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00:0018h19 sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:1018h17 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:12Marine Le Pen sera-t-elle ou nos candidates ?
00:14On aura la réponse dans les prochaines heures.
00:17On rejoint Valentin Rouillon, Patrick Hermansen devant le siège du RN.
00:20Visiblement la réunion de crise autour de Marine Le Pen.
00:23Il y a ses avocats, il va y avoir des barons du parti.
00:25C'est terminé. Est-ce que vous avez des informations ?
00:27Valentin.
00:30Terminé, Laurence. Difficile à dire.
00:32En tout cas, il y a eu un petit peu d'agitation il y a quelques minutes.
00:36On sait que les deux avocats de Marine Le Pen sont sortis du siège du RN.
00:41Caroline Parmentier aussi est sortie.
00:44Les deux avocats, Sandra Chirac-Colaric et Rodolphe Bosslu, sont sortis.
00:47Caroline Parmentier, qui a longtemps géré les relations presse du RN, est sortie.
00:53Steve Briouat, maire d'Énim-Beaumont, est également sorti.
00:57Louis Alliot, qu'on a croisé tout à l'heure.
00:59Vous avez sans doute vu cette séquence qui a été tournée par Malo Steiner,
01:05où on a vu Louis Alliot qui nous a répété une dizaine de fois
01:08« Je ne parlerai pas », rien avant le 20h pour le citer.
01:13Voilà ce qu'on peut qualifier d'agitation autour du siège du RN dans le 16e arrondissement.
01:19En tout cas, ils sont toujours en réunion désormais depuis plus de 3 heures et ils sont au 4e étage
01:24dans le bureau de Jordan Bardella.
01:27Au 3e, pour votre information, c'est le nouveau bureau de Marine Le Pen parce qu'ils sont arrivés ici
01:32le 1er juillet.
01:34Et donc, vous voyez sur ces images de Patrick Hermansen, qu'on va décrire pour les auditeurs d'Europe 1,
01:39eh bien, c'est cette fenêtre avec le bureau de Jordan Bardella où ils sont réunis en ce moment pour
01:44savoir
01:45qui de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella va donc être candidat pour l'élection présidentielle.
01:51On l'espère au 20h ce soir.
01:53On aura cette réponse.
01:55En tout cas, peut-être que Marine Le Pen va se déclarer officiellement candidate, mais sous bracelet électronique.
02:00Laurence.
02:01Eh bien, rien n'est moins sûr, mais on verra.
02:03Merci Valentin Rouillon, Patrick Hermansen et puis pour nos auditeurs, effectivement,
02:06on voyait une façade d'immeubles où se trouvent les locaux du RN.
02:09Oui, Gauthier, puis on va écouter les électeurs d'Enam Bomou ensuite.
02:13Vous imaginez le choix cornynien pour Marine Le Pen.
02:16Quelque part, c'était le pire cas de figure parce que les juges n'ont pas décidé à sa place,
02:21ils l'ont rendu éligible, mais ils lui laissent un bracelet électronique
02:24qui, évidemment, entrave ses déplacements pour au moins plusieurs mois,
02:28jusqu'à un an s'il n'y a pas d'aménagement de peine.
02:31Donc, c'est d'un machiavélisme, encore une fois, absolu,
02:34parce que c'est lui renvoyer la patate chaude,
02:36tout en l'entravant considérablement pour mener une campagne normale.
02:40Et c'est le parcours d'une vie.
02:41C'est le parcours d'une vie qui débute à la naissance,
02:44quand vous vous appelez Le Pen, de la cour de récréation.
02:45C'est une vraie question.
02:46Après, la question, c'est est-ce qu'elle a vraiment choisi ce destin-là ?
02:49Et on va y revenir dans un instant, à la lumière des archives qu'on a ressorties,
02:52et vous vous posez une question sur le destin.
02:54Alors, sur le destin...
02:55Est-ce que ce sont des hommes ?
