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  • il y a 15 minutes
Chaque soir, Dominique Tenza et Anne Seten vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00L'actualité internationale marquée ce soir par cette question, la guerre est-elle sérieusement en train de reprendre entre les
00:05Etats-Unis et l'Iran, plus de trois semaines après le début du cessez-le-feu ?
00:08Ce dimanche encore, les frappes américaines après celles de la nuit dernière ont repris dans le détroit d'Hormuz, dans
00:14le sud de l'Iran.
00:15C'est la quatrième vague de frappes en une semaine. On va tout de suite partir au Qatar, retrouver Naoufel
00:20El-Kawafi.
00:21Naoufel, racontez-nous quelle est ce soir la situation ?
00:27On assiste tout simplement à une reprise de la guerre, une reprise des hostilités avec depuis quelques heures tous les
00:31regards qui sont arrivés sur ce détroit d'Hormuz,
00:34avec une multiplication des attaques. Ce soir, les Etats-Unis affirment avoir ciblé une nouvelle fois plusieurs sites militaires iraniens
00:42à proximité de ce détroit d'Hormuz.
00:44Il s'agit de systèmes de missiles, mais également de défense aérienne, mais aussi des bateaux qui appartiennent aux gardiens
00:50de la révolution.
00:51Ce sont des bateaux de surveillance sur les côtes de ce détroit d'Hormuz, les Etats-Unis, qui justifient ces
00:57différentes frappes en expliquant qu'il s'agit de frappes pour sécuriser,
01:01pour la liberté en tout cas de ce détroit d'Hormuz. Ce qu'il faut comprendre en fait, c'est
01:05depuis quelques heures, plusieurs frappes se sont multipliées sur ce passage maritime
01:09au combien stratégique avec deux versions qui s'opposent. La première, celle de l'Iran, qui explique depuis hier que
01:15ce détroit d'Hormuz est fermé jusqu'à nouvel ordre.
01:18Il leur revendique le contrôle, menace également les différents navires qui s'y aventuraient sans son autorisation d'être ciblés.
01:24D'ailleurs, ces dernières heures, deux navires ont été touchés par plusieurs attaques iraniennes.
01:29Et de l'autre côté, vous avez la version des Américains qui explique tout simplement que ce détroit d'Hormuz
01:34n'est pas sous le contrôle de l'Iran,
01:35que la circulation est toujours possible, notamment la circulation, le passage maritime commercial,
01:41en expliquant d'ailleurs que le passage maritime commercial est toujours possible depuis quelques heures.
01:48On assiste donc à deux véritables versions qui s'opposent ces dernières heures.
01:53Difficile de voir qui dit vrai. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que cela montre qu'il
01:56y a un véritable regain de tension
01:58sur ce détroit d'Hormuz depuis quelques heures maintenant.
02:01Naouf El El-Kawafi avec Benjamin Danan à Doha, au Qatar.
02:04Merci à tous les deux.
02:05Patrick Sos, il y a ces frappes dont on va parler dans un instant, côté île de Keshe,
02:09mais on assiste aussi au retour des frappes sur les pays du Golfe, en particulier au Koweït,
02:14avec peut-être une évolution ce soir, parce qu'on n'est pas frappé une cible américaine au Koweït.
02:18Non, c'est une cible économique pour la première fois.
02:22C'est une plateforme pétrolière offshore, donc vraiment sur l'eau, dans les eaux territoriales, qui a été touchée.
02:29Et c'est là qu'on va introduire le concept d'escalade horizontale.
02:32qui fait partie totalement du jargon diplomatico-militaire, mais qu'on va devoir expliquer,
02:38parce que, je vous le dis tout de suite, ces séquences, on va les analyser pendant tout l'été,
02:42et sans doute l'automne à venir.
02:44C'est-à-dire que ça monte et ça redescend.
02:47Vous pensez que ça a mené à se répéter de cette façon-là ?
