00:00Que cette simple question soit dans nos esprits,
00:04comment peut-on imaginer une candidate à l'élection présidentielle
00:08qui fait campagne avec un bracelet électronique ?
00:11C'est un marqueur du degré de corruption de la nation.
00:16Parce que, oui, on a déjà eu un ancien président de la République,
00:20Nicolas Sarkozy, qui est entré à l'Elysée avec son bracelet électronique,
00:24et donc finalement, il y a une accoutumance à ça,
00:27ce que note l'ONG Transparency International,
00:30qui dit que la France dégringole dans le classement de lutte contre la corruption
00:34et que face à ça, on a une léthargie politique.
00:37Pour moi, que simple question, que ça vienne à notre esprit,
00:41que Marine Le Pen puisse faire campagne avec bracelet électronique,
00:43est le marqueur d'une acceptation de la corruption dans notre pays.
00:47Mais techniquement, la justice ne l'empêche pas.
00:50Eh bien, c'est la décence et le sens commun qui devraient, de soi,
00:56faire qu'elle en soit empêchée.
00:58De la même manière que, jusqu'à Emmanuel Macron,
01:01tout ministre mis en examen, abandonnait son ministère,
01:04et ça allait de soi, et il n'y avait pas besoin d'une condamnation pour ça.
01:10Et voilà où sont les mœurs dans notre pays.
01:13Le poisson pourri par la tête.
01:15Et là, je cite quelques noms.
01:18On pourrait ajouter Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel,
01:22gardien de la loi,
01:23alors qu'il n'a échappé à la justice que par la prescription.
01:27Et on a accepté ça.
01:29On s'est habitué à ça.
01:31Et derrière, se trouvent des centaines de personnes,
01:35dont les noms ne sont pas trop connus,
01:37mais qui passent naturellement des ministères,
01:41de cette assemblée, au lobby.
01:44Lobby pour Chine, lobby pour Amazon,
01:47lobby pour Google, lobby pour Facebook.
01:49Et en fait, on s'est habitué à cette corrosion de la nation.
01:54Il faut que ça soit une alarme,
01:58que cette question vienne de
02:00est-ce que Marine Le Pen va aller à l'élection présidentielle
02:03sous bracelet électronique.
02:04On en est là dans notre pays.
02:06Et en fait, on s'est habitué à l'élection présidentielle.
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