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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans l'heure des pros à la une ce matin, bien sûr, cette soirée irrespirable hier
00:07à Philadelphie dans la chaleur de la côte est des Etats-Unis.
00:11Les joueurs de l'équipe de France ont souffert, nous aussi, devant notre téléface à l'anti-jeu des Paraguayens,
00:17toujours à la limite et bénéficiant de l'arbitrage plus que moyen de l'arbitre Ousbeck.
00:23Les Bleus n'ont pas disjoncté, pourtant, il y avait de quoi devenir fou, avoir les tacles non sanctionnés et
00:29le piège se refermer à mesure que les minutes passaient.
00:32L'histoire retiendra que c'est encore Kylian Mbappé qui aura été le sauveur de l'équipe de France.
00:37On notera aussi la bonne inspiration de Didier Deschamps qui fit entrer désiré doué, auteur de l'action qui provoquait
00:44ensuite le pénalty.
00:45On savait que la France avait une armada offensive sûrement inégalée dans la compétition.
00:49Elle a aussi un état d'esprit irréprochable, sûr et en dehors du terrain.
00:55L'aventure continue donc pour Didier Deschamps et les siens qui affronteront le Maroc jeudi soir.
00:59En attendant, merci, merci aux Bleus qui nous mettent des étoiles dans nos yeux, rougis par la fatigue ce matin.
01:05En attendant, pourquoi pas d'aller décrocher une troisième étoile.
01:09On va en parler ce matin avec mes invités dans l'heure des pros.
01:13Mais d'abord on va faire un détour, rejoindre notre envoyé spécial dans les Pyrénées-Orientales.
01:18Un incendie a repris du terrain.
01:20Jean-Luc Thomas se trouve sur place.
01:22Bonjour Jean-Luc, vous êtes en direct avec nous.
01:24Quelle est la situation à 9h ce matin ?
01:30Eh bien écoutez, les pompiers espèrent pouvoir fixer ce feu à la mi-journée.
01:36Il faut savoir qu'il a déjà détruit plus de 1000 hectares ici dans les Pyrénées-Orientales.
01:42Ce qu'il faut savoir également, et c'est un des risques pour cette journée,
01:47c'est que pour l'instant la tramontane est relativement faible.
01:51Mais elle va forcir, elle va augmenter avec des rafales autour de 50-60 km heure.
01:58Donc c'est vraiment le risque de cette journée.
02:02Ce qu'il faut savoir, c'est que cet incendie a pris hier à 19h30 en bordure de la route
02:08près de laquelle nous nous trouvons.
02:10Et en fait, comme le disait la maire du village de Montalba, c'est un mégot, 1000 hectares de détruits.
02:18Merci beaucoup Jean-Luc Tamba, on vous retrouvera tout au long de la journée sur l'antenne de CNews
02:22pour faire le point sur cet incendie.
02:24Je salue les invités qui m'accompagnent ce matin.
02:26Certains auront des petits yeux, vous le remarquerez.
02:28Je salue Arnaud Benedetti, merci d'être là.
02:30Eric Revelle est avec nous, vous avez regardé le match, vous aussi bien sûr, jusqu'au bout de la nuit.
02:35Oui, j'ai fait deux choses en même temps.
02:37Vous avez pu voir quand même, vous avez pu stresser devant votre écran comme tous les Français, je pense, qui
02:41étaient devant...
02:42Pas le mien.
02:43Mathieu Hock est également avec nous.
02:45Bonjour, Mathieu Hock, vous aussi, vous avez stressé devant la télé.
02:47Et bien sûr, et on s'est beaucoup énervé aussi.
02:49On s'est beaucoup énervé, on va y revenir parce qu'il y avait de quoi devenir fou hier devant
02:52la télé.
02:53Ophélie Rock est avec nous, bonjour.
02:54Bonjour.
02:55Ravi de vous retrouver aussi.
02:56Ça a été vraiment très stressant, je le disais, j'ai peu de souvenirs de matchs où j'étais aussi
03:01tendu devant ma télé.
03:03On avait envie de rentrer sur le terrain, de faire un peu le ménage avec ces Paraguayens qui venaient embêter
03:09les Français,
03:09tacler, mettre des coups vicieux.
03:12C'était vraiment difficile à regarder.
03:14Comment vous avez vécu ce match, Mathieu, vous qui êtes amateur de foot ?
03:17Les Paraguayens ont réussi à rendre plus supportables les Argentins, les Uruguayens,
03:22tellement leur niveau de jeu était à la fois horrible sur le plan du jeu en tant que tel
03:26et sur la question de l'anti-jeu et du comportement anti-sportif.
03:30C'était tout simplement insupportable à regarder.
03:33Franchement, je n'ai jamais vu une équipe comme ça, même l'Atletico de Madrid, de Diego Simeone, etc.
03:37On peut jouer défensif et refuser un peu le jeu et subir davantage parce qu'ils n'ont pas l
03:43'équipe que nous on a en Française.
03:46Mais franchement, casser le jeu à ce point-là, c'était insupportable à regarder.
03:49Heureusement qu'on n'est pas allé en prolongation pour se taper.
03:52On avait l'impression au fur et à mesure que le match avançait, que le piège allait se refermer,
03:55qu'on était vraiment dans un bourbier, qu'on allait avoir le match piège par excellence.
03:59Dieu merci, Kylian Mbappé a fini par marquer le pénalty.
04:03On va voir peut-être le but d'ailleurs de Kylian Mbappé qui a aussi célébré avec vigueur ce pénalty.
04:10Kylian Mbappé qui a même un peu chambré le gardien par rapport à tout ce qui s'était passé dans
04:16ce match.
04:16Eric Revelle.
04:17Oui, dans ces conditions, marquer un pénalty, ce n'est pas si évident que ça.
04:20Ce n'est déjà pas évident, mais là la pression a été quand même absolument incroyable.
04:24Alors oui, il y a eu une somme de provocations.
04:27Mais alors ce que j'ai beaucoup aimé, et c'est là où vous voyez qu'il y a un
04:30véritable état d'esprit
04:31et du coach Didier Deschamps et de l'équipe de France,
04:34c'est les déclarations de Didier Deschamps après match et de Kylian Mbappé.
04:39Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'en fait, ils ont vu aussi le côté positif.
04:42Alors il y a de la diplomatie quand vous communiquez à ce niveau-là, forcément.
04:46Même si Mbappé a été assez violent, c'est beau.
04:49Mais en fait, qu'est-ce qu'ils disent ?
04:50Ils disent, d'abord on s'y attendait, on était prêts à...
04:54Nous aussi on peut jouer de manière pourrie.
04:57Mais on n'a pas perdu notre sang-froid parce qu'on ne voulait pas tomber dans le piège.
05:00Vous savez, ça me fait penser à ce malheureux geste de Zidane contre Materazzi.
05:06En fait, les provocations sont telles qu'à bout d'un moment,
05:09le joueur, évidemment on cible le joueur le plus important.
05:12Et là, ils ont ciblé Mbappé pendant tout le match.
05:14Il est le cours, il donne des coups de coude, etc.
05:16Et là, ils sont restés.
05:17Et Deschamps a tiré le côté positif des choses,
05:20en disant, si on peut...
05:21Voilà, on a rajouté une palette au savoir-faire de l'équipe de France.
05:25On est très bon, on est ça.
05:26Mais en plus, on sait ne pas répondre aux provocations.
05:29On va écouter justement Didier Deschamps qui dit aussi,
05:32d'ailleurs, il ne le dit pas dans l'extrait-là,
05:33mais il dit qu'il a reçu des insultes de la part du banc paragoyen,
05:37visiblement sur sa maman qui est décédée.
05:39Donc c'est vous dire aussi l'état d'esprit qu'il avait régné autour de ce match.
05:42Écoutez, le sélectionneur de l'équipe de France,
05:43on a gardé notre sang-froid.
05:45Voilà ce que dit Didier Deschamps.
05:48Ça se joue à peu de choses.
05:50Je suis très content que l'ensemble des joueurs aient gardé leur maîtrise.
05:56Parce que face à ce qu'il y avait, ça aurait pu.
06:00Évidemment, si on tombe là-dedans,
06:02malheureusement, l'Allemagne y est tombée un petit peu.
06:06Moi, j'aurais dit, restez sur le jeu et ce qu'on sait faire.
06:10Voilà, mais après, il y a tellement de petits trucs qui peuvent énerver, provoquer,
06:17ou voir, je répète, un sentiment d'injustice que ce n'est pas évident,
06:22mais ils l'ont fait.
06:23C'est une très bonne chose.
06:25C'est là aussi où on voit tout le talent et l'expérience de Didier Deschamps.
06:28C'est-à-dire que d'autres équipes seraient tombées dans le piège,
06:30seraient tombées dans le panneau.
06:31Et lui, ça fait des jours qu'il est en train de dire aux joueurs de l'équipe de France,
06:33attention, le match va être compliqué, ils vont vous rentrer dedans.
06:37Et donc les joueurs étaient plus ou moins préparés.
06:38Et donc ça s'est plutôt bien passé, même si c'était douloureux à regarder,
06:42aussi parce que les décisions arbitrales étaient quand même assez déroutantes par moments.