02:49Oui, je vous le dis, comment j'enlève tout élément de suspense, de mon avis,
02:54ça n'est pas une reprise de la guerre.
02:56Voilà, il y a un rapport de force, et donc, escalade horizontale,
02:59c'est-à-dire qu'on reste vraiment sur la même zone,
03:02avec la même volonté stratégique.
03:04Oui, mais on augmente un peu le coût pour l'opposant ou les opposants.
03:10Le Koweït, par exemple, on va rester sur ce petit état,
03:13il a été touché jusqu'ici par les infrastructures militaires américaines.
03:17Il n'y a quasiment plus personne.
03:18D'ailleurs, comme pour chaque séquence, je pense que dans leur avenir,
03:21on en a communiqué du CENCOM, annonçant un nouveau décollage,
03:24comme si de rien n'était, d'un F-18 ou d'un F-35,
03:30qui pourra opérer sans problème au-dessus de la région.
03:34Oui, mais il y a des civils qui commencent à être touchés.
03:37On continue de faire mal à des États qui ne pourront pas se défendre.
03:41Le Koweït ne va pas envoyer, en tout cas pas médiatiquement,
03:44des missiles ou des drones sur l'Iran.
03:46et on se contente vraiment de taper ce genre de région.
03:49On fait un petit peu peur avec des missiles au-dessus de la Jordanie.
03:53La Jordanie, les gens lisent les cartes, c'est sur la route d'Israël.
03:56Ça n'a pas beaucoup touché, 5 à 6 fois depuis le lancement de l'Epic Fury, je comptais un
03:59peu.
03:59Non, ça n'a pas beaucoup été touché, mais encore une fois,
04:02la Jordanie, c'est à la fois une base américaine.
04:04On envoie un petit message aussi aux Français, parce qu'il y a une base française.
04:08Mais c'est ça, l'escalade horizontale, l'escalade verticale.
04:11C'est d'aller toucher, par exemple, Israël ou recommencer à toucher les Émirats.
04:15Pour l'instant, on est dans quelque chose de cadré.
04:17Le problème, c'est qu'on est quand même avec des puissances militaires.
04:20Et la faute de car, volontaire ou involontaire, peut assez vite arriver.
04:24Alors, quatrième vague de frappes américaines, on le disait.
04:28Et des images, on va les voir, qui nous parviennent.
04:30Images mises en ligne par le média Axios.
04:34Racontez-nous, Nicolas Tenzer, ce qu'on peut voir.
04:37Est-ce que c'est l'effet des projectiles américains ?
04:40On parle d'une dizaine de projectiles qui auraient touché, notamment l'île de Keshem, c'est ça ?
04:44Oui, exactement.
04:45Enfin, là, oui, effectivement, ça semble être l'effet de ces frappes.
04:48Après, ce que l'on ne sait pas, on ne peut pas le voir, je dirais, sur les images,
04:51c'est évidemment l'étendue des dégâts.
04:53C'est-à-dire jusqu'où, effectivement, les installations pétrolières sur l'île,
04:57enfin, les terminaux pétroliers, exactement, ont été touchés.
05:00Et ça, effectivement, c'est l'inconnu.
05:02Ce qu'il faut aussi, finalement, se poser comme question,
05:05c'est quels sont aujourd'hui les objectifs des Américains ?
05:09Alors, justement, c'est quoi ?
05:10C'est de détruire ou d'envoyer un signal, de faire peur ?
05:13C'est une menace ou c'est une volonté de détruire ?
05:15Encore une fois, là, je rejoins tout à fait, effectivement,
05:17ce que Patrick a développé tout à l'heure.
05:19C'est-à-dire qu'en fait, la guerre est la poursuite des négociations
05:21d'une autre manière.
05:23On peut paraphraser Clausewitz, ou l'inverse, d'ailleurs.
05:26Les négociations, c'est aussi la poursuite de la guerre.
05:28C'est-à-dire que là, il faut essayer de montrer qu'on est prêt à, je dirais,
05:31donner des signaux clairs.
