- il y a 21 heures
Plus de 50 ans après y avoir passé son adolescence, Yannick Noah est revenu au Nice LTC, ce samedi 11 juillet. L’ancien tennisman y a rencontré les lecteurs de Nice-Matin avant d’être mis à l’honneur avec un court baptisé en son honneur.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00On va peut-être donner la parole à une personne féminine pour commencer.
00:04Pour la première question.
00:06Pour lancer.
00:08Qu'avez-vous appris émotionnellement ces dernières années ?
00:12Qu'est-ce que j'ai appris émotionnellement ces dernières années ?
00:14Oui.
00:16Chaud.
00:17Oui, il y a...
00:17Parfois.
00:18Les dernières années, alors je ne sais pas si les dernières années,
00:21on va dire les dix dernières années, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup d'évolution dans nos
00:26vies.
00:26On a eu quand même cette période du Covid qui a quand même remis pour quelque chose en nous.
00:32Qui, moi, m'a quelque part poussé à aller retrouver mes autres racines.
00:38Je me suis retrouvé au Cameroun parce que le Covid était moins intense qu'ici.
00:46Émotionnellement, j'ai eu un petit bébé.
00:48J'ai une petite fille qui a un an et demi.
00:51Émotionnellement, j'ai eu grand-père cinq fois.
00:55C'est vrai que ça change beaucoup dans la vie parce que j'ai assez...
01:00Enfin, il se trouve que j'ai un esprit encore assez...
01:02Je suis de nature optimiste, donc un peu jeune, quoi.
01:05Dans un monde qui est quand même assez étrange aujourd'hui, qui part dans tous les sens.
01:10Je suis depuis 40 ans grâce à un moment investi toujours dans tout ce qui peut être cause humanitaire.
01:16Essayer d'être un peu utile au-delà des petites réussites qu'on peut avoir ici individuellement.
01:20Et je pense que tous les gens qui m'inspiraient sont des gens qui ont eu un impact sur l
01:25'autre, sur leur communauté, sur des gens autour d'eux.
01:29Et c'est quelque chose qui m'a permis, moi, de survivre et d'être un petit peu utile.
01:33Donc, dans le monde dans lequel on vit aujourd'hui, ça peut paraître parfois compliqué.
01:39Émotionnellement, je suis plein de gratitude, en fait.
01:42Parce que je m'aperçois que mon parcours, c'est un parcours qui est, somme toute, privilégié.
01:47J'ai eu la chance non seulement de vivre mes rêves, mais d'en vivre.
01:52Et voilà, avec une famille en bonne santé.
01:54Et puis, il y a un moment où on regarde autour de soi et on se dit que la famille
01:57en bonne santé, c'est tout ce qui m'intègre.
01:58Donc, voilà, aujourd'hui, je suis, j'ai eu plein de gratitude d'être là et forcément m'en trouver
02:06à Nice, ici, qui a été un endroit qui lui a recassé toute mon adolescence, en fait.
02:14Avec des petites évolutions, mais quand même l'âme qui est restée, voilà, c'est un moment fort.
02:23Oui, alors, vous adorez la musique depuis, je pense, tout petit.
02:29Et pour, c'est un exictoire pour vous quand vous jouez au tennis, quand vous jouez un sport intensif, je
02:36pense.
02:36Et vous êtes musicien, donc, et ça vous permet de décompresser, je pense.
02:41Puis maintenant, vous faites, vous avez d'autres activités, mais.
02:46Ben, la musique, oui, mais c'est surtout le chant.
02:50C'est pour moi qu'il y ait une thérapie.
02:53Depuis toujours, ça a été une thérapie pour moi de chanter.
02:57Alors, quand on est jeune, on ne se rend pas compte.
03:01C'est un peu instinctif.
03:03Je sais, par exemple, puisqu'on est là à Nice, quand on était en pension, moi, je chantais beaucoup.
03:09Je chantais beaucoup, voilà, quand on était en études, quand j'avais mon mange-disque, etc.
03:15Mais en fait, je chantais parce que pour moi, c'était une manière de me rapprocher des miens.
03:21En fait, je piquais les disques de ma maman quand je partais au Cameroun.
03:24Et je revenais, et comme moi, j'étais ici à l'année, écouter les disques qui étaient à la maison,
03:31c'était un peu, quelque part, être un peu à la maison.
03:32Et c'est ça qui est assez magique dans la musique en tant qu'auditeur, c'est qu'il y
03:38a tellement de chansons qui nous rappellent des moments, des personnes, des souvenirs.
03:42Et moi, c'était vraiment fort parce que je me souviens de ma maman qui était au Cameroun et la
03:50France lui manquait.
03:51Et quand elle écoutait Moustaki ou Alain Barrière ou Brel, c'était plus qu'écouter.
03:57C'est-à-dire que c'était une partie d'elle qu'elle retrouvait alors qu'elle était en Afrique
04:01au chaud, quoi.
04:02Et il y avait cette espèce de sensibilité, de mélancolie que j'ai gardée par rapport au chant.
04:06Donc, ça me rapprochait des miens.
04:09Et puis après, même quand on allait sur le circuit, j'avais toujours une boombox, j'avais toujours des cassettes.
04:15Parce que de l'extérieur comme ça, bien sûr, on fait des matchs, etc.
04:19Mais c'est une vie de solitude, en fait.
04:21Et cette solitude, elle était remplie par la musique pour moi.
04:25Et quand j'ai arrêté de jouer, comme j'aimais chanter, j'ai retrouvé, après avoir pris des cours de
04:32chant,
04:32j'ai réalisé qu'en fait, le chant, pour moi, la façon d'exprimer des choses que je ne pouvais
04:37pas exprimer en tant que joueur professionnel.
04:40Quand j'étais joueur professionnel, j'ai travaillé en sophrologie pour travailler l'agressivité, pour travailler l'égoïsme,
04:49pour travailler un certain nombre de choses qui peuvent être des forces quand on est athlète,
04:53mais qui sont parfois déstabilisantes dans la vie.
04:57Tous les jours, du jour où j'ai arrêté, il y avait quelque chose qui me manquait.
05:00Il me manquait de la sensibilité, il me manquait de la douceur.
05:02Imaginez, je perds un match et j'arrive en conférence de presse,
05:05mais là, j'étais trop sensible, j'étais un peu trop sensible.
05:08Voilà, et j'étais un être sensible.
05:11Et le chant me permet d'exprimer de la douceur, de la mélancolie, de la joie, forcément.
05:20Mais surtout ça, chose qui m'avait été interdite pendant longtemps,
05:24d'autant plus que quand j'ai arrivé ici, moi, j'ai grandi ici en pension.
05:28Moi, je n'ai pas eu mes parents dès 12 ans, donc il y avait ce manque affectif
05:33qui fait qu'à travers la musique, ça a été comme une thérapie pour moi.
05:38Et quand j'entends certaines chansons, et surtout la façon dont j'interprète,
05:42c'est assez doux, en fait.
05:44Donc, c'est cette douceur qu'il y a en moi que j'arrive à exprimer en chanson.
05:48Donc, encore une fois, j'ai eu cette chance d'instinct, de t'avoir un métier.
05:56Tu me sauves, quelque part, sur le plan psychologique.
06:01Parce qu'au-delà du fait que j'en vis, évidemment,
06:04mais moi, si demain, je dois être quatre heures en studio,
06:09ou si je dois chanter tout seul à la maison en karaoké,
06:12mais j'adore ça, quoi.
