00:00Ça sent les îles. Je pense qu'on est en dehors de Paris quand on vient ici.
00:02Toi tu manges ça depuis que t'es petit ?
00:03Ouais.
00:04T'as trop de chance.
00:04C'est un héritage on va dire. Je vois des gens que ça fait 20 ans qu'ils ne sont
00:07pas retrouvés et ils se retrouvent ici.
00:09On est dans l'épicerie de Cédric, c'est Boca et Max. C'est une épicerie anti-aise que tout
00:12le 20ème arrondissement connaît.
00:14Ca et Max c'est la maison de Max. Et Max c'est mon père. Il a des échos des
00:17Antilles.
00:18On a vu ton fils à la télé, il m'envoie de la marchandise.
00:20On fait traiteur, on fait épicerie, on reçoit les bananes des Antilles, des dachines, des ignames.
00:25Il y a mille trucs qu'on ne connaît pas.
00:27Salade de morue, féroce d'avocat. Je t'ai mis des feuilletés, du crâpe farci et on va goûter un
00:31petit venteur maison.
00:33Je t'y en.
00:33Ca c'est la crâne morue. Ca fait au moins 50 ans qu'on a la même recette.
00:36A la base c'était une boucherie française. Mon père, il leur demandait du sang pour faire du boudin.
00:40Donc ils ont travaillé ensemble et ils ont vendu l'affaire à mon père.
00:43Donc c'est l'une des premières boutiques anti-aise de Paris.
00:45A toi de jouer. Ca pique un peu.
00:47Ah ouais, ça pique un peu. Mais c'est super bon.
00:48Moi j'ai beaucoup de gens qui viennent faire des études ici en France.
00:51Ils se sentent seuls. C'est un choc je pense.
00:53Et le fait de venir dans cette boutique là, ça leur rappelle des souvenirs.
00:57Et ils sont contents de pouvoir avoir un endroit où les gens puissent se retrouver.
01:00Mont Blanc Coco.
01:01Ah ouais, c'est vrai. C'est trop bon.
01:03Puis il y a le sorbet Coco.
01:04Vraiment c'est une adresse de ouf ici.
01:05Et j'ai vu qu'il y avait aussi ta fille. Elle est aussi née dans cette boutique du coup.
01:08Voilà, ça intéresse. Donc de temps en temps, elle vient nous donner un coup de main.
01:11C'est une boutique familiale et on espère qu'on va durer longtemps.
01:14C'est vraiment une épicerie de quartier quoi. Comme on les aime.
Commentaires