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  • il y a 13 minutes
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, était l'invité de BFMTV.

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00:00Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National.
00:02Vous allez nous détailler précisément le plan climatisation du Rassemblement National.
00:08Marie Chantret, chef du service politique, est à mes côtés.
00:11Bonsoir Marie.
00:12Mais d'abord, effectivement, Météo France prévient,
00:16elle l'a fait en début d'après-midi, qu'il y aura sans doute, je cite,
00:18un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end.
00:22Anthony Ferry, bonsoir, merci d'être avec nous.
00:25De quoi est-ce qu'il s'agit exactement ?
00:26Alors on va tout vous expliquer.
00:28Regardez donc effectivement, vous l'avez dit,
00:31cette citation de Météo France aujourd'hui à la mi-journée
00:34qui prévient que nous allons sans doute avoir un probable nouvel épisode caniculaire
00:40à partir de ce week-end.
00:41Alors très concrètement, à quoi celui-ci va-t-il ressembler ?
00:45Eh bien regardez, en prenant un petit peu d'altitude, un petit peu de hauteur,
00:48l'un des modèles que nous avons à notre disposition au service météorologie.
00:53Voici le modèle européen qui vous montre cette masse d'air extrêmement sombre,
00:57rouge foncé qui correspond à peu près à des températures de 35 à 38 degrés
01:01et qui arrive donc sur le pays à partir de ce week-end.
01:05Alors très concrètement, en quoi cela va-t-il nous impacter ?
01:09Eh bien le début de l'épisode dont nous venons nous le dire, ce sera ce week-end.
01:13On attend, vous le voyez, une durée et une étendue qui sont pour l'heure incertaines.
01:17On ne peut pas vous dire combien de temps cette nouvelle vague de chaleur va durer.
01:23Voilà ce que l'on attend toutefois, 30 à 35 degrés sur la moitié nord, 34 à 38 sur la
01:28moitié sud.
01:29Vous le voyez, l'intensité de cette canicule s'annonce légèrement plus faible que la précédente,
01:35mais on risque tout de même d'avoir bien chaud, Guillaume.
01:38Et pour les nuits, ce sera pareil ?
01:39Alors justement, je vous ai préparé deux graphiques pour vous présenter ce que l'on attend.
01:44Voici tout d'abord la première ville que je vous propose à l'étude, Bordeaux.
01:49Vous avez ici les seuils de canicule pour la nuit, 21 degrés, et pour le jour, 35 degrés.
01:55Eh bien vous le voyez, à partir effectivement de ce week-end, on va dépasser justement ces seuils de canicule.
02:01Et donc la Gironde pourrait très probablement passer en vigilance orange canicule,
02:05avec des nuits qui, vous le voyez, seront chaudes puisqu'on ne descendra pas en dessous des 20 degrés.
02:10Ça c'est pour Bordeaux, mais il n'y a évidemment pas que la Gironde qui sera concernée.
02:14Voici une autre ville, la ville capitale, Paris.
02:17Et là aussi, vous le voyez, les seuils de canicule en pointillé ici,
02:2031 degrés la journée et 21 degrés la nuit,
02:23eh bien seront dépassés à partir de ce week-end.
02:26Mais pour l'instant, nous ne savons pas quand est-ce qu'elle se terminera.
02:28Merci beaucoup Anthony Jean-Philippe Tanguy.
02:31Dans un instant, on le disait, le plan climatisation du RN,
02:33vous allez nous donner les chiffres, en combien de temps on fait cela,
02:35mais d'abord, est-ce que vous avez le sentiment que l'État est prêt
02:38s'il y a un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end ?
02:41Malheureusement non, mais les Français sont prêts,
02:43les soignants, les aides-soignantes, les pompiers, les forces de l'ordre,
02:48les enseignants, tout le monde fait de son mieux.
02:50Donc malheureusement, avec l'appauvrissement de notre pays,
02:53il y a des services publics qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions,
02:56malgré un taux d'imposition et des dépenses publiques très importantes.
02:59Tous ceux qui sont sur le terrain, qui font tenir la France debout,
03:02ils font tout ce qu'ils peuvent.
03:03Mais bon, le gouvernement, qu'est-ce qu'il fait là-dedans ?
03:04Le groupe écologiste va déposer une motion de censure
03:07contre le gouvernement sur ce sujet de la canicule.
03:09Est-ce que les députés du Rassemblement national la voteront ?
03:12Bon, écoutez, c'est Marine Le Pen et Jordan Badala
03:14qui prendront la décision, on n'en a pas encore parlé,
03:16je n'ai pas la réponse.
03:18Vous, vous la voteriez ?
03:19Vous savez, moi je vote comme Marine Le Pen.
03:21Oui, vous êtes régulièrement quand même enclin
03:23à voter ces motions de censure.
03:25Oui, régulièrement, mais il faut que ça ait un intérêt quand même.
03:27Et là, vous considérez, d'un point de vue personnel,
03:30j'entends que vous attendiez les indications de groupe
03:33donnés par Marine Le Pen.
03:35Mais votre inclinaison personnelle irait pour voter
03:37cette motion de censure.
03:39Encore une fois, qu'a donné lieu, Guillaume, aussi,
03:41à une vive altercation.
03:43Vous étiez là dans l'hémicycle cet après-midi.
03:44Et une colère de Sébastien Lecornu,
03:47le Premier ministre vis-à-vis des écologistes.
03:48Vous l'entendez aussi, cette colère ?
03:50Moi, j'ai l'impression que tout ça est un peu une diversion.
03:53C'est-à-dire que les Verts sont aussi responsables
03:55que M. Lecornu de la situation, dans le sens où les Verts
03:58ont raconté absolument n'importe quoi aux Françaises
04:00et aux Français pendant des années.
04:02L'infiltration par des militants écologistes
04:04soit parentée des échelons de l'État,
04:06notamment un lobby qui s'appelle le Lière,
04:08a visiblement eu des incidences très fâcheuses,
04:11comment qu'on puisse dire, pour décourager
04:13ou empêcher la climatisation des bâtiments publics.
04:16L'ensemble des réglementations, qu'on appelle
04:18la réglementation environnementale 2020,
04:22fabriquée sous Édouard Philippe,
04:24est mise en place depuis Jean Castex,
04:26a complètement découragé, voire interdit,
04:28la climatisation.
04:29On l'a rendue d'un coût très important,
04:32d'un coût pour revendre son logement.
04:35Ensuite, le fameux DPE,
04:36le diagnostic d'efficacité énergétique,
04:40si vous installez la climatisation,
04:42vous étiez durement sanctionné.