02:55Mais avant, j'aimerais qu'on écoute les électeurs de Hénorme Beaumont,
02:58parce que là, il y a la question des prochaines heures, effectivement,
03:00là, qu'elle va-t-elle lister,
03:01puis après, la trace qu'elle laissera, Julien Drey,
03:04parce que si elle renonce,
03:05ou si elle décide de se lancer avec le risque, encore une fois,
03:08d'être entravée, de ne pas pouvoir faire campagne correctement
03:10et de faire un score qui n'est pas celui qu'elle souhaiterait,
03:12il y a vraiment un vrai dilemme.
03:14Écoutons les habitants de Hénorme Beaumont
03:15qui, eux, espèrent une candidature de Marine Le Pen.
03:19– Je ne vois pas, il y a beaucoup de gens qui ont des bracelets,
03:22et puis que, malgré qu'elle ne pourra pas bouger comme elle veut, quoi.
03:25– Ouais.
03:25– Voilà, c'est ça.
03:26– Il n'arrête pas de faire un frein dans la campagne ?
03:29– Peut-être, oui.
03:30Peut-être, un petit frein, oui.
03:31– Moi, je pense que le duo Marine Le Pen, Jordan Bardella,
03:36c'est très bien.
03:37Moi, je vois Premier ministre et elle, présidente.
03:39– D'accord. Il faut qu'elle se présente.
03:41– Ah oui. Oui, bien sûr.
03:43– Bonne défi, si elle veut,
03:45même avec le bracelet électronique,
03:48elle veut se présenter, c'est une bonne chose.
03:51– Je pense que c'est très bien qu'elle ait cette décision-là,
03:54puis qu'elle puisse se présenter aux élections présidentielles,
03:58après tous les efforts qu'elle a faits,
04:00et puis on sait que ça va aller certainement beaucoup mieux avec elle
04:03qu'avec le président actuel.
04:06– Étant donné que ça fait quand même longtemps
04:08qu'on la connaît ici sur Hénin,
04:10je pense que ces électeurs ne verraient aucun inconvénient
04:15à ce qu'elle se présente.
04:16– Écoutez, moi, ça me gêne avec un bras électronique,
04:18mais Bardella, bon, il peut bien faire l'affaire.
04:21– Voilà pour ces réactions recueillies
04:22par Raphaël Lazareg à Hénin-Beaumont.
04:25Il y a la question politique,
04:27Julien Dray, il va falloir se justifier devant ses électeurs,
04:29si elle n'y va pas, Marine Le Pen,
04:31leur dire « je peux y aller, mais je n'y vais pas ».
04:33C'est pas si simple que ça, quand même, à argumenter.
04:35Si c'est l'option choisie, si c'est l'option choisie.
04:37– Je ne la connais pas personnellement,
04:39mais je l'observe quand même,
04:40et j'ai été élu avec elle pendant très longtemps
04:42la région Île-de-France, je vais vous donner mon sentiment personnel,
04:45et je peux me tromper,
04:47et vous me battrez, voilà.
04:49Je pense qu'elle ne va pas y aller.
04:51Qu'elle n'ira pas, parce qu'elle a compris
04:52le piège qui lui est tendu, c'est-à-dire qu'en gros,
04:54on lui dit « va à la présidentielle pour te faire battre,
04:57une nouvelle fois ».
04:58Et je pense qu'elle se dit « c'est pas la peine ».
05:00J'en ai peut-être beaucoup fait déjà,
05:03et peut-être même qu'il vaut mieux que je me mette en réserve
05:05cette fois-ci, parce qu'elle n'est pas si vieille que ça.
05:08Il y en a d'autres qui ont,
05:09dans d'autres pays, qui sont beaucoup plus vieux qu'elle,
05:11et qui ont été élus, je pense que,
05:13y compris au regard de la situation du pays,
05:15de la manière dont il va falloir gérer un pays
05:17qui est compliqué, mais ça c'est mon avis personnel.
05:19Après, elle peut décider, pousser par les électeurs,
05:22pousser par les entourages, etc.
05:24Mais moi je voudrais faire une remarque.
05:26Ce soir, il y a un vainqueur.
05:28Vous vous dites ou non ?
05:29Monsieur Mélenchon.
05:30Si j'étais William Gilles-William-Golnadel,
05:33je commencerais à regarder le syndicat de la magistrature.
05:36Mais il y a, parce que
05:37vraiment les juges, ce qu'ils ont fait,
05:39c'est un cadeau extraordinaire
05:41qui est fait pour Jean-Luc Mélenchon.