06:14J'adore ça, parce que que ce soit les miennes ou les chansons des autres,
06:17il y a tellement...
06:18Enfin, voilà, je suis sensible au travail de tous les artistes,
06:23et il y a des mots qui sont quand même extraordinaires,
06:25des chansons, des textes, qui sont tellement incroyables,
06:27qui nous nourrissent, en fait,
06:29et qui nous permettent d'exprimer des choses
06:30qu'on ne peut pas forcément exprimer dans la vie, tous les jours.
06:33Oui.
06:34L'année que c'était réfléchi, ça, déjà, pendant la carrière de joueur,
06:37et chanter plus tard, ou pas du tout ?
06:38Non, c'était un instinct.
06:40C'était un instinct, parce qu'à l'époque,
06:44à l'époque, il y avait toujours cette inquiétude,
06:47qu'est-ce que je vais faire après, quoi.
06:49D'autant plus qu'à l'époque, on s'arrêtait plus tôt.
06:53Moi, j'ai arrêté de jouer à 30 ans.
06:55À 30 ans, mes potes, c'est là qu'ils commençaient la vie, en fait.
06:58Et moi, j'avais déjà signé la mienne.
07:00Donc, c'était un peu le...
07:02Il y avait toujours cette espèce d'inquiétude,
07:03qu'est-ce que je vais faire après.
07:06Alors, à l'époque,
07:11les possibilités des gens de ma génération,
07:13un peu avant, c'était,
07:14tu ouvres un magasin de sport,
07:17j'ai vu travail chez Adidas,
07:20chez une autre compagnie.
07:23Tu peux être prof de tennis,
07:25coach,
07:26ou éventuellement commentateur.
07:27Toutes ces choses-là ne m'intéressaient pas,
07:29parce que j'ai vraiment aimé jouer.
07:32Et moi, rester dans le tennis à ce niveau-là,
07:34donc, j'ai toujours pensé
07:36à qu'est-ce que je vais faire après.
07:38Et ce n'était pas quelque chose d'économique,
07:40c'était quelque chose de...
07:43J'avais besoin de quelque chose
07:44qui me passionne.
07:46Et j'ai eu la chance
07:47d'avoir deux, trois personnes
07:50qui comptaient pour moi,
07:51qui ont compris,
07:54après la surprise,
07:56que j'avais décidé d'être chanteur.
07:58Alors, c'était vraiment abstrait.
07:59C'était abstrait pour tout le monde, d'ailleurs.
08:01Mais j'aimais ça.
08:03Et c'était ça qui était important.
08:05Parce que j'ai aimé le tennis fait.
08:06Quand vous vous aimez,
08:07vous avez une passion pour votre métier
08:09et que vous faites pendant 20 ans de votre vie,
08:11tous les jours,
08:13à vivre au rythme de vos matchs
08:15et vos tournois,
08:15le jour où ça s'arrête,
08:18il y a une grande, grande, grande ville.
08:20Et c'était important pour moi
08:21de le remplir instinctivement
08:23par quelque chose que j'aimais.
08:24Et ce n'était pas forcément,
08:25vu que les trois premiers albums,
08:28je n'en ai pas vendus.
08:29On jouait dans des MJC,
08:31on faisait des concerts
08:33de tous les endroits.
08:35On était de 40, 50.
08:36Des fois, les mecs,
08:37ils venaient avec leurs chiens.
08:39Mais j'aimais ce métier-là.
08:41Je me souviens,
08:42j'avais fait un concert
08:43au Jardin Albert 1er.
08:45À l'époque,
08:45on commençait,
08:46je vais à Nice,
08:47il y a tous mes potes,
08:48je vais en venir.
08:48On a joué au Jardin Albert 1er,
08:49il y avait un chapiteau,
08:50on était de 30.
08:52Donc, j'ai appris le métier,
08:54mais c'était un bon souvenir
08:55parce que j'ai toujours aimé ça.
08:57Bon, c'était une transition douceur
08:59parce que j'étais quand même
09:01capitaine de l'équipe de France
09:02de Côte d'Élise.
09:03Donc, tant bien même,
09:05ça me prenait
09:05quelques semaines par an.
09:06Je ne sais pas,
09:07je n'ai pas coupé tout de suite
09:09avec le monde du Téos.
09:10Salut, peut-être ?
09:12Oui, bon.
09:13Bon, non, moi, c'est plus
09:14que je suis niçois
09:15depuis pas très longtemps,
09:16mais quelque chose
09:18qui me tient à cœur,
09:18c'est quand je repense à...
09:19J'ai découvert un petit peu
09:20que vous aviez passé
09:21beaucoup de temps à Nice
09:22et vous avez eu 20 ans à Nice,
09:27si je veux.
09:28Pardon ?
09:29Vous avez eu 20 ans à Nice ?
09:30J'ai eu 20 ans à Nice.
09:31Oui, un peu plus jeune.
09:32Donc, je veux dire,
09:33l'âge de 20 ans.
09:34J'étais en pension
09:35de 12 ans à 17 ans.
09:37Oui.
09:37Et après,
09:38je suis passé professionnel
09:39l'année de mes 18 ans.
09:41D'accord.
09:41Je suis parti sur la route,
09:43mais garder un contact
09:44avec le club
09:45parce qu'il y avait
09:45une équipe ici
09:46qui était une très bonne équipe.
09:48On a gagné
09:48le championnat de France
09:49je ne sais pas combien de fois.
09:50Donc, tous ces anciens
09:51du tennis études,
09:52d'autres qui ont grandi ici.
09:55Donc, on a été
09:55champion de France,
09:55champion d'Europe.
09:56Champion d'Europe.
09:58Donc, voilà,
09:58il y avait toujours ce lien,
10:00mais je suis parti physiquement
10:02d'ici,
10:02j'avais 17 ans à l'année.
10:03D'accord.
10:04Et c'est juste pour savoir
10:06un petit peu par rapport
10:07à ce club
10:08qui est central pour nous.
10:09C'était quoi pour vous,
10:11Nice,
10:11un parcours typique
10:13quand vous promenez à Nice.
10:15Ah, on ne se promenait pas à Nice.
10:18Non, non,
10:18mais la promenade,
10:19c'était l'internat.
10:21Ici, l'internat.
10:23Et puis, les sorties,
10:23c'est qu'on allait faire
10:24des footings.
10:25Alors, très souvent,
10:26le footing,
10:26c'était un petit tour
10:27par ici.
10:28Il y avait des escaliers.
10:29On remontait jusque là-haut,
10:30faire les escaliers,
10:31on descendait.
10:32Voilà, c'était ça.
10:33Et puis, de temps en temps,
10:33on faisait des tours.
10:34Bon, il s'est trouvé
10:35que parfois,
10:37on avait des sorties.
10:39À l'époque,
10:39c'était le mercredi
10:40qu'on n'avait pas cours.
10:41Maintenant,
10:41c'était le jet.
10:43Et puis,
10:43on avait un bus
10:45de l'équipe.
10:46Et puis,
10:46on allait à Vaugrenier
10:47courir,
10:47surtout quand il pleuvait
10:48parce qu'on adorait
10:50aller cavaler,
10:50jouer au foot
10:51dans la gadoue.
10:51C'était une sortie.
10:52On n'allait pas en pleine.
10:54Donc, je ne connaissais rien.
10:55C'est après
10:56qu'à 18-19 ans,
10:58quand je revenais,
11:01j'avais ma petite bagnole.
11:03Et oui,
11:04là, je commençais
11:04à connaître
11:06parce que j'avais
11:07des grands frères.