04:43Mais ça, c'est votre plan climatisation,
04:45mais juste pour revenir sur la séquence...
04:46Non, non, c'est leur plan à eux, ça.
04:47Oui, mais c'est ce que vous dénoncez,
04:48et c'est ce que vous voulez mettre en place.
04:50Mais juste sur la séquence, Guillaume,
04:51je voulais juste revenir sur la colère du Premier ministre
04:55et ses chiffres avancés par les écologistes,
04:57notamment le sénateur Guillaume Gontard.
04:59Est-ce que d'abord, ses chiffres avancés,
05:00la manière dont ils ont été avancés,
05:02sans doute maladroitement,
05:03vous ont choqué ?
05:05Le problème, c'est que soit c'est vrai, soit c'est faux.
05:07Soit c'est vrai, c'est extrêmement grave,
05:09mais je n'ai pas l'information de vous non plus,
05:10il me semble le temps ce soir.
05:11Non, absolument, on est à 1300 morts, visiblement.
05:13Mais j'ai envie de dire,
05:14enfin j'ai envie de dire, c'est pas envie de dire,
05:15je déplore, 1300 morts suffisent au scandale,
05:19suffisent à estimer que ça n'est pas normal.
05:21Mais est-ce que vous diriez, comme les écologistes,
05:22que le gouvernement a ses morts sur la conscience ?
05:24Non, mais les écologistes...
05:25Non, non, non, ce qu'on peut déplorer
05:27de la part de ce gouvernement,
05:28et de M. Lecornu en particulier,
05:30qui était avec M. Édouard Philippe à la manœuvre,
05:32par exemple, pour fermer Fessenheim,
05:34c'est de soumis aux écologistes.
05:35Ce sont des gens qui sont soumis à la doxa
05:38des écologistes, qui sont très mal nommés,
05:40parce qu'ils ne se sont pas occupés d'écologie,
05:41ils ont fait de la décroissance,
05:43ils ont appauvri la France,
05:44et ils n'ont aucune solution,
05:45ni pour lutter contre les gaz à effet de serre,
05:48ni pour adapter le pays au changement climatique,
05:51malheureusement, que nous subissons.
05:52Donc, si vous voulez, c'est comme le nucléaire,
05:54où les verts, Mme Châtelain, Mme Tondelier,
05:56ils sont en PLS, s'il vous plaît.
05:58Moi, je vois quand Mme Tondelier,
05:59sur les plateaux, maintenant, est pour la clim,
06:02alors que pendant des années,
06:03les écologistes ont été contre la clim.
06:05On verra dans quelques instants qu'il y a eu quelques évolutions
06:07du côté du RN également.
06:08Oui, mais ça n'a rien à voir avec ça,
06:10et puis, si vous voulez, nous, on n'est pas responsables
06:12à aucun moment de politiques publiques
06:14qui ont été menées dans le pays.
06:15Les verts, ils ont été au gouvernement,
06:16je vous rappelle notamment au ministre des Logements
06:18avec Mme Duflo, et j'avais oublié sa successeur,
06:22comment dire, sous François Hollande,
06:24pendant cinq ans,
06:25et après, ils ont malheureusement...
06:28Non, c'est une autre qui était encore après
06:29pendant cinq ans, effectivement,
06:30qui s'est convertée au macronisme,
06:31mais le rôle de cette pensée décroissante
06:34anti-science, anti-progrès,
06:36anti-confort de vie,
06:37qui veulent toujours punir les Français,
06:39qu'on soit dans la pénitence.
06:40Vous écoutez, vous entendez bien ce discours.
06:41Ils disent que s'il y avait de la climatisation
06:43ou d'autres moyens de rafraîchir,
06:45comment dire, le quotidien des Françaises et des Français,
06:47les services publics ou le travail,
06:49on ne se rendrait pas compte
06:50qu'il y ait de la changement climatique.
06:51Donc, en fait, pour Mme Châtelain,
06:52il faut souffrir, voire mourir,
06:54pour qu'on se rende compte de la gravité de la situation.
06:56Alors, là, vous évoquez notamment la climatisation.
06:58On sait que, dès juin dernier,
06:59il faut le reconnaître,
07:00Marine Le Pen, en juin 2025,
07:01avait déjà dit qu'il faut un grand plan de climatisation.
07:03Jusque-là, c'était resté un peu nébuleux.
07:05Vous le présentez.
07:06Je vois que vous avez le document ici.
07:08Avec Marie, on va être très concret
07:10pour ceux qui nous regardent.
07:11Qu'est-ce que vous climatisez ?
07:13Combien ça coûte ?
07:14Sur combien d'années ?
07:15Très concrètement,
07:16le plan clim du RN, c'est quoi ?
07:17Qu'est-ce que vous climatisez
07:18si, dans quelques mois,
07:20vous arrivez au pouvoir ?
07:21On climatise en priorité
07:22les établissements scolaires,
07:24les crèches,
07:25les établissements médicaux,
07:26les EHPAD.
07:27Ça, c'est en moins de 5 ans,
07:29un plan de 10 milliards d'euros
07:31via des prêts verts.
07:32L'État prend en charge les intérêts,
07:33l'ensemble des intérêts,
07:34et les collectivités
07:35et les établissements de santé
07:36prennent seulement le capital
07:38et on les accompagnera si nécessaire.
07:40Puis, dans le deuxième mandat,
07:42en tout cas sur 10 ans,
07:43l'ensemble des lieux accueillants du public
07:45ainsi que les transports publics.
07:46Ça, c'est l'aspect,
07:48comment dire, service public.
07:49Et alors, juste pour vous arrêter,
07:50sur les écoles, par exemple,
07:51pour ceux qui nous écoutent,
07:52qui ont des enfants
07:52dans les établissements scolaires,
07:53c'est-à-dire qu'avec le RN au pouvoir,
07:55toutes les classes seraient climatisées
07:56ou c'est une seule pièce,
07:58par exemple, comme on le voit
07:58dans les EHPAD ?
07:59Non, non, ce serait juste
07:59on ne veut pas refaire l'erreur
08:00qui a été faite avec les EHPAD.
08:02C'est-à-dire que vous vous attaquez
08:03à des rénovations
08:04et à l'installation de climatisation
08:06ou tout autre moyen
08:07de rafraîchir l'air.
08:08Ça peut être les géoénergies,
08:10il y a d'autres technologies.
08:11On utilise climatisation
08:12par abus de langage.
08:13Tout moyen technologique
08:14peut être utile
08:15et il faut utiliser
08:16la meilleure technologie disponible
08:18selon les lieux.