06:46Écoutez, William Saliba, défenseur de l'équipe de France,
06:49qui parle de la concentration, la concentration dont les joueurs ont fait preuve.
06:53Aujourd'hui, ça n'a pas été facile.
06:56On savait à quoi s'attendre, que ça n'allait pas être facile,
06:59qu'ils n'allaient pas nous donner beaucoup d'espace.
07:01C'est une équipe très compacte, qui défend très bien
07:04et qui a gagné contre une bonne équipe de l'Allemagne.
07:07Donc on savait que ça n'allait pas être facile.
07:09Ils ne nous ont rien donné, ils nous ont rentré dedans.
07:11Ils ont essayé de nous sortir de notre match,
07:13mais on est resté concentrés.
07:15On n'a pas pris le but et on a su marquer à la fin de ce match.
07:19Et puis, dernière réaction que je voulais vous faire écouter,
07:21celle de Ryan Cherky.
07:22Alors peut-être on peut voir d'abord une image assez drôle de Ryan Cherky à la fin du match.
07:26Il avait un chapeau qui ressemble un peu au chapeau de Napoléon.
07:29Il avait dû le récupérer, je pense, dans les tribunes.
07:31Et vous le voyez, le joueur de l'équipe de France aux côtés de Didier Deschamps avec ce chapeau.
07:37Et donc, Ryan Cherky a pris la parole lui aussi sur l'arbitrage.
07:39Parce que c'est vrai qu'on avait de quoi s'agacer quand même des décisions de l'arbitre
07:42qui n'a pas sanctionné les joueurs paraguayens.
07:44Ils n'ont eu aucun carton pendant le match alors qu'ils ont eu commis, je crois,
07:47une trentaine ou une quarantaine de fautes.
07:48Écoutez Ryan Cherky.
07:50On était préparé à ça.
07:51Ça fait quelques jours que le coach nous rappelle que la qualité principale du Paraguay,
07:56c'est de faire la guerre, c'est d'essayer de faire sortir les joueurs adverses de leur match.
08:01Donc, on était vraiment prêt à ça.
08:03Et on avait envie de rappeler à tout le monde que nous aussi, on sait faire la guerre, on sait
08:07batailler.
08:08En tout cas, les Français, je pense, ont tremblé devant ce match.
08:12C'était le cas aussi des supporters qui se sont réunis, soit aux abords du stade à Philadelphie pour les
08:17plus chanceux,
08:17soit dans les bars, notamment dans la capitale.
08:20Écoutez ces réactions de supporters à l'issue de cette victoire de l'équipe de France.
08:24On s'est soulagé du match parce que c'était poussif.
08:26On savait que ça allait être piège.
08:28On s'en est sortis, voilà.
08:29Bonne ambiance en plus ici.
08:31Franchement, super cool.
08:32Fin d'émotion, on s'est partagé.
08:34Beaucoup de stress.
08:35On a cru que ça allait être très compliqué.
08:37Mais une libération et beaucoup de joie sur cette fin de match.
08:41Je me sens euphorique.
08:43C'est tellement, tellement un bonheur de pouvoir célébrer cela ensemble et de pouvoir vivre justement cette victoire.
08:51Je pense que la France a encore de beaux matchs qui l'attendent.
08:56Et on croise fort les doigts qu'on pourra continuer sur cette belle lancée.
09:00Pour parler de ce match et plus généralement du parcours des Bleus,
09:03on a la chance d'être en direct avec une légende.
09:05Une légende du football, légende de l'équipe de France.
09:07C'est Alain Giresse qui est en direct avec nous.
09:10Bonjour, cher Alain.
09:11C'est vraiment un honneur et un plaisir de pouvoir échanger avec vous ce matin.
09:14On disait que nous, on a stressé, on a tremblé devant notre écran.
09:18Est-ce que vous aussi, ces 90 minutes, voire même un peu plus,
09:21elles sont parues très longues pour vous ?
09:24Plus que longues.
09:25Et comme on a eu le plaisir que l'arbitre mette 10 minutes de plus,
09:30je te fais l'impression qu'on avait des prolongations.
09:31Ah oui, un match, on a été agacé, crispé, énervé.
09:36Tous ces sentiments, malheureusement, ne voudraient pas voir dans un match au foot.
09:43Est-ce que vous avez déjà vécu, vous, Alain Giresse, en tant que joueur,
09:45en tant que coach, des matchs comme ça, des matchs piège,
09:49où on a l'impression que tous les éléments sont contre vous ?
09:51Il fait chaud, les joueurs d'en face vous rentrent dedans,
09:54l'arbitre est plus que moyen.
09:56On imagine peut-être qu'en 82, vous avez pu subir des moments comme ça
09:59en bout d'injustice.
10:02Oui, voilà, alors, ce n'est pas de la même façon, les Allemands,
10:06mais on était confrontés, effectivement, à une forme d'injustice
10:10avec un arbitrage qui n'est pas intervenu.
10:13Je pense que vous connaissez l'histoire, et c'est pareil.
10:16Après ce qu'avait subi Patrick Baptiste, il a fallu qu'on reste dans le match.
10:20Ce n'était pas évident.
10:21Moi, je me demande comment on a pu réussir à rester dans le match.
10:25C'est de ne pas perdre le fil, comme on dit,
10:27parce que tout d'un coup, ils font tout pour que, justement,
10:30on sorte du match.
10:32Et là, les Français, ils ont été limites.
10:34À un moment donné, il y avait des petites attitudes de direction,
10:37bien qu'on comprenait parfaitement,
10:39mais ils se sont restés justes, ils se sont restés dans les limites
10:42parce qu'ils n'ont pas été aidés.
10:45Pourquoi ?
10:46Soutenus, entre guillemets, par l'arbitre.
10:50Un arbitre, il est fait pour diriger un match.
10:52OK, alors, ils ont décidé de jouer très bas,
10:57de jouer...
10:58Mais après, ils ont été violents,
11:02ils ont été provocateurs,
11:05et là, il y avait une élection d'un arbitre.
11:07Là, il y a quelque chose qui ne marche pas.
11:10Mais vous savez, quand vous avez un arbitre
11:13qui ne connaît pas ce que c'est qu'est la compétition
11:16à travers, par exemple, la Ligue des champions,
11:20confronté à ce genre de match,
11:22il est complètement à côté de la plaque
11:24et malheureusement, il ne dirige pas,
11:26il ne maintient pas ce match.
11:28C'est vrai qu'on a pu se poser la question
11:29du profil de cet arbitre pour un match aussi important,
11:32un match coup près.
11:33C'est aussi le talent de Didier Deschamps, Alain Gires,
11:36d'avoir préparé ses joueurs à ce combat,
11:38à ne pas rentrer, à ne pas répondre
11:41aux provocations des Paraguayens.
11:42C'est ce qu'il disait, on a gardé notre sang-froid.
11:44Alors, c'est vrai, il y a eu des réactions parfois,
11:45mais à grand trait, j'allais dire,
11:46ça s'est plutôt bien passé pour les joueurs de l'équipe de France.
11:50Oui, mais Didier, il a une grande expérience,
11:52le joueur et puis bien sûr, l'entraîneur, évidemment.
11:55Alors quand vous êtes coach,
11:56vous allez transmettre, vous allez dire,
11:58vous allez essayer de décortiquer
11:59un petit peu l'équipe adverse.
12:01Et là, ce n'était pas forcément sur le plan technique
12:04ou tactique, mais c'est vraiment
12:05sur le plan mental de ces joueurs-là,
12:07cette agressivité, je crois que vous avez
12:09quelqu'un qui a rappelé qu'ils ont dépassé largement
12:12l'Argentine dans ce domaine, oui.
12:14Mais le problème, le problème, c'est que vous pouvez l'évoquer,
12:19vous pouvez en parler, vous pouvez donner des exemples,
12:22vous ne maîtriserez jamais la réalité.
12:25Que c'est que de vivre ça ?
12:27Et les joueurs, dans le match, fatalement,
12:29c'est ce à quoi ils allaient être confrontés.
12:31Et il y en a qui s'adaptent plus ou moins rapidement,
12:35justement, ça y est, ils sont imprégnés,
12:37ils sont là-dedans, ils sont adaptés.
12:38Voilà, c'est parce que les joueurs-là,
12:41les joueurs, ils ont l'habitude de faire
12:42les grandes compétitions, mais des compétitions européennes.
12:45Jamais ils jouent.
12:46Et je peux vous dire que le football sud-américain,
12:49c'est quelque chose, c'est quelque chose.
12:52On a bien vu l'illustration avec ce paraguay,
12:54mais c'est vraiment violent, c'est agressif,
12:57et c'est tout ce qu'on a vu hier, malheureusement,
13:01et ce qui ressort de ce continent,
13:04la façon dont il s'exprime dans le football.
13:07La dernière question, Alain Géress, c'est l'avenir.
13:09Jeudi prochain, quart de finale, France contre le Maroc.
13:13La France va encore une fois être favorite.
13:16Est-ce que le match qu'on a traversé hier
13:18peut aussi être un élément fondateur pour un groupe,
13:21pour ensuite affronter les échéances à venir ?
