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Collectif Spirituel - Inspecteur Abété (feat. Emmanuel Abété) (Audio officiel)

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Emmanuel Abété

#guadeloupe #martinique #guyane #lareunion #tahiti #polynésie #polynesie #haïti #dominique

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:02M'inspecteur abété parle et sa voix fend le brouillard
00:05Depuis dix ans il marche droit sans vendre son regard
00:07Il voit les masques au bureau, les sourires de vitrine
00:10Les démons en costume avec leurs mains bien fines
00:13Il nomme le mal sans trembler devant tous les témoins
00:15Même quand la peur lui mord le dos, il serre les deux points
00:18Dans les couloirs de la ville on le croit presque fou
00:21Mais lui sait lire les griffes au fond des faux discours
00:24Il suit les traces sur le tarmac, les pactes sur la peau
00:27Les promesses au bout de sang, les sermons un peu trop beaux
00:30Il arrache le vernis propre, des visages trop lisses
00:32Et montre sous la chair, polie les cornes et les supplices
00:35Disant qu'il tient la jambe haute au milieu des ondes
00:38En disant qu'il dit leur nom sali, même quand tout se rompt
00:41Les puissants baissent les yeux quand sa phrase les surprend
00:43Car il coupe nec leur rire avec un simple aveu franc
00:46Il n'a pas d'armure d'or, juste un coeur qui s'est visé
00:49Et une fois dans sa colonne impossible à plier
00:52La vue s'attend dans un juge, dans un chef, dans un frère
00:54Dans des mains qui bénissent fort
00:56Du frappes dans la lumière
00:57Il a vu les démons propres, les dents cachées sous l'eau
01:00Les belles paroles en façade et la peur dans les tuyaux
01:03Il marche avec ses fieux dossiers
01:04Comme on porte une flamme
01:05Chaque page est une cicatrice, chaque nom ouvre une larme
01:08Quand la nuit serre ses barreaux sur les toits de la cité
01:11A.B.T. reste debout, calme
01:13Versa l'obscurité, il dit
01:14Je vous connais tous, même sous vos beaux visages
01:17Et son regard met le feu au trône, au mirage
01:20Disant qu'il dénonce fort les traîtres et leurs as
01:22Disant qu'il sauve des coeurs
01:24Depuis 10 ans, l'inspecteur A.B.T. garde l'oeil ouvert
01:27Sur Youtube, il suit l'ombre et les masques sous la peau
01:29Les points du doigt satan cachés derrière les sourires
01:32Et les démons en costume qui parlent bout dans les vidéos
01:35Chaque soirée, il recoupe les signes, les gestes, les regards
01:38Il voit l'or dans la bouche et le froid dans le fond des yeux
01:41Il dit
01:42Vous jouez les seins, mais vos mains sentent le souffre
01:44Et sa voix fait trembler les faux rois dans leur fauteuil
01:47Il traque les angles morts, les serments, les chaînes invisibles
01:49Il connaît les visages qui changent quand s'éteint la caméra
01:52Il dit le mâle porte un nom puis mille noms pour se cacher
01:55Alors il note, il classe, il revient calme et précise
01:5810 ans de preuves dans ses dossiers, 10 ans de feu contenu
02:01Il suit le fil des Sam vendus pour un peu de lumière
02:03Il voit des croix retourner, des rires trop propres, trop lisses
02:06Il dit je vous connais vous autres sous la chair et le vernis
02:09Car le diable aime les visages bien coiffés, bien rangés
02:12Et les démons aiment les foules quand elles crient sans regarder
02:15Aveté lui, regarde encore, quand les autres veulent fuir
02:17Il entend sous chaque promesse un grincement de chêne
02:20Il sent sous chaque grand discours la morsure du venin
02:23Il n'a pas vendu son monde pour quelques vues, quelques billets
02:26Il préfère la pluie, la preuve et le poids d'un vrai combat
02:29Sur l'écran, les faux prophètes font danser leurs belles menaces
02:32Lui, il coupe le son du monde pour entendre le fond
02:36Chacun dit c'est une flamme, chaque silence est un aveu
02:38Il suit les contes fantômes, les profils sans mémoire
02:41Les avatars sans enfance, les chants au bout de cendres
02:44Ils voient les démons sous la peau, les gros sous le sou...