08:18Mais qui s'accompagnerait avec vous
08:20donc d'un plan aussi
08:21rénovation massif du bâti.
08:23Oui, c'est possible.
08:23Parce qu'aujourd'hui,
08:24climatiser des écoles
08:25qui sont des passoires thermiques
08:28qui accueilleraient effectivement
08:29des appareils de climatisation
08:31mais qui l'hiver, par exemple,
08:32continuerait d'être extrêmement froide,
08:34il faut que les deux aillent de pair.
08:35Et de ce point de vue-là,
08:36est-ce que votre chiffrage est exact ?
08:37Oui, il est tout à fait exact
08:41parce que nous avions présenté
08:42un autre plan
08:43qu'on avait appelé 100% Rénov'
08:44l'automne dernier
08:46qui là prenait en compte
08:47l'ensemble des rénovations thermiques.
08:49Ce qu'il faut comprendre,
08:49je sais que c'est un peu complexe
08:52parce que le sujet est complexe.
08:53Et moi, ce qui m'a un peu interloqué
08:54dans certains critiques
08:55qu'on a eues,
08:55pas de la part forcément ici,
08:57mais de nos adversaires politiques,
08:58c'est qu'on a dit
08:59oui, le plan du Rassemblement National
09:00sur la climatisation et la rénovation,
09:02il est un peu compliqué.
09:03Oui, c'est un sujet compliqué.
09:05Ce n'est pas une baguette magique.
09:06Ce n'est pas un slogan.
09:07Donc, on a des processus,
09:08si vous voulez,
09:09qui se croisent,
09:09qui s'entrecroissent,
09:10qui se complètent
09:12les uns des autres.
09:13Un énorme plan,
09:14parce que le plan
09:14qu'on avait appelé 100% Rénov',
09:16c'est un encours de prévers
09:18de 20 milliards d'euros par an.
09:20Donc, c'est considérable,
09:2020 milliards d'euros par an.
09:22Et la climatisation,
09:23si vous voulez,
09:23elle s'inclut là-dedans en plus.
09:25Donc, c'est deux mécanismes
09:26qui sont très complémentaires.
09:28Et je trouve que ce plan,
09:29conçu grâce à la volonté
09:31de Marine Le Pen
09:32et de Jordan Bardella,
09:32sincèrement,
09:33c'est un plan sérieux.
09:34Donc, premier aspect,
09:35on présente les dix prochaines années.
09:36Climatisation des espaces publics,
09:38enfin, en tout cas,
09:39des services publics,
09:40des écoles.
09:41Deuxième aspect ?
09:42Deuxième aspect,
09:43c'est la climatisation
09:45pour les gens, chez les gens.
09:46Nous, on considère,
09:47avec Marine Le Pen,
09:48Vous climatisez gratis pour tout le monde ?
09:49Non, ce n'est pas gratis,
09:50c'est 20 euros par mois.
09:50Donc, ce n'est pas le Père Noël.
09:52L'État prend en charge,
09:53une fois de plus,
09:53les intérêts des prévers
09:55et les habitants
09:58pourront rembourser
09:5820 euros par mois
09:59pour se climatiser.
10:00Évidemment,
10:01ce n'est pas gratis,
10:02ce n'est pas le Père Noël,
10:03sans mauvais jeu de mots,
10:04mais c'est important
10:05que l'État accompagne
10:06et qu'il n'y ait pas
10:07de barrière à l'entrée.
10:08C'est-à-dire que vous avez
10:08ce prévers,
10:15de la climatisation.
10:15Alors là, il y a deux options.
10:16C'est-à-dire que si vous avez
10:18les moyens et la volonté
10:19de rénover votre logement,
10:20vous passez dans ce qu'on appelle
10:22100% Rénov'.
10:23Effectivement, nous,
10:24on préfère que ce soit possible.
10:25Ce qui est MaPrimeRénov'
10:27version rassemblement national.
10:28Oui, sans la bureaucratie,
10:30sans les critères incompréhensibles
10:31et sans devoir avancer d'argent.
10:32C'est ça le problème
10:33de MaPrimeRénov'.
10:34Et donc, prévers.
10:36Et si vous ne voulez pas
10:37refaire votre logement,
10:37vous pouvez juste installer
10:38la climatisation.
10:39Évidemment, on conseille,
10:41on conseille avec bienveillance
10:43de rénover son logement
10:45si on peut le faire.
10:45Mais si on ne peut pas le rénover
10:46ou si on n'a pas les moyens
10:47ou si on l'a déjà fait,
10:48on l'a déjà fait
10:49et qu'on n'a pas mis la clim,
10:49on pourra juste installer
10:50la climatisation.
10:50Mais est-ce que vous entendez
10:52ces arguments qui disent
10:53que d'un point de vue écologique,
10:55rénover ou en tout cas
10:57équiper son logement aujourd'hui
10:59d'un particulier,
11:00uniquement de la climatisation
11:01sans adapter son logement
11:03plus largement
11:04et avec des nouvelles normes thermiques,
11:06c'est un non-sens.
11:08Il faut que ça aille de pair.
11:09Je ne pense pas que ce soit un non-sens,
11:10Madame Chantret,
11:11parce qu'on a la chance en France,
11:12c'est vrai qu'on sera en Pologne
11:13ou en Allemagne
11:13avec une énergie polluante,
11:15une électricité polluante,
11:16ce serait un problème.
11:17En France, ce n'est pas un problème.
11:18On a la chance,
11:18la bénédiction,
11:19si je puis dire,
11:20grâce aux gaullistes
11:21d'avoir ce mix nucléaire
11:24et hydroélectrique
11:25qui nous permet
11:26d'avoir une électricité propre.
11:27Donc on peut aussi
11:28installer la clim
11:29même quand son logement
11:30n'est pas rénové.
11:31Et vous savez,
11:32il y a un sujet,
11:32je sais que ça tient à cœur
11:34régulièrement sur vos plateaux,
11:35c'est l'accueil des aînés chez eux,
11:37le maintien des aînés chez eux,
11:38qui ne sont pas à l'EHPAD.
11:39On ne peut pas à la fois
11:40demander de maintenir
11:41nos aînés chez eux
11:42et de ne pas climatiser
11:43une ou deux pièces
11:44dans les maisons
11:45parce que ce n'est pas cohérent.
11:46Il faut climatiser
11:47une ou deux pièces
11:48et on ne va pas rénover
11:49les logements
11:50de toutes les personnes âgées.
11:51Ça les perturbe,
11:52vous savez bien
11:52que ça les perturbe
11:53et ça peut avoir des problèmes
11:54sur leur bien-être.