13:23Comment vous voyez ce match, France-Maroc jeudi ?
13:25Ce sera une revanche en plus.
13:27Oui, c'est ça.
13:28Mais vous avez raison, vous avez raison.
13:29Le match d'hier, c'est une très bonne expérience.
13:33Ils ont amagasiné de l'expérience
13:34pour faire face à des situations comme ce match.
13:37Après, oui, par contre, le Maroc,
13:40ils ont progressé depuis 2022.
13:42On les avait rencontrés en demi-finale.
13:43Ils ont progressé grâce à cette demi-finale.
13:46Et on voit que dans cette compétition,
13:49ils sont au rendez-vous.
13:51Donc, ça sera un match.
13:52Sur le plan technique, ça sera complètement différent
13:54parce que les caractéristiques des joueurs marocains
13:57sont pas celles des Paraguayens.
13:58Voilà.
13:59Et ça sera un match intéressant.
14:01Mais vous l'avez dit, évidemment,
14:03on s'en favorise.
14:04Évidemment, là, c'est Paris.
14:06Favoriser une autre chose
14:07et le démontrer en étudiant.
14:10Merci, en tout cas, Alain Giresse,
14:11d'avoir été avec nous ce matin.
14:13C'est toujours, je le disais, un honneur
14:14d'avoir avec nous une ancienne légende
14:16de l'équipe de France,
14:17des Girondins de Bordeaux aussi.
14:18On a une pensée ce matin pour ce club mythique
14:21qui est en grande difficulté.
14:22Donc, voilà, je suis ravi d'avoir échangé avec vous.
14:25Puis, on se retrouve, on l'espère,
14:26après la victoire des Bleus jeudi soir.
14:28On espère se vous retrouver
14:29pour commenter la suite du parcours
14:31de l'équipe de France.
14:32Merci beaucoup, Alain Giresse,
14:33d'avoir été en direct avec nous
14:34dans l'heure des pros ce matin.
14:36Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce match.
14:38Maintenant, on va attendre.
14:39Oui, Mathieu ?
14:39Peut-être qu'il y a un point aussi à dire
14:40et c'est ce que dit Alain Giresse
14:41qui est important,
14:42c'est que pour gagner une Coupe du Monde,
14:44l'équipe, ce n'est pas forcément
14:45la meilleure équipe qui gagne la Coupe du Monde,
14:47c'est celle qui a la palette de jeux
14:48la plus complète.
14:50C'est-à-dire qu'en 2018,
14:51on est une équipe qui est capable
14:52de faire un festival offensif
14:54contre l'Argentine.
14:55On joue un match très rugueux
14:56contre l'Uruguay.
14:57On joue un match très défensif
14:59contre la Belgique.
14:59Là, on a vu quand même
15:00que l'équipe de France
15:01a une palette de jeux assez large,
15:03c'est-à-dire capable de jouer
15:04contre des équipes
15:05qui sont très fermées,
15:06des équipes qui sont très dures.
15:08Elle est capable de faire
15:09des gros matchs aussi
15:09contre des grosses équipes,
15:10donc ça présage le meilleur
15:11pour notre équipe de France.
15:12Et donc rendez-vous jeudi soir
15:13maintenant pour le quart de finale
15:15face au Maroc.
15:16Ce sera un autre match
15:17et on l'espère avec un peu plus de jeux
15:18parce qu'hier,
15:19c'était vraiment parfois
15:20un peu difficile à regarder.
15:21On en vient à notre deuxième sujet
15:23qui est un peu lié d'ailleurs
15:24au sujet dont on vient de parler
15:26puisqu'on va parler
15:27de Christophe Gleiz.
15:29Christophe Gleiz,
15:29journaliste de sport,
15:30vous le savez,
15:31qui est toujours détenu en Algérie.
15:32Il se trouve qu'aujourd'hui
15:32c'est la fête nationale algérienne
15:34et il est coutume
15:35que le président algérien
15:37gracie un certain nombre
15:38de prisonniers
15:39et donc on en vient à espérer
15:41que notre confrère journaliste
15:43soit gracié aujourd'hui.
15:44Je vous rappelle d'ailleurs
15:45qu'il a été accrédité
15:46à la Coupe du Monde
15:46par le président de la FIFA,
15:48qu'il a un badge,
15:49et qu'il aurait toute sa place
15:51pour suivre et couvrir
15:53cette Coupe du Monde.
15:54Arnaud Benedetti,
15:55je rappelle que vous avez été
15:56membre du comité de soutien
15:57de Boilem Sans Salle.
15:59Est-ce qu'on peut espérer
16:01une grâce de Christophe Gleiz
16:03aujourd'hui dans la mensuétude,
16:06espérer la mensuétude
16:07du président algérien ?
16:08Vous savez,
16:09on espérait une grâce
16:10de Christophe Gleiz
16:11au moment de la visite du pape,
16:12déjà.
16:14on espérait une grâce
16:18récemment aussi,
16:19après je veux dire
16:20qu'il se soit décisif
16:22de son pourvoi en cassation
16:25et même au début
16:27de la Coupe du Monde,
16:28puisqu'on pensait
16:28que le début de la Coupe du Monde
16:30allait coïncider avec une grâce,
16:31parce qu'on considérait
16:33que l'équipe algérienne
16:33ne pouvait pas aller jouer
16:34le mondial
16:35en ayant un journaliste sportif
16:38spécialisé dans le football,
16:40pris en otage,
16:40parce que c'est une prise d'otage,
16:41ni plus ni moins,
16:42par le régime algérien.
16:43Ça ne s'est pas passé.
16:44Alors on attend le 5 juillet,
16:45le 5 juillet c'est aujourd'hui,
16:47c'est la fête nationale.
16:48Moi les échos que j'ai
16:49venant d'Alger
16:50ne sont pas très optimistes,
16:51je dois vous le dire,
16:52encore ce matin.
16:54On va voir,
16:54le problème c'est qu'on est
16:56dans un bras de fer
16:56avec l'Algérie
16:57sur plusieurs dossiers,
16:59dont un dossier
17:00qui est lié notamment,
17:01il faut le rappeler,
17:02à la tentative d'enlèvement
17:03sur notre sol
17:04d'un influenceur opposant algérien
17:07avec un agent consulaire algérien
17:09qui est aujourd'hui en prison
17:11depuis maintenant près d'un an
17:14et que les autorités algériennes
17:17finalement font de Christophe Gleize
17:20une monnaie d'échange
17:22dans cette affaire.
17:23C'est un sujet
17:25qui évidemment vient rajouter
17:27de la tension sur le système.
17:31Après, s'il n'était pas libéré,
17:33il va quand même falloir s'interroger
17:34sur la stratégie de soutien
17:35dont bénéficie Christophe Gleize,
17:39enfin dont bénéficie entre guillemets
17:40Christophe Gleize
17:41depuis deux ans.
17:42Vous parlez par le Quai d'Orsay ?
17:43Il y a quelque chose
17:44que tout le monde oublie,
17:45mais ça fait deux ans
17:46que Christophe Gleize
17:47est en Algérie.
17:47Parce qu'il a été interpellé
17:49par la police algérienne,
17:51la sécurité algérienne
17:52en mai 2024,
17:56qu'il a été placé
17:56sous contrôle judiciaire,
17:58que les autorités françaises
18:00lui ont dit de faire confiance
18:00en la justice algérienne,
18:02en l'occurrence,
18:02je crois que c'était un conseil
18:05dont elles auraient pu
18:05largement se passer,
18:07et qu'il a été condamné
18:08à la prison
18:09le 29 juin 2025,
18:12c'est-à-dire il y a à peu près
18:12un an maintenant.
18:14Et ça fait donc un an
18:15qu'il est incarcéré.
18:16Donc ça fera deux ans
18:17que Christophe Gleize
18:19est aujourd'hui retenu en Algérie.
18:22Donc clairement,
18:24finalement,
18:24qu'est-ce qu'on a vu
18:25depuis un an ?
18:26C'est que le soutien
18:28de Christophe Gleize
18:28est un soutien
18:29qui s'est aligné
18:31sur la position
18:31du Quai d'Orsay.
18:33Qui est de pas trop
18:33pour parler,
18:34de pas trop faire.
18:35Je le dis parce que
18:36nous, on a été extrêmement actifs
18:37pour Boilem Sansal,
18:38totalement en contraste
18:39par rapport à ce qui a été fait
18:41pour Boilem Sansal.
18:42Donc il va falloir
18:43quand même se poser
18:43la question sur,
18:44in fine,
18:45la pertinence
18:46de cette stratégie
18:47si jamais,
18:48en effet,
18:49Christophe Gleize
18:50n'était pas libéré
18:51dans les 24 heures.
18:52En fait,
18:52on a l'impression
18:53que la stratégie
18:54du Quai d'Orsay,
18:55c'est attendre,
18:56croiser les doigts très fort,
18:58espérer que,
18:59le président algérien
19:00dans un moment
19:01de grâce,
19:02justement,
19:02gracie Christophe Gleize.
19:05Je m'en suis-tu ?
