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Retrouvez le replay du débat de l'Équipe de Greg du 15/07/2026.
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00:04Et Candice Rolland, il faut bien le dire, la déception des Françaises et des Français joueurs est immense.
00:10Oui, ils étaient plus de 20 millions de téléspectateurs pour suivre cette rencontre.
00:14Beaucoup se sont rassemblés, comme à la fanzone de Longchamp, pour vivre ce match ensemble.
00:18Et les supporters n'étaient pas déçus. Ils étaient tristes à l'issue du match.
00:22Au micro de Benoît Cossé et Lucas Météry.
00:25Très déçus. On a joué comme des merdes. Très déçus. On avait tout pour gagner. Très déçus.
00:30J'ai le seum. Je ne sais pas quoi vous dire d'autre, j'ai le seum.
00:32Les larmes sont là. La défaite est bien présente.
00:36Les Espagnols ont bien joué. On a joué comme des merdouilles, je le dis.
00:41On va juste pleurer et rentrer dormir.
00:44Là, il y a la fête là-bas, mais on n'a pas le cœur à la fête, donc on
00:48va rentrer.
00:48Il n'y a plus rien dans mon cœur. Je suis abattu. On va rentrer, on va dormir et on
00:52oubliera ça.
00:54Dans 2-3 mois, on aura oublié.
00:57Là, ça fait mal. Ce n'est pas grave que le meilleur gagne, mais aujourd'hui, j'étais là pour
01:04les bleus.
01:06C'est dur, c'est dur parce que c'est vous qui nous suivez, vous qui aimez le foot.
01:10Vous le savez que c'est tous les 4 ans une Coupe du Monde.
01:11C'est ce qui fait à la fois sa cruauté quand vous êtes sortis et sa beauté quand vous la
01:15gagnez, Jérôme Alonso.
01:16Il faut se dire qu'on ne revivra pas au mieux une demi-finale de mondial avant 4 ans, 4
01:22longues années.
01:22Alors bien sûr, il y aura Zizou, il y aura l'Euro, il y aura la Ligue des champions avec
01:25les clubs français,
01:26la Ligue Europa, ce que vous voulez.
01:27Il y aura du foot, il y aura du plaisir, on aura des émissions, on va se remarrer à nouveau
01:31à partir de fin août, bien sûr.
01:33Mais là, on a le cœur lourd.
01:35Oui, on a le cœur lourd, c'est normal.
01:37On dit souvent qu'en sport de haut niveau, la déception est à la hauteur des attentes.
01:43Et on attendait beaucoup, donc forcément, on est énormément déçus.
01:46Si on fait encore ce métier, si on suit encore le foot après toutes ces années,
01:51c'est parce que, en tout cas moi, c'est pour les émotions.
01:53Bien sûr.
01:54C'est pour raconter des histoires, c'est pour que vous me connaissez depuis 8 ans maintenant.
01:57Tu gagnes, tu perds, on a choisi ça comme métier.
02:00Donc le sport de haut niveau, tu gagnes, tu perds et je n'ai aucun problème avec ça.
02:03Bien sûr.
02:03Mais pas comme ça.
02:05Pas comme ça, pas sans émotions, pas sans combattre, pas en se soumettant assez vite dans le match.
02:10Pas sans idées.
02:11Pas sans idées, en fait sans rien.
02:13Et moi, perdre...
02:15Il y a 3 ans et demi contre l'Argentine, je me rappelle, on avait eu un débat assez musclé
02:18là,
02:18parce que j'avais dit, mais moi je ne suis pas triste ce soir,
02:20parce que j'ai vu qu'un moment de sport incroyable, le France-Argentine du Qatar.
02:23On s'était un peu engueulé, je crois.
02:24Non mais, j'avais vécu, au niveau des émotions, un truc, mais des pics, des hauts et des bas.
02:30Alors oui, j'étais...
02:31Mais là, hier soir, je n'ai même pas ça.
02:33Je n'ai même pas cette petite boule au ventre.
02:35En fait, de la première à la dernière minute, il ne s'est rien passé.
