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  • il y a 9 heures
«Dans notre pays, on ne joue pas avec la vérité historique», affirme la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, venue détailler un projet de loi proposant une peine d'inéligibilité en cas d'infraction antisémite ou raciste.

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Transcription
00:00Alors, déjà, ça ne vise pas le passé, c'est que pour l'avenir,
00:03et j'ose espérer que la campagne présidentielle qui s'ouvre
00:05ne verra pas des propos négationnistes,
00:08ou des propos racistes, ou des propos antisémites.
00:10Je pense qu'on peut tous quand même espérer qu'on ait une campagne électorale
00:13qui se passe dans un débat démocratique, certes important, dense,
00:17mais qui n'aille jamais, évidemment, jusqu'à des insultes
00:20ou des attaques à caractère raciste ou antisémite.
00:21On vise deux choses par cette mesure.
00:24Un, dans notre pays, on ne joue pas avec la vérité historique,
00:26donc on refuse, par exemple, de contester ce qu'a été un crime contre l'humanité,
00:31on ne conteste pas l'existence de la Shoah, du génocide rwandais,
00:34du génocide arménien, malgré aussi beaucoup d'intéresses étrangères,
00:37par exemple, sur le génocide arménien, qu'on peut déjà être sanctionné.
00:40Donc là, on va ouvrir la possibilité d'une peine complémentaire d'inéligibilité
00:45pour ceux qui contesteraient l'existence de ces crimes contre l'humanité.
00:49Et puis, pour ceux qui seraient condamnés sur les faits les plus graves,
00:52qui seraient condamnés à trois ans de détention
00:54pour des actes racistes ou antisémites,
00:57là, ça pourrait ouvrir aussi la possibilité
00:59d'une peine complémentaire d'inéligibilité.
01:01Donc c'est vraiment ces deux cas précis qui sont visés.
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