05:43Extraordinaire.
05:44Ce qui est la chose la plus terrible pour moi,
05:46pour l'avenir du pays.
05:47Je dis souvent, en m'amusant en discutant avec certains amis,
05:50je dis la France aujourd'hui,
05:51c'est un mélange de la République de Weimar en 1932
05:53et de l'étrange défaite de Marc Bloch.
05:55Et on rajoute.
05:58On est au bord du gouffre,
05:59et on va faire un pas en avant encore.
06:01Parce que ce soir,
06:02lui, il va pouvoir être l'homme de la vertu,
06:04l'homme de la propreté.
06:05Il a été condamné pour rébellion.
06:06Oui, mais bon, rébellion,
06:08c'est pas de la même chose.
06:09Il va dire, moi j'ai pas volé.
06:10Oui, non, il s'est rebellé contre des policiers.
06:12D'accord, mais que vous le vouliez ou non,
06:14la mécanique qui est en place,
06:15et que vous la voyez,
06:16vous la voyez se dérouler,
06:17je vous l'ai annoncé déjà depuis plusieurs semaines,
06:20je ne suis pas un prédicateur,
06:21mais voilà,
06:21il est le grand vainqueur de cette situation politique.
06:25Jean-Luc Mélenchon qui a réagi.
06:26Notre but est de débarrasser le pays du RN
06:28et de ses candidats
06:28par la voix des urnes
06:30et la volonté du peuple lui-même.
06:32Rien de changé,
06:33quelle que soit la candidature,
06:35adage créole,
06:35même poil, même bête,
06:37et vice-versa,
06:38chassons-les tous.
06:39Ça, c'est très intéressant.
06:40Parce qu'il ne va pas sur le terrain judiciaire.
06:43Il n'a pas intérêt,
06:44il a lui-même été condamné,
06:45il a Rima Hassan aujourd'hui au tribunal,
06:46également pour apologie du terrorisme.
06:47Donc il ne va jamais sur le terrain judiciaire.
06:50D'ailleurs, il était contre l'exécution provisoire
06:51contre Marine Le Pen,
06:53même si sans doute,
06:53effectivement, pour rejoindre Julien,
06:55il rêve d'un second tour
06:56face à Jordan Bardella,
06:57comme Jordan Bardella ou Marine...
06:59D'ailleurs, pas Marine Le Pen.
07:00Vous avez vu, Marine Le Pen,
07:01elle disait,
07:02j'aimerais pas forcément voir Mélenchon en face de moi,
07:04mais plutôt...
07:04Non, elle préférerait Edouard Philippe.
07:05Exactement.
07:05De loin.
07:06Et je pense que c'est une différence
07:07avec Jordan Bardella
07:08qui lui aussi rêve d'affronter Jean-Luc Mélenchon.
07:11Parce que les deux pensent
07:13que c'est le meilleur adversaire pour gagner.
07:16Jean-Luc Mélenchon,
07:17si c'est Edouard Philippe,
07:18il perd, c'est sûr.
07:19Et Jordan Bardella,
07:20c'est plus compliqué, pense-t-il,
07:21au vu des sondages,
07:22et c'est vrai,
07:22c'est ce que disent les sondages,
07:23de gagner face à Edouard Philippe
07:25que face à Jean-Luc Mélenchon.
07:27Mais on n'en est pas encore là.
07:28Est-ce que j'ai le droit
07:29de parler du destin de Marine Le Pen ?
07:30Alors, on y va.
07:30Et vous voulez qu'on écoute une archive avant ?
07:32Parce qu'on parle tous du destin,
07:34maître de son destin,
07:35elle est face à son destin.
07:36A-t-elle vraiment choisi ce destin ?
07:38Quand on est dans une famille
07:39où on s'appelle Le Pen,
07:41où on doit, dès son plus jeune âge,
07:42Eric Nolot nous le rappelait,
07:44affronter un attentat,
07:45affronter évidemment
07:46ce que chaque enfant
07:47qui porte un nom pareil
07:49dans la cour d'école.
07:51Écoutons la première archive
07:52de Marine Le Pen en 1993.
07:54Première campagne à 24 ans.