02:39Et j'imagine qu'on est beaucoup à ressentir ça.
02:41C'est l'absence totale d'émotion, l'encéphalogramme plat.
02:44Et c'est ça qui me fait beaucoup de peine et qui me fait très mal.
02:46Après, je ne sais pas, mais le match contre l'Argentine, on avait repris l'antenne juste après.
02:52Je me rappelle, j'ai revu les images.
02:53Ouh là là, je n'étais pas l'eau.
02:54Je n'étais pas bien, j'étais comme tout le monde, supporter.
02:57Il n'y a pas de l'histoire de journaliste, animateur, télévision.
02:59Vous êtes pareil, vous êtes supporter à 200%.
03:01Je l'assumerais jusqu'au bout avec l'équipe de France.
03:04Ce n'est pas un problème.
03:05Le truc, c'est...
03:06Olivier, c'était tellement dur il y a trois ans et demi, même si on avait vécu des émotions,
03:10que là, en fait, j'étais dépité.
03:13Je suis énervé, je suis agacé.
03:15Pas d'émotion.
03:16En même temps, ça me fait même pas mal, en fait.
03:18Parce qu'on n'a pas vibré, quoi.
03:22Oui, je ne sais pas si, en fait, il y a une meilleure façon de perdre.
03:26Est-ce qu'il vaut mieux perdre comme ça ?
03:27Je ne sais pas, je ne sais pas.
03:28Est-ce qu'il vaut mieux perdre au pénalty ?
03:30Ou est-ce qu'il vaut mieux perdre sur une erreur d'arbitrage ?
03:32Franchement, toutes les défaites font mal.
03:34Certaines font peut-être un peu plus mal que d'autres.
03:36Et c'est vrai que celle d'hier soir, en fait, elle fait mal parce qu'en fait, on est
03:41passé à côté de ce rendez-vous-là.
03:43On avait vu tellement de belles choses depuis le début de la Coupe du Bon.
03:46On en est arrivé avec tellement plus de certitude que l'Espagne avant cette demi-finale.
03:51On avait l'impression que l'équipe de France était capable de jouer et d'affronter n'importe quel scénario.
03:56On nous en a proposé un nouveau et finalement, on n'a pas su répondre.
04:01Et les attitudes, même hier soir, moi, j'ai l'impression qu'on a lâché l'affaire beaucoup trop rapidement.
04:06Et j'ai eu l'impression qu'au bout de cinq minutes, on savait qu'on avait perdu et qu
04:10'il ne se passerait rien derrière.
04:11Donc oui, elle est douloureuse, celle-là.
04:13On est passé du très, très haut, c'est-à-dire avec plein de buts, des prestations de qualité, au
04:19néant.
04:19Et c'est ça qui nous fait mal aujourd'hui.
04:21Et le néant illustré en chiffres hier, c'est zéro grosse occasion pour l'équipe de France.
04:26C'est terrible.
04:26C'est beaucoup de passes dans le dernier tiers, mais qui n'ont pas servi à grand-chose.
04:30L'Expected Goals, plus faible totale pour la France lors d'un match de Coupe du Monde
04:34depuis que nos confrères analysent les données de la Coupe du Monde depuis 1966.
04:38Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
04:41Et si on va un petit peu plus loin dans le détail, la première période, c'est un sacré néant
04:45aussi.
04:46C'est zéro frappe cadrée, zéro depuis la surface de réparation.
04:49On est à 0,04 XG, plus des ballons à profondeur.
04:54C'est formidable pour Mbappé dans ses trois positions dehors-jeu.
04:57Quel raté quand même en termes de jeu hier, Olivier ?
04:59Mais on s'est fait avoir.
05:01Mais on s'est fait avoir, Greg.
05:03Depuis le début, on se fait avoir.
05:04Moi, je suis énervé, j'en peux plus.
05:06On s'est fait avoir.
05:07On s'est fait duper.
05:09On est tous partis avec des étoiles plein la tête, plein les yeux.
05:14Mais on n'a rien compris à l'histoire.
05:16Et je pense que les joueurs n'ont rien compris non plus.