19:05Moi, ce qui me touche
19:06un peu dans cette histoire,
19:07c'est que les parents,
19:09en tout cas,
19:09de Christophe Gleize
19:11semblent croire
19:11et espérer
19:12à une grâce présidentielle
19:14algérienne.
19:14Donc on a l'impression
19:15qu'ils n'osent pas
19:16non plus spécialement
19:17trop ruer dans les brancards
19:18en attendant
19:20quelque chose
19:21qui peut-être viendra
19:22et je le souhaite,
19:23mais si ça ne vient pas,
19:24c'est peut-être
19:24à ce moment-là
19:24qu'il faudra aussi,
19:25dès demain,
19:26qu'ils reconstruisent
19:27quelque chose
19:28dans une nouvelle tentative
19:29de le faire sortir
19:30parce que si la grâce
19:30ne tombe pas maintenant,
19:32je ne sais pas,
19:32il faudra encore attendre
19:33soit les fêtes religieuses
19:34soit encore une année
19:35pour éventuellement
19:36avoir quelque chose,
19:37mais ça semble quand même
19:38bien incertain
19:39et c'est compliqué.
19:42Toutes les prises d'otages
19:43sont à chaque fois...
19:43C'est compliqué,
19:44à chaque fois,
19:44on a des...
19:45Et puis,
19:45ça ne doit pas être simple
19:47parce que les familles
19:47ont parfois des envies
19:48qui sont selon contradictoires.
19:50Je pense que Bois-Lemme
19:51sans ça,
19:51elle était beaucoup plus
19:52dans une sorte
19:53de flamboyant.
19:54Je pense que la famille
19:55de Christophe Gleize
19:56essaye au contraire
19:56de faire en sorte
19:58qu'ils reviennent
19:58mais ce n'est pas évident,
20:00ce n'est pas évident
20:00et la France la thune
20:01n'est pas bonne.
20:02L'autre image de la nuit
20:03que je voulais vous montrer,
20:04c'est évidemment
20:05la célébration
20:05du 250e anniversaire
20:08de l'indépendance
20:08des Etats-Unis.
20:09Feu d'artifice,
20:10on nous présente
20:11comme le plus beau
20:12jamais tiré aux Etats-Unis
20:15mais ça,
20:15c'est un peu
20:16l'usage qui veut ça.
20:17Donc voilà,
20:18les images depuis Washington.
20:19Et puis alors,
20:20Donald Trump
20:20a pris la parole.
20:22On va écouter
20:22un premier extrait
20:23sur la fierté nationale
20:25d'être américain.
20:27Donald Trump
20:28dans le texte.
20:29Il n'y a rien
20:32que les Américains
20:33ne puissent faire
20:34et nous le prouvons
20:35maintenant.
20:36Notre marché boursier
20:37est plus fort
20:37qu'il ne l'a jamais été.
20:39Aucun rêve
20:39dans l'histoire
20:40est plus grand
20:41et incroyable
20:42que celui
20:42qui a commencé
20:43le 4 juillet 1776.
20:47Après 250 ans,
20:49cette République américaine
20:50se tient toujours là.
20:51Grande et forte
20:52et nous nous aimons tous
20:54comme nous le voyons
20:54ce soir.
20:57Bon, ça,
20:58c'est du Donald Trump,
20:59j'allais dire,
20:59classique.
21:00C'est ce à quoi
21:00il nous a habitués
21:01ces dernières semaines.
21:02Écoutez un autre extrait.
21:03Cette fois,
21:03il parle du communisme.
21:05Là, c'est Donald Trump
21:06plus offensif encore
21:07sur la lutte
21:08contre les communistes.
21:12Et tous ces discours
21:13des communistes,
21:14ils n'ont aucune chance,
21:16pas la moindre chance.
21:17Nous ne voulons pas
21:18de communistes
21:19dans notre pays.
21:21C'est drôle
21:22parce qu'il renoue
21:23d'une certaine manière
21:24avec une tradition américaine.
21:26On ne va pas dire
21:27qu'il va jusqu'au maccartisme,
21:28mais on n'en est pas
21:29très très loin
21:30dans le discours
21:31de Donald Trump.
21:31Comment vous analysez
21:32cette prise de parole ?
21:34Généralement,
21:34quand vous êtes devant
21:35un événement historique
21:36et que vous êtes
21:37chef d'État en exercice,
21:39votre communication,
21:40elle est anglais
21:40pour que, évidemment,
21:41ça serve
21:42votre posture
21:43de chef d'État.
21:45Mais là,
21:46il va bien au-delà,
21:47en fait,
21:48Trump,
21:49il fait du Trump
21:49dans le texte,
21:50c'est-à-dire qu'il peut être
21:52outrancier,
21:52je ne parle pas du communisme
21:54spécialement,
21:55mais il y a d'autres extraits
21:56où il est d'une virulence
21:57absolument incroyable
21:58et où il se pose
21:59en sauveur.
22:00Là,
22:01on n'est plus dans
22:02comment un chef d'État
22:03récupère de manière subtile
22:04un événement historique
22:06de son pays
22:07qui peut lui être utile
22:08dans l'exercice
22:08de son pouvoir.
22:09Là,
22:10on est dans le Trump,
22:12vous voyez,
22:12qui creuse un sillon
22:14avec un socle en métal
22:15tellement puissant
22:16qu'on envoie
22:18toutes les ficelles,
22:19voilà,
22:19c'est ça.
22:19Mais Trump fait du Trump,
22:20vous voyez,
22:21il faut,
22:21je veux dire,
22:22cessons.
22:22Et puis,
22:23quand vous êtes l'homme
22:24le plus puissant du monde,
22:25quand vous êtes l'homme
22:26le plus puissant du monde,
22:28quoi qu'il arrive,
22:29quoi que vous disiez,
22:30même de manière outrancière,
22:32est-ce que vous pensez
22:32que quelqu'un est capable
22:33de vous dire
22:34dans votre entourage
22:35ses conseillers
22:36ou un autre chef de l'État,
22:37attendez,
22:38monsieur le Président,
22:38vous déconnez un peu,
22:39personne.
22:40Donc en fait,
22:41c'est Trump,
22:42c'est Trump
22:42et en plus,
22:43c'est l'homme
22:44le plus puissant du monde.
22:44Donc ça fait beaucoup.
22:45Alors je vous renvoie d'ailleurs
22:46à l'excellent dossier
22:47du JDD aujourd'hui
22:49sur les 250 ans
22:50de l'indépendance américaine,
22:51les liens entre la France
22:53aussi et les États-Unis.
22:54Et dans cette édition
22:56du journal du dimanche,
22:56on peut lire une interview
22:57de Charles Koshner,
22:58qui est l'ambassadeur
22:59des États-Unis en France.
23:01Et je voulais vous montrer
23:02ces deux petits extraits
23:03avant de marquer une pause
23:03parce que je pense
23:04que c'est assez intéressant.
23:05Il parle de Jean-Luc Mélenchon.
23:06Il dit,
23:06je pense que sa politique
23:07ainsi que celle de son parti
23:09sur le 7 octobre
23:09et sur Israël
23:13réambassadeur,
23:14il ne sera pas le bienvenu
23:15dans cette ambassade.
23:16Ce n'est pas rien.
23:17Ce n'est pas rien
23:17de dire une chose pareille.
23:18Je ne sais pas comment
23:18le dire plus gentiment,
23:20dit Charles Koshner,
23:20qui dit aussi qu'il recevra,
23:22qu'il observe en tout cas,
23:23voilà, nous suivons
23:24de très près les élections
23:25en France.
23:26Ça fait partie de son job.
23:28On a reçu de nombreux candidats
23:29à l'élection présidentielle
23:30à l'exception de ceux
23:32de l'extrême gauche.
23:32Je ne partage rien
23:33de leur position.
23:34Je n'ai aucun respect
23:35pour ce qu'ils défendent.
23:36Et voilà.
23:36En revanche,
23:37il a rencontré les autres partis
23:39qui ne veut pas influencer
23:40dans les élections françaises.
23:42C'est fort les propos
23:43de Charles Koshner
23:44sur Jean-Luc Mélenchon.
23:45C'est très intéressant
23:46le dossier dans le JDD
23:47de l'interview de Charles Koshner
23:49parce qu'en fait,
23:50ça dit beaucoup
23:50de ce qu'est devenu
23:51le paysage politique français
23:53à la suite de l'élection
23:54de Donald Trump
23:54où en fait,
23:55beaucoup de gens
23:56ont redécouvert
23:56la souveraineté.
23:58Et justement,
23:58à dire,
23:59justement parce que Donald Trump
24:00est très agressif
24:01vis-à-vis de l'Europe
24:01et de la France en particulier,
24:03eh bien,
24:03beaucoup de gens
24:03ont redécouvert
24:04cette notion-là.
24:05À gauche,
24:06et notamment Jean-Luc Mélenchon
24:08qui a toujours été
24:09un anti-américanisme,
24:11peut-être toujours fait preuve
24:12d'anti-américanisme primaire,
24:15se redécouvre une passion
24:16pour prendre en otage
24:17le reste de la gauche
24:17en disant
24:18non seulement c'est les Etats-Unis,
24:19c'est le pays du capitalisme,
24:20c'est le pays du grand capital,
24:21c'est le pays qui soutient Israël en plus.