07:56Écoutez ce qu'elle disait
07:58à ce moment-là.
07:59Aujourd'hui, Marine,
08:01la Benjamine,
08:02tout aussi blonde que sa soeur,
08:04tout aussi imprégnée
08:05de civisme familial.
08:07Baptême électoral,
08:08un brin précoce peut-être.
08:12Objectivement, 24 ans,
08:13c'est une vie assez courte.
08:15Mais subjectivement,
08:17nous avons été confrontés
08:18en qualité de fille
08:18de Jean-Marie Le Pen
08:19à un grand nombre d'obstacles
08:21dans notre vie.
08:22Et peut-être cela nous a forgé
08:24un caractère plus combatif
08:26et nous a donné
08:28une expérience certaine
08:30du sens des choses
08:31et de la valeur des choses.
08:32Pour Marine Le Pen,
08:33en 1993,
08:34est-ce qu'on a son destin
08:35en main, encore une fois,
08:37à ce moment-là ?
08:37Alors, la réponse,
08:39à mon avis, est au milieu.
08:40C'est-à-dire qu'évidemment,
08:40elle n'a pas choisi
08:41de naître dans la famille Le Pen.
08:42Elle n'a pas choisi non plus
08:43de s'appeler Le Pen
08:44et de subir
08:45toutes les conséquences enfants
08:47des brimades
08:48dans la cour d'école
08:49jusqu'à un attentat.
08:50Tant et si bien
08:51qu'elle a toujours protégé
08:51ses enfants,
08:52qu'on ne les a jamais vus
08:53et qu'ils n'ont pas
08:55subi ce qu'elle a subi.
08:56Ensuite, il y a ce que vous faites
08:57du destin et du nom
08:59qui vous est donné à la naissance.
09:00Ses sœurs ne se sont pas engagées
09:01de la même manière qu'elle
09:02en politique.
09:03Elle est devenue,
09:05après le départ de son père,
09:07présidente du Front National
09:08à l'époque.
09:09Elle a décidé...
09:10Elle l'a chassée.
09:11C'était la phrase suivante
09:12que j'allais faire.
09:13Effectivement,
09:13elle a décidé de chasser
09:15son propre père
09:16suite à de multiples dérapages
09:17qu'elle jugeait
09:18plus que contre-productifs
09:20pour atteindre le pouvoir.
09:21C'est quand même
09:21la grande différence
09:22entre Jean-Marie Le Pen
09:23et Marine Le Pen.
09:24C'est que Marine Le Pen
09:25voulait le pouvoir.
09:26Jean-Marie Le Pen
09:26ne l'a jamais vraiment voulu.
09:28Marine Le Pen
09:29voulait être présidente
09:30de la République.
09:32Et puis, il y a eu évidemment
09:32la stratégie de normalisation
09:34suite au départ
09:35de son père
09:36qu'elle a chassée,
09:37la fameuse stratégie
09:37de la cravate,
09:38le fait de faire
09:39considérablement augmenter
09:40le nombre de députés
09:41Rassemblement National
09:42avant et après la dissolution,
09:44même si les sondages
09:44prédisaient parfois
09:45une majorité absolue
09:46pour le Rassemblement National
09:47qu'elle n'a pas eue.
09:49Mais c'est le parcours
09:50d'une vie,
09:50la dédiabolisation
09:51que d'ailleurs
09:52beaucoup de mouvements nationaux
09:54ont suivi
09:55à travers l'Europe.
09:57Et au moment
09:57de peut-être franchir,
09:59je dis bien peut-être,
09:59la ligne d'arrivée
10:00si j'en crois les sondages,
10:01on lui dit
10:02non pas tu ne participes pas
10:03à la course
10:03puisque tu peux y participer
10:04mais tu vas partir à la course
10:06alors que les autres coureurs
10:07avec un boulet au pied.
10:07Avec un vrai boulet.
10:09Et on va voir
10:09si tu vas passer la ligne d'arrivée
10:10aussi rapidement
10:11que ceux qui n'ont pas
10:12de boulet au pied.
10:12Donc elle peut se dire
10:13écoutez, j'ai fait ce que
10:14je devais faire,
10:15j'ai amené le RN là où il est.