11:07Pierre Walbu
11:08qui était là,
11:09qui m'a sorti un petit peu.
11:10Je connaissais les endroits.
11:12Je suis allé
11:13dans des endroits
11:14un peu glauques.
11:18C'est pas vrai.
11:19C'est pas vrai.
11:23Frédéric
11:25Frédéric
11:25Dantipo.
11:28Merci Yannick
11:28ce matin
11:28de l'invitation
11:29et merci à vous,
11:30Yannick,
11:30pour votre carrière
11:31qui nous a fait rêver,
11:32en tout cas,
11:32en ce qui me concerne
11:33depuis les années 70.
11:36Vous avez parlé
11:37de la santé
11:38de vos proches
11:38et j'ai envie
11:38de vous poser
11:39une question
11:39un peu d'actualité.
11:40Et vous,
11:41votre santé,
11:41comment ça va ?
11:42Sans être indiscret,
11:43bien sûr,
11:43tout va bien.
11:45Ça va,
11:46j'ai les petits bobos
11:47des anciens joueurs.
11:49Alors,
11:49pendant un moment,
11:50je me suis entretenu
11:50pas mal.
11:52Pendant une vingtaine
11:53d'années,
11:53donc de mètres
11:5430 à 50 ans,
11:5555 ans,
11:57ça allait.
11:58Je faisais des marathons,
11:59je m'entraînais,
11:59je m'entretenais.
12:01Et puis,
12:01il y a une dizaine
12:02d'années,
12:02je me suis fait rupture
12:04du tendon rotulien.
12:06La réduction,
12:06c'était un petit peu long
12:08et puis ça m'a
12:08un peu ralenti.
12:10Et puis,
12:10voilà,
12:10tout d'un coup,
12:11mon corps,
12:12encore une fois,
12:13comme je vous disais
12:14dans ma tête,
12:14moi,
12:14j'ai 20 ballets,
12:15je fais n'importe quoi,
12:19en profondeur,
12:20j'en vois,
12:20je me suis niqué
12:21il y a trois ans,
12:23je me suis arrachement
12:26des ischios totales,
12:28je me suis fait l'épaule,
12:29je me suis fait
12:29le tendon d'acide
12:30et du tout,
12:31ça m'a un petit peu ralenti.
12:33Ça m'a un peu ralenti.
12:34Après,
12:35bon,
12:36la caisse,
12:36elle est toujours un peu là,
12:37donc je suis capable de,
12:39voilà,
12:39je fais beaucoup de délo,
12:40je nage beaucoup,
12:41des choses qui sont moins
12:44difficiles physiquement,
12:45mais ça va.
12:47Bon,
12:47j'ai eu mal au beat
12:48il y a trois semaines,
12:49je pensais que c'était
12:49une crise d'acide ici,
12:50je me suis fait
12:51une petite péritonine
12:51qui va bien.
12:54J'ai un peu morflé,
12:57mais je me suis retrouvé
12:58à l'occurrence,
12:58c'est pareil,
12:59il n'y avait pas de team,
13:02et je me suis aperçu
13:02qu'il y avait
13:04des gens
13:04qui étaient tellement
13:05en galère
13:06autour de moi.
13:08Donc,
13:09ouais,
13:09ça va,
13:11ça va,
13:12ça va,
13:13j'ai l'apprentissage.
13:14Un sportif d'olive ?
13:15C'est surtout,
13:16j'ai un métier
13:17que j'adore,
13:18c'est-à-dire
13:18qu'aujourd'hui,
13:20j'ai deux métiers,
13:22c'est responsable
13:22du tennis paralympique,
13:23comme vous le savez certainement,
13:25ça,
13:25ça me plaît,
13:26c'est une aventure humaine
13:27qui est tellement puissante,
13:29et puis,
13:30faire des concerts,
13:32faire de la musique,
13:33chanter,
13:34jouer après,
13:34jouer,
13:34être payé pour ça,
13:35c'est une escroquerie,
13:36c'est juste pas possible
13:37de passer à l'école.
13:38Pensez-moi,
13:39parce que je le fais pour rien,
13:40quand elle est à un métier
13:42que tu aimes,
13:43ça te nourrit,
13:45la relation du corps
13:46et l'esprit,
13:47c'est quelque chose
13:47qui m'a toujours passionné,
13:49et je sais qu'au niveau
13:50de l'esprit,
13:51voilà,
13:52je suis très léger là-haut,
13:55comme t'intuit,
13:55quoi.
13:56Du coup,
13:56l'esprit est devenu plus juste
13:57que le corps,
13:58c'est l'enversé,
13:58c'est lié,
14:00c'est lié,
14:01et forcément,
14:01avec le temps,
14:03avec le temps,
14:03tu vois,
14:0466 ans,
14:05voilà,
14:05tu y vas,
14:05t'es sur le toboggan,
14:06là,
14:06on est sur le toboggan,
14:07toi,
14:07t'es en branle,
14:07t'es jeune,
14:08on est sur le toboggan,
14:10et puis forcément,
14:12tu es naturellement
14:13plus dans l'instant,
14:15tu fais un peu plus attention
14:16à certaines choses,
14:18et c'est vrai que tu,
14:19il me semble que tu apprécies
14:21plus le moment,
14:22tu vois,
14:23et c'est ça,
14:25tout étant une question
14:27de perspective,
14:28en fait,
14:28c'est vrai que quand tu arrives
14:29à un certain âge,
14:29tu vois tes petits-enfants,
14:30tu te dis que bon,
14:31ils sont visités,
14:32au vaccin,
14:33tu vois,
14:33je crois,
14:34ça,
14:35je vois,
14:40est-ce qu'il y a un moment
14:41où vous avez ressenti
14:42que ça va dire
14:44pouvoir devenir
14:45une tête d'audioure,
14:46une télisme d'audioureux,
14:47est-ce qu'il y a un point de bascule,
14:48est-ce que c'est l'entourage
14:49qui vous dit
14:49ouais,
14:49ça continue,
14:50parce que c'est une tête d'audioureux,
14:51ou on ne se voit plus.
14:52On ne sait jamais,
14:53en tout cas,
14:54je n'ai pas eu ce point de bascule,
14:56mais par contre,
14:57j'ai rêvé,
14:58j'étais un rêveur,
15:01et quand je suis arrivé ici,
15:03venant du Cameroun,
15:04j'étais comme dans un rêve,
15:06mais vraiment,
15:10on m'a donné deux raquettes,
15:13gratuites,
15:14c'était incroyable,
15:16on allait à l'entraînement
15:17avec un entraîneur tous les jours,
15:21c'était incroyable,
15:21j'avais des partenaires
15:23qui avaient plus ou moins mon âge,
15:25qui jouaient à Mouveau,
15:26ça jouait bien,
15:27on avait des cours
15:29tant qu'on voulait,
15:32et puis je me suis aperçu
15:34que de mon âge,
15:36j'étais un des meilleurs en France,
15:37quoi,
15:40et la motivation
15:42est venue assez naturellement,
15:44parce que
15:46un coaching de haut niveau
15:48avec Patrice Bust,
15:49avec un environnement
15:50où il y avait des champions,
15:51c'était que des champions de France,
15:53un cadet autour de moi,
15:55etc.,
15:55un lieu qui était assez protégé,
15:59en fait,
16:00parce qu'on n'était pas comme dans un creps,
16:02ou dans un truc de ligne,
16:03on était dans un club,
16:06tant bien même,
16:07on était en pension,
16:09c'était une famille ici,
16:11donc il y avait cette chose humaine
16:13qui était très importante pour moi
16:15qui ne rentrait pas le week-end à la maison,
16:17les week-ends,
16:18quand certains repartaient chez eux,
16:20j'étais là,
16:21et c'était comme une famille,
16:22quoi,
16:24et puis,
16:24voilà,
16:25et puis tu t'as écouté
16:25champion de France par équipe,
16:27on était à la Côte d'Azur,
16:28champion de France par équipe,
16:28tu étais numéro un,
16:30après champion de France cadet,
16:31et puis après champion d'Europe,
16:33tu t'aperçois que,
16:34c'est pas mal,
16:36avec derrière toujours,
16:38ce truc qui m'était rabâché
16:41de la part de mon coach,
16:43de mon père,
16:44de ma mère,
16:45qu'il faut,
16:45si tu bosses,
16:47tu auras plus de France,
16:48mais ouais,
16:49je suis entraîné.