24:23Donc on rajoute
24:23une connotation antisémite.
24:24Mais en plus de ça,
24:25c'est Donald Trump.
24:26On voit aussi
24:27au sein du bloc central
24:28beaucoup de gens
24:28qui se rallient
24:29à une position anti-américaine
24:31alors que pour masquer
24:33un petit peu finalement
24:33le fait qu'ils ont toujours
24:34été atlantistes
24:36certains ont quand même
24:36vendu Alstom aux Américains
24:38pour ensuite après
24:39parce que c'est Donald Trump
24:40se redécouvrir
24:41une passion anti-américaine.
24:44C'est quelque chose
24:45qui dit beaucoup
24:45en tout cas je trouve
24:46de la position
24:47du personnel politique français
24:50à l'égard
24:51et à l'endroit des Etats-Unis.
24:52Je trouve que c'est
24:53très intéressant ce que dit.
24:54Ça peut peser,
24:54vous pensez,
24:55dans l'esprit
24:55de certains électeurs
24:56le fait que
24:58la position officielle
24:59du gouvernement américain
25:00c'est de dire
25:00ne reçoit pas
25:01Jean-Luc Mélenchon,
25:02on ne veut pas
25:03qu'il vienne même
25:04à l'ambassade des Etats-Unis.
25:05Au contraire,
25:06ça va les renforcer.
25:07Ça n'a pas forcément,
25:08ça n'a certainement pas
25:09d'impact
25:09sur le cœur électoral,
25:11la sociologie électorale
25:13de Jean-Luc Mélenchon
25:14et puis même au-delà
25:16parce que oui,
25:17certes,
25:17il y a un anti-américanisme
25:19chez Jean-Luc Mélenchon
25:20mais il y a un anti-américanisme
25:21assez fort
25:22dans de nombreux segments
25:24de la société française.
25:26C'est quelque chose
25:26qui est,
25:27j'allais dire,
25:28assez constant
25:28et en plus,
25:29la personnalité
25:30de Donald Trump
25:31d'une certaine manière,
25:32à tort ou à raison,
25:33a renforcé
25:34cet anti-américanisme.
25:35On marque une courte pause,
25:37on revient dans l'heure des pros,
25:38on reparlera de Marine Le Pen,
25:39décision de justice
25:40attendue mardi.
25:41Hier,
25:41Marine Le Pen était à Liévin
25:42avec Jordan Bardella.
25:43Alors,
25:44il y aura l'unité affichée,
25:45on va bien sûr
25:45pouvoir décrypter ça
25:46et puis,
25:47il y a le discours
25:47qui passera peut-être
25:48un peu plus au second plan
25:49mais je pense qu'il mérite
25:50qu'on s'y attarde,
25:51notamment les critiques
25:52de Marine Le Pen
25:52contre le bilan
25:53des dix années
25:53de macronisme.
25:55On l'écoutera dans un instant,
25:56dans l'heure des pros,
25:56on revient juste après la pause.
26:01On va revenir maintenant
26:02sur le rassemblement
26:03qui a eu lieu hier
26:04à Liévin.
26:05Le RN était rassemblé
26:06autour de ses militants
26:07dans le Pas-de-Calais
26:08pour une dernière apparition publique
26:10avant la décision de justice
26:12qui aura lieu mardi
26:13pour Marine Le Pen.
26:14On saura si elle peut être
26:14ou pas candidate
26:15à l'élection présidentielle.
26:16Alors,
26:16ce que je trouve intéressant
26:17d'abord,
26:17c'est que vous voyez d'ailleurs
26:18les images,
26:19elle parle d'elle-même.
26:20Tous les journalistes
26:20crutaient les moindres dissensions,
26:23les signes de tension
26:25apparents au RN.
26:27Je constate ce matin
26:28en lisant la presse
26:29que globalement,
26:30tout le monde s'accorde
26:31sur le fait
26:31qu'il n'y a rien
26:32qui dépasse
26:33au sein du rassemblement national.
26:35L'entente semble parfaite
26:38entre Marine Le Pen
26:39et Jordan Bardella
26:40qui ont donc pris la parole
26:41tous les deux.
26:42On va écouter d'abord
26:42Jordan Bardella,
26:43le président du RN
26:44qui a réaffirmé son soutien
26:45à Marine Le Pen
26:46et il veut,
26:47il le dit,
26:47il veut qu'elle soit
26:48la candidate
26:49à l'élection présidentielle
26:50de son parti.
26:52Je veux remercier Marine
26:53pour son amitié,
26:54pour sa confiance,
26:55pour sa fidélité.
26:57Je vais lui redire
26:58mon total soutien,
26:59ma totale amitié,
27:01lui redire
27:01que je me suis engagé
27:03pour elle,
27:03en politique,
27:04pour l'avoir élue
27:05présidente de la République
27:06et j'espère bien
27:08l'avoir élue
27:08présidente de la République
27:09dans quelques mois.
27:11Tous les journalistes
27:12espéraient voir
27:13des signes de dissension
27:14entre Jordan Bardella
27:15et Marine Le Pen.
27:15Honnêtement,
27:16hier,
27:16il n'y en a pas eu un seul.
27:17On a écouté les discours,
27:19on a regardé les images,
27:20c'était millimétré.
27:21Mais ils ont très bien joué,
27:24si on peut mettre ça en jeu,
27:25je ne sais pas,
27:25il y a eu une part de sincérité
27:27qui est réelle aussi
27:28entre les deux.
27:28Je pense que les deux
27:29doivent vraiment s'apprécier
27:30parce que sinon,
27:31ça n'aurait pas tenu,
27:32tout simplement.
27:33Et c'est surtout pas maintenant
27:35qu'ils vont faiblir.
27:36C'est-à-dire que s'il y a
27:37des signes de dissension,
27:38ça sera après,
27:39ça ne sera pas avant.
27:40Enfin, avant,
27:41ils se tirent une balle
27:41dans le pied tous les deux.
27:42Surtout quand on voit
27:43que dans tous les autres partis,
27:44ça se tire dans les pattes,
27:46ça se trahit.
27:47C'est le seul pôle de stabilité
27:50en France.
27:51Dans un parti,
27:52c'est encore dans le RN.
27:53Donc,
27:54ils n'ont aucun intérêt,
27:55quel que soit le candidat
27:56finalement qui va y aller,
27:57à se tirer dans les pattes avant.
27:58Ça serait suicidaire en fait.
27:59En fait,
28:00c'est surtout aussi,
28:00Arnaud Bénéliot,
28:01qu'on n'a pas l'habitude
28:02dans les partis,
28:03dans la vie politique,
28:04de voir un binôme comme ça.
28:06C'est-à-dire que l'un ne peut pas
28:08remplacer son heure,
28:11j'allais dire,
28:11l'autre.
28:11Mais en tout cas,
28:12il est préparé à y aller
28:13si Marine Le Pen ne peut pas y aller.
28:14Il y a un mythe qui circule
28:16depuis plusieurs années d'ailleurs
28:18sur finalement les divergences
28:19qui existeraient
28:20entre Marine Le Pen
28:21et Jordan Bardella
28:23dans lesquelles les médias
28:24souhaitent s'engouffrer
28:25et voudraient mettre en avance.
28:27La réalité,
28:27c'est qu'il n'existe pas
28:28de divergence aujourd'hui fondamentale.
28:30Il peut y avoir parfois
28:31des nuances,
28:31évidemment,
28:32mais ce sont des nuances
28:33qui sont infinitésimales
28:34entre les deux.
28:35Et pour une raison qui est simple,
28:37d'abord pour celle
28:37que vous avez expliquée,
28:38une deuxième raison
28:38qui est encore plus structurelle,
28:40c'est que c'est un parti
28:41qui n'a jamais exercé le pouvoir,
28:43qui est en phase de conquête
28:45et qui ne peut pas se permettre,
28:47quoi qu'on dise,
28:48le jeu des divisions
28:49et surtout l'affichage
28:50de ces divisions.
28:52Donc aujourd'hui,
28:53d'ailleurs,
28:53c'est la force de ce parti,
28:54c'est ce binôme
28:55d'une certaine manière.
28:56Et à partir du 7 juillet,
28:58en fonction de la décision des juges,
29:00on va rentrer
29:01dans une autre séquence,
29:02dans une autre phase.
29:03On va voir comment ça va se passer.
29:04– Alors l'autre élément,
29:06parce qu'évidemment,
29:07beaucoup se sont attardés
29:08sur cette unité,
29:08c'était aussi l'intérêt
29:09de ce rassemblement.
29:11J'ai trouvé le discours
29:12de Marine Le Pen
29:13particulièrement offensif.
29:14D'abord,
29:15Marine Le Pen a un peu
29:16fendu l'armure,
29:17ça ne veut rien dire,
29:17c'est un peu une expression galvaudée,
29:18mais en tout cas,
29:19elle a parlé aussi
29:19de son aspect personnel,
29:21de sa relation
29:22avec cette région du Pas-de-Calais.