02:47Les spectres abétés, carnets noirs, abogaires fixés sur les pièces salées
02:49Ils voient des silhouettes belles, mais leurs yeux font des brasiers glacés
02:52Sous leur voile, des cornes fines et des mains trop comme des couteaux
02:55Elles sourient aux enfants perdus, puis la nuit les prend sous l'eau
02:58Les cyrénes ont des peaux d'humains, mais dedans c'est le souffrance
03:01Depuis des siècles, elles traissent des pièges, des serments, des liens
03:04Dans les ports, elles vendent des promesses aux marins trop fatigués
03:06Puis les hommes suivent leurs chansons, ils finissent noyés, dévorés
03:09Abétés noctes, les noms volés, sement les murs humides du marché
03:12Chaque trace part d'une fin vieille, d'un pacte mal caché
03:15Ils remontent les routes du sable, les hôtels, les puits, les gavots
03:18Partout le même rire en écho, partout le même froid sous la peau
03:21Les anciens prient pour leurs fils partis, mais le vent leur répond faux
03:24Car les diables marchent en robe claire et gardent leur visage clos
03:27L'inspecteur sert ses dossiers comme un fouet contre la nuit
03:30Il sait que mal a des talons, des lèvres rouges et le regard qui fuit
03:33Quand il ouvre la vérité, les sirènes hurlent dans les caniveaux
03:37Et le peuple comprend trop tard qu'ils vivaient parmi les démons des eaux
03:40Elles ont brisé des villages, des époux, des royaumes entiers
03:44Depuis des siècles, elles boivent nos vies sans laisser même un cimetier
03:47Abétés suivent leurs traces au sel, dans les docks, les temples, les fossés
03:50Chaque preuve est d'une dent de pleuse dans le sourire des damnés
03:53Il dit méviez-vous des voix douces, des bras tendus, des ciels dorés
03:56Car les monstres aiment le visage humain
03:58Abétés comprend que l'histoire entière a été truquée par leur champ
04:01Elle brille un dieu sans visage et mange nos vies, le vent lentement
04:04Alors il frappe sur la table et le dossier devient un verdict
04:07Les sirènes font des diables, oui
04:09Inspecteur Abétés, carnet noir, pas de sommet dans l'aube
04:12Il gratte des noms sur le mur et le mur répond par des ombres
04:15Dans les torts, il tue la mousse, les traces froides sur les pavés
04:17Un vieux pêcheur lui dit tout bas
04:19Elles sont là pour nous crever
04:20Sirènes au visage humain, peau de miel, regard de brêle
04:23Sous leur rire, ils voient l'acide, sous leurs doigts la mère se dresse
04:26Depuis dix siècles, elles arrivent en robe claire, en faux sourire
04:28Elles prennent un cœur, puis deux, et la vie l'apprend à mentir
04:31Abétés ouvrent un dossier relié de sang, d'encre et de sel
04:34Chaque page a des noms barrés, des prières jetées au canal
04:37Il croise une femme au marché, trop calme, trop belle, trop droite
04:39Son ombre a décor un film, ils ont pas sonne comme une boîte
04:42Elle touche un enfant au poignet, l'air devient plus froid d'un coup
04:45L'enfant oublie son propre nom, ses yeux se vitent jusqu'au bout
04:48Le fixer son arme ancienne, mais le bois trente dans sa main
04:50Car le monstre a l'air d'un ange quand il te demande
04:53Dans les archives du quartier, ils trouvent des dates, des brûlures
04:56Des familles entières noyées, puis des lettres blagues de fissures
04:59Les mêmes yeux, les mêmes champs, les mêmes dents cachées sous la grâce
05:01Les mêmes mains sur les berceaux, puis la nuit qui raye la trace
05:04Abétés jure sur sa plaque, je vais montrer leur vrai visage
05:07Ils suent la piste des marais jusqu'au temple, là dans le village
05:10Les statues pleurent du sel noir, leurs lèvres ont goût de tombe
05:13Et le nom des sirènes revient comme un couteau quand tous ces filles voient
05:15Leurs pas dans les miroirs, leurs peaux changées sous la lune
05:18Des femmes d'abord, puis des démons, puis la faim qui les allume
05:21Elles ont planté des funérailles dans la mémoire des maisons
05:23Elles ont mangé des rois, des mères, des frères, sans laisser de raison
05:26Depuis des siècles, elles reviennent quand les humains baissent la garde
05:29Vous n'êtes pas nés de l'eau, vous êtes l'enfer sous la chair
05:32Abétés jurent, regardez bien, c'est pas un mythe, c'est un crime
