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Gilles Kepel, professeur émérite des universités, était l'invité du Face à Face ce vendredi 10 juillet. 

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Transcription
00:00Gilles Kepel, revenons quand même à cette question, effectivement, de cette menace qui pourrait être sur la vie de Donald
00:06Trump.
00:06Il l'a d'ailleurs reconnu lui-même, mais avec toujours une forme de légèreté étonnante,
00:10disant presque qu'il se gargarisait d'être la cible numéro un de l'Iran.
00:15Les phrases d'ailleurs prononcées, les slogans morts à Trump ont été entendues à de très nombreuses reprises,
00:20y compris écrites sur des pendrolles pendant les fameuses funérailles.
00:25Quand je vous demandais, est-ce que c'est à prendre au sérieux ?
00:28Est-ce que c'est plus aujourd'hui qu'hier ?
00:29C'est-à-dire que, est-ce que c'est une manière pour Israël de dire, voilà, on est en
00:33effet dans le jeu,
00:34ou est-ce que c'est parce que cette fois-ci, cette menace est plus sérieuse que d'habitude ?
00:38Ça peut être les deux.
00:39Il est clair que Netanyahou a aujourd'hui intérêt à montrer qu'aller négocier avec les Iraniens,
00:46c'est vraiment trop dangereux et qu'il faut garder ses alliés traditionnels,
00:50c'est-à-dire Israël et surtout Netanyahou, qui est en difficulté.
00:54Par ailleurs, on voit bien l'exacerbation de l'attention à l'intérieur des composantes de la société iranienne.
01:01Vous avez vu ce qui s'est passé, c'est que l'Iran, en fait, et les États-Unis ont
01:06signé ce Memorandum of Understanding,
01:08cet accord, ce pré-accord, déclaration préalable,
01:13et qui indiquait notamment que l'Iran garantissait la liberté de passage pendant les 60 jours.
01:21Mais l'interprétation de l'Iran, c'est que nous la garantissons.
01:25Donc tout ce qui se passe en dehors de notre passage, nous l'interdisons.
01:28– Donc soit vous passez au large, soit vous passez effectivement au plus près des côtes iraniennes,
01:36et dans ces cas-là, ok, mais au moins vous êtes sous notre contrôle.
01:39– Vous avez demandé la permission et vous avez subi d'inspection, etc.
01:42Soit vous passez de l'autre côté en nommant.
01:45Alors au départ, les Iraniens, c'était entendu…
01:47– Non, la partie sud du détroit d'Hormuz.
01:49– Voilà, la partie sud, le long, effectivement, de ce qu'on appelle le Moussandam,
01:54c'est-à-dire le cap qui est Omanet dans le détroit d'Hormuz, au sud.
01:59Et Oman, c'était plus ou moins entendu avec l'Iran,
02:03qui avait dit on va partager les frais de péage, etc.
02:05Et on imagine que la pression gigantesque des autres pays du Golfe,
02:10notamment du Qatar, des Émirats et autres, a été telle, ainsi que les États-Unis,
02:13que les Omanets ont fait un pas en arrière,
02:16et désormais ont vu avec les Américains et les autres Golfiots
02:20le fait qu'il y ait cet autre passage, qui est libre de mine actuellement,
02:25dans lequel les bateaux pouvaient passer.
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