29:24Et puis,
29:25elle a parlé d'Emmanuel Macron.
29:26Et en fait,
29:27quand Marine Le Pen
29:27parle d'Emmanuel Macron,
29:28c'est assez redoutable
29:29dans les arguments
29:30qu'elle emploie.
29:31elle parle des dix dernières années
29:32qui viennent de s'écouler.
29:34Elle dit,
29:34mais il n'y a rien
29:35qui va mieux aujourd'hui
29:35qu'il y a dix ans.
29:36Voilà,
29:37écoutez Marine Le Pen.
29:39– Je suis de bonne foi
29:40et j'essaye de regarder
29:43qu'est-ce qui va bien
29:44dans notre pays
29:45et plutôt
29:46qu'est-ce qui va mieux
29:47depuis dix ans.
29:48Eh bien,
29:48je vais vous dire,
29:49j'ai pas mal d'imagination,
29:50je suis quelqu'un
29:51d'assez optimiste
29:52mais je n'arrive pas à trouver.
29:54absolument
29:55tout s'effondre
29:56sous nos yeux.
29:58Tout.
29:59Il n'y a pas un seul domaine
30:01qui fonctionne bien.
30:03Il y avait encore
30:03il y a une dizaine d'années
30:04l'agriculture,
30:05ça fonctionnait bien.
30:07Il y avait encore
30:08il y a une dizaine d'années
30:09l'énergie
30:10qui fonctionnait bien.
30:12Là,
30:12tout est par terre.
30:14– C'est assez redoutable
30:15comme argument
30:16Éric Revelle.
30:17C'est vrai qu'on cherche
30:18alors qu'est-ce qui est mieux
30:19aujourd'hui
30:20qu'il y a dix ans ?
30:20Est-ce que vous,
30:21vous avez plus d'inspiration
30:22que Marine Le Pen ?
30:23– Je vous conseille
30:24évidemment de lire
30:24le pamphlet que j'ai sorti
30:26qui s'appelle
30:26« C'est Mozart qu'on assassine ».
30:27– C'est une passe décisive
30:28comme on dit.
30:29– Oui,
30:29parce qu'en fait
30:30c'est le bilan
30:32des années Macron.
30:33Alors il y a peut-être
30:34un domaine
30:34où il a essayé
30:35de redresser les choses
30:36depuis deux ans,
30:37c'est le domaine international.
30:39Il s'est beaucoup planté
30:40sur les sujets
30:41mais pour le reste
30:42c'est vrai que…
30:43– Pour l'international ?
30:44– Oui, oui, oui.
30:45– Ah bon ?
30:45– Non mais j'essaie
30:47de trouver des choses positives.
30:48– On a parlé
30:49de la relation
30:49avec l'Algérie.
30:50– Non, non, non
30:51mais attendez,
30:51je vais compléter.
30:53– M'auriez-t-il
30:53le budget des armées ?
30:54J'aurais pu aller
30:55à la limite l'entendre,
30:55c'est peut-être la seule chose.
30:56– Le budget de la justice ?
30:57– Le budget des armées
30:58c'est après quand même
30:58avoir licencié
30:59la majeure des armées.
31:00– Oui, parce qu'il y avait
31:01un peu d'ironie
31:02dans mon analyse.
31:04C'est vrai que par exemple
31:05le dernier épisode en date
31:06dont il s'est valorisé,
31:09vous savez,
31:09la fameuse signature
31:10du nouveau traité de Versailles
31:12avec Trump qui signe
31:13« Je signe la paix en Iran »
31:15avec évidemment
31:16Emmanuel Macron sur la photo,
31:17formidable en termes
31:18de communication.
31:19– Mais il n'y est pour rien ?
31:19– Mais non,
31:20mais c'est même pas ça.
31:21– Non, mais il n'y est pour rien.
31:22– C'est que deux heures après,
31:24trois heures après,
31:25Trump explique,
31:25il va bombarder l'Iran.
31:27Donc en fait,
31:27on a fait croire
31:28que grâce à la France
31:29et grâce au président
31:30de la République,
31:30il n'y est pour rien,
31:31on signe un nouveau
31:32traité de Versailles
31:33et Dieu sait
31:33qu'historiquement,
31:34il faut se méfier
31:35des traités de Versailles
31:36et deux heures après,
31:39en fait, bon, voilà.
31:40– Est-ce qu'il y a
31:41quelque chose
31:41qui va mieux aujourd'hui
31:42et il y a un sujet
31:44qui me préoccupe beaucoup ?
31:45C'est l'état des finances publiques
31:46et l'état de l'économie française.
31:48Les deux choses
31:49sur lesquelles
31:50il a essayé de cranter
31:51le président de la République
31:52et qui sont des échecs,
31:53c'est la réforme
31:54des retraites suspendue
31:55et le chômage structuré
31:57à 5%,
31:58on est au-dessus de 8%.
31:59– Il y a 1 300 milliards
32:00de dettes supplémentaires.
32:01– Bon, voilà.
32:01Donc si vous voulez,
32:02c'est juste,
32:03c'est juste qu'il n'y a pas
32:04grand-chose à...
32:05Maintenant, juste un mot
32:06quand même sur Bardella
32:07et Marine Le Pen.
32:08Vous savez,
32:08la petite musique
32:09qui monte quand même
32:10en ce moment,
32:10alors on verra,
32:11le 7 juillet,
32:12c'est le 7 juillet
32:13avec la justice,
32:14c'est que c'est pas impossible
32:15qu'elle passe au travers des gouttes
32:17parce que les juges,
32:18et c'est quand même
32:19une responsabilité historique
32:20pour eux.
32:20– Vous n'en savez rien,
32:21personne n'en sait rien.
32:22– C'est quand même
32:23une responsabilité historique
32:24pour eux.
32:25C'est de prendre la décision
32:26d'empêcher une candidate
32:28qui pourrait être élue,
32:30c'est-à-dire que les juges
32:30feraient la justice,
32:31feraient le tri en amont.
32:33Donc ça,
32:33c'est un vrai sujet pour eux.
32:34– On a appris avec la justice
32:35à ne pas essayer
32:36de comprendre avant
32:37les décisions de justice
32:38et même après,
32:39parfois c'est compliqué.
32:40Mais les juges ont l'air
32:41totalement hermétiques
32:42à ce que nous,
32:43on peut considérer
32:44comme peut-être
32:45la bienséance
32:46ou l'idée du...
32:47– Un réflexe démocratique.
32:48– Voilà.
32:49Moi, je pense qu'il faut attendre,
32:50il faut être très prudent.
32:50J'entends comme vous
32:51cette petite musique.
32:53On verra mardi.
32:54On verra mardi.
32:55Mais j'en voulais revenir.
32:55Est-ce que vous,
32:56vous avez un exemple peut-être
32:57de quelque chose
32:57qui va mieux aujourd'hui
32:58qu'il y a 10 ans, Mathieu ?
32:59Qu'est-ce qu'il y a un domaine
33:00dans lequel Emmanuel Macron
33:01a réussi ?
33:01C'est une vraie question.
33:02– Non, c'est une vraie question.
33:03On a travaillé sur cette question-là.
33:04Le seul domaine
33:05qu'on voit à peu près
33:06pour nous,
33:07c'est tout ce qui est
33:07sur les entreprises du numérique,
33:09l'investissement en France,
33:10quand vous prenez
33:10les baromètres EY,
33:12l'attractivité du pays globalement.
33:13Alors, c'est un peu moins vrai
33:14depuis 2024
33:15où avec la dissolution,
33:17on a quand même s'abordé
33:17une partie de l'attractivité
33:19de notre pays
33:19et puis on a des défaillances
33:20d'entreprises qui s'enchaînent.
33:21On est à 70 000 défaillances d'entreprises.
33:23Mais on va dire
33:23que sur cette partie-là
33:24de l'économie,
33:26c'est un peu mieux
33:27que qu'avant.
33:29C'est maigre comme bilan
33:30mais il faut dire aussi
33:31quand les choses vont bien.
33:32C'est aussi un argument
33:33qui est en fait parfois.
33:34Mais après,
33:34pour venir sur Marine Le Pen,
33:35là où c'est intéressant,
33:36je trouve,
33:36et c'est pour ça que
33:37sa critique du bilan
33:38d'Emmanuel Macron
33:39est très offensive,
33:40c'est que Marine Le Pen,
33:40elle considère
33:41que le clivage véritable en France
33:44c'est un clivage élitaire,
33:45bloc élitaire
33:46contre bloc populaire.
33:46– Elle veut affronter
33:47Édouard Philippe
33:48ou Gabriel Attal
33:48et que ça supplante
33:49le clivage gauche-droite classique.
33:51Et c'est vrai que la musique
33:52qu'on entendait jusqu'à présent
33:53c'était que Jordan Bardella
33:54serait sur un autre clivage,
33:55le clivage gauche-droite
33:56et que donc effectivement
33:57elle était plus en faveur
33:58de l'union des droites,
33:59etc.