16:51Vous avez connu le succès
16:52à Tréoriovo,
16:53aussi bien dans le sport
16:54que dans la musique,
16:55dans lequel de ces deux univers
16:57avez-vous appris le plus sur moi ?
16:59On pose souvent la question
17:01de quelle est la différence,
17:02moi c'est ma vie en fait,
17:03c'est lié,
17:06est-ce que j'aurais chanté
17:07si je n'avais pas joué au tennis ?
17:08Peut-être pas.
17:10Est-ce que j'aurais apprécié
17:12certaines choses
17:12en tant que chanteur ?
17:16C'est lié en fait.
17:19Vous savez rentrer sur un sport
17:22un quart d'heure avant un match,
17:25avant une demi-finale
17:26où il y a 15 000 personnes,
17:28des millions de téléspectateurs,
17:30vous êtes là en short,
17:32la moitié du stade est contre vous,
17:34l'autre moitié est pour vous
17:35si tout va bien,
17:36en général.
17:37Vous ne savez pas
17:38si dans trois heures
17:39vous allez mort.
17:41Il y a un stress constant,
17:45une concentration imposée constante
17:47parce qu'on joue,
17:48quand on joue des gros matchs,
17:49on joue une ovie,
17:51vous perdez un match,
17:52vous rentrez chez vous,
17:53c'est une catastrophe,
17:54un peu comme rater un examen.
17:56Sauf qu'il y a des examens
17:57toutes les semaines
17:58et des examens
17:59plus ou moins importants,
18:01donc les tournats
18:02du Grand Chemin
18:03et la Coupe de Dévis.
18:03Quand vous perdez un match
18:04à la Coupe de Dévis,
18:05c'est difficilement explicable
18:08ce que vous ressentez.
18:09Vous êtes déprimé,
18:11mais vraiment déprime totale.
18:14Et puis suivant l'éducation
18:17ou la façon
18:18dont vous appréhendez votre match,
18:21vous vous sentez vraiment
18:24comme une merde.
18:26D'autant plus que certains journalistes
18:28vous rappellent que vous êtes une merde
18:30parce que vous êtes perdu.
18:31On vous explique qui vous êtes.
18:33On vous explique parfois
18:35qui vous êtes
18:36parce que vous avez mis une balle
18:37ça dehors.
18:38Et vous y croyez,
18:39vous le ressentez.
18:41Donc c'est vraiment...
18:43Et donc j'ai appris à vivre
18:46avec ce stress constant,
18:49ce jugement constant.
18:52Et arrive la musique
18:53et là,
18:54c'est pas...
18:55Parce qu'à partir du moment
18:57où vous rentrez,
18:57certaines fois,
18:58j'ai joué dans les mêmes endroits.
18:59J'ai joué par exemple
19:00à Bercy au tennis
19:01où j'avais eu des résultats
19:03assez médiocres
19:03parce que la surface
19:04était trop rapide
19:06pour mon jeu.
19:07Et j'ai fait des concerts
19:08à Bercy.
19:10et la première fois
19:11que je suis allé faire
19:11un concert à Bercy,
19:12j'étais dans le parking
19:13où, vous savez,
19:13la Sécu,
19:14c'est les mêmes gens,
19:15tu vois,
19:15et j'arrive,
19:15je garde ma voiture
19:16et je suis dans les couloirs
19:17et là,
19:18je suis stressé.
19:19Je me disais,
19:20mais que se passe-t-il ?
19:21Et mon directeur,
19:23enfin,
19:23mon promenadeur,
19:24il m'a dit,
19:24mais qu'est-ce que t'as rien ?
19:25D'habitude,
19:26t'es pas comme ça
19:26avant un concert.
19:27Elle a dit,
19:27je ne sais pas ce que je sais.
19:28Et en fait,
19:29le lieu,
19:29pour moi,
19:30il était encore
19:31un lieu de tennis.
19:32J'avais toujours
19:32les vibrations du tennis.
19:34Et en fait,
19:35quand j'ai réalisé
19:36que c'était ça,
19:36en fait,
19:37je me suis complètement détendu
19:38et j'ai réalisé
19:39qu'en fait,
19:39quand tu vas,
19:40quand moi je vais sur scène,
19:41s'il y a 3 000,
19:425 ou 10 000 personnes,
19:43c'est 10 000 personnes
19:44qui m'aiment.
19:46Donc,
19:46il n'y a pas ce jugement
19:47de,
19:47je ne peux pas perdre.
19:49Donc,
19:49c'est très,
19:50mais par contre,
19:51je sais me concentrer.
19:52Je sais ce qu'il faut donner
19:54pour être au meilleur
19:56de sa forme.
19:57Et donc,
19:58c'est lié,
19:59c'est-à-dire que
20:00le joueur,
20:01il aide beaucoup
20:02le chanteur
20:05par rapport
20:05à une exigence
20:07de préparation,
20:08de concentration.
20:10Et puis,
20:10à la fin,
20:13vous savez,
20:13quand vous gagnez un match,
20:15vous ne gagnez pas
20:16pour vous,
20:16vous gagnez
20:17pour quelqu'un,
20:17on veut toujours
20:18pour quelqu'un.
20:19On veut toujours
20:20pour quelqu'un.
20:21Vous regardez,
20:22enfin,
20:22moi,
20:23mes matchs,
20:23les autres,
20:24vous savez,
20:24quand vous voyez
20:25un mec qui gagne un match,
20:26qui marque un but,
20:27il ne regarde pas ses pieds.
20:28Il regarde les gens.
20:29Et quand vous avez
20:30le bonheur
20:31de pouvoir donner
20:31de la chance,
20:33quand vous avez la chance
20:34de pouvoir donner
20:34du bonheur aux gens,
20:35ça n'a pas de prix.
20:36Et c'est ça
20:37qui est le lien,
20:38c'est que quand j'ai
20:39des moments de gloire,
20:41dont un,
20:42dont tout le monde
20:42se souvient,
20:42en tout cas beaucoup
20:43de gens de ma génération
20:44se souviennent,
20:45ce lien,
20:46c'est parce qu'à ce moment-là,
20:47de voir leur télé
20:47ou au stade,
20:48les gens étaient contents.
20:50Et quand je fais de la musique,
20:51c'est un peu ça,
20:52mon objectif,
20:53c'est de rendre
20:53les gens contents.
20:56Et c'est une chance
20:57incroyable
20:58de pouvoir avoir
20:58un impact positif
20:59sur les gens.
21:00Et voilà.
21:02Donc,
21:03c'est lié.