05:18Pourquoi ?
05:19Je vais vous donner l'explication.
05:20Parce qu'on a, sans le faire volontairement, mais on a favorisé cette défaite.
05:25Pourquoi ?
05:25Parce qu'il n'y a eu qu'un seul, pour moi, il n'y a eu qu'un seul
05:28moment où l'équipe de France a été confrontée à un match compliqué.
05:32C'est la première mi-temps contre le Sénégal.
05:35Vous prenez la fin de la première mi-temps jusqu'au début de hier soir, de la demi-finale.
05:41Regardez les matchs.
05:42Parce qu'ils se sont rendus les matchs.
05:43Regardez les matchs.
05:44Ils se sont rendus les matchs simples.
05:45Je ne suis pas d'accord avec vous.
05:47L'Irak, j'en parle pas.
05:49Le Sénégal, c'est long du temps.
05:50La Norvège, tu joues contre l'équipe B ou l'équipe C de la Norvège.
05:54Rappelle-toi, neuf changements pour jouer contre nous.
05:57Tu joues la Suède, mais il ne faut pas se moquer du monde.
06:01Et là, la Suède, on y a tous cru.
06:03Et moi, le premier, quand au lycée, nous fait se retourner acrobatique dans la surface de réparation,
06:08moi, je suis monté dans le ciel.
06:09J'ai dit, ça y est, on est parti.
06:11Quand il nous fait le réciter, on en est parti.
06:13Tu regardes le match du Paraguay, tu as joué contre une équipe qui était là pour filer des coups, pour
06:18ne pas jouer.
06:19Tu joues contre le Maroc.
06:20J'étais tellement déçu des Marocains.
06:22Ils sont quand même ta pub mondiale.
06:23Je suis tellement déçu des Marocains.
06:25Mais d'accord avec toi.
06:26Mais qui n'ont pas joué.
06:27Oui, ils n'ont pas joué.
06:28Et tu arrives tout d'un coup, la première fois, le premier match où tu es face à une opposition
06:35structurée,
06:36à une équipe, à une équipe disciplinée comme je n'ai jamais vu.
06:42Et là, tu passes à travers d'une force.
06:44Mais pourquoi les Espagnols en sont là ?
06:46Tu reprends tout le parcours des Espagnols ?
06:49Enfin, je veux dire, le Portugal était quand même très faiblard.
06:51L'Autriche.
06:52Pas terrible.
06:53Mais ça ne fait rien.
06:54L'Autriche, ce n'est pas meilleur que le Maroc.
06:56Olivier, l'Autriche, ce n'est pas meilleur que le Maroc.
06:58Vous ne me la ferez pas.
06:59Non, mais c'est là où.
07:01La Belgique B, ce n'est pas meilleur que le Maroc ou même que le Paraguay.
07:04Moi, je ne suis pas d'accord avec toi.
07:06Moi, j'entends ce que vous me dites sur le fait qu'on n'a pas eu d'adversaires, mais
07:08les espagnols non plus.
07:10Mais ce n'est pas vrai.
07:10Et à chaque fois, à chaque fois, et reprend l'Espagne depuis le Cap Vert, à chaque fois, l'Espagne
07:16a monté d'un cran.
07:18Ils ont souffert.
07:19Et ils ont monté d'un cran à chaque fois, à chaque fois, à chaque fois, à chaque fois.
07:22Mais après, je me souviens très bien, Ambre, quand je vois l'erreur de l'Amel, c'est important dans
07:27le foot.
07:27Non, mais j'entends ce que vous dites, vous avez raison, mais je vois l'erreur de l'Amel, c
07:30'est le gardien belge.
07:33Évidemment, je me suis quand même dit, ça aurait été plus simple s'il n'avait pas fait parce que
07:37ça peut mal tourner, en fait.
07:39Même si j'étais persuadé que ça tournerait bien.
07:41Hier soir, j'étais le premier des enthousiastes et je ne tournerais pas.
07:44La Belgique, vous êtes inquiété que nous.