05:32On veut essayer de bloquer ce terminal qui est fondamental, quand même,
05:36parce que c'est un des éléments essentiels pour que l'Iran puisse après recharger
05:40notamment certains de ses pétroliers ou certains de ses métalliers.
05:44Donc, c'est évidemment tout à fait important.
05:46Maintenant, je dirais, est-ce qu'il s'agit de détruire l'ensemble de ces installations ?
05:52Il en avait été question lors de la guerre, entre guillemets, des 40 premiers jours.
05:56Rappelez-vous.
05:57Ça, ça avait été...
05:58Aujourd'hui, effectivement, on ne sait pas.
06:00Dernière chose, je crois.
06:01Il faut savoir qu'aujourd'hui, il me semble que pour les Américains,
06:04l'enjeu principal, c'est bien la question du détroit d'Hormuz.
06:08Parce qu'aussi, l'ensemble des alliés, y compris Européens, et notamment la France,
06:13ont clairement dit qu'il y a une chose qui est inacceptable,
06:16c'est de laisser à l'Iran, c'est-à-dire contraire au droit international,
06:20la mainmise sur le détroit de Kertsch.
06:23Et c'est évidemment ce que les Iraniens veulent.
06:26Et on a l'impression qu'aujourd'hui, c'est leur atout décisif.
06:28Le détroit d'Hormuz.
06:29Le détroit d'Hormuz, pardon, excusez-moi.
06:31Le détroit d'Hormuz, pardon pour le lapsus.
06:32Effectivement, qu'ils veulent absolument, je dirais, contrôler.
06:35Mais alors, Nico, on en est où du détroit d'Hormuz ce soir ?
06:39Puisque les gardiens de la Révolution, suite à tout ce qu'il sait,
06:41c'est parce que l'étincelle vient des frappes iraniennes sur deux navires marchands.
06:45On aura l'occasion d'y revenir.
06:46Les gardiens de la Révolution nous disent qu'on va fermer de façon temporaire.
06:49Donald Trump dit non, c'est ouvert.
06:51Le CENCOM aussi fait un tweet pour expliquer justement que l'armée américaine accompagnera ces navires.
06:56On en est où ? Il est fermé ou il est ouvert, à votre avis, ce soir ?
06:59Première chose, ce n'est pas la première fois que dans le communiqué du CENCOM,
07:02il y a des données qui sont des données fausses.
07:04C'est-à-dire des données sur les nombres de navires qui seraient passés
07:06ou que les Américains auraient aidés à faire passer.
07:09Donc ça, ça fait que les communiqués du CENCOM,
07:11donc le CENCOM, pour rappeler, c'est tout simplement le commandement central de cette zone-là de l'armée américaine
07:18et sont malheureusement de plus en plus à prendre avec des pincettes.
07:20On est plus dans la communication politique ou la communication militaire
07:23que dans la réalité forcément à chaque fois.
07:26Maintenant, côté iranien, ce qui est très clair, c'est qu'ici,
07:28vous avez donc l'accord, le mémorandum d'accord,
07:31le mémorandum d'entente, le MOU, qui avait été signé donc le 15 juin.
07:36Sous 30 jours d'après l'article 5 de ce MOU,
07:39les Iraniens étaient censés faire ce qu'il fallait.
07:43L'échéance, c'est mercredi.
07:44Et voilà, on y arrive, l'échéance, c'est mercredi.
07:46Donc mercredi, 15 juillet, ils sont censés avoir fait ce qu'il fallait
07:49pour permettre la réouverture des Trois-Dormouz
07:51et rentrer dans une deuxième phase ensuite de 30 à 60 jours.
07:54On voit d'ailleurs, c'était l'article 5 du protocole d'accord,
07:56si je ne me trompe pas, mettre tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité, etc.
07:59Exactement. Et ce qui est important, qui n'est pas dans la citation ici,
08:01c'est le début de la citation.