11:55Ça, ce sont vos propositions.
11:56Il faut aussi sauver des vies
11:57parce qu'aujourd'hui,
11:58ce qui est prouvé,
12:00au Japon où j'ai vécu,
12:01à Tokyo,
12:01la climatisation de Tokyo
12:03a baissé la mortalité
12:04de plus de 60%.
12:05Ça, ce sont vos propositions
12:06quand on prend un peu de recul.
12:08C'est toujours bien dézoomer.
12:09On a l'impression
12:09d'une conversion écologique
12:10du Rassemblement National.
12:12Ces dernières semaines,
12:13il y a un certain nombre
12:14de déclarations
12:14qu'on peut effectivement
12:15retrouver partout
12:16de certains responsables
12:17ou députés
12:18qui avaient évoqué
12:20ces derniers mots
12:21ou ces dernières années.
12:22Je cite des rapports du GIEC
12:23qui ne faisaient pas
12:23l'unanimité
12:24de la communauté scientifique.
12:26L'un de vos responsables,
12:28le GIEC,
12:29a été toujours trop alarmiste
12:31jugé Marine Le Pen,
12:32c'était en 2023.
12:35Regardez par exemple
12:36le Philippe Lottiot
12:37qui disait
12:38le GIEC
12:39qu'il réfléchisse
12:40aux problèmes
12:40de surpopulation
12:41et après,
12:42on en reparle.
12:44Ou encore,
12:44regardez Grégoire de Fournache,
12:45les inondations à Paris
12:46seraient dues
12:47au réchauffement climatique.
12:48Il dure donc
12:49depuis 1910,
12:50ce réchauffement.
12:50Qu'est-ce que vous dites
12:51aujourd'hui ?
12:52Mea culpa ?
12:54On a raconté des bêtises ?
12:55Non, mais ce n'est pas
12:56mea culpa
12:56parce que si vous voulez,
12:57vous pouvez isoler
12:57des déclarations.
12:58Il y a peut-être
12:58des déclarations
12:59qui sont maladroites,
12:59chacun peut faire des erreurs.
13:01Mais quel était le programme
13:02du Rassemblement National ?
13:03Tout à l'heure
13:03à la conférence de presse
13:04pour présenter nos mesures,
13:05j'ai rappelé que dès 2012...
13:06Ce n'est pas de l'opportunisme
13:07que vous présentez aujourd'hui.
13:08Non, dès 2012,
13:09tout le monde peut vérifier.
13:10Marine Le Pen
13:11avait mis en haut
13:12de sa réflexion politique
13:14ce qu'on avait appelé
13:14le localisme,
13:16la démondialisation,
13:17reproduire localement.
13:17Aujourd'hui,
13:1845 à 50 %
13:20des émissions de gaz
13:20à effet de serre,
13:21c'est les importations.
13:23Donc le Rassemblement National
13:23s'est attaqué
13:24dans l'ordre,
13:24si vous voulez,
13:25aux grandes priorités écologiques.
13:26Quand vous avez 50 %
13:29des émissions de gaz
13:29à effet de serre
13:30qui relèvent des importations,
13:31vous devez traiter ce sujet
13:32avant les autres.
13:34Les écologistes
13:35et ceux qui nous regardent
13:35le savent,
13:36n'ont parlé que du nucléaire
13:37pendant 25 ans.
13:38Le nucléaire a empêché
13:39l'émission
13:40de millions de tonnes
13:43de CO2
13:44dans l'atmosphère.
13:45On n'a parlé que de ça
13:46pendant 20 ans.
13:48On s'attaque beaucoup,
13:49nos adversaires politiques
13:50s'attaquent beaucoup
13:50aux voitures.
13:51Les voitures particulières,
13:52c'est 6 à 7 %
13:54des émissions de gaz
13:54à effet de serre
13:55de l'empreinte carbone
13:56de la France.
13:57Donc si vous voulez,
13:58nous on s'attaque
13:58aux vraies priorités.
13:59Et c'est toujours très étrange
14:00que ceux qui s'attaquent
14:01avec raison
14:02et rationalité
14:03et méthode
14:04aux émissions de gaz
14:05à effet de serre
14:05soient critiqués.
14:06Moi j'aimerais savoir,
14:07à part le Rassemblement National
14:08qui propose
14:09la grande relocalisation industrielle
14:10et agricole.
14:10Mais vous entendez aussi
14:11vos détracteurs
14:12qui disent
14:13dans vos programmes,
14:14dans vos propositions,
14:16il y a eu aussi
14:16le moratoire
14:17des énergies renouvelables,
14:18le démantèlement
14:19des sites éoliens,
14:20la baisse,
14:21et ça notamment
14:22sur la crise des carburants
14:23que nous avons traversé
14:24et que nous traversons toujours
14:25de la TVA
14:27sur l'essence
14:28de 20 % à 5,5.
14:30Toutes ces propositions
14:33aggraveraient aussi
14:33notre dépendance
14:34aux énergies fossiles.
14:35Ça aussi c'est une base
14:36programmatique du RN.
14:38Oui mais justement
14:38je pense que vous
14:39je ne suis pas d'accord
14:41avec vos conclusions
14:42si vous voulez.
14:43En 2005,
14:44la France produisait
14:45plus de 550 terroir
14:47d'électricité décarbonée,
14:48nucléaire et hydroélectrique.
14:49Aujourd'hui on en propose
14:51540 avec 100 milliards
14:53investis dans les éoliennes
14:54et les photovoltaïques.
14:55C'est-à-dire que si
14:55pour la Pologne par exemple
14:57qui produit une centrale à charbon,
14:58remplacer une centrale à charbon
14:59par de l'éolien
15:00ou du photovoltaïque,
15:01ça a du sens.
15:01En France,
15:02ça n'a pas de sens
15:03parce que l'électricité
15:03était déjà décarbonée.
15:05Donc on a gâché
15:05100 milliards d'euros
15:07de doublonnage
15:08d'une énergie
15:09qui était déjà décarbonée.
15:10On aurait pu plutôt
15:11utiliser ces 100 milliards d'euros
15:12pour supprimer,
15:13pour remplacer
15:14les chaudières à fioul,
15:15pour remplacer
15:16les chaudières à gaz,
15:18pour inciter les gens
15:19à changer de véhicule.
15:21Ces 100 milliards d'euros
15:21utilisés dans l'éolien
15:22et le solaire
15:23ont été très mal utilisés.