07:46Eh oui, mais je ne comprends pas comment ça a pu être un raté de A à Z.
07:52Il n'y en a pas un du coach au joueur à la motivation qui pourrait attraper.
07:56C'est incompréhensible.
07:57Je ne comprends pas ce vide intersidéral.
08:00Olivier a quand même dit quelque chose d'important dans ce qu'il a dit.
08:02C'est que cette équipe, elle n'a jamais été mise dans la position d'affronter une vraie difficulté.
08:07Dans un scénario, finalement, où elle n'a pas une marge.
08:10Il y a eu le Maroc...
08:11Franchement, la deuxième mi-temps contre le Sénégal, ils répondent.
08:14Oui, voilà.
08:15Mais justement, à chaque fois, il y avait une marge, c'est vrai, très conséquente face aux adversaires,
08:19face auxquels elles se sont présentées.
08:20Vous avez parlé du Maroc comme peut-être une exception.
08:22Mais le Maroc, jouait avec un latéral dans l'axe, sans leur meilleur joueur qui était leur buteur.
08:26Non, mais c'est vrai.
08:27Et moi, je ne vais pas retourner ma veste maintenant.
08:29Je me suis emballée.
08:30Je me suis enflammée.
08:30Mais cette équipe de France, elle m'a régalée, elle m'a fait jeter.
08:32Je suis encore heureuse.
08:33Sans problème.
08:33J'ai dit Deschamps, il a même renoncé à quelques-uns de ses principes.
08:36J'étais la première heureuse.
08:37Le contraste par rapport à 2024 me fait même plus mal, Greg.
08:41Parce qu'en fait, en 2024, on tombe contre une Espagne qui est finalement au sommet de son arbre.
08:45Et nous, on a une attaque, un nez cassé, tout ça.
08:47Tout le monde n'est pas au sommet, finalement, de sa forme.
08:51Ce qui fait mal, c'est qu'aujourd'hui, on avait l'impression que cette équipe de France,
08:53elle avait tellement grandi.
08:54Elle avait tellement changé.
08:55Elle nous avait enfin offert de l'émotion et du jeu.
08:57Et en face, c'était une Espagne qui était un peu moins brillante, un peu moins splendissante.
09:01Mais moi, le match d'hier, je vais vous dire, c'est la campagne qui me fait mal.
09:04La campagne.
09:05Parce que je suis montée tellement haut.
09:06J'y ai tellement cru que ça me fait mal.
09:08Mais le match d'hier ne me fait pas mal.
09:09Le match d'hier, il n'y a pas eu débat.
09:10On ne peut pas s'excuser de ça.
09:11On ne peut pas s'excuser de ça.
09:12Non.
09:13C'est le grand sport national depuis hier, où tout le monde est désolé d'y avoir cru.
09:17Mais moi, je ne suis pas désolé d'y avoir cru.
09:19Pas du tout.
09:21Je veux dire, est-ce qu'il y a une raison ?
09:22Olive parle des matchs.
09:23Mais les matchs, c'est le match du soir.
09:25C'est le match qu'on te propose.
09:25Tu n'as pas choisi de jouer l'équipe B de la Norvège.
09:27Tu n'as pas choisi de jouer la Suède.
09:29Tu as fait des bons matchs contre l'adversaire du soir qu'on te proposait.
09:31Ok.
09:32Mais est-ce qu'on peut s'excuser aussi, tous autant qu'on est là, de ne pas avoir vu
09:39ce qu'est arrivé hier ?
09:39Ben oui.
09:40Est-ce que quelqu'un pouvait prévoir hier de passer ?
09:44Non, mais une personne avait les clés.
09:45Par contre, une fois que tu vois le mur, c'est une impasse.
09:47C'est une impasse, il y a le mur au bout.
09:48Il y a une personne qui est méchant.
09:50Il sait qu'il peut prendre la rue d'à côté.
09:51Je ne peux pas donner nos ressentis à nous avant le match.
09:53Là, par contre, on va pouvoir en parler.
09:54Parce qu'on s'excuse d'y avoir cru.
09:55Mais non, c'était génial.