10:15Elle peut tout se dire.
10:16Je passe le relais
10:17à quelqu'un d'autre.
10:17Je peux se dire
10:18je vais porter mon boulet
10:18comme...
10:19Non, je peux observer
10:21à la loupe
10:22tout le parcours
10:23de Marine Le Pen
10:24et relever telle ou telle chose.
10:25Moi je trouve que
10:26par exemple
10:26le degré d'impréparation
10:28dans les débats
10:29d'entre deux tours
10:30est troublant
10:30pour quelqu'un
10:31qui voudrait à ce point-là
10:32le pouvoir.
10:33Je trouve ça troublant.
10:34Est-ce que dans sa tête
10:35depuis le début
10:36il n'y a pas quelque chose
10:36où en effet
10:38c'est quelqu'un
10:39dont la vie a été contrariée ?
10:40Moi je pense qu'on finit
10:41quand même par épouser
10:42son destin.
10:43Mais la question se pose.
10:43Julien Dré.
10:45Je me dis que
10:46ce n'est pas forcément
10:46de son point de vue
10:48une si mauvaise décision
10:49que de ne pas y aller
10:50cette fois-ci.
10:51Parce que
10:51imaginons qu'elle laisse
10:53on va faire un peu
10:53de politique fiction
10:54qu'elle laisse
10:55M. Bardella y aller
10:56qu'il fasse une mauvaise campagne
10:57qu'il est affaibli.
10:59Elle sera une victime
11:00qui s'est sacrifiée
11:02dans un pays
11:02en extrême difficulté
11:04elle peut être
11:04à nouveau
11:05une solution de recours
11:06dans les années à venir
11:06parce qu'elle a cette force
11:08cette énergie
11:09y compris
11:10ça peut même balayer
11:11un certain nombre
11:12de ce qui restait encore
11:13d'a priori contre elle
11:16de négativité
11:17parce qu'il va y avoir
11:18quand même
11:19en France
11:19on aime Poulidor
11:20on n'aime pas Anctil
11:21par
11:23en démarche
11:24voilà
11:24donc ça peut
11:25ça peut
11:26d'un certain point de vue
11:27lui rendre un service
11:29pour l'avenir
11:30parce que
11:30je confirme
11:31qu'elle ne voulait pas
11:32affronter
11:33Jean-Luc Mélenchon
11:34au deuxième tour
11:34elle était très inquiète
11:35son entourage
11:36n'arrêtait pas de dire
11:36c'est le pire des scénarios
11:38pour nous
11:38parce que le pays
11:39sera ingouvernable derrière
11:40donc
11:42Louis Dragnel
11:42hypothèse folle
11:43est-ce qu'elle peut dire
11:44je n'y vais pas ce soir
11:45et dans 6 mois
11:46changer d'avis ?
11:48alors je vous pose une question
11:50théorique
11:51en raisonnant par l'absurde
11:52ce serait amusant
11:53une fois que Bardella
11:55est nommé
11:56qu'il a levé des fonds
11:57et qu'il a engagé la campagne
11:59c'est pas possible
11:59pose toutes les questions
12:05que se posent
12:11il y a besoin de clarté
12:12et donc que ce soit
12:13Jordan Bardella
12:14ou Marine Le Pen
12:14il faut que dans les prochains jours
12:16prochaines semaines
12:17on ait le nom du candidat
12:18et je pense que l'un comme l'autre
12:20le souhaite
12:20il n'y a pas de
12:22machinariat possible
12:23moi je pense que ce sera ce soir
12:23mais ça me paraît
12:24non non ça me paraît
12:26totalement impossible
12:26et je pense qu'à la différence
12:28d'autres duos en politique
12:29la force peut-être du duo
12:30Marine Le Pen
12:31Bardella
12:31c'est que si c'était Bardella
12:33qui devait y aller
12:33Marine Le Pen
12:34je pense serait extrêmement loyale
12:36et l'aiderait vraiment
12:38de tout son poids
12:38et vous savez
12:39il y a quand même beaucoup
12:40on entend dans les commentaires politiques
12:42beaucoup de gens
12:42qui essayent de voir
12:43des divisions et tout ça
12:44moi je pense que
12:45l'ERN
12:46ça fait 45-50 ans
12:47pour certains d'entre eux