34:00Or je pense qu'il n'y a pas
34:01forcément de distinction
34:02entre Marine Le Pen
34:03et Jordan Bardella
34:04sur cette lecture-là
34:04et que c'est pour cela
34:05que Marine Le Pen
34:06est dans une logique
34:07de vouloir être
34:08la défenseuse des classes populaires,
34:13de la mondialisation
34:13sur le plan économique,
34:15de la mondialisation
34:16sur le plan culturel,
34:17des flux migratoires,
34:18de l'insécurité,
34:19plutôt dans ça
34:20qu'elle s'inscrit.
34:20Et je pense que Jordan Bardella
34:21s'inscrira de la même manière.
34:23Fédéroc, est-ce que vous,
34:23vous voyez quelque chose
34:25qui est mieux aujourd'hui
34:26qu'il y a 10 ans ?
34:27Je rappelle que vous êtes enseignante.
34:28Est-ce que par exemple,
34:29je pose la question
34:30d'une petite idée de la réponse,
34:31est-ce que le niveau
34:32de l'éducation nationale
34:33des élèves a augmenté ?
34:34Est-ce qu'il y a eu
34:35des améliorations ?
34:36Non, et non seulement
34:36ça n'a pas augmenté
34:37mais comme c'est partout ailleurs,
34:38je pense qu'à l'hôpital
34:39c'est encore même pire.
34:40Mais en plus,
34:41pour rebondir sur ce que vous disiez,
34:42sur le numérique,
34:42en fait, je ne sais même pas
34:43si c'est la France
34:44qui a fait un effort.
34:44Je crois que c'est la marge du temps
34:45que tous les pays ont dû
34:46à un moment ou à un autre
34:47se mettre un peu dans le numérique.
34:49Enfin, je veux dire,
34:49à un moment, on ne peut pas...
34:49Ça fait longtemps
34:50que la France devait entrer
34:51dans le numérique.
34:52Oui, mais à un moment,
34:53ils sont obligés de le faire.
34:54Et quand on voit
34:55les sommes investies,
34:56c'est vrai que même
34:56si on dit 500 millions,
34:57par exemple, c'est beaucoup.
34:58En fait, quand on voit
34:59qu'il y a des milliards
34:59qui sont investis
35:00par des entreprises privées,
35:01en fait, on se dit
35:02que même là-dedans,
35:02on fait l'illusion.
35:13En revanche, il y a tellement
35:14de normes,
35:14tellement de régulations...
35:15Je ne dis pas que tout va bien.
35:17Ce que je veux dire,
35:17c'est qu'en fait,
35:17peut-être qu'on est plus attractifs,
35:19pour reprendre le mot
35:20employé par les macronistes,
35:21mais en fait,
35:22si les entreprises
35:22ne sont pas capables ensuite
35:24de connaître un essor économique
35:25parce qu'il y a trop de normes,
35:27parce qu'il y a trop de règles,
35:27parce qu'il y a trop d'impôts,
35:29le résultat, il n'est pas là.
35:30Avec la start-up nation,
35:31en fait, c'est pire qu'avant.
35:32Il faut regarder dans le détail
35:33parce qu'on se rengorge beaucoup
35:34de ce qu'on appelle
35:35les investissements directs étrangers.
35:37On dit,
35:38on est le pays
35:39le plus attractif en Europe.
35:40Mais dans les investissements
35:41directs étrangers,
35:42il ne faut jamais oublier
35:42qu'on y inclut
35:43les boîtes françaises
35:45qui sont rachetées
35:46par des fonds américains
35:47ou des fonds chinois.
35:49Donc, en fait,
35:49on se dit,
35:49ils investissent,
35:51non, ils rachètent.
35:52Et on perd la souveraineté
35:53sur des domaines essentiels.
35:54Donc, c'est quand même
35:55un autre sujet.
35:56Bon, on aura la réponse mardi.
35:57Est-ce que Marine Le Pen
35:58peut être candidate
35:58à l'élection présidentielle ?
35:59Réponse mardi.
36:01Autre sujet
36:01que je voulais aborder avec vous,
36:02ce sont ces marches
36:05Il y a eu une première marche hier
36:06à Carcassonne.
36:07Il y en aura une autre
36:08cet après-midi à Narbonne.
36:10Ce sera à suivre d'ailleurs
36:11sur Antenne de CNews.
36:12Ce sera même ce matin
36:13à partir de 11h.
36:14Il y a des responsables politiques
36:15qui seront présents
36:16à la marche qui a lieu
36:17aujourd'hui à Narbonne.
36:18On attend notamment
36:19Éric Zemmour
36:20ou encore Marion Maréchal.
36:21Il y aura aussi des représentants
36:23du Rassemblement national.
36:24Regardez comment s'est passée
36:25cette marche hier
36:26à Carcassonne.
36:27Marche blanche
36:28à l'appel du père
36:29de l'adolescence.
36:31Un reportage d'Alexandre Rabischoff.
36:32Le récit,
36:33c'est Nicolas Roger.
36:36En tête de la marche,
36:38la famille paternelle de Louis.
36:40Tenant une banderole
36:41avec cette inscription
36:42Louis on t'aime.
36:44Son père lui a adressé
36:46quelques mots devant la foule.
36:48Tu manques terriblement.
36:51Je vais me battre
36:52pour que tu ne sois jamais oublié.
36:54Je t'aime mon fils.
36:55Repose en Louis.
36:56Repose en paix.
36:58Louis.
36:59Merci.
37:02Les quelques 500 personnes
37:04présentes dans le centre-ville
37:06de la préfecture haudoise
37:07ont scandé des slogans
37:08pour réclamer justice.
37:13Parmi eux,
37:13un ami de la famille
37:15a joué des morceaux
37:15à la guitare
37:16que Louis avait appris
37:17tout seul.
37:25après la marche,
37:27le père de Louis a livré
37:28son état d'esprit.
37:32C'est comme je voulais
37:33que ça se passe.
37:35je ne suis pas apaisé
37:38mais j'en avais besoin.
37:41Une nouvelle marche
37:42doit avoir lieu
37:43à Narbonne
37:44ce dimanche
37:44à l'appel
37:45cette fois-ci
37:46de la famille maternelle
37:47de Louis.
37:49Grande dignité
37:50des participants
37:51à cette marche.
37:52Ils étaient environ 600 hier.
37:54Ils seront aussi nombreux
37:55ce matin
37:56à Narbonne
37:56cette fois
37:57avec des responsables politiques
37:58parce que c'est ça aussi
37:59la nouveauté
38:00dans cette affaire
38:01et dans d'autres affaires.
38:01c'est que les familles demandent
38:02à ce que les politiques
38:03s'emparent aussi
38:04de la question.
38:04En l'occurrence
38:05dans l'affaire de Louis
38:06il y a beaucoup
38:06de défaillances
38:06qui sont apparues
38:07l'ASE bien sûr
38:08mais aussi
38:09la justice des mineurs.
38:11La question c'est
38:11comment les politiques
38:12peuvent répondre aussi
38:13à cette émotion
38:14à cette colère.
38:15Je crois qu'il n'y a pas
38:15de bonne réponse
38:16parce que si vous
38:17n'y allez pas
38:18vous paraissez presque
38:20ne pas vous soucier
38:21finalement
38:22de l'émotion populière
38:23et si vous y allez
38:24vous êtes toujours
38:25un peu accusé
38:26de récupération
38:26donc c'est très très compliqué
38:27c'est presque du cas par cas.
38:29Déjà moi je pense
38:31c'est à dire que
38:32s'il y a des familles
38:33qui essayent de tenir
38:34à distance
38:35d'autres au contraire
38:36qui sont tellement perdues
38:37parce que la justice
38:38ne semble même plus
38:39être efficace sur rien
38:40du coup ils se disent
38:41au pire
38:42si on n'a pas de justice réelle
38:44on va peut-être
38:44essayer de médiatiser ça
38:45pour que mon enfant
38:47survive un peu politiquement
38:48et qu'il fasse partie
38:49d'un débat
38:50donc c'est très très
38:51en fait
38:51mais encore une fois
38:52il y a quand même
38:53des grands absents
38:53dans ces marches-là
38:54c'est vrai que la gauche
38:55est absente
38:56et ça c'est quand même
38:57quelque chose
38:58qui est un peu incompréhensible.
39:00Ils préfèrent aller marcher
39:00pour Adama Traoré
39:01encore hier.
39:02C'est vrai qu'il n'y ait pas
39:03un représentant
39:04et je ne dis pas forcément
39:06mais voilà
39:06de voir que cette gauche-là
39:08en fait
39:08se fracture d'elle-même
39:10du peuple
39:11en fait
39:11de l'ensemble des gens
39:12en décidant
39:13que non décidément
39:14ça sent vraiment
39:15trop le rassemblement fasciste
39:16ces choses-là
39:17c'est incompréhensible en fait
39:18on ne demande pas
39:19en plus d'avoir
39:20des propos militants
39:21c'est juste
39:22faire acte de présence
39:23et cette présence
39:23n'est plus là
39:24et je pense que ça lui sera
39:26reproché
39:26notamment en période électorale
39:27on ne peut pas en fait
39:28fermer les yeux
39:30sur ce constat-là
39:32en fait
39:32ce n'est pas possible.
