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  • il y a 4 heures
Regardez Un point, c'est tout avec Arthur Bellier du 07 juillet 2026.

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00:03Et c'est donc parti pour votre tablée du petit matin. Marina, vous nous direz dans un instant d'ailleurs
00:07ce que signifient tous ces mots qu'on entend depuis quelques jours avec le retour des incendies, feu fixé, feu
00:12maîtrisé, feu circonscrit.
00:14Mais d'abord cette question. Est-on trop généreux avec nos anciens présidents ? Chauffeurs, bureaux meublés, même majordomes, François
00:22Ruffin veut mettre fin aux avantages, lui par le même de privilèges accordés à Nicolas Sarkozy, à François Hollande et
00:28bientôt à Emmanuel Macron.
00:30L'ex-insoumis candidat à la présidentielle vient de déposer une proposition de loi en sens. Arthur Bélier, vous nous
00:35dites ce matin que c'est certes un peu facile, certes un brin d'émago, mais pas inutile au fond.
00:40Oui, c'est même complètement populiste parce que ces privilèges nous coûtent, entre guillemets, seulement 1,3 million d'euros
00:46par an. Allez, quasiment 4 millions si j'ajoute la protection policière et la voiture qui va avec.
00:51Une poussière, une minuscule poussière à l'échelle du budget de l'État, mais une poussière qui pèse lourd aux
00:57yeux des Français, qui pèse lourd dans la défiance, le fossé en fait qui s'est creusé entre eux et
01:01les politiques.
01:02Ces critiques contre ces avantages, on les entend, nous, tous les jours en reportage, aux répondeurs, des auditeurs ou dans
01:07les commentaires de nos articles.
01:09Les abolir, comme dit François Ruffin dans un vocabulaire certes de révolutionnaire au petit pied, c'est démago, c'est
01:15populiste, ça ne remboursera pas la dette, mais c'est, je crois, salutaire.
01:19Et cette proposition de loi, Arthur, elle a vraiment une chance de passer ?
01:22Non, formellement, elle ne pourra pas être adoptée d'ici la fin du mandat d'Emmanuel Macron, mais François Ruffin
01:27compte ainsi la mettre au cœur, compte mettre le sujet au cœur de sa campagne présidentielle.
01:31L'ex-insoumis qui a déclaré en février, en janvier, sa candidature avec une mesure choc.
01:36Lui, président, il sera payé au SMIC, tout aussi démago, tout aussi symbolique, mais les symboles sont importants, assume le
01:43député.
01:43Quand une caissière est contrôlée pour quelques euros d'écart, explique-t-il quand un allocataire doit justifier sa vie
01:49entière pour toucher une aide.
01:50Alors oui, les Nicolas Sarkozy, les François Hollande et bientôt les Emmanuel Macron peuvent bien renoncer, au moins en partie.
01:56Alors, 3 à 7 collaborateurs à leur bureau avec dorure dans les beaux quartiers, à leur majordome.
02:00C'est sûrement un effort d'exemplarité nécessaire pour tenter de renouer un peu le lien avec des Français à
02:07qui tous les candidats à la présidentielle en 2027 vont demander des efforts.
02:11Un point, c'est tout. Merci beaucoup, Arthur Belli.

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