que beaucoup de personnes
15:38souhaitent en réalité
15:39être soulagées de leur douleur.
15:41Mais aller jusqu'au bout de leur vie.
15:43Et en fait,
15:44c'est quand ils n'ont plus d'espoir,
15:46quand ils sont confrontés
15:46à la douleur seuls,
15:48que, évidemment,
15:49ils peuvent prendre des mauvaises décisions.
15:50Et puis, par ailleurs,
15:51il faut protéger vraiment
15:52les personnes
15:53qui seront sous tutelle,
15:54sous curatelle.
15:55Enfin, il faut faire très attention.
15:57Vous êtes inquiète ce matin ?
15:57Moi, je suis inquiète.
15:58Je suis inquiète de cette loi.
15:59Et pourtant,
16:00et pourtant,
16:01au démarrage,
16:02je voyais bien
16:03qu'il y avait des failles
16:04dans la loi Clès-Léonetti,
16:05qu'il y avait peut-être nécessité,
16:07pour certaines maladies
16:08neurodégénératives,
16:09de trouver des solutions
16:10qui permettraient
16:11de soulager les souffrances.
16:13Donc, vous voyez,
16:14j'étais ouverte.
16:15Mais là, je trouve que
16:16la loi,
16:17telle qu'elle est votée,
16:18elle m'inquiète.
16:18Bruno Retailleau parle
16:19d'une loi d'abandon.
16:20Bruno Retailleau,
16:21président des Républicains,
16:23candidat à l'élection présidentielle,
16:24est-ce qu'il sera votre candidat ?
16:26Écoutez, aujourd'hui,
16:28on a besoin
16:28du message
16:29qui est porté par Bruno Retailleau.
16:31On en a besoin
16:31parce qu'on a besoin
16:33que le message
16:34d'une droite
16:35très forte,
16:36très affirmée,
16:37soit porté
16:38dans cette présidentielle
16:39parce que la France
16:40a besoin d'ordre.
16:41Est-ce que ça peut être lui ?
16:41La France a besoin d'ordre.
16:43Aujourd'hui,
16:43sa candidature est totalement légitime.
16:45Le message qu'il porte
16:46est un message important.
16:48mais mon sujet,
16:49aujourd'hui,
16:50c'est vraiment
16:51qu'on se mette d'accord
16:51sur les mesures
16:52qu'il faut pour redresser la France.
16:54Quand je vois aujourd'hui
16:55que finalement,
16:56cette présidentielle
16:57semble ne se résumer
16:59qu'à des castings de personnes,
17:01je suis très inquiète.
17:02Qu'on regarde Marine Le Pen
17:03et son programme,
17:04qu'on regarde
17:05où en est la France aujourd'hui,
17:06qu'on soit au clair
17:08sur les décisions
17:10très difficiles
17:11qu'il va falloir prendre
17:12pour sauver le pays.
17:13La caisse a été cramée.
17:15On n'a plus d'argent.
17:16J'étais,
17:17il y a quelques jours,
17:19au Festival d'Avignon
17:20avec les troupes
17:21d'Île-de-France
17:22pour les accompagner,
17:23tout l'écosystème culturel
17:25qui s'inquiète
17:25parce qu'on lui coupe
17:26ses crédits
17:27en plein milieu d'année
17:28en mettant
17:29tout le monde culturel
17:31par terre.
17:31Pourquoi l'État
17:32a pris cette décision
17:33de couper les vivres
17:35au monde culturel
17:36en plein milieu d'année
17:37alors que tous les budgets
17:37sont votés ?
17:38Tout simplement
17:39parce qu'on n'a pas
17:40le courage de faire
17:40les réformes structurelles
17:42dont le pays a besoin,
17:43la réforme des retraites
17:44qui nous coûte
17:45des milliards
17:45chaque année.
17:46Et comme on n'a pas
17:47le courage de dire
17:48aux Français
17:48qu'il faudra faire
17:49cette réforme
17:50comme dans tous
17:51les pays du monde.
17:52On fait quoi ?
17:54On tue un écosystème
17:56culturel de 140 000
17:58emplois en Ile-de-France,
17:59500 000 emplois en France.
18:00C'est absurde.
18:01Valérie Pécresse,
18:02Elon Musk,
18:03l'homme le plus riche du monde.
18:04Pardon,
18:04mais les décisions
18:05à courte vue,
18:07Madame de Malheur.
18:07ont ce genre de conséquences.
18:08J'ai bien compris,
18:09Elon Musk,
18:11l'homme le plus riche du monde
18:13qui est à la tête
18:14d'un certain nombre
18:14de réseaux sociaux
18:15et de X,
18:16s'est exprimé hier
18:17en disant que pour lui
18:18Marine Le Pen
18:19était la dernière personne
18:20qui pouvait sauver la France.
18:21Écoutez,
18:22si M. Musk
18:23avait la moindre idée
18:24de ce qu'il faut
18:25pour sauver la France,
18:26ça se saurait.
18:27Est-ce que c'est
18:28une forme d'ingérence ?
18:29Mais franchement,
18:31il n'y a pas un Français
18:32qui va voter
18:33selon les consignes
18:34d'Elon Musk.
18:34En revanche,
18:35d'ailleurs ça peut peut-être
18:36être dissuasif,
18:37ce qui serait
18:37une bonne chose.
18:38Parce que le sujet,
18:39c'est que Marine Le Pen,
18:40qu'est-ce qu'elle propose ?
18:41Elle propose la retraite
18:42à 62 ans,
18:44la retraite à 60 ans.
18:45Eh bien écoutez,
18:46c'est ça,
18:46c'est la faillite de la France.
18:48La faillite de la France.
18:49Et donc,
18:50à un moment donné,
18:51il va falloir qu'on arrête
18:51de parler casting,
18:52il va falloir qu'on parle projet,
18:54il va falloir qu'on parle programme,
18:56et il va falloir qu'on s'entende,
18:57il va falloir qu'on ait le courage
18:59de dire la vérité aux Français.
19:00C'est que si on ne bosse pas
19:01un tout petit peu plus,
19:02eh bien on va être obligé
19:03de couper
19:04dans ce qu'on a de plus précieux,
19:05nos services publics,
19:07notre culture,
19:08là aujourd'hui,
19:08l'apprentissage
19:09qui est en train d'être laminé,
19:11là aussi en cours d'année.
19:13Donc vous voyez,
19:13on fait des mauvais arbitrages.
19:15Donc faire des bons arbitrages.
19:16Merci beaucoup.
19:17Mais dire la vérité aux Français.
19:18Merci beaucoup Valérie Pécresse
19:19d'avoir répondu
19:20à mes questions ce matin
19:21sur LAMC BFM TV.
19:22Merci.
19:22Merci.
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