00:00Bonjour Laurent Tessier, bonjour Alexandre, bonjour à tous.
00:02Une séquence qui va vous accompagner tout l'été, chers auditeurs d'Europe un matin, ça vous a énervé cette
00:08année.
00:08Laurent, ce matin vous revenez sur cette impression de déni sur les violences sexuelles dans le périscolaire à Paris.
00:15Oui, c'est le scandale dans le périscolaire à Paris.
00:17Le parquet avait parlé en mai dernier d'une centaine d'enquêtes concernant les écoles maternelles,
00:21une vingtaine d'écoles élémentaires, une dizaine de crèches.
00:24On parle de viol sur enfants, agressions, exhibitions sexuelles.
00:27Des élus avaient déjà alerté la mairie, j'avais regardé la vidéo du conseil de Paris du 14 avril 2015.
00:33Il y a 11 ans, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement, avait pris la parole.
00:37Vous ne pouvez, ni vous, ni votre adjointe, madame Cordebard, ni monsieur Grégoire, en charge des personnels,
00:43tirer un trait sur ces affaires en considérant qu'elles sont marginales.
00:47Les parents parisiens, dont beaucoup pointent du doigt aujourd'hui,
00:50les dangers potentiels suscités par l'arrivée dans les 800 écoles et collèges de la capitale,
00:56de personnels trop souvent recrutés rapidement, sans en connaître les antécédents psychiques, personnels, voire judiciaires.
01:05Ce 14 avril 2015, un des adjoints d'Anne Hidalgo, un certain Emmanuel Grégoire,
01:09futur maire de Paris, alors adjoint chargé de ressources humaines, avait assuré que tous les profils étaient bien vérifiés.
01:14Bien sûr, l'erreur est humaine, mais on peut estimer que l'ensemble des procédures extrêmement robustes sont mises en
01:21place.
01:21Ce 14 avril 2015, la séquence au Conseil de Paris avait duré 22 minutes.
01:26L'alerte avait été lancée, mais pour Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, tout était sous contrôle.
01:30Toutes les mesures sont prises au moment du recrutement.
01:33Lorsque des actes inadmissibles, inadmissibles, tout est réuni pour agir immédiatement.
01:39Ces sujets sont traités avec rapidité, avec transparence.
01:44Ce sujet des violences sexuelles dans le périscolaire avait été posé sur la table par le maire du 6e arrondissement
01:48de Paris, Jean-Pierre Lecoq,
01:50qui ce jour-là avait l'air d'agacer Anne Hidalgo.
01:52Et vous voudriez quoi ? Qu'on vous dise quoi ? Qu'on dise qu'il n'y a plus
01:56de recrutement du tout ?
01:58C'est quoi le fond de votre question ?
02:01J'étais tombé sur un rapport de l'inspection générale de la ville de Paris de juin 2015.
02:05Mission de signalement et de traitement des risques d'infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la ville
02:10et du département.
02:11Je cite, de janvier 2014 à janvier 2015, 31 situations de risque d'abus sexuels sur mineurs ont été identifiées.
02:18Et pourtant, Emmanuel Grégoire était sûr de la procédure de recrutement.
02:21Les métiers d'encadrement pour les jeunes enfants, il y a une triple vérification supplémentaire.
02:27Je poursuis le rapport de 2015. La mission fait le constat d'un manque de procédures prédéfinies.
02:32De nombreux obstacles au repérage des situations.
02:35Les directions doivent s'impliquer davantage.
02:37Fin de citation. 50 recommandations avaient été faites.
02:4011 ans plus tard, Inès de Ragnel, conseillère de Paris, faisait ce constat en mai dernier sur Europe 1.
02:45Aujourd'hui, dans le fond, aucun des 14 000 animateurs n'a été totalement scadé.
02:49Et depuis le début de l'année, des dizaines et des dizaines d'agents ont été suspendus dans les écoles
02:53parisiennes.
02:54L'ancienne maire socialiste Anne Hidalgo et le maire actuel Emmanuel Grégoire devraient rendre des comptes.
02:58Merci Laurent Tessier.
02:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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