15:25Et pour la TVA
15:26sur le carburant,
15:26on n'a pas du tout
15:27la même analyse
15:28et qu'on pense que les gens
15:28ne prennent pas leur voiture
15:29pour rigoler.
15:30Ils prennent leur voiture
15:30parce qu'ils n'ont pas le choix,
15:32ils ont besoin de leur véhicule
15:33et qu'en fait
15:34les taxes sur le carburant,
15:35ça n'a jamais fait baisser
15:36la consommation de carburant.
15:38Il y a une étude de l'INSEE
15:39qui a été faite,
15:40malheureusement,
15:40il n'y en a pas de récentes,
15:41en 2011, 2012,
15:43qui montre ce qu'on appelle
15:44l'élasticité prix,
15:46c'est-à-dire que
15:46quand vous augmentez le coût,
15:47ça doit baisser la consommation.
15:49Ça ne marche pas
15:49pour le carburant
15:50puisque l'élasticité
15:51est de 0,25
15:52et quand c'est efficace,
15:53ça doit être supérieur à 1.
15:54Jean-Philippe Tanguy.
15:55Donc ça n'a pas du tout fonctionné,
15:56mais c'est vrai qu'il y a beaucoup
15:57nos adversaires ont manipulé
15:58l'écologie,
15:59on l'a vu avec les Gilets jaunes.
16:00Vous pas du tout ?
16:01Non, sincèrement non.
16:02Par contre,
16:03c'est vrai que nos adversaires
16:04ont voulu diaboliser.
16:05Là, vous avez raison,
16:06c'est que c'est peut-être
16:06la dernière étape
16:07de la dédiabolisation
16:08du Rassemblement national,
16:09c'est aussi de gagner ce combat
16:10sur l'écologie patriote.
16:12Et je voudrais rendre hommage
16:13à Marine Le Pen
16:13qui a mené ce combat,
16:14ce n'était pas facile.
16:15On n'est pas tous égaux,
16:16vous êtes d'accord
16:16en fonction des métiers
16:18qu'on exerçait face
16:19notamment à cette canicule.
16:20Dans ces cas-là,
16:20pourquoi vous n'êtes pas d'accord
16:22pour signer la pétition
16:23pour le congé climatique
16:25que propose Marine Tondelier ?
16:27Parce que c'est de la démagogie,
16:28elle paie comment ?
16:29Moi, si vous voulez,
16:29c'est drôle parce qu'on nous a demandé
16:30de budgéter notre plan clim.
16:32Pourquoi pas ?
16:33Effectivement,
16:33il faut être rigoureux
16:34et quand on aspire à gouverner,
16:36il faut être aussi précis
16:37que possible.
16:39Mais là, pour le coup,
16:40c'est de la démagogie.
16:40C'est facile de dire aux gens
16:42il fait chaud,
16:42vous partez en vacances.
16:44Mais alors,
16:44les soignants,
16:44ils font quoi ?
16:45On ne peut pas mettre
16:46le pays à l'arrêt.
16:47Vous reprenez là aussi
16:48les mots du ministre du Travail
16:49qui pise...
16:50Absolument.
16:51Non, mais moi,
16:51je suis cohérent,
16:51si vous voulez,
16:52Madame Chantret,
16:52avec ce que je vous ai dit.
16:53J'ai dit que le pays
16:54tenait debout
16:54parce qu'il y avait
16:55des enseignants,
16:56il y avait des aides-soignants
16:56qui bossaient.
16:57Les enseignants,
16:58bon, vous êtes un enfant,
16:59votre famille vit dans un HLM,
17:01vous êtes à l'école,
17:02ce n'est pas terrible.
17:03Enfin, vous rentrez
17:03dans votre tour
17:04au 20e étage,
17:05ça ne doit pas être terrible
17:06non plus.
17:06Juste pas de démagogie,
17:07Guillaume,
17:07j'aimerais revenir,
17:08juste parce que j'ai lu aussi
17:09le plan clim,
17:10le plan clim que vous avez
17:11présenté aujourd'hui.
17:13Juste ce qui est marrant
17:14de noter,
17:14c'est que vous projetez
17:16sur deux quinquennats.
17:17Ce plan-là
17:18est sur deux mandats successifs.
17:20en matière de politique fiction,
17:22vous n'êtes pas forcément
17:23le plus friand.
17:24Là, vous vous projetez
17:25sur un temps long.
17:27Qu'est-ce qui se passe
17:27si d'abord,
17:28vous n'êtes pas réélu
17:30en 2032 ?
17:31C'est ça aussi
17:32et ça fait tomber
17:33peut-être vos projections.
17:34Ah mais les Français
17:35sont juges et arbitres.
17:36Évidemment,
17:37on propose effectivement
17:38un plan sur 10 ans.
17:39Mais que dirait-on ?
17:40Et élu d'abord,
17:41parce que je vous parle
17:42de réélection,
17:42il faut d'abord passer
17:44le scrutin de l'année prochaine.
17:46C'est le jeu
17:46d'une élection.
17:48Bon, là,
17:48on propose un projet
17:49les gens arbitreront.
17:50C'est normal de présenter
17:51et de dire que le plan
17:52sera appliqué, évidemment,
17:53si on est élu.
17:54Mais si vous voulez,
17:55ce n'est pas possible
17:55de promettre la climatisation
17:56de la France,
17:57de tous les services
17:57que j'ai évoqués
17:59avec Marine Le Pen
17:59et Jordan Bardella
18:00et mon collègue Thomas Ménager
18:01en 5 ans.
18:02Ça n'existe pas.
18:03Ne serait-ce que les professionnels
18:05du bâtiment
18:05ou de l'isolation
18:06qui nous écoutent,
18:07si je leur disais
18:07on fait tout en 5 ans,
18:08ils récaneraient.
18:09Déjà, c'est un gros défi.
18:10C'est un défi.
18:11Ce qu'on propose,
18:12je reconnais que c'est déjà
18:13un défi important
18:15et que ça mobilisera
18:16beaucoup d'énergie humaine.
18:17Jean-Philippe Tanguy,
18:18ça c'est le plan
18:19si vous accédez au pouvoir.
18:21Dans une semaine,
18:21tout juste,
18:22on saura si Marine Le Pen
18:24peut ou non se présenter
18:26à l'élection présidentielle
18:27ou si c'est Jordan Bardella.
18:28Et on apprend à l'instant
18:29par Jordan Bardella lui-même
18:31sur le réseau social X
18:34que des perquisitions
18:36sont en cours
18:37au siège
18:37et au domicile personnel
18:39de prestataires,
18:40dit-il,
18:40de communications
18:41ayant travaillé
18:43pour et avec
18:44le Rassemblement national.