08:03C'est l'Iran qui doit mettre en œuvre.
08:05Et ici, dans la négociation entre Iran et Américains,
08:09les émissaires de Donald Trump,
08:10ici, c'était un coup vraiment de mettre dans la rédaction de l'article,
08:14de mettre l'Iran doit mettre en œuvre.
08:17Parce que pour les Iraniens aujourd'hui,
08:18ça leur permet de pouvoir dire,
08:20c'est nous qui avons la légitimité d'avoir l'action nécessaire pour mettre en œuvre.
08:25Bref, nous sommes à la manœuvre.
08:26Là où les Américains disent,
08:28non, non, non, ce n'est pas vous qui êtes à la manœuvre,
08:30c'est collégial, il y a Oman, il y a nous aussi, etc.
08:32Et donc, cette différence d'interprétation qui, en fait,
08:35quand on lit le texte, n'est pas vraiment discutable en réalité,
08:39effectivement, joue pour l'instant à l'avantage de l'Iran.
08:41Et quand les États-Unis frappent Qeshm, l'île de Qeshm,
08:44qui est donc l'une des îles qui contrôle littéralement
08:47la route iranienne du détroit d'Hormuz,
08:49eh bien, de fait, ce qu'ils essayent de faire,
08:50c'est tout simplement de prendre le contrôle
08:52en essayant de empêcher l'Iran de pouvoir faire ce qu'ils font,
08:56c'est-à-dire, en ce moment, frapper des navires.
08:57L'Ovarinelle, est-ce que ça bouge dans le détroit d'Hormuz
08:59depuis, justement, la signature de ce mémorandum ?
09:01On se souvient que le soir même, Donald Trump avait annoncé,
09:03ça y est, ouvrez les moteurs, recommencez,
09:06vous allez pouvoir bientôt repartir.
09:07Est-ce que ça bouge vraiment ?
09:08Alors, ça bouge, plutôt, ça se ralentit,
09:10mais ce n'est pas totalement fermé.
09:12On sait que ça passe au compte-gouttes,
09:14mais rappelez-vous, comme depuis le début,
09:15ça a passé au compte-gouttes.
09:16La situation a peu évolué, finalement.
09:17Il y a eu un moment de respiration, quand même,
09:19rappelons-le, depuis le 17 juin,
09:20donc la date de la signature du mémorandum.
09:23Et pour nos téléspectateurs,
09:24je pense que ce document, c'est le document maître
09:29qui parle de la préservation du Liban,
09:31vous savez, c'est une forme de cessez-le-feu
09:33qui comprend l'accord global,
09:35qui n'est pas un accord de paix,
09:36qui est un mémorandum,
09:37donc, encore une fois, c'est un début de négociation
09:39vers un accord de paix.
09:41Ce qu'on oublie de...
09:43Enfin, c'est comme si je défendais l'Iran,
09:45mais en fait, pour comprendre la logique des séquences,
09:48c'est que le MOU a été signé le 17-18 juin,
09:53le 20-23-24-26 juin,
09:57frappe israélienne sur le sud du Liban.
09:59Pour les Iraniens, c'est considéré
10:01comme une première entrave
10:03dans l'accord de paix global.
10:04Parce qu'en fait, nous, on parle d'étroit d'Hormuz.
10:06Les Iraniens, depuis le début, ont dit
10:07on ne dissocie pas toutes les questions de ce conflit.
10:10Le Liban fait partie, premier article de cet accord.
10:14Ensuite, le cinquième article,
10:15c'est effectivement ce que disait Mikko tout à l'heure,
10:18c'est la question de la mise en œuvre.
10:20Et ce qui est discuté,
10:21c'est la mise en œuvre opérationnelle
10:23de la libération du détroit d'Hormuz.
10:25Dès lors que, de manière très claire,
10:27dans cet article, il a été mentionné
10:29qui relève des Iraniens
10:30de mettre en place les protocoles
10:33qui permettent de...