12:48qu'ils n'ont pas gouverné
12:49la perspective d'arriver au pouvoir
12:51fera qu'ils se comporteront
12:54un peu
12:54ils se comporteront
12:56impeccablement
12:57pour avoir le pouvoir
12:57autre élément que je veux
12:57mettre à votre sagacité à tous
12:58et vous passez la parole ensuite
12:59Gauthier
12:59ça se passe samedi à Liévin
13:01donc dans le Pas-de-Calais
13:02Marine Le Pen est sur scène
13:03aux côtés de Jordan Bardella
13:04c'est vrai qu'on la sent libérée
13:06on la sent dans une gestuelle
13:08assez libre
13:09écoutez ce qu'elle dit
13:10de Jordan Bardella
13:11et la façon dont elle prépare
13:12le terrain
13:13à ce qui va peut-être
13:14se dérouler ce soir
13:16Jordan et moi
13:17nous travaillons depuis
13:18des années ensemble
13:21nous avons l'un pour l'autre
13:23une immense amitié
13:25une immense confiance
13:28et si ça n'était pas le cas
13:30je n'aurais pas donné
13:32à 23 ans
13:34à Jordan Bardella
13:36la responsabilité
13:37éminente
13:39de diriger la campagne
13:41des européennes
13:41il n'a jamais
13:44trahi cette confiance
13:46il a toujours relevé
13:48tous les défis
13:49qui lui ont été confiés
13:51avec brio
13:52avec énergie
13:54avec conviction
13:55avec expertise
13:57Marine Leu se présentera
14:00à la présidentielle
14:01et si elle est élue
14:02Jordan sera
14:03premier ministre
14:05mais si
14:06mes amis
14:08mais si la justice
14:10m'interdit
14:11de me présenter
14:13à la présidentielle
14:14alors
14:16c'est avec
14:17une grande énergie
14:20moi aussi
14:20et une grande conviction
14:23et une grande confiance
14:25que je soutiendrai
14:26évidemment
14:27tous les jours
14:28et jusqu'à sa victoire
14:30la candidature
14:31de Jordan Bardella
14:32excusez-moi
14:32mais tout est dit
14:34c'est limpide
14:34c'est limpide
14:35je n'avais pas vu
14:36la totalité de la séquence
14:37c'est limpide
14:38franchement
14:38c'est un passage
14:39de témoin
14:39et vous avez en réponse
14:41un long message
14:41de Bardella
14:42à Liévin
14:43où il rend hommage
14:44à la carrière politique
14:45au fait que c'est
14:46Marine Le Pen
14:47qui l'a fait naître
14:48politiquement
14:49donc c'est vrai
14:49que là
14:51on voit une sorte
14:52de passation
14:53de pouvoir
14:54entre les deux
14:55alors maintenant
14:56est-ce qu'il s'attendait
14:57à cette décision
14:57perfide
14:58de la justice
14:59sans doute pas
15:00est-ce que ça rebat
15:01les cartes
15:02on verra
15:02alors je sais
15:04je partage totalement
15:05ce qu'a dit Louis
15:05je sais qu'il y a eu
15:06beaucoup d'articles
15:06de presse
15:07pour dire qu'il y avait
15:07des divisions
15:08entre Marine Le Pen
15:08et Jordan Bardella
15:09si vous voulez voir
15:10des divisions
15:10vous regardez
15:10chez les républicains
15:11ça s'appelle
15:11des divisions
15:12la guerre des chefs
15:13encore ce matin
15:14Laurent Wauquiez
15:15et Bruno Rotaillot
15:15qui font deux interviews
15:16dont une chez vous
15:17Laurence
15:18et qui s'envoient
15:18des amabilités
15:19à micro interposés
15:21c'est-à-dire que
15:23c'est un couple politique
15:25où il n'y a jamais eu
15:26une sortie publique
15:27une critique publique
15:28il peut y avoir
15:28des désaccords
15:29sur la réforme des retraites
15:30et encore
15:32vous en trouverez
15:33beaucoup des exemples
15:33dans la vie politique
15:34où
15:35il s'agit d'hommes
15:36il y a toujours
15:37des frictions
15:38une patronne
15:39non mais une patronne
15:39d'un mouvement
15:41à 23 ans
15:43confie la liste