18:45Jordan Bardella
18:46qui annonce aussi
18:47que le canard enchaîné
18:49nous apprend ce soir,
18:50dit-il,
18:50l'ouverture d'une information
18:51judiciaire
18:52le concernant
18:53à la suite d'une plainte
18:55d'une association militante.
18:56Ce sont les propos
18:57de Jordan Bardella
18:58à propos, dit-il,
18:59d'un emploi de quelques mois
19:00occupé au Parlement européen.
19:02Je cite toujours
19:02le président de votre parti
19:04comme à chaque fois
19:04les procédures judiciaires
19:06annoncent le calendrier électoral.
19:08Nous n'avons rien
19:09à nous reprocher
19:10et nous le montrerons,
19:13précise Jordan Bardella.
19:14Qu'est-ce que vous savez
19:15de ces perquisitions ?
19:16Je ne sais pas plus
19:17que les informations
19:18qu'a données Jordan Bardella.
19:20Je pense qu'il a raison
19:21dans l'analyse qu'il fait.
19:22Vous trouverez que c'est
19:23quand même troublant
19:24qu'à une semaine
19:24du délibéré de l'appel
19:26de Marine Le Pen
19:27et de nos autres amis prévenus,
19:29co-prévenus,
19:29cette affaire ressurgisse
19:31avec une association militante.
19:33Et moi,
19:33j'adresse évidemment
19:34tout mon soutien
19:35à Jordan Bardella
19:36et puis mon affection aussi
19:37parce que,
19:38vous savez,
19:38quand on est sali,
19:39quand on a des convictions
19:40et qu'on est sali
19:41dans un combat
19:41pour notre pays,
19:42quoi qu'on pense,
19:43qu'on soit de gauche,
19:44de droite
19:44ou d'importe quel parti,
19:45c'est très dur humainement.
19:46Pour vous,
19:47c'est une manipulation politique ?
19:48Bien sûr.
19:49Mais juste qu'on soit clair,
19:51en lisant rapidement
19:52ce message posté
19:53par Jordan Bardella,
19:53aussi en arrivant.
19:54Oui,
19:55on comprend,
19:56ce n'est pas au siège du RN
19:58que des perquisitions ont lieu.
20:00On est bien certains de cela.
20:02Il me semble que des perquisitions
20:03avaient déjà été menées
20:03sur cette affaire.
20:04Mais là,
20:04on est chez les prestataires
20:06et au domicile de personnel
20:08et de communication
20:09ayant travaillé pour le parti.
20:10C'est bien ça ?
20:12Comme vous le savez,
20:13on avait rendez-vous,
20:14donc j'étais dans la coulisse
20:17quand j'ai vu le message
20:18de Jordan Bardella.
20:19Mais vous voyez une concomitance
20:20entre l'arrêt du 7 tellement attendu
20:25qui va quand même
20:26pour le parti Rassemblement National
20:28déterminer beaucoup de choses
20:29et possiblement
20:30ce qui est en train
20:30de se passer ce soir ?
20:31Écoutez,
20:32c'est quand même
20:32le hasard fait mal les choses.
20:34Il y a quand même
20:36plus de 55 semaines dans l'année.
20:38Il se trouve que ça tombe
20:39à 7 jours près
20:40d'une autre décision importante,
20:41quoi qu'on pense une fois plus
20:42du RN,
20:43parce que tout le monde
20:43peut reconnaître
20:44que la date du 7 juillet
20:46est importante
20:47pour les échéances à venir
20:48et pour notre démocratie.
20:50Donc,
20:50je trouve effectivement
20:51que tout ça
20:52est un peu répétitif
20:54et quand vous savez
20:54que l'affaire de M. Mélenchon
20:56sur exactement
20:57les mêmes enjeux
20:58que Marine Le Pen
21:00a opportunément
21:01été classée sans suite
21:02dans l'indifférence générale,
21:04voilà.
21:04Ça veut dire quoi ?
21:05Pour vous,
21:05c'est une justice
21:07que vous qualifieriez
21:08de politique ?
21:08Moi,
21:09c'est juste que je constate
21:10que pour les mêmes faits
21:11que M. Béroud
21:12et Mme Le Pen,
21:14l'affaire de M. Mélenchon
21:15a été classée sans suite.
21:16Et je n'ai pas trouvé
21:17qu'il y avait une demande
21:18d'enquête
21:19ou d'éclaircissement
21:19sur ces classements sans suite.
21:21Mais moi,
21:21je serais très heureux
21:21d'avoir des informations.
21:22Vous êtes traité différemment,
21:22vous trouvez ?
21:23Pas que nous,
21:24M. Béroud aussi.
21:26Quand on voit
21:26ces éléments
21:27qui nous parviennent aujourd'hui,
21:29on le disait dans une semaine
21:29tout juste
21:30la décision concernant
21:31Marine Le Pen,
21:32est-ce que franchement
21:33vous avez encore
21:34la conviction
21:34que Marine Le Pen
21:35puisse se présenter
21:36à l'élection présidentielle
21:38ou est-ce qu'honnêtement
21:39la page est déjà tournée ?
21:41Non, mais vous savez,
21:41M. Daré,
21:42vous avez eu la chantillesse
21:43et l'amabilité
21:44de ma vie
21:44dès dimanche midi.
21:45Je vous ai dit
21:46que mes tripes de Breton
21:47me disaient
21:47que Marine Le Pen
21:48serait innocentée.
21:49Elles sont toujours là,
21:50mes tripes de Breton.
21:51Vous savez,
21:52on est du granit,
21:52même nos tripes
21:53sont en granit.
21:54Mais, néanmoins,
21:57c'est une journée
21:58très particulière
21:59qui s'annonce.
21:59On est à une semaine
22:00tout pile
22:01de cette décision
22:02de la Cour d'appel,
22:03l'arrêt plus précisément.
22:07L'état d'esprit
22:08aujourd'hui
22:08des troupes
22:09au Rassemblement National
22:10et votre état d'esprit
22:11et lequel ?
22:12Vous vous dites
22:12que votre sentiment,
22:14si vous en avez un,
22:15est-ce que vous pensez ?
22:16Évidemment, Mme Chantré,
22:17vous connaissez
22:18les hommes et les femmes politiques
22:19qui sont quand même sensibles.
22:20Nous sommes des êtres humains
22:21comme tout le monde.
22:22Donc, nous sommes dans l'espérance
22:22évidemment que l'innocence
22:24de Marine Le Pen
22:24soit reconnue.
22:25C'est notre chef politique
22:26depuis 20 ans.
