00:00Que peut-on attendre de Paul Seixas ? Le meilleur.
00:032026, c'est une magnifique affiche, et espérons-le bien évidemment à Grand Cru.
00:07C'est vrai qu'il y a un super favori, Tadej Pogacar le Slovène,
00:10en quête d'un cinquième succès sur le Tour de France.
00:14Son rival, Vingegaard le Danois, qui s'est imposé sur les trois courses par étape
00:19qu'il a disputées depuis le début de la saison,
00:21aussi bien à Paris-Nice qu'en Catalogne et sur le Tour d'Italie.
00:24Et puis il y a les troisièmes hommes.
00:26Dans ces troisièmes hommes, il y a sans doute encore le belge Remco Evenepoel,
00:29il y a l'allemand Florian Lipovitz, les deux derniers,
00:32troisième du Tour de France ces dernières années.
00:35Il y a Del Toro, le jeune Mexicain, qui est un coéquipier de Pogacar.
00:39Et puis il y a évidemment, pour nous Français, la pépite Paul Seixas,
00:42le plus jeune coureur au départ du Tour de France, à 19 ans, depuis 1937.
00:49Sur Paul Seixas, mon avis a complètement changé en six mois.
00:53Après son titre de champion du monde junior sur le contre-la-mentre il y a deux ans,
00:56il a fait une très belle première année chez les pros.
00:58Je faisais partie de cette tendance majoritaire disant,
01:01il faut lui laisser du temps, etc.
01:02Et puis en début d'année, il a gagné une étape au Portugal au Tour d'Algarve.
01:06Et puis il s'est imposé surtout, j'étais devant la télé,
01:08j'ai regardé dans une épreuve de Coupe de France en Ardèche,
01:11après une échappée solitaire de 42 km à la manière d'eux.
01:16Et puis il y a eu le Tour du Pays Basque,
01:17où il a gagné trois étapes avec le classement général,
01:19dominé le contre-la-monte, le meilleur en montagne, le meilleur en descente.
01:22Et puis la flèche Wallonne.
01:24Et ensuite, il a été le dernier à résister à Pogacar,
01:28à la fois au Straday Bianchi en Italie et sur l'Iège-Bastogne-Iège,
01:31où seul, lui seul, Paul Sexas, est resté dans la roue de Taïda et Pogacar
01:36dans la montée de la redoutable redoute, la côte de la redoute.
01:41Donc voilà, ça veut dire que je suis passé de
01:44« ça n'est pas grave s'il n'est pas au départ »
01:46à « on ne lui en voudra pas s'il est au départ »
01:48et puis avec une vraie envie de le voir au départ.
01:51Sur le Tour au Verne-en-Alpes, il est tombé,
01:54il m'a impressionné aussi par sa capacité à continuer
01:58et par sa maturité dans les interviews.
02:02Quant à l'arrivée, il répond aux journalistes et qu'il dit
02:05« je suis fautif à 100%, c'est complètement de ma faute,
02:10mes équipiers sont des gars exceptionnels,
02:13ils auraient dû me laisser dans la pampa parce que j'étais fautif.
02:17Ces gars-là sont fous, pourquoi m'ont-ils aidé ? »
02:20Quand vous avez un jeune leader qui dit ça
02:21et que vous êtes équipier, vous êtes prêt à tout donner
02:24précisément pour votre leader.
02:26J'espère que c'est ce que nous verrons sur le Tour de France.
02:29Que peut-on attendre de Paul Sexas ?
02:31Le meilleur, ça ne veut pas forcément dire gagner le Tour de France,
02:34mais ça veut dire gagner une étape peut-être
02:36et pourquoi pas être sur le podium avec un maillot distinctif.