15:44et la tête de liste
15:45à Jordan Bardella
15:46puis ensuite
15:47lui confie
15:48la présidence du parti
15:49par intérim
15:50puis après
15:50dit moi
15:51je lâche la présidence
15:51du parti
15:52parce que j'ai le groupe
15:53à gérer
15:53et Jordan Bardella
15:54évidemment
15:54qui était déjà
15:55chef du parti
15:56par intérim
15:57remporte l'élection
15:58contre Louis Alliot
15:58puis refait
16:00une campagne européenne
16:02fructueuse
16:02puis elle dit
16:03ouvertement
16:03ça sera mon premier ministre
16:04donc bref
16:05elle lui met à chaque fois
16:05un peu plus
16:06le pied à l'étrier
16:07ça n'existe pas
16:08ça serait chez les républicains
16:09il se pousserait dans les escaliers
16:10ça serait à la France insoumise
16:11il se couperait la tête
16:12au PS
16:12on n'en parle pas
16:13au PS
16:13on se rappelle de 2007
16:15c'est unique
16:15ce qu'a fait Marine Le Pen
16:17et j'entends ce que vous dites
16:18vous dites ça
16:19parce que c'est une femme
16:20c'est une femme
16:20mais oui
16:21il y a un moment
16:21il faut dire des choses
16:22alors ça dépend quelle femme
16:23Sophia Chikirou
16:23je ne suis pas sûr
16:24qu'elle fasse ça
16:24elle n'a rien à voir dans la faire
16:26elle est quand même
16:26en place
16:27à la France insoumise
16:28et là
16:28oui peut-être que
16:29elle a coupé quelques têtes
16:30je pense que c'est dans le caractère
16:31de Marine Le Pen
16:32de ne jamais désavouer
16:34parce qu'elle a été éduquée
16:35comme ça
16:36ceci dit
16:37il y a quand même des signes
16:38ces dernières semaines
16:39qu'elle n'était pas forcément
16:39toujours en accord
16:40avec les sorties
16:42de Jordan Bardella
16:42et je connais un petit peu
16:45les positionnements
16:46des uns et des autres
16:46en privé
16:47pour vous dire que
16:48ce n'est pas l'histoire d'amour
16:49que vous racontez
16:49je n'ai pas dit que c'était
16:50une histoire d'amour
16:51il peut y avoir des accords en privé
16:52mais vous avez bien cité
16:53sur en privé
16:53c'est quand même largement différent
16:55par rapport à Laurent Wauquiez
16:56qui va lâcher Bruno Rotailleau
16:58dans les colonnes du Figaro
16:58je ne suis pas là pour défendre
16:59Bruno Rotailleau
17:00qui dit ensuite
17:00je ne souhaite vraiment pas
17:01à Edouard Philippe
17:04par Laurent Wauquiez
17:05ce n'est pas la même chose
17:06que les purges
17:06à la France Insoumise
17:07où Corbière et Garrido
17:09sont purgés du jour
17:09ou le Parti Socialiste
17:11nous ne l'oublions jamais
17:11le Parti Socialiste
17:12Martine Aubry
17:13Ségolène Royal au PS
17:14la fin n'est pas la même
17:15c'est-à-dire que
17:16quand on voit
17:16les députés RN
17:17la stratégie qui est mise en place
17:19maintenant depuis une bonne dizaine
17:20d'années
17:21ils sont morts de fin
17:22ils veulent absolument
17:23accéder au pouvoir
17:24et gouverner
17:24donc ce qui les motive
17:26à défaut peut-être
17:27non mais je pense
17:28qu'on vend aussi
17:28je suis d'accord avec vous
17:29sur une chose
17:30c'est qu'on vend une image
17:31où tout est en symbiose
17:33et tout
17:33et évidemment
17:34c'est plus complexe que ça
17:35mais par ailleurs
17:35ils sont mus par cet intérêt commun
17:37qui est d'accéder au pouvoir
17:39et de gouverner
17:39et ça je pense que
17:40comme vous êtes un observateur averti
17:43vous n'imaginez pas
17:45que le positionnement
17:45de Louis Alliot
17:46y compris dans les congrès
17:48du Front National
17:49était simplement un accident
17:50non ?