22:28Moi, à titre personnel,
22:29j'ai grandi avec elle,
22:30l'admirant à la télé.
22:31Après, j'ai eu la chance
22:32de la voir comme chef politique
22:33directement.
22:34C'est un honneur
22:35de travailler pour elle.
22:36Donc, évidemment
22:36qu'on est émus.
22:37Je pense aussi à Louis Alliot
22:37ou à d'autres prévenus
22:39qui sont aussi nos amis.
22:40Évidemment, vous savez
22:40qu'on est une famille.
22:41Le Rassemblement National,
22:42c'est une petite particularité
22:43par rapport à d'autres partis politiques
22:44où tout le monde se déteste.
22:46C'est que nous,
22:46on est une famille.
22:47Personne ne se déteste
22:48au sein du RN.
22:48L'exception n'est pas la règle.
22:50C'est l'inverse des autres.
22:51Parce que vous évoquiez
22:51votre passage
22:52sur ce même plateau
22:53dimanche dernier.
22:54Une petite phrase
22:54que vous avez prononcée
22:56a été très reprise
22:57voire très commentée
22:58vue comme peut-être
22:59je ne sais pas
23:00une forme de désaffection
23:02à Jordan Bardella
23:02quand vous dites
23:03le bardellisme
23:04ne peut pas exister
23:05parce que c'est du marinisme.
23:07Comment décrypter
23:07le Jean-Philippe Tanguy
23:08dans le texte
23:09si le bardellisme
23:10ne peut pas exister ?
23:11Non, c'est qu'on est
23:12dans une communauté,
23:13une fidélité à Marine Le Pen
23:14et pour la petite histoire
23:15Jordan Bardella m'a appelé
23:17après l'émission.
23:17Il m'a fait un très gentil message.
23:19Je pense qu'on s'est tous
23:20parfaitement compris
23:21sur le sens
23:22de ce que je voulais dire.
23:23C'était qu'on s'est engagé
23:24pour Marine Le Pen
23:24et que forcément
23:26Jordan Bardella s'inscrit
23:27avec évidemment
23:28ses particularités.
23:29Moi-même,
23:29je ne suis pas un clone
23:30à ma petite échelle
23:31de Marine Le Pen
23:32mais on s'inscrit
23:33évidemment dans
23:35l'œuvre politique
23:36de Marine Le Pen.
23:38Mais voilà,
23:38j'aurais pu trouver
23:39des mots plus heureux.
23:40Vous savez,
23:40nul n'est parfait
23:41et sûrement pas moi.
23:42Nul n'est parfait
23:42et sûrement pas moi
23:43mais en tout cas,
23:44Jordan m'a fait
23:45un très gentil message.
23:46Sur la campagne à venir,
23:47que ce soit
23:48Jordan Bardella
23:49ou Marine Le Pen,
23:50néanmoins,
23:50une campagne présidentielle
23:51c'est aussi la rencontre
23:52d'un homme,
23:52d'une femme
23:52avec les Français.
23:54Ce ne sera pas
23:54la même campagne ?
23:55Absolument,
23:55ça,
23:56on en parle régulièrement.
23:58Vous savez,
23:58ce serait très hypocrite
23:59de ma part
23:59et ce n'est pas
24:00le genre de la maison
24:01et ce n'est ni le genre
24:01de Marine Le Pen
24:02ni Jordan Bardella
24:03de vous dire
24:04Jordan Bardella
24:05à 30 ans
24:06fera la même campagne
24:07que Marine Le Pen
24:08qui en a déjà fait trois
24:09ou inversement.
24:10Si Jordan Bardella
24:11faisait la même campagne
24:12que Marine Le Pen,
24:13on perdrait
24:13puisque ce n'est pas
24:14la même personnalité,
24:15ce n'est pas le même parcours
24:16et un programme ne suffit pas.
24:17Un programme ne suffit pas
24:18même si c'est le même
24:19ou si c'est 99% le même.
24:21Et inversement,
24:21si Marine Le Pen
24:22essayait,
24:23comment dire,
24:24d'imiter les stratégies
24:25de Jordan Bardella,
24:26ça ne marcherait pas
24:27parce qu'il faut être
24:28dans la sincérité,
24:29il faut être dans
24:29un combat de conviction
24:30et il faut que le parcours
24:31d'une personne,
24:33comment dire,
24:33s'inscrive
24:34dans le destin de la France.
24:36Voilà,
24:36c'est la particularité
24:37de la Ve République
24:38et je trouve que
24:39c'est un bel héritage
24:40du général de Gaulle.
24:41Mais néanmoins,
24:43vous dites le même programme
24:44mais pas finalement
24:45la même manière
24:46de le faire vivre,
24:47de le commenter
24:49ou de le défendre.
24:52Néanmoins,
24:52on s'interroge quand même
24:53vis-à-vis des positions
24:54de l'un et de l'autre
24:55sur des lignes
24:56peut-être différentes
24:57entre Marine Le Pen
24:59et Jordan Bardella.
25:00Je pense aux retraites
25:01récemment,
25:02je pense à la taxation
25:04des super profits.
25:05Est-ce que véritablement
25:06tous convergent,
25:07tous les deux convergent
25:08vers le même projet ?
25:10Sincèrement,
25:10oui,
25:11mais je serais hypocrite
25:12et je vous mentirais
25:13si je vous disais
25:13qu'ils ont forcément
25:15la même approche,
25:16le même parcours
25:16sur tous les sujets.
25:17Vous savez,
25:18moi c'est logique,
25:18il se trouve que je suis
25:18dans une génération
25:19un peu intermédiaire.
25:21Par exemple,
25:22moi j'ai connu
25:23comme Marine Le Pen,
25:24comme Nicolas Dupont-Aignan,
25:25le référendum de 2005,
25:27la crise financière de 2008.
25:28Moi je travaillais déjà
25:29à l'époque.
25:30Et Jordan Bardella pas ?
25:32Non,
25:32mais il a une autre expérience.
25:33Il a connu
25:34d'autres épreuves,
25:36d'autres,
25:37par exemple,
25:38dans son livre,
25:39le passage,
25:40comment dire,
25:41les explications
25:41sur sa jeunesse
25:42en Seine-Saint-Denis,
25:44dans un HLM
25:44avec sa maman,
25:46sa mère Atsem,
25:48sont très intéressants
25:49et traduisent
25:49une autre expérience.
25:50C'est pas une hiérarchie
25:51des expériences,
25:52c'est que vous avez forcément
25:53un rapport
25:53différent aux choses.
25:55Et évidemment,
25:56ça conclut
25:57sur des aspects différents.