05:34Les siècles ont monté ensemble, mais ce soir la vérité zanine
05:37Les sirènes nu ont leur beau visage, craque comme du plâtre
05:40Et derrière leur peau des pousses, des bouches s'ouvrent pour abattre
05:43Plus qu'elle devient chambre treuve, un tribunal sous l'orage
05:46Abétés blancs, sans regard droit, dans leur vieux carnage, il dit
05:50Faut vivre de nos morts, de nos berceaux, de nos lendemains
05:55Que la mer se retire un peu, comme si la honte prenait sa main
06:02Les diables en forme humaine tombent, démasqués par sa lumière
06:07Inspecteur ABT marche, Bible en poche, cœur debout
06:10Depuis dix ans, il craque les masques là où ça t'en joue
06:13Il lit les visages comme un dossier sous lampe froide
06:15Et voit le mal humain quand la foule sourit trop large
06:18Les yeux, je lui t'sais pas quand la nuit veut lui voler l'âme
06:21Il garde la paix haute même quand la rue crache des flammes
06:24Dans les couloirs du tout, il note chaque faux serment
06:26Les démons ont des mains des costards et des beaux discours lents
06:29Il les trouve en silence dans les deals et les regards fendus
06:32Là où le vice s'assoit et reconnaît les cœurs vendus
06:35Sa croix brille sur la poitrine, pas pour poser, pour tenir
06:38Quand la peur parle trop fort, sa voix répond s'enlève
06:40Avec délit les signes sur les murs, sur les lèvres
06:43Il entend le venin doux qui se cache dans les fièves
06:46Lui c'est qu'un démon porte parfois le nom d'un frère
06:49Quand le souverbe peut piquer plus qu'un couteau dans la chair
06:51Alors il avance droit sans vendre sa lumière aux ombres
06:55Avec Jésus dans l'élan, il déjoue les pièges sombres
06:58Les faux seins le fuient, il sent son regard qui pèse
07:00Quand il dit la vérité, il ne crie pas pour briller
07:04Il signe des faits, des preuves
07:06Et la justice en lui fait taire les gueules les plus neuves
07:08Dans les quartiers de mensonges, il marche comme un témoin
07:11Chaque pas dit la croix, chaque mot coupe le buzz
07:14Il voit Satan sous peau d'homme dans la peur qu'il manipule
07:17Dans les mains trop propres, dans les promesses qui vacillent
07:19Il arrache les rideaux, il expose les faux prodiges
07:22Et les démons se dispersent quand son nom fend les verts
07:25C'est rabété, dix ans de feu sur YouTube
07:27Il pointe le masque humain, la peur change de costume
07:30Chaque clip est une alerte, chaque gros devient un fait
07:32Il lit les faux sourires comme des procès secrets
07:35Dans la mue des commentaires, il traque les voix torse
07:38Les démons portent cravade, lui met des gestes fausses
07:40Lui nomme Satan sans trembler, face caméra front haut
07:43Et les sales faux prophètes se dissolvent sous ses mots
07:46Dix ans de preuves, de rapports, de dossiers sans sommeil
07:49Il suit les fives du mensonge, il découpe le pareil
07:52Sous les filtres, sous les pauses, il voit l'ombre et la faim
07:55Les humains de façade vendent la peur dans leur vin
07:58Abêté, calmé, dur, pas net, vise le cœur
08:00Il démonte les vitrines, il révèle la terreur
08:03Sur l'écran, sa voix cogne comme un marteau dans l'air
08:06Et les masques tombent vite quand il s'y plaît en feu
08:08Les démons prennent des formes pour séduire les vivants
08:11Il lui voit la couture, le souffle et le mouvement
08:14Il sait lire un regard vide, une promesse en carton
08:17Il connaît tous les chemins qui mènent au grand plat
08:19Chaque matin, il reprend l'enquête
08:22Garde les mêmes cernes, la même caire sur la vie
08:25Les frères qui se moquent finissent pris dans ses preuves
08:28Car sa patience fait de l'ombre une justice nidie
08:31Mufis-toi des voix qui caressent inquièmement
08:33Elle vente des paradis d'huile, laisse l'âme brûlante
08:36Dans les lives, il frappe sec, sans dé de course, sans théâtre
08:39Et les faux rois du décor perdent leur air de marge
08:41Sur sa chaîne, les avertissements voulent comme orages
08:44Il montre les signes, les gestes, les pièges, les bizarres
08:49Inspecteur ABT
08:50Qu'est-ce qu'on veut faire de toi ?
08:59Merci pour ton courage
09:04Dix ans de paroles sages
09:10Ce titre, il est pour toi
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