10:33On est d'abord sur les...
10:34Ils ont 30 jours pour mettre en œuvre
10:36cette libération.
10:37Ils ont 60 jours d'effectivité
10:39qui ne comprend pas de frais de passage.
10:41Donc pendant, finalement, 90 jours,
10:44pas de...
10:45Pas de raquettes.
10:45Pas de raquettes, voilà.
10:46Ce ne sont pas mes mots,
10:47mais c'est effectivement cela.
10:48Il y a 90 jours,
10:49mais ce qui se passe,
10:50c'est qu'en fait,
10:51les tanqueurs qui ont été frappés
10:52sont des tanqueurs qui,
10:53selon les Iraniens,
10:54n'ont pas respecté, vous savez,
10:55leur route de circulation.
10:58Alors, justement, on va y venir.
10:58Donc le litige, il est important,
11:00vraiment pour que les téléspectateurs comprennent,
11:02c'est que cet article,
11:03et rappelez-vous ce que j'ai dit,
11:04j'ai dit, mais c'est un non-sens.
11:06On est en train de donner
11:07le détroit d'Hormuz aux Iraniens.
11:10Mais ils disent,
11:10ben c'est donné, c'est pris,
11:11je ne rends pas.
11:12Et c'est exactement le sujet.
11:13Les Américains disent,
11:14non, non, non, nous,
11:15on vous sanctionne
11:16parce que l'objectif,
11:17c'est de le rendre libre.
11:18vous devez rendre ça libre,
11:20pas de décider comment ça allait.
11:22Les Iraniens disent,
11:23non, attendez,
11:23l'article est très clair,
11:25nous sommes responsables
11:26de la mise en œuvre.
11:27Donc vous n'avez pas à intervenir,
11:28les bateaux ne peuvent pas passer librement,
11:30ils doivent nous demander l'autorisation.
11:31Dès lors qu'on demande
11:32l'autorisation aux Iraniens,
11:34ça veut dire que le détroit d'Hormuz
11:36leur appartient.
11:36Donc eux, ils considèrent
11:37que c'est une deuxième,
11:39on va dire,
11:42contradiction avec le mémorandum.
11:44Donc rappelez-vous,
11:45les problèmes que j'avais
11:46avec le nucléaire,
11:47c'est que les accords,
11:48en fait,
11:49n'ont jamais dit
11:50que le TNP,
11:51le traité de non-prenupération,
11:53n'interdit pas
11:54l'enrichissement d'uranium.
11:56Les Iraniens jouent
11:57sur cette réalité juridique
11:59et c'est toujours comme ça.
12:00Si on ne sait pas écrire un traité,
12:01alors eux,
12:02ils seront très bien interprétés.
12:03Et la difficulté,
12:04c'est que les Américains
12:05ont proposé un traité,
12:06je l'ai dit,
12:07dès qu'il a été posé,
12:08c'est n'importe quoi,
12:09pardon de le dire comme ça.
12:10Et on a effectivement
12:11ce qui était attendu,
12:11en fait.
12:12Ces pièges-là,
12:13ce sont des pièges
12:16donnés par les Américains,
12:17tendus par les Iraniens,
12:18j'ai du mal à savoir,
12:19mais en tout cas,
12:19qui sont là
12:20et qui,
12:20objectivant,
12:20vont nous en liser
12:21encore une fois
12:22pendant plusieurs mois,
12:23malheureusement de le dire.
12:24Tout l'été,
12:24disait Patrick.
12:25Au minimum.
12:26Easy.
12:27Alors,
12:27ce qui a déclenché
12:28la nuit dernière,
12:28ces frappes américaines
12:29sur 140 cibles iraniennes.
12:30On aura d'ailleurs
12:31l'occasion de revenir
12:32sur ces 140 cibles en Nian.
