Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Le procès en appel des assistants parlementaires du FN se tient ce mardi. Le verdict permettra de savoir si Marine Le Pen peut briguer une nouvelle campagne présidentielle ou si elle devra céder sa place. Invité ce lundi matin sur Europe , le directeur de l'information du magazine "L'incorrect", Arthur de Watrigant, estime que cette affaire "laissera une trace".

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Arthur de Vatrigan, une décision, vous le disiez, Franck Alizio, historique, inédite, effectivement, dans la vie politique française.
00:07Et qui laissera des traces, évidemment, alors qu'un juge enquête, il juge un élu, un candidat, mon copain président,
00:14très bien, ça s'appelle le contre-pouvoir.
00:16À partir du moment où le juge choisit le casting d'une élection, c'est plus un contre-pouvoir, c
00:20'est un pouvoir.
00:21Donc ça, c'est sur la vue générale.
00:23Ensuite, sur la phrase de M. Gisbert, sur la comparaison avec M. Fillon, je ne la trouve pas très juste.
00:27Dans ce sens où Fillon, il y avait une suspicion d'enrichissement personnel.
00:32Là, il y a un délit, très bien, factuel, sauf que ce n'est pas un enrichissement personnel, c'est
00:37une réaffectation de budget.
00:38Pardon, il ne faut pas être si grave que ça.
00:41Et comme l'avait rappelé l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, Jean-Éric Schottel,
00:46c'est en vertu d'une construction jurisprudentielle qu'elle est jugée.
00:50Ce n'est pas le législateur qui a dit « voici le délit », c'est à partir d'un
00:53délit,
00:54qui est le détournement de biens publics ou de fonds publics,
00:58qu'une cour de cassation puis des juges ont expliqué que dans ce délit, rentraient des attachés parlementaires.
01:03Parce que c'est ce que j'allais vous dire, ce ne sont pas les magistrats et les juges qui
01:05ont fait la loi.
01:06La loi a été doutée notamment par...
01:08C'est pour ça, expliquez-nous, parce que normalement, la loi et les peines qui sont affrétées pour des délits,
01:14ça a été fait par le législateur, normalement.
01:15432-15, du code pénal qui punit toute personne dépositaire de l'autorité publique pour détournement de fonds publics.
01:22Sauf que là, on ne parle pas de détournement de fonds publics, on parle de réaffectation de budget, d'attachés
01:28parlementaires, tout ça.
01:29Et c'est après l'affaire Fillon, en effet, que des juges ont pensé dessus,
01:32et c'est la suite d'une décision de la Cour de cassation en 2018 sur une affaire de sénateurs
01:37qu'on a considéré que c'était un détournement de fonds publics et un délit.
01:41Pardon, c'est une construction jurisprudentielle, et ce n'est pas moi qui le dis,
01:45c'est le secrétaire général, l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, Jean-Éric Schottel.
01:50Et troisièmement, évidemment que ce pouvoir du juge, ce contrôle du juge,
01:55est en grande partie du fait du politique, parce que, pour la plupart, incompétents,
02:00pour la majorité, impuissants, pour la très grande majorité, lâches,
02:04ils n'ont pas compris que la légitimité était sur les résultats de leur politique,
02:09ou parce qu'ils savent pertinemment qu'ils ne pourront pas prouver leur résultat,
02:11donc ils ont demandé une nouvelle légitimité sur la vertu.
02:14Et donc ils ont demandé au juge de dire qu'ils sont légitimes parce que vertueux.
02:18Et c'est eux qui ont donné en grande partie le pouvoir au juge.
Commentaires

Recommandations