09:56On a passé un mois super.
09:58Est-ce que quelqu'un ici pouvait prévoir ce qui s'est passé hier soir, ce de nos match ?
10:02À ce point-là.
10:04À ce point-là.
10:04Adrien Coulon ne peut pas le voir.
10:06Mais pas à ce point-là.
10:07Personne.
10:08Adrien, il disait qu'on était spécialiste des demi.
10:10Oui, mais dans le coup-poir entière.
10:12On va pas s'excuser là, on est heureux.
10:13Non, mais après, voilà.
10:15Il nous manque 4 jours de bonheur sur un mois et demi.
10:17L'équipe de France qui a déçu et qui se fait dézinguer par la presse internationale.
10:22Alors, petite revue de presse qui fait mal.
10:24Rien ne va plus.
10:25En Italie, le Corriere dello Sport.
10:27Voilà, c'est en français, en une.
10:29Le Corriere dello Sport qui parle de la chute et des dieux.
10:31C'est ainsi que se termine le cycle des champs.
10:33En Italie, toujours.
10:34Ciao la France.
10:35Des bleus méconnaissables.
10:37La France anéantie.
10:38La plus mauvaise et la plus insignifiante performance dont on se souvient en Coupe du Monde.
10:42En Angleterre, le match d'hier est une mauvaise nouvelle.
10:44Selon le Times, la bonne nouvelle, c'est que la France est éliminée.
10:47La mauvaise, c'est qu'il s'avère qu'au moins deux équipes exceptionnelles étaient présentes dans ce tournoi.
10:52The Athletic aux Etats-Unis fustige l'attitude des bleus.
10:55Deschamps ne semblait pas avoir pris en compte le fait que l'Espagne était un adversaire différent,
10:59doté d'un plan spécifique capable à la fois de contrer les points forts des Français et de cibler leur
11:03faiblesse.
11:05Et puis pour finir, puisque c'est une revue de presse qui fait mal, qui appuie là où ça fait
11:08mal,
11:08direction l'Argentine avec Olé, Mbailé, le jeu de mots avec Mbappé, l'Espagne qui fait danser,
11:13donc bailar l'équipe de France.
11:15L'Espagne a donné une véritable leçon de football, a fait ce qu'elle voulait avec le ballon,
11:18tandis que la France a sombré dans le désespoir et l'impuissance.
11:22Comment ça se joue un match pour la troisième place ?
11:24On est motivé, il va faire tourner, c'est quoi ?
11:26Mbappé va vouloir marquer 10 buts dans une compétition, je ne vous en voudrais pas.
11:30Pour l'adversaire peut-être c'est l'Argentine.
11:32C'est mon seul petit bonbon, c'est d'imaginer qu'on peut jouer à l'Argentine.
11:36Ils auront le narratif-là, je pense que ce sera l'unique levier.
11:39Ryan Cherkin en a parlé en après-match.
11:41On peut imaginer qu'il va faire tourner quand même.
11:43On peut imaginer que des Warrens et Henrys va jouer, Kanté va jouer.
11:48Peut-être qu'effectivement on peut laisser Mbappé pour aller chercher...
11:50Ça dépend des sélectionneurs si on regarde les matchs pour la troisième place.
11:53Ça dépendra du sélectionneur, il n'a jamais été dans cette position, dit Deschamps.
11:56Olivier, il est déjà dans son vidéoclub de Nancy, vous savez,
11:58il a pris sa caisse de VHS pour samedi soir, il ne regardera pas le troisième match à l'équipe
12:01de France.
12:03Vous voulez la vérité ? Certainement pas.
12:05Je suis tellement déçu, énervé, que je ne pense pas d'ici samedi.
12:11Non, je ne serai pas redescendu.
12:13Si c'est l'Argentine pour voir Mbappé face à Dibout-Martinez, on sera là.
12:17Oui, peut-être si c'est l'Argentine.
12:20Mais je ne serai pas redescendu, je serai toujours en colère.
12:23Parce que j'ai tellement le sentiment, et je suis d'accord avec toi.