12:33Ce sont ces frappes iraniennes
12:34sur deux navires marchands
12:35parmi lesquels
12:36le GFS Galaxy,
12:37nous dit le CENCOM,
12:38le centre de commandement central
12:39dans la région
12:44et Patrick,
12:44on va expliquer
12:45aux téléspectateurs,
12:45c'est-à-dire que
12:46pourquoi il a été visé ?
12:47Parce qu'il a emprunté
12:48le passage le long
12:49des côtes omanaises,
12:50c'est ça ?
12:50Et non pas le long
12:51des côtes iraniennes.
12:52Pas par le parcours fléché
12:54et qui ne nécessite pas encore,
12:56puisque les Iraniens
12:57normalement respectent
12:59leur propre protocole d'accol,
13:01d'accord,
13:02il n'y a pas de frais de service
13:03ni de frais de péage.
13:06Oui, mais passer par le sud,
13:08c'est montrer aux Iraniens
13:10qu'on préfère faire confiance
13:11aux Américains
13:12qu'à la partie d'en face.
13:15Ça n'arrivera pas,
13:16évidemment.
13:17Les omanais restent
13:18extrêmement silencieux,
13:19ils vont quand même
13:20essayer de négocier
13:21parce qu'ils n'ont pas envie
13:22d'être les dindons de la farce.
13:24Il faut quand même
13:25se rappeler
13:26le pragmatisme complet
13:28des grands patrons
13:29de l'industrie pétrolière,
13:31Patrick Pouyanné,
13:32dès le départ,
13:32pour Total Energy,
13:33il disait qu'on paye
13:34parce qu'il faut payer,
13:35tout simplement.
13:36Il faut faire passer
13:37le commerce,
13:39ça n'est pas une bonne chose,
13:40ça évidemment,
13:40loin de lui,
13:41l'idée de vraiment
13:43valider
13:43la nouvelle volonté
13:45des Iraniens,
13:46mais ça finit par passer
13:47et on risque vraiment
13:49de se retrouver
13:49avec un double péage
13:50ou un double frais de service
13:51parce qu'on mettra
13:52deux vedettes,
13:53une devant,
13:53une derrière,
13:54des pilotes iraniens
13:56et omanais
13:56et il faudra payer
13:57pour rentrer
13:58et pour sortir.
13:59C'est l'Iran
13:59qui fait complètement sa loi
14:00là, Nicolas Tenzer
14:01dans le détroit d'Harmouz ?
14:02On ne reviendra jamais
14:02à ce qui était avant
14:04le 28 février,
14:04ce qui était mis en place.
14:05Oui, avant,
14:05il n'y avait absolument
14:06aucun problème.
14:08Ce qui est assez frappant,
14:09c'est que ni les Etats-Unis
14:10ni d'ailleurs l'Iran
14:11ne sont partis
14:12à la convention de 1982
14:13de Montego Bay.
14:14C'est ça qui est aussi
14:15très intéressant
14:15qui justement parle
14:17du droit de passage inoffensif,
14:19ce sont les termes
14:20de la convention
14:20dans les détroits.
14:22Et là,
14:22je pense qu'il y a
14:23deux questions
14:23qui se posent.
14:23La première question,
14:25pour rebondir
14:25sur ce que disaient
14:26Patrick Sos
14:27et Mikko d'ailleurs
14:28aussi tout à l'heure,
14:29c'est effectivement
14:29quelle est la qualité
14:30quand même
14:31des négociateurs américains ?
14:32Parce que quand même,
14:33se laisser avoir comme ça...
14:34Deuxième remarque rapide.
14:37Deuxième remarque rapide.
14:39Si on accepte cela,
14:41sachant que la Chine
14:42considère
14:42que le détroit
14:43de Taïwan
14:44est à elle,
14:46que la Russie
14:48considère
14:48que le détroit
14:49de Kerch,
14:49précisément,
14:51c'est à la Russie,
14:52et que vous avez déjà eu
14:54la Malaisie
14:55et l'Indonésie
14:56qui ont essayé,
14:57puis ils ont renoncé
14:59heureusement,
15:00de faire payer
15:01le passage des navires
15:02dans le détroit de Malacca.