21:03Moi, je ne suis pas
21:05télisman,
21:06je serais petit peu
21:07au sujet.
21:08Je suis venu vous dire
21:09une évidence,
21:10croyez-vous que vous êtes
21:11le Camerounais
21:12le plus aimé en France.
21:14Et moi,
21:14il y a à peu près
21:1550 ans,
21:16j'ai traversé
21:17le Camerou,
21:18les îles du l'Est.
21:21Et j'en garde
21:22un merveilleux souvenir.
21:24Je voulais savoir
21:25si vous parliez un peu
21:27de votre mission
21:27de chef du village
21:29au Camerounais.
21:31Très chante,
21:31petite question.
21:33Par tradition,
21:35étant le premier garçon
21:36de ma génération,
21:37je suis devenu
21:38à la mort de papa
21:39le chef traditionnel
21:41du village.
21:42Je suis parti
21:43de chez moi
21:44j'avais deux ans.
21:46J'y allais en vacances,
21:47en touriste.
21:48Donc, c'est quelque chose
21:49qui pour moi,
21:49avec une éducation
21:52occidentale,
21:53je suis...
21:57Et il y a
22:00huit ans,
22:00j'ai eu le chef
22:01traditionnel.
22:03Les souvenirs
22:03que j'ai
22:04du chef traditionnel,
22:05c'est mon grand-père
22:06qui était
22:06le chef traditionnel
22:08et on habitait
22:09en pleine brousse.
22:11Là,
22:12mes parents
22:13construisent la maison,
22:14on a défriché
22:15la brousse
22:15pour y faire
22:16notre case.
22:17Mon grand-père
22:17y habitait.
22:18Et je me souviens
22:19des moments
22:20où mon grand-père
22:21recevait
22:22les gens
22:23qui avaient
22:23un certain nombre
22:24de doléances
22:24et qui pouvaient
22:26subvenir aux besoins
22:27de la communauté
22:27qui était un village.
22:30Les traditions,
22:31c'est important
22:31de garder les traditions,
22:32sauf qu'aujourd'hui,
22:33ça a changé
22:34parce que la démographie
22:36est dans.
22:37Le village,
22:38maintenant,
22:38c'est un quartier.
22:39On est au milieu
22:40d'un quartier.
22:41Donc,
22:41j'ai conservé
22:43avec le temps
22:43des parcelles
22:44que j'ai achetées
22:45à mes différents cousins
22:47et d'autres
22:48pour conserver
22:49cette chose-là
22:49parce qu'il y a
22:54une tradition
22:55que je trouve
22:56magnifique.
22:57C'est que
22:59les ancêtres
23:00sont enterrés
23:01devant leur maison.
23:03Donc,
23:03mon grand-père
23:04est enterré
23:04dans cette propriété
23:06ainsi que ma grand-mère,
23:07ainsi que mon père,
23:08ainsi que mon oncle.
23:09C'est là-bas
23:09que je serai enterré.
23:11Ce sont nos terres.
23:12c'est...
23:14Donc,
23:14la première chose
23:15pour moi,
23:15c'était de conserver
23:16pour la famille
23:17cette chose-là.
23:19J'ai eu
23:20un sentiment
23:22de culpabilité
23:23parce qu'en fait,
23:23si on n'était aucun mot,
23:24c'est grâce à maman,
23:25en fait.
23:26Parce que maman
23:26a adoré
23:28habiter en Grousse.
23:29Maman trouvait ça
23:30très luxueux
23:32de ne pas avoir
23:33l'eau courante
23:33et d'être obligé
23:34d'aller la chercher
23:34dans la rivière.
23:35Maman trouvait ça
23:35assez extraordinaire.
23:37Papa,
23:38pour lui,
23:39c'était la honte.
23:40Voilà,
23:40on n'a même pas
23:41d'électricité,
23:41on avait des larges
23:42à Petrone.
23:43Donc moi,
23:43j'ai ces souvenirs
23:44là d'enfance.
23:46Et en fait,
23:46j'ai eu un petit sentiment
23:48de culpabilité
23:49parce que maman
23:49est enterrée
23:50dans un cimetière
23:51dans les événements
23:51à côté de la maison
23:53au milieu d'un connu.
23:55Et ça m'a un peu...
23:57J'ai trouvé
23:58qu'elle était un peu loin
23:59alors qu'elle avait été
24:00centrale dans le fait
24:01que je sois...
24:02D'abord,
24:04c'est ma bête,
24:05peut-être,
24:06et que je sois là.
24:07Donc en fait,
24:07on a trouvé
24:08avec l'aide
24:09d'une dame
24:10qui est de ce qu'elle
24:11de moi là-bas,
24:11par rapport aux traditions,
24:12on a trouvé
24:14une réponse.
24:16À savoir que
24:16l'école que maman
24:18avait commencé
24:19à construire
24:20à l'époque
24:20est devenue
24:21une grande école
24:22que j'ai développée.
24:23On l'a baptisée
24:25École Marie-Claire Noa.
24:26Donc maman
24:27est vraiment là
24:28à travers l'éducation.
24:29Donc quelque part,
24:29elle est présente.
24:30Après,
24:31à la tradition,
24:32je suis entouré
24:34de vieux chef
24:37qui m'explique
24:38un peu
24:38les différentes traditions,
24:42je réapprends
24:43le dialecte local.
24:46Et en fait,
24:47mon rôle consiste
24:49un peu
24:50comme si j'étais
24:50directeur
24:51ou président
24:52de l'association humanitaire,
24:53d'aider
24:54les plus nécessiteux.
24:56Voilà,
24:57ça,
24:57c'est un peu
24:57mon rôle.
24:58je fais ce que je peux.
25:00Alors,
25:01on a une petite clinique,
25:02on a une école,
25:03on essaie
25:04de faire venir
25:04les enfants
25:05qui n'ont pas
25:05la possibilité
25:07d'avoir l'éducation.
25:09Voilà,
25:09j'essaie de les aider
25:10tant mieux.
25:10C'est un peu
25:12ça,
25:12mon rôle.
25:13Est-ce qu'il y a
25:14des directeurs
25:15qui ont pas
25:15de vos autres questions ?
25:16J'avais une question
25:17un peu spécifique,
25:18on est en pleine
25:18coupe du monde.
25:19On se débrouille bien.
25:21Je crois qu'à un moment donné,
25:22vous avez été
25:22coach mental.
25:24Je crois que c'est
25:25du Paris Saint-Germain
25:26du mémoire.
25:28Est-ce que vous avez
25:28eu d'autres expériences
25:29ou est-ce que vous en auriez
25:30d'autres d'être
25:31coach mental
25:33chez des sportifs
25:34de haut niveau
25:34autres que le tennis ?
25:36Est-ce que ça vous est
25:36déjà arrivé en dehors
25:37de cette expérience
25:38assez réussie
25:39avec le Paris Saint-Germain ?
25:40Le Paris Saint-Germain,
25:42j'étais coach
25:42en 1996.
25:45Ensuite,
25:45j'étais un coach
25:46de France.
25:49Mon coach
25:49est affectif
25:50et mental.
25:51Moi,
25:51je pense qu'un gars
25:53qui arrive en équipe
25:53de France,
25:54il sait que pour servir
25:56bien,
25:56il faut lancer
25:56sa balle
25:57le plus haut possible.
25:59Mais par contre,
26:01le travail consiste
26:02à faire en sorte
26:03que quand elle arrive,
26:04il soit suffisamment
26:05serein
26:06et lucide
26:07pour pouvoir faire
26:07ce qu'il faut
26:08même au moment
26:09où il y a
26:09de la pression
26:10ou de l'attention.