17:51c'est-à-dire ?
17:52expliquez
17:52il s'est présenté contre
17:54M. Bardella
17:55il a fait un courant
17:55et il disait même en privé
17:57il était là
17:58pour préserver Marine Le Pen
17:59des dérives possibles
18:01ou des trahisons possibles
18:02ensuite globalement
18:02il le soutient
18:03il y a un alignement
18:04derrière la figure d'échelle
18:05il y a une vraie
18:06ça n'a jamais existé au PS
18:08non mais
18:09le parti s'est dit
18:10c'est pas le Front National
18:11c'est pas le Front National
18:12c'est pas de la même manière
18:14tout a été construit
18:15autour de sa personnalité
18:17et c'est pour ça d'ailleurs
18:18que j'avais souvent dit
18:18que je ne tirais pas
18:19un trait d'égalité
18:20entre Jean-Marie Le Pen
18:21et Marine Le Pen
18:22que c'était pas la même chose
18:23c'est pas la même histoire
18:24et que justement
18:25ce qu'il a poursuivé
18:27de la vindicte
18:28du mot fasciste
18:29se trompait
18:30il n'était pas efficace
18:31dans les choses
18:32voilà
18:33mais
18:35c'est pas la même
18:37vous permettez-moi
18:38de vous dire
18:38c'est pas la même école
18:39et je vois
18:40dans la campagne présidentielle
18:41je pense que
18:42si c'est lui
18:42qui est candidat
18:43elle va grincer des dents
18:44bien des fois
18:44et puis tout de même
18:45Gautier
18:46il y a peut-être eu
18:48des distinctions en privé
18:48mais jamais en public
18:49je regrette
18:50mais sur un sujet majeur
18:51quand même
18:51qui sera sans doute
18:52l'un des sujets
18:53de la présidentielle
18:54qui est la réforme des retraites
18:55Bardella a franchi
18:57j'allais dire
18:57le rubicon étatiste
18:58que proposait Marine Le Pen
19:00en disant
19:00il n'y a plus d'âge légal
19:02pour partir à la retraite
19:03et on va peut-être
19:03mettre de la capitalisation
19:05bon alors
19:05elle a suivi ensuite
19:06mais c'était quand même
19:07c'est léger
19:08comparé à d'autres parties
19:09c'est léger
19:09sur
19:10sur
19:10sur
19:11sur
19:11sur
19:11sur
19:13sur
19:13sur
19:13sur
19:13sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14sur
19:14de la retraite
19:15et de la réforme
19:16qu'il faudra bien faire
19:17bah c'est quand même
19:18disons un programme
19:19plus libéral
19:20face à un programme
19:21plus
19:21dans quel autre exemple
19:22mais
19:24à tel point
19:25les pieds
19:25à l'étri
19:26Gauthier
19:27la comparaison
19:28la volonté de dire
19:30les autres
19:30c'est décadent
19:31ou ça
19:32ils n'arrêtent pas
19:32de se battre
19:33et eux non
19:33oui mais elle apporte quoi
19:35dans le comportement
19:36de ce qui va se passer
19:37dans les semaines à venir
19:38on parle énormément
19:39de division
19:40entre Marine Le Pen
19:41et Jordan Bardella
19:42c'est rien comparé
19:43à Wauquiez-Rentailleau
19:45à Mélenchon-Cordière
19:46etc
19:46mais vous êtes obligé
19:48d'admettre
19:48et mon interlocuteur
19:50à ma gauche
19:50pour une fois
19:52fait remarquer
19:53quand même
19:53qu'elle n'était pas
19:55très emballée
19:56par les déjeuners
19:58multipliés
19:58on se retrouve
19:59dans un instant
19:59on continue à évoquer
20:01le sort de Marine Le Pen
20:02sera-t-elle
20:02donc candidate
20:03à la présidentielle
20:04on en débat
20:05dans un instant
20:05dans Punchline
20:06sur CNews et Repin
20:07à tout de suite
20:07ça dépend lesquels
20:08moi j'aime bien les patrons
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