25:58Mais je trouve
25:59que tout ça
25:59est enrichissant.
26:00Parce que,
26:00à juste titre,
26:01que dirait-on
26:02si Jordan Bardella
26:03était juste
26:04une imitation
26:05pure et parfaite,
26:06si je puis dire,
26:07de Marine Le Pen.
26:08À juste titre,
26:08on dirait
26:09que c'est un jeu d'acteur,
26:11qu'il n'y a pas de sincérité.
26:12Or,
26:12ce qui fait la particularité
26:13du Rassemblement National,
26:14on le voit dans les études d'opinion,
26:15en tout cas,
26:15il faut regarder ça
26:16avec modestie,
26:17évidemment,
26:17en tout cas,
26:18on est toujours
26:18quand même assez honorés
26:20que les Français
26:21nous reconnaissent
26:21une forme de sincérité,
26:22nous reconnaissent
26:23une forme de sincérité
26:24dans nos convictions,
26:25dans une compréhension
26:26de leurs problèmes.
26:27Forcément,
26:27c'est lié
26:27à l'expérience différente.
26:28Et donc,
26:29si on jouait
26:29à être tous des clones,
26:31ce serait un peu triste,
26:32humainement,
26:33je pense que vous vous ennuirez un peu.
26:34Et puis,
26:35ce serait dommage
26:36pour la France.
26:37Il y aura un manque
26:38de sincérité,
26:39je pense que là,
26:39on a vraiment besoin
26:39de sincérité.
26:40Il y a cette question
26:40de l'écologie,
26:41on le disait,
26:41il y a cette question
26:42de la justice,
26:43évidemment,
26:43qui sont des thèmes
26:44centraux de la campagne
26:46présidentielle,
26:46et aussi la question
26:47de la sécurité.
26:49On a tous vu
26:50ce drame terrible
26:51qui a touché
26:51ce jeune garçon,
26:52Louis,
26:53qui a été victime
26:54d'un lynchage
26:55ultra-véoliant
26:56qui a causé sa mort
26:57à Narbonne.
26:58On a entendu notamment
26:59le témoignage de son papa
27:00hier,
27:01ici même,
27:01sur ce plateau
27:02avec Apolline de Malherbe.
27:04Il y a un certain nombre
27:05de personnalités
27:06qui ont réagi
27:07après ce drame,
27:07après ce qui s'est passé
27:08pour Liana.
27:09C'est le cas notamment
27:09de Karine Lemarchand,
27:11la présentatrice de M6,
27:12qui, dans une vidéo postée
27:14sur les réseaux sociaux,
27:15semble plaider
27:16pour le retour
27:17de la peine de mort.
27:18Si je ne prends pas
27:18la parole
27:19sur la petite Liana
27:19et sur le petit Louis,
27:20c'est parce que
27:21je suis radical.
27:22Tu enlèves la vie,
27:23on t'enlève la vie.
27:25Est-ce que vous,
27:26je n'ai pas de problème
27:27à dire que pour certaines personnes,
27:28ils sont irrécumérables psychiquement,
27:30ce sont des malades mentaux.
27:31Est-ce que vous,
27:31vous êtes favorable
27:32ou non au retour
27:33de la peine de mort ?
27:34Moi, à titre personnel,
27:36non,
27:36mais malheureusement,
27:38si vous voulez,
27:39c'est un constat d'échec
27:40de la justice
27:41parce que s'il y a des personnes
27:42sincères comme Karine Lemarchand
27:44que les Français,
27:44une majorité de Français
27:46apprécient dans ce constat-là,
27:47c'est qu'ils ont un sentiment
27:48que la justice
27:49n'arrive pas à protéger
27:49les innocents
27:50et n'arrive pas à protéger
27:51la société.
27:52La perpétuité réelle,
27:55dans notre pays,
27:56alors que ça avait été promis
27:57au moment de l'abolition
27:58de la peine de mort.
27:59Donc, c'est dommage.
28:00Et donc,
28:00on arrive à des incompréhensions
28:02dans la société,
28:02des fractures
28:03et des prises de position
28:04que je n'ai pas à juger sur le fond,
28:06que je ne partage pas,
28:06mais que je n'ai pas à juger.
28:08Et c'est un échec
28:09parce que vous savez,
28:09si vous regardez les grandes...
28:10Le RN au pouvoir,
28:11il n'y aura pas de retour
28:12de la peine de mort ?
28:13Non.
28:14Marine Le Pen s'y est engagée
28:15à de nombreuses reprises
28:16comme Jordan Bardella
28:18dans les grandes réformes de société.
28:19Que ce soit la légalisation
28:21de l'IVG,
28:22la légalisation du mariage pour tous,
28:23la PMA.
28:24Vous voyez très bien
28:25que l'opinion publique
28:27s'est très largement convertie
28:29majoritairement à ces réformes.
28:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
28:30s'il y avait des référendums
28:31sur l'IVG,
28:32on gagnerait à 70-80%.
28:34Pareil pour le mariage pour tous,
28:35pour la PMA,
28:36peut-être un peu moins.
28:37Le RN ne reviendra
28:37sur aucune de ces réformes sociétales.
28:39Ce n'est pas le cas
28:41malheureusement de la peine de mort.
28:41On voit certains sondages
28:42et même certaines années
28:43où le rétablissement
28:44de la peine de mort
28:44est majoritaire dans les sondages.
28:46Les sondages ne font pas
28:47un résultat électoral.
28:48Mais on voit bien
28:48que ça n'a pas suivi
28:49parce que là,
28:50il y a eu un échec politique,
28:51il y a eu un échec presque culturel,
28:53presque anthropologique
28:54à convaincre une majorité
28:55des Françaises
28:56et des Français durablement.
28:58Parce que la perpétuité réelle
28:59pour vous n'est pas effective.
29:00C'est une des raisons
29:01qui peut expliquer
29:03ce choix de société.
29:04Je préférais que ça n'existe pas
29:06évidemment parce que ça n'a rien.
29:07C'est tragique.
29:08Vous avez des gens
29:09qui n'ont rien à faire dehors
29:10qui sont libérés.
29:11Et ça rend les gens
29:12très en colère.
29:13Ils ont raison d'être en colère.
29:14Ces gens ne devraient
29:15jamais être dehors.
29:16Quand on voit ce que vous dites
29:17sur la question de la peine de mort,
29:18sur la question des réformes
29:19de société également,
29:21il y a certains candidats
29:21qui veulent engager
29:22de nouvelles réformes.
29:23Gabriel Attal par exemple
29:24dit qu'il