26:12Et ça,
26:12ça me passionne
26:13parce que bien entendu,
26:14comme vous le sentez,
26:15comme vous le savez,
26:16ça va au-delà du sport.
26:18Ma meilleure réussite
26:19de coach mental,
26:20c'est mon fils.
26:21C'est un père
26:22qui était un gloire
26:23assez médiocre.
26:24J'ai trouvé
26:24qu'il était grand
26:25mais qui était assez médiocre
26:26joueur de basket
26:27et qui était le meilleur
26:28basqueteur du monde.
26:30Parce que quand on part
26:31de Joachim,
26:32c'est le mental.
26:33Et il a un tas
26:36d'acier.
26:38Oui, je suis
26:40mais je suis toujours
26:41coach
26:41au Shigati.
26:43C'est moi
26:44qui suis
26:46directeur,
26:47président,
26:48responsable
26:48d'une paratennis.
26:50Donc,
26:52directeur
26:52d'une tennis
26:53en fauteuil
26:55non-voyant
26:56et mal-intendant.
26:57C'est moi
26:57qui suis responsable
26:58de cette cellule
26:59à la fédération.
27:01C'est passionnant
27:02et alors là,
27:03pour ce qui est
27:03de l'aspect mental,
27:04quand on parle
27:05de courage,
27:05de résilience,
27:06là,
27:06je suis servi.
27:07Et ce sont des échanges
27:08très intéressants
27:09de voir
27:11à quel point
27:15les personnes
27:16qui sont dans
27:16cette situation
27:18ont tellement
27:19de force
27:20à échanger
27:21et aussi
27:22des questions.
27:24Et après,
27:24on arrive sur le tennis
27:25et c'est vrai
27:25quand il y a
27:26une balle de break
27:26dans le film
27:27là-bas,
27:27c'est comme ça.
27:28Et là,
27:29on se retrouve
27:30autour du jeu.
27:30C'est vrai que
27:31sur un cours,
27:32il y a tellement
27:32de leçons
27:34qui peuvent être
27:35utilisées
27:35dans la vie
27:36de tous les jours
27:36et ça,
27:38ça me passionne
27:38aussi.
27:39Ça me passionne
27:39aussi.
27:40Il m'arrive
27:40de faire
27:41des conférences
27:42par rapport
27:43à l'approche
27:44mentale
27:45et c'est vrai
27:46qu'une approche
27:48mentale
27:48sur un mec
27:53gérer une équipe
27:54de sport
27:57c'est comme
27:59gérer une entreprise
28:02et mon coaching
28:03il est humain
28:05parce que
28:05je pense que
28:08quand on est bien
28:08ensemble
28:09au pire
28:09on perd
28:10mais on reste
28:10comme
28:12on ne gagne
28:13pas toujours.
28:14J'avais une question
28:15qui me vient
28:16comme ça.
28:17Quand on est
28:18sur le point
28:19de servir
28:19une balle de match
28:21je pense à ce
28:22qu'on a eu aussi
28:23dans le foot
28:23celui qui se retrouve
28:24en fait
28:25à tirer une pénalty
28:26qui va être
28:26super important.
28:27C'est quoi
28:27la dernière chose
28:28à laquelle on pense ?
28:29Parce qu'il faut
28:30vraiment y aller.
28:32Ça dépend.
28:34Ça dépend
28:34quand tu coaches
28:36une équipe
28:37de 30 personnes
28:38tu peux avoir
28:39un mot
28:40ou une phrase
28:42et ça va résonner
28:44de manière différente
28:45pour les 30.
28:47Il y a des moments
28:48comme ça
28:48qu'on arrive
28:49au très très très
28:49très haut niveau
28:50c'est du coaching
28:51individuel.
28:53à quoi tu penses ?
28:55Un,
28:55tu acceptes
28:55que tu as peur
28:56parce qu'on a tous peur.
28:58Comment tu gères
28:59ta peur ?
29:00Comment tu gères
29:01ta peur ?
29:02Alors il y a
29:03des fondamentaux.
29:05C'est vrai
29:06que quand on est
29:06face à la peur
29:07et là
29:08je donne une image
29:09des arts martiaux
29:11il faut être
29:11en contrôle
29:12et pour être
29:12en contrôle
29:13il faut déjà
29:14qu'on est nerveux
29:15il y a un truc
29:15qui se passe
29:16naturellement
29:16c'est que
29:18le cœur
29:20le palpitant
29:20s'accélère
29:21naturellement.
29:23Calmer ça
29:24déjà.
29:24Je ne pense pas
29:24qu'on puisse
29:25prendre une bonne
29:25décision
29:26dans l'énervement.
29:28Il faut qu'à l'intérieur
29:29de soi
29:29ce soit calme.
29:30Tu vois
29:32dernier lancer franc
29:33en finale de NBA
29:34quand tu lances
29:34en France
29:34les gens
29:35qui font du go
29:35et tu vois
29:36le champion
29:36tu sens cette espèce
29:38de sérénité.
29:39Tu vois
29:41Roger
29:42ou Joko
29:42sur une balle
29:43de break
29:44tu sens très bien
29:45qu'à ce moment-là
29:46il est tellement
29:47centré
29:47tellement calme
29:48il y a un calme
29:49ça ne veut pas dire
29:50que tu vas réussir
29:51mais en tout cas
29:52tu vas donner le maximum
29:54parce que très souvent
29:55les énergies extérieures
29:57sont tellement puissantes
30:00que tu perds tes moyens
30:01donc chacun
30:02a ses techniques
30:07le métier
30:07à ce niveau-là
30:08me plaît
30:09parce qu'il faut
30:10trouver des clés
30:11pour chacun
30:13je ne sais pas
30:14si c'est le tennis
30:15mais en tout cas
30:15moi
30:16mon premier coaching
30:17que j'ai fait
30:17en équipe de France
30:18j'avais deux joueurs
30:19extraordinaires
30:20mais qui avaient
30:21des mentalités
30:23intellectuelles
30:24spirituelles
30:24ou complètement différentes
30:26j'avais d'un côté
30:28Guy Forger
30:28l'autre côté
30:29Henri Lecomte
30:29forcément
30:30on ne leur parle
30:31pas de la même manière
30:32mais c'est passionnant
30:34de trouver une clé
30:35pour Henri
30:35et trouver une clé
30:36pour lui
30:36c'est passionnant
30:37ça me plaît ça
30:40et évidemment
30:42quand je les coach
30:44et j'ai eu cette chance
30:46de coacher
30:46deux joueurs extraordinaires
30:48je ne leur parle pas
30:48de ma vie
30:49parce que moi
30:50je n'existe pas
30:51moi je suis à leur service
30:52mais c'est plus facile
30:53parce que j'ai eu la chance
30:55de commencer à coacher
30:56mes potes
30:57c'est plus facile
30:58de coacher
30:59ton pot
31:00pour commencer
31:01après j'ai coaché
31:02des gars
31:03que je connaissais moins
31:03après j'ai même coaché
31:04des mecs
31:04que je ne pouvais pas supporter
31:06et pareil
31:08il faut être bon
31:09et là il faut s'oublier
31:10donc tout ça
31:11il est passionnant
31:14putain pénalty
31:14du monde
31:18non mais tu vois
31:20balle de match
31:20tu serres ok
31:21mais à la limite
31:22tu ne la gagnes pas
31:23mais tu en as d'autres
31:23mais du monde
31:28le gardien
31:28il fait 4 mètres de haut
31:29les cages