39:33Je précise que la marche
39:33qui aura lieu aujourd'hui
39:34n'est pas une marche blanche
39:35ce n'est pas comme ça
39:36que la mère de Louis
39:37a voulu l'appeler
39:38c'est la dernière marche
39:39parce qu'elle espère
39:39dit-elle
39:40que ce soit la dernière fois
39:41qu'on ait à rendre hommage
39:44comme ça
39:44à une famille de victimes
39:45c'est aussi un échec
39:48pour l'État
39:49pour le gouvernement
39:49Laurent Nouniez
39:50sur cette affaire
39:51a refusé de parler
39:51d'en sauvagement
39:52bon voilà
39:52on a l'impression
39:53que l'État
39:53passe un peu à côté
39:54là aussi de l'émotion
39:55on ne sait pas comment répondre.
39:56Non mais Laurent Nouniez
39:58moi ce qui m'a frappé
39:59dans les propos de Laurent Nouniez
40:00je crois qu'on en parlait
40:00la semaine dernière
40:01sur ce même plateau
40:02c'est que lui
40:03a considéré
40:04qu'il y avait une récupération
40:05de ce drame
40:06par l'extrême droite
40:07franchement
40:08ce n'est pas la réponse
40:09qu'on attend
40:09d'un ministre
40:10de l'Intérieur
40:12par rapport
40:12à une tragédie
40:13de ce type
40:13moi je crois que
40:14ce qu'il y a
40:14de peut-être nouveau
40:15il faudra voir par la suite
40:17c'est que pour la première fois
40:18on a une famille
40:19qui c'est intéressant
40:20le slogan
40:21ni oubli ni pardon
40:22en l'occurrence
40:22une famille
40:23qui ne veut pas
40:25justement
40:27céder
40:28à la non-politisation
40:29du sujet
40:30parce que le sujet
40:30il est politique
40:31qu'on le veuille ou non
40:32c'est une question
40:32de protection
40:33des jeunes
40:34c'est une question
40:35de sécurité
40:36c'est une question
40:37qui est liée
40:38à la délinquance
40:39des mineurs
40:40et donc à la justice
40:41des mineurs
40:41donc tout est politique
40:42dans cette affaire
40:43et la gauche
40:44veut évidemment
40:45mettre la poussière
40:46sous le tapis
40:47parce que c'est un non-sujet
40:48pour elle
40:48il nous reste un peu moins
40:49de 5 minutes
40:50avant de recevoir
40:50Pierre Devineau
40:51qui va nous teaser
40:52le grand rendez-vous
40:53tout à l'heure
40:54hier matin
40:55on a parlé des rats
40:56qui ont mordu
40:56des élèves de maternelle
40:57à Paris
40:57j'ai reçu beaucoup de messages
40:58j'ai eu beaucoup de réactions
41:00Ophélie Roch
41:00j'ai vu que ça vous avait
41:01fait réagir aussi
41:02sur les réseaux sociaux
41:04on ne sait pas
41:05ce qui s'est passé
41:05donc moi j'attends
41:06que la justice se prononce
41:08on n'a pas la preuve
41:08que ce sont deux élèves
41:09de maternelle
41:10qui ont été mordis
41:11dans la cour de récréation
41:12les rats se cachaient
41:12dans les copeaux de bois
41:13écoutez un enfant
41:14ça voit quelque chose
41:14ils ont dû voir les rats
41:15ils ont dû les embêter
41:16moi je suis plutôt
41:17là-dessus assez
41:18j'attends en fait
41:19que la justice fasse
41:20écoutez les réactions
41:21de ces riverains
41:21en tout cas
41:22qui parlent de la recrudescence
41:23du nombre de rats
41:24dans la capitale
41:26j'imagine que des rats
41:27malheureusement
41:27il y en a un petit peu partout
41:28je pense que parfois
41:29les nuisibles
41:30il est difficile
41:30de s'en débarrasser
41:32après là
41:34laisser des enfants
41:35se faire mortes
41:36par des rats
41:36est-ce qu'il n'y aurait
41:36pas un petit déficit
41:37de surveillance
41:38de la part du personnel
41:39encadrant ?
41:40ça me choque
41:41parce que bon
41:41c'est des petits enfants
41:42c'est quand même
41:43ça devrait être surveillé
41:45ils devraient avoir
41:46un entretien
41:46ils devraient avoir
41:47une surveillance
41:48voilà
41:49et elle n'a pas lieu
41:50il y a eu pas mal
41:51de problèmes déjà
41:52depuis un certain temps
41:54donc voilà
41:55c'est quand même choquant
41:57les pauvres gamins
41:58ils n'ont que des problèmes
41:59à l'école
42:00et maintenant en plus
42:00ils sont morts par des rats
42:02dans la journée
42:04incroyable
42:04il faut incontestablement
42:06qu'il y ait une campagne
42:07d'ératisation
42:09et qu'ils regardent
42:11si ces fameux copeaux de bois
42:12les attirent
42:13c'est un sujet
42:14qui revient très régulièrement
42:15dans l'actualité
42:15là la différence quand même
42:16et heureusement
42:17ça reste rare
42:17c'est que ce sont des enfants
42:18qui ont été mordus
42:19je voulais juste vous montrer
42:20une image
42:20parce que
42:21on parle de la propreté
42:22on parle des rats
42:24des rongeurs etc
42:25regardez ce qui s'est passé
42:26à Rome
42:27c'est Georgia Meloni
42:28qui a lancé
42:29une opération
42:30pour remettre de la sécurité
42:33remettre de la propreté
42:34autour des grands monuments
42:35de la capitale italienne
42:37notamment autour du Colisée
42:38donc regardez cette séquence
42:40là je peux vous dire
42:40qu'il y a des moyens de police
42:41la police municipale
42:43ou la police nationale
42:43elle y va
42:44pour faire le ménage
42:45à Rome
42:50à Rome
43:14à Rome
43:15à Rome
43:17Je précise que la musique est d'origine.
43:19Ce n'est pas nous qui l'avons ajouté.
43:20C'est Giorgio Meloni qui a publié cette vidéo.
43:22C'est un clip officiel qui nous montre
43:24que la sécurité en Italie est assurée.
43:27On ne rigole pas du tout.
43:28Mais je note qu'évidemment, tout cela sort au moment
43:30où elle-même est en difficulté en Italie.
43:32C'est des résultats économiques plutôt positifs.
43:34Oui, mais dans les sondages,
43:36vous avez vu aussi la façon dont Trump,
43:38on a parlé pour commencer l'émission,
43:39l'a clasher.
43:40Donc évidemment, tout cela n'est pas un hasard.
43:42C'est aussi de la com.
43:44Pierre de Villeneuve nous a rejoint.
43:45Bonjour, cher Pierre.
43:45Bonjour, Thomas.
43:46Votre invité dans le grand rendez-vous,
43:47c'est Charles Rodouel aujourd'hui.
43:48Oui, Charles Rodouel qui,
43:51alors en ce dimanche de meeting d'Edouard Philippe,
43:54est-ce qu'il va y aller ?
43:55Est-ce qu'il va suivre ?
43:56Est-ce qu'il va se mettre dans les pas d'Edouard Philippe ?
43:58C'est une question puisque plusieurs personnalités du centre
44:01sont déjà candidats à la présidentielle.
44:04Charles Rodouel sur l'hyperviolence également,
44:07sur la deuxième marche qui a lieu aujourd'hui pour Louis.
44:10Qu'est-ce qu'on fait pour protéger nos enfants ?
44:11Son opinion nous importe beaucoup.
44:13Lui qui a été l'architecte de la loi Philippine
44:16pour l'allongement de la durée des CRA,
44:19les centres de rétention administrative.
44:21Et puis on parlera aussi beaucoup d'économie, de dette.
44:24Il est l'un des rares à prôner une part de capitalisation dans les retraites.
44:27Sinon, dit-il, on ne s'en sortira pas.
44:29Donc voilà un entretien très complet à suivre.
44:31Très intéressant.
44:32Charles Rodouel, je précise juste, Charles Rodouel,
44:34qui est quand même un des députés du bloc central,
44:36les plus courageux, qui sur les questions de sécurité,
44:38les questions économiques, n'hésite pas parfois à aller contre le président de la République.
44:42C'est important parce qu'en fait, vous avez vu aussi que l'ERN a beaucoup changé,
44:46a beaucoup bougé sur l'idée de faire de la capitalisation.
44:49C'est en train d'arriver dans le débat, petit à petit.
44:52Parce que les Français, ils sont de plus en plus favorables.
44:54Et c'est une des raisons pour lesquelles les candidats à la présidentielle
44:56n'osent pas tout dire.
44:58Parce que sinon, on a piqué mes idées.
44:59Donc voilà.
45:01Petit à petit.
45:01On va vous suivre avec attention, Pierre Devineau.
45:04C'est juste après cette émission, le grand rendez-vous avec Charles Rodouel.
45:07L'information continue sur CNews, bien sûr.
45:09Et moi, je vous retrouve ce soir pour Face à Face et pour l'heure des pros 2.
45:13A tout à l'heure.
45:16C'est parti.
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