15:04Je veux dire,
15:04c'est un précédent
15:06avec des conséquences
15:07sur le commerce mondial
15:08et sur le coût du frais
15:10qui est absolument considérable.
15:12Donc là,
15:12il y a un moment,
15:13une question de principe
15:14sur le plan économique
15:15et je ne comprends pas
15:17effectivement
15:17un certain nombre
15:18de grands patrons,
15:19je pense qu'ils ont
15:20une courte vue
15:20qui disent
15:21qu'on va payer.
15:22Non, je crois qu'il faut aussi
15:23que les grands patrons
15:24et les gouvernements
15:25tiennent absolument...
15:25Payer, c'est rentrer,
15:27selon vous,
15:27dans une forme d'engrenage
15:28qui fait de toute façon...
15:29Absolument.
15:30On paye une fois,
15:31c'est terminé.
15:31Oui, après,
15:32les autres vont dire
15:32« Attendez, nous aussi ».
15:34Et donc là,
15:34vous avez toute la convention
15:36fondamentale
15:37du droit de la mer
15:38des Nations Unies,
15:38donc de 82,
15:39qui tombe,
15:40si j'ose dire,
15:41à l'eau.
15:41Michael, regardez
15:42ce que déclare
15:43Donald Trump
15:44à CNN aujourd'hui.
15:45Pour nous,
15:47la voie est ouverte.
15:48Voilà ce qu'il déclare
15:49concernant le détroit
15:50d'Hormuz.
15:51Pourtant,
15:51la presse américaine
15:52s'est fait récemment
15:53l'écho
15:54des préparatifs
15:54d'avant-guerre.
15:55Et on a compris
15:57que certains militaires
15:58autour de Donald Trump
15:58avaient tenté
15:59de le dissuader,
16:00notamment en le prévenant
16:02sur ce risque
16:02de mainmise
16:03de l'Iran
16:03sur le détroit d'Hormuz.
16:05Pourquoi Donald Trump
16:06ne les a-t-il pas écoutés ?
16:07Alors, je ne suis pas capable,
16:09Dominique,
16:09de répondre à votre question
16:10directement, malheureusement.
16:11C'est bien dommage.
16:12Je ne sais pas pourquoi
16:12Donald Trump ne les a pas écoutés,
16:14si ce n'est peut-être
16:15de l'hubris,
16:16ou peut-être qu'il pensait
16:17qu'il allait pouvoir
16:17s'en sortir là où d'autres
16:18auraient échoué.
16:19Ça, ce serait tout à fait possible.
16:20Il y avait en tout cas
16:21autour de lui des gens
16:21qui étaient au courant
16:22et qui avaient prévu
16:23cette situation.
16:24Évidemment,
16:24parce que cette situation
16:25par rapport au détroit d'Hormuz,
16:26non seulement c'est ce qui s'est passé
16:28dans les années 80,
16:29donc il y a un précédent,
16:30et non seulement
16:31ça a été wargamer,
16:33ce que je veux dire par là,
16:33ça a été simulé
16:34par pléthore d'armées occidentales
16:37et ce jeu là
16:38autour du détroit d'Hormuz,
16:40à chaque fois que ça a été simulé,
16:42à chaque fois,
16:42c'est très clair,
16:43dans une guerre asymétrique,
16:44la première capacité
16:46de nuisance de l'Iran,
16:48c'est le détroit d'Hormuz.
16:49Donc, quand vous avez
16:50ce précédent
16:51et ces simulations
16:52qui sont partagées
16:53par toutes les armées,
16:54y compris françaises,
16:55dans le monde entier,
16:55ça ne fait aucune surprise.