31:30sont des cages de honte
31:31tu trembles
31:33c'est fou
31:34c'est intéressant
31:37c'était intéressant
31:39de voir le visage
31:40de Kylian
31:41avant
31:41qui avait ce temps
31:45qui passait
31:45tu voyais
31:45qu'il y avait
31:46une nervosité
31:47juste le visage
31:47c'était fou
31:49il l'a confirmé
31:53il avait visualisé
31:54beaucoup de choses
31:55avant
31:56parce que tu
31:56le visualises
32:00sauf que là
32:01il n'avait pas travaillé
32:01cette visualisation
32:03il n'avait pas travaillé
32:04ça en visualisation
32:053 minutes avant
32:06il y a pénalty
32:07il n'y a pas pénalty
32:08il y a 10 millions
32:11il y a la paragoyenne
32:12qui a envie
32:12que je baie
32:13je le rate
32:14tu vois
32:15il y a plein de choses
32:17comme ça
32:18et le môme
32:18il a 27 ans
32:19il y a le monde entier
32:21qui le regarde
32:21il y a un balou
32:24et il a m'attiré
32:26mais c'est beau
32:28c'est beau
32:29parce que tu dis
32:30qu'il est humain
32:31il n'y a pas été
32:33il y a
32:34c'est l'inaire
32:34et c'est dur
32:35c'est dur
32:37très dur
32:39il nous reste 10 minutes
32:40à peu près
32:41qui s'anime
32:42s'anime
32:42s'anime
32:43s'anime
32:44s'anime
32:44s'anime
32:45dernière question
32:46l'évolution
32:47du jeu du tennis
32:48c'est quelqu'un
32:49j'ai l'impression
32:50que tous les joueurs
32:50ou presque
32:51et joueurs aussi
32:51d'ailleurs
32:52sont devenus
32:53surpuissants
32:53aussi
32:54ils ne sont pas plus
32:55fortes
32:55qu'à votre époque
32:56et encore
32:56un peu d'avant
32:57et par contre
32:58ils sont plus du tout
33:00les cours ont été ralentis
33:03les balles ont été ralentis
33:05et les frappes
33:07les raquettes
33:08sont beaucoup plus performantes
33:11mais du coup
33:13le fait que les raquettes
33:15soient aussi
33:18performantes
33:19font que
33:22sur une balle
33:23qui nous arrive
33:23à 200
33:24à l'heure
33:25le fait de mettre
33:26la raquette
33:27en opposition
33:27c'est que la balle
33:29repart
33:29aussi vite
33:30qu'elle arrive
33:32c'est que
33:33quand vous ajoutez
33:35le fait
33:35que maintenant
33:37la grande majorité
33:38des joueurs
33:40jouent avec
33:41deux prises
33:42de contre-attaque
33:43à savoir
33:43une prise
33:44de coup droit
33:45d'attaque
33:46et avec la main gauche
33:48à deux mains d'attaque
33:49donc c'est
33:50deux retours de contre
33:51sans avoir à préparer
33:53c'est à dire
33:54que vous faites
33:54juste une opposition
33:55vous n'avez pas besoin
33:56de lancer de coup
33:58on n'a plus le temps
33:59de monter au filet
34:00tu n'as plus le temps
34:02il y a
34:02pour moi
34:03une évolution
34:04c'est à dire
34:05que vous remarquerez
34:07que les joueurs
34:08se tiennent
34:08de plus en plus loin
34:11derrière
34:12la ligne de fond
34:13au service
34:15je pense
34:15qu'il y a
34:16une évolution
34:17qui va être
34:17l'évolution
34:18du service à la cuillère
34:21alors le service à la cuillère
34:23il y a encore quelques années
34:23pour les profanes
34:24c'était un manque de respect
34:25alors que je pense
34:27que c'est un véritable coup
34:28tactique
34:29que ça viendra
34:31je ne sais pas
34:31si vous avez remarqué
34:32qu'il y a eu
34:33depuis 7-8 ans
34:35et ça a commencé
34:35par les filles
34:36le retour de l'amorti
34:38l'amorti
34:38qui donne
34:40dans le dialogue
34:42du jeu
34:43une autre dimension
34:44qui est quand même
34:45intéressante
34:45et on s'aperçoit
34:46qu'il y a certains joueurs
34:47qui sont complètement
34:51médiocres
34:51au fil
34:52alors qu'ils sont capables
34:53de taper des balles
34:54100 fois de suite
34:55à ça des lignes
34:56à 250 à l'heure
34:58je pense
34:59qu'il y a encore
34:59une place
35:00pour une évolution
35:01je pense que ça
35:01prend du temps
35:03je pense qu'il n'y a pas
35:04encore l'athlète
35:05que moi je verrais
35:07c'est à dire
35:08un gars de 2 mètres
35:11mais qui
35:12est le tempo
35:15les grands mètres
35:17sont encore
35:18un petit peu
35:18Victor Van Banyama
35:20du tennis
35:21oui oui
35:22mais même
35:22un Michael Jordan
35:23suffirait
35:25voilà
35:25suffirait
35:272 mètres 5
35:29agile
35:30service qui vient
35:31de là-haut
35:32monté
35:33pour lober
35:34il faut lober
35:35très haut
35:35pour passer
35:36il faut bien passer
35:37c'est possible
35:38mais
35:40je pense
35:41qu'il y a
35:43une vraie ouverture
35:44dans l'évolution
35:47avec le service
35:48à la cuillère
35:48alors c'est con
35:49je ne vais pas vous dire
35:49oui le tennis
35:50enfin je ne sais pas
35:51le tennis
35:52il frappe plus fort
35:54oui oui
35:54oui
35:55mais je suis artiste
35:57je suis optimiste
35:59oui
36:02si demain
36:04je jouais
36:05allez je vais dire
36:06je suis un joueur
36:07des années 2010
36:09je suis 10ème mondial
36:11je joue Nadal
36:13si je joue bien
36:14contre lui
36:15je vais perdre
36:166-3
36:166-3
36:176-3
36:18en jouant
36:18un très beau match
36:19mais je vais perdre
36:22si quand je serre
36:24il se met
36:26contre la chaise
36:27d'arbitre
36:28de fin
36:28à 5 mètres
36:32techniquement
36:33il est impossible
36:35que si je fais
36:36un service
36:37à la cuillère
36:39sans qu'il soit parfait
36:40c'est impossible
36:41qu'il la touche
36:42c'est impossible
36:44et si par hasard
36:46il la touche
36:47il arrive sur une balle
36:48comme ça
36:48et après
36:49je préfère
36:50avoir Nadal
36:51à la volée
36:51et moi le passé
36:52que moi être à la volée
36:54c'est Nadal qui arme
36:54tu vois
36:55parce qu'on a un estomé
36:56donc c'est intéressant
36:58il y a un truc tactique
36:59mais c'est assez rigolo
37:01c'est assez important
37:02parce que
37:03tu as le droit
37:03de faire un service
37:04à la cuillère
37:05mais quand
37:06tu vois le petit mouté
37:07tu vois le petit mouté
37:09alors c'était
37:10alors les journalistes
37:11qui pour la plupart
37:11ne comprennent rien
37:12je vous mets tout à fait
37:13à l'aise
37:14le jugeur esport
37:14ils ne comprennent rien
37:16parfois
37:17parfois
37:17ils savent ponter les points
37:19tout ça
37:20oui
37:20mais
37:21parfois