12:26C'est du gâchis pour vous ou pas ?
12:28Est-ce que vous avez un sentiment de gâchis ?
12:29Est-ce que la colère, elle peut être liée au gâchis en train de vous dire ?
12:31Cette équipe-là avait tout pour être championne du monde.
12:33Moi, je suis en colère à cause de la transparence de la sélection d'hier.
12:38Et je ne parle pas d'équipe, je parle de sélection.
12:41Parce qu'on a pris une telle leçon de football collectif,
12:47que ce soit défensivement ou offensivement,
12:50tactiquement, techniquement,
12:51et même une chose qui m'a vachement surpris hier soir,
12:54c'est physiquement.
12:55Tu as vu comment on a cavalé à le ballon ?
12:58Il nous a bougé à chaque coup d'épaule.
12:59Mais c'était il court, il court le furet, sans jamais l'attraper.
13:01Mais c'était un truc de malade.
13:03Est-ce qu'on est surpris que les Espagnols aient joué comme ça ?
13:05Mais pas du tout.
13:05C'est qu'ils jouent comme ça ?
13:06Mais c'est pas du tout.
13:08Mais alors à ce moment-là, il y a quand même quelque chose,
13:10et tu as failli en parler un petit peu,
13:11mais moi je vais dedans,
13:12il y a quand même un choix tactique.
13:16Ben oui, mais Olivier, tu me poses la question,
13:19je te réponds.
13:20Non, mais t'as raison.
13:21Pour moi, à la mi-temps,
13:22alors j'y vais carrément parce qu'on est dedans,
13:23moi à la mi-temps, je suis de la vieille école,
13:27moi je fais un 4-4-2,
13:29pour sécuriser et équilibrer tout le monde.
13:32Parce qu'on était tellement perdus,
13:33on cavalait tellement à perlement,
13:35et puis en plus, j'ai pas compris,
13:38et qu'on vienne pas me dire,
13:39parce que c'est à cause d'un carton jaune.
13:40Ben si, je sais ce que veut dire son rabiot.
13:42Mais bien sûr que oui.
13:43Pourquoi tu sors le mec qui t'aurait récupéré le ballon ?
13:47C'est lui qui fait la meilleure mi-temps française.
13:49Bien sûr.
13:50Je suis d'accord avec vous,
13:51mais en vrai, me dites pas que quand il va mettre,
13:53je sais plus sur quel joueur espagnol,
13:55il met un coup.
13:56C'est limite.
13:57Honnêtement, pour moi je me dis,
13:58non mais attendez,
13:59vu comment l'arbitre lui a mis un jaune à la première faute,
14:01je me dis, il le sort.
14:02Franchement, j'ai cru qu'on jouait à 10.
14:04J'ai exactement la même réflexion pour Adrien Rabiot
14:06que je peux l'avoir pour Luc Adin.
14:08C'est-à-dire, on peut accabler les joueurs,
14:09et je sais qu'on va le faire,
14:10on va faire notre revue de classe, etc.
14:14Mais Didier Deschamps, dans son postulat,
14:15doit dire, ok, là il est en difficulté,
14:17on le sur-responsabilise dans l'endroit le plus,
14:19où il a la plus grosse densité.
14:21Non mais Didier, on va rien venir.
14:22Mais moi, c'est sur Rabiot, comme il n'est pas dedans.
14:23Non, non, non, on parle pas du qu'il me parle de Rabiot.
14:24Rabiot sur-responsabilisé.
14:26Non, c'est le seul qui courait.
14:27Mais c'est pour ça,
14:27s'il fait ses fautes-là,
14:29c'est parce que le milieu n'est pas assez densifié.
14:31Je suis Didier Deschamps,
14:32je peux me dire, une solution,
14:33je le sors parce que le carton rouge au-dessus de sa tête,
14:36le carton jaune, c'est un danger.
14:37Ou alors, quelle solution ai-je pour l'épauler dans ce milieu de terrain ?
14:41Si tu le sors, tu ne restes pas d'eau mieux, par contre.
14:42Si tu le sors, tu ne restes pas d'eau mieux.