16:57Donc là,
16:57le contexte,
16:58c'est qu'on a
16:58les Etats-Unis qui disent
16:59pour nous c'est ouvert,
17:00les Iraniens qui disent
17:01pour nous c'est fermé,
17:02dans la pratique,
17:03quand on voit des navires
17:05sponsorisés,
17:05entre guillemets,
17:06aidés par les Américains
17:07qui essayent de passer,
17:07qui essuient des tirs,
17:08qui donc soit coulent,
17:10soit effectivement
17:10font demi-tour,
17:12c'est l'Iran qui a raison,
17:12c'est fermé.
17:13Mais l'Ova,
17:14ça rajoute quelque chose
17:15à la force de frappe iranienne
17:16puisqu'il y avait le nucléaire,
17:17il y avait le balistique,
17:19maintenant il y a aussi
17:19le détroit d'Hormuz,
17:20ça ils ne vont pas le lâcher
17:21et ça fait partie
17:22de l'arsenal de force.
17:24C'est de dissuasion.
17:24Ils élargissent
17:25effectivement leur capacité
17:27de dissuasion
17:27à divers niveaux.
17:29Le détroit d'Hormuz
17:29est un acquis,
17:30il faut vraiment
17:30que ce soit bien ancré
17:32dans nos têtes.
17:33Le détroit d'Hormuz
17:33est un acquis
17:34de cette guerre.
17:35Avec peut-être
17:35un premier élément
17:37de réponse,
17:37rappelez-vous,
17:3810-15 jours avant
17:39la signature
17:40de ces MOU,
17:41de quoi parlait-on ?
17:42On parlait
17:43de l'anniversaire
17:43de Donald Trump,
17:44on parlait
17:45de sa grande fête,
17:46on parlait
17:46des 250 ans,
17:47on parlait
17:47de la Coupe du Monde,
17:48c'est passé,
17:49l'équipe des Etats-Unis
17:50a été disqualifiée,
17:51les tirs sont arrivés
17:52le lendemain.
17:53Il y a des séquences
17:54qui nous paraissent
17:55totalement dénuées
17:56de toute pertinence stratégique
17:58dans le monde
17:58de Donald Trump,
17:59c'est les Etats-Unis,
18:01c'est Walt Disney,
18:02c'est son moment,
18:03c'est comme ça
18:03que ça fonctionne,
18:04on repart.
18:04Il y a des élections
18:05qui vont arriver
18:05à la rentrée.
18:06Peut-être,
18:07vous allez voir,
18:07on aura une issue
18:08de secours
18:08qui va arriver
18:0910 jours avant
18:10et puis ça va repartir.
18:12Après,
18:12ce qu'il faut comprendre,
18:13et pareil,
18:13les Iraniens
18:14jouent toujours
18:14la même musique.
18:15Effectivement,
18:16mais je suis totalement d'accord
18:16par ce qui a été dit
18:17par Patrick Sos
18:18tout à l'heure
18:18sur la guerre horizontale.
18:20Mais rappelez-vous,
18:20la centrale de Ras Lafène
18:21qui s'est faite tirer dessus
18:23au Qatar,
18:24vous savez,
18:25la centrale de GNL.
18:27Pareil,
18:27les séquences,
18:28quel était le message stratégique
18:29qui est le même
18:29que celui aujourd'hui
18:30au Koweït ?
18:31C'est effectivement,
18:32vous nous frappez,
18:33nous allons cibler
18:34les sites stratégiques
18:36des pays de la région.
18:37Point.
18:38C'est le même message,
18:38cette fois-ci,
18:39on est capable
18:39de l'entendre.
18:40Là,
18:40on va voir
18:41comment les États-Unis
18:41qui auront peut-être
18:42un peu mieux parlé,
18:44on va dire,
18:44le Perse,
18:45peut-être qu'ils vont mieux
18:46comprendre comment ça fonctionne.
18:48Néanmoins,
18:48c'est tendu
18:49et je crois que ce qu'il faut
18:50comprendre,
18:50c'est que cette histoire
18:51de détroit d'Harmouz,
18:52on va le traîner
18:53dès maintenant
18:54pour un très long mois.
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