37:22mais quand
37:23mais quand vous avez
37:24que c'est un manque
37:25de respect
37:25non c'est un choix
37:26tactique intelligent
37:27c'est un choix courageux
37:29et tu
37:30Mouté
37:31qui joue
37:32je ne sais pas
37:33Sineur
37:33ou Alcaraz
37:34mais Mouté
37:35il n'a aucune chance
37:36s'il joue normalement
37:37il va y avoir des points
37:37extraordinaires
37:38lui il va prendre
37:386-2
37:396-2
37:396-2
37:40en faisant des points
37:40avec pas de prière
37:41mais il ne fait que
37:42des services à la cuillère
37:43si quand l'autre
37:44il sert
37:44il se met dans le cours
37:46et tu fais amorti
37:47tout le match
37:48les gens font
37:50mais ça serait intéressant
37:52moi je veux voir ce match
37:54et une année
37:56pour vous mettre
37:57dans la confidence
37:57une année
37:58on a joué
37:59en finale de la coupe d'Evis
38:00en demi-finale
38:00de la coupe d'Evis
38:01on jouait l'Espagne
38:02et la demi-finale
38:03de la coupe d'Evis
38:03c'était en 2016
38:04ou 17
38:04je ne sais plus
38:06on jouait juste après
38:07l'US Open
38:07et on jouait l'Espagne
38:08et on jouait
38:09donc l'Espagne
38:10avec Nadal
38:12Nadal il a perdu
38:13un match
38:13en coupe d'Evis
38:14de toute sa carrière
38:15c'était le premier
38:15quand il avait
38:16je ne sais pas
38:1611 ans
38:17enfin vous voyez
38:18il n'avait jamais perdu
38:19et on jouait Nadal
38:20qui était en finale
38:21à l'US Open
38:23et moi
38:24mon équipe
38:24c'était
38:27Pouille
38:28Tsonga
38:30et
38:31Benoît Père
38:33qui était mon rêve
38:34moi je rêvais
38:34de coacher
38:35Benoît Père
38:36et donc Benoît
38:38on se prépare
38:39et je lui dis
38:39Benoît
38:40tu vas jouer Nadal
38:42et on va s'entraîner
38:43tu vas faire
38:44que des services
38:45à la cuillère
38:45donc on va s'entraîner
38:46aux services à la cuillère
38:47et on va voir
38:49si un mec
38:49qui a 3 mètres
38:50quand tu serres à la cuillère
38:51parce qu'il était à droit
38:53il ne la touche pas
38:54la balle
38:56tu te mets en position
38:56alors si jamais
38:58il arrive
38:58tu lui serres la gueule
39:00mais on a travaillé dessus
39:01et il s'est trouvé
39:02qu'on a travaillé ça 2 jours
39:03et il maîtrisait
39:04et moi
39:05j'attendais que ce moment
39:08service Père
39:09Coupe Davis
39:09France-Espagne
39:10premier point
39:10service à la cuillère
39:12et genre
39:12ouh ouh
39:12et il fait ça
39:13tout le match
39:14parce que c'était le butin
39:14on fait ça tout le match
39:16ça aurait été très intéressant
39:17sauf que Nadal
39:18a déclaré forfait
39:19putain on n'a pas pu le faire
39:26Yannick une dernière question
39:27c'est Simon Perrault
39:28le PDG
39:29ce matin
39:29qui va vous la poser
39:31enchanté
39:31je suis ravi
39:31merci d'avoir accepté
39:32l'invitation
39:33merci à tout le monde
39:34une dernière question
39:35et justement
39:36on sent que le coaching
39:37il est encore très présent
39:38une passion
39:40est-ce que
39:41ça vous a poussé
39:42à accepter
39:42d'être
39:43le nouveau capitaine
39:45de la Labour Cup
39:45et donc ma question
39:47c'est
39:47est-ce que vous allez demander
39:48notamment à Siner
39:49de servir à la QR
39:51à la Labour Cup
39:54alors Siner
39:57est cher
39:58donc Siner pour l'instant
40:00ne joue pas
40:00il se trouve que
40:01la semaine de la Labour Cup
40:03il y a
40:03une compétition
40:07qui s'appelle
40:08la King's Cup
40:08on arrête
40:10aux Emirats
40:11enfin tu vois
40:11chez les pauvres
40:14et du coup
40:15il a un contrat
40:15un truc de dingue
40:17pour aller jouer deux jours
40:18mais il se trouve que
40:19par les temps qui courent
40:20on ne sait pas
40:21si la compétition
40:22va être
40:24donc il se peut
40:25qu'il soit dans l'équipe
40:26enfin bon
40:26j'ai eu
40:27l'honneur
40:30de me retrouver
40:30sur la chaise
40:31et passer une semaine
40:32avec Alcaraz
40:33l'année dernière
40:35c'était un moment
40:36de bonheur
40:37c'était
40:37c'est la première fois
40:40que je côtoie
40:41au quotidien
40:43en dehors du cours
40:44dans les préparations
40:45pendant les matchs
40:46un numéro un mondial
40:48et j'ai beaucoup de chance
40:49parce que c'est
40:50un garçon
40:51qui est
40:53extraordinaire
40:54quand on parle
40:55de sérénité
40:55parce que je travaillais
40:56avec
40:57il y avait tout son staff
40:58qui était là
40:58une espèce de simplicité
41:01un peu nadalienne
41:02ce sont des gens appréciés
41:04ce sont des gens bien
41:08comme quoi
41:08on peut être un grand champion
41:09sans être un gros connard
41:12et lui
41:12il a été
41:14et ça
41:15ça m'a passionné
41:17Sineur
41:17je l'ai croisé
41:18quelques fois
41:19alors la dernière fois
41:20que je l'ai vu
41:20je l'ai engueulé
41:21à chaque fois
41:22que je me balade
41:23dans la rue
41:23depuis 40 ans
41:24j'entends Yannick
41:24je me tourne
41:25maintenant c'est toi
41:25tu fais chier
41:27tu vois
41:28et tu m'as dit
41:28non
41:29c'est pas
41:30on m'aimait bien
41:30et tout
41:30donc on s'est un peu rassuré
41:32tu vois
41:32caresser mon dos
41:33dans le bon sens
41:36mais oui
41:36c'est aussi un gars
41:39que j'apprécie aussi
41:40qui est très bien
41:41qui a
41:42une présence
41:43sur les cours
41:44qui est intéressante
41:46que je connais pas forcément
41:47je connais un peu
41:48Sonschenko
41:49je connais ça
41:49mais tu vois bien
41:51qu'il y a un travail mental
41:52une approche mentale
41:53une présence
41:54quand tu le verras
41:56en vrai
41:56je sais pas
41:57ça se ressent pas forcément
41:58à la télévision
41:59mais quand il rentre
42:00sur le cours
42:01il y a une espèce
42:01d'aura
42:02dans une posture
42:03qui est magnifique
42:03et quand elle est opposée
42:05à celle d'Alcaraz
42:06qui est puissante
42:10joyeuse
42:10pleine de vie
42:11tu vois
42:12d'aura
42:13c'est deux styles
42:16qui font tellement bien ensemble
42:17et ouais
42:18j'adorerais
42:19tu vois
42:20pouvoir les avoir
42:21à tous les deux
42:21dans l'équipe
42:22merci
42:23merci
42:24merci
42:24merci
42:25merci
42:26merci
42:26merci
42:26Merci.
Commentaires