14:44On était prisonniers de notre situation.
14:46Là, c'est joué en 5-1-4.
14:48C'est du délire ce qu'on a fait.
14:49De toute façon, je préviens tout le monde,
14:51il est prévu qu'on parle d'Aurélien Chouamini dans le conseil de classe.
14:54Et donc, du choix de Deschamps,
14:56en dehors de la prestation d'Aurélien Chouamini.
14:58C'est intéressant, ça, parce qu'au-delà du joueur en lui-même,
15:01d'ailleurs, on en a parlé une demi-heure hier avec Giovanni,
15:04on avait une vraie question sur Chouamini.
15:06Est-ce qu'un joueur qui n'est pas à 100% peut jouer un match comme ça ?
15:10On avait tous dit non, et Giovanni nous avait dit,
15:13ah, le joueur, on dit OK.
15:14Et ça fait le centième débat.
15:16Ah, mais c'est la faute de Castaldi, alors ?
15:17Ah, voilà, c'est bon, on a notre coupable.
15:20Et en face, face à des Espagnols,
15:22un milieu de terrain espagnol, Rodri,
15:24avec Fabien Ruiz, d'ailleurs, on comprend mieux
15:26pourquoi Pedri ne jouait pas une nouvelle fois hier,
15:28qui ont fait un travail,
15:30plus de 80 ballons touchés chacun.
15:32Vous voyez les passes dans le dernier tir adverse
15:35de Fabien Ruiz, les 7 ballons récupérés.
15:37Regardez, les pourcentages de duels gagnés
15:40qu'ils ont...
15:43On se retrouve tous les soirs
15:45qui, ici,
15:47ne sait pas que Rodri et Ruiz
15:49sont deux milieux de terrain extraordinaires.
15:52Evidemment.
15:52Je veux dire, c'est...
15:53Pardon, mais c'est...
15:54Il n'y a pas ça au milieu, ça s'est vu de...
15:56Encore que dans les matchs auparavant,
15:58on n'avait peut-être pas, par exemple,
16:00que Ruiz était si fort que ça.
16:03Quand même.
16:04Non, non, mais...
16:05Dans cette compétition.
16:06Dans la compétition.
16:06Oui, mais moi, je l'avais déjà...
16:07Il était même, par moments, pas titulaire.
16:09Et Rodri, tu comprends,
16:11quand tu vois le match qu'il fait hier soir,
16:12tu te dis, tu sais pourquoi,
16:15il a été ballon d'or il y a deux ans.
16:16Mais bon, moi, je ne vais pas me renier,
16:17j'ai passé mon temps à dire
16:18que j'étais content qu'il jouait en 4-2-3-1.
16:20Je n'avais pas envie qu'il ramène en 4-3-3-2-parf.
16:22J'imaginais quand même que les gars devant
16:24étaient capables d'avoir un coup de rein,
16:26le droit de cadrer une passe,
16:29enfin, de réussir une passe en profondeur
16:30ou de cadrer un tir.
16:31Ils ont le droit, quand même.
16:32Se renier sur une philosophie de tournoi,
16:34il ne l'a pas fait.
16:34Mais en revanche, changer,
16:36quand tu te fais bouger,
16:37tu as le droit.
16:37Bien sûr, oui.
16:37Ce n'est pas que tu as le droit,
16:38c'est ton devoir.
16:39Sauf que là, on était prisonnier du système.
16:41Ça n'a rien à voir avec...
16:42Effectivement, on en parle de toutes les émissions.
16:44Allez, on va...
16:45Ah, pardon.
16:46De toute façon, on est là jusqu'à 20h59.
16:49Non, pardon, mais je ne vous en fête pas.
16:50Vous allez pouvoir vous agacer, mon marouille.
16:52Vous pouvez même taper sur la table
16:53et disparaître dans 4 jours.
16:55Yes !
16:55Donc, vous pouvez le faire.
16:56La Mancam Mercato arrive.
16:57On continuera de parler des bleus.
16:59On fera le conseil de classe
17:00après le zapping de Mathieu Meunier.
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