00:00Oui Lorraine, c'est à croire que pour certains les victoires des bleus sont insupportables, alors ils ressortent la même
00:05vieille rengaine, ces bleus ne seraient pas vraiment français.
00:09Ce week-end c'est Mariano Raroy, vous le disiez, ancien Premier ministre et vétéran de la droite espagnole qui
00:14s'y est collé.
00:15On voit ce qu'il a dit, la France dispose d'un effectif de très haut niveau, elle joue un
00:24excellent football, cela dit il n'y a pas de français.
00:27Une phrase qui n'a rien d'une maladresse, c'est un discours politique, un discours identitaire, un discours raciste
00:33au pays de la droite franquiste.
00:35Ce n'est pas une surprise, c'est d'ailleurs pas un cas isolé, souvenez-vous, il y avait eu
00:38la sénatrice paraguayenne, il y a eu l'ancien sélectionnaire, l'ancien gardien du Paraguay, Chilavert.
00:44Et puis là récemment il y a aussi une élue argentine qui ont repris les mêmes propos, le prétexte d
00:51'une remise en cause, au fond c'est le prétexte d'une remise en cause de ce qu'est la
00:55France.
00:56Une nation dont les champions ont des histoires, des origines et des couleurs de peau différentes, mais un seul maillot.
01:03Et ce week-end, qu'est-ce qui s'est passé ?
01:05La réponse a été nette du côté de la politique.
01:07Le week-end a été très nette, la condamnation a été unanime, on écoute Raphaël Glucksmann qui était hier soir
01:13chez Marc Fauvel.
01:15C'est absolument inacceptable, voilà, c'est pas du tout ce qu'est la France, c'est pas du tout
01:19ce qu'est la France, voilà.
01:20La France c'est un pays de diversité où tout le monde peut s'épanouir, tout le monde trouve sa
01:23place.
01:24Monsieur Rajoy a gagné déjà la Coupe du monde du racisme, en fait c'est un festival d'attaques racistes
01:30contre notre équipe de France.
01:31Et bien moi je peux vous dire, nous sommes extrêmement fiers de notre équipe de France.
01:36La meilleure des réponses, ce sera qu'on battra l'Espagne, on gagnera la Coupe du monde.
01:40Et moi j'épouse totalement les propos du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui a dit que le meilleur gagne
01:47et que le racisme perde.
01:49Alors on a vu Laurent Nunez avant le ministre de l'Intérieur, puis Raphaël Glucksmann qui reprend la réaction de
01:55Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol.
01:59Successeur un peu de Mariano Rajoy, qui lui a sans doute le plus accablé son successeur en dénonçant des propos
02:06xénophobes,
02:08comme si l'Espagne officielle rappelait à l'ordre l'un de ses anciens dirigeants.
02:12Mais il y a quelque chose qu'on voulait regarder, c'est le Rassemblement national en France.
02:15Ce qui a été silencieux jusqu'à la réaction de Jean-Philippe Tanguy, l'un des porte-parole du parti,
02:21qui a dit sa consternation.
02:23Je suis consterné.
02:25Ça tranche quand même un peu avec les autres qui sont restés plutôt silencieux.
02:28Marine Le Pen n'a rien dit.
02:29Elle fait une pause.
02:31Jordan Bardella ne dit pas un mot ce matin dans le Figaro.
02:34Mais globalement, ils sont plutôt discrets.
02:37Ils sont plutôt discrets.
02:38Ils connaissent l'histoire de leur parti et de Jean-Marie Le Pen,
02:42qui s'en étaient pris à de très nombreuses reprises contre les champions du monde de 1998,
02:47qui jugeaient trop peu français.
02:49Au fond, 28 ans plus tard, le procès est exactement le même.
02:53Les visages changent.
02:54Les cibles aussi.
02:55Mais les arguments, eux, n'ont pas pris une ride.
02:59Au fond, cette polémique ne dit pas seulement quelque chose du football.
03:02Elle dit qu'en 2026, certains continuent de croire qu'on est français.
03:08Pas par son visage plutôt que son passeport, par sa couleur plutôt que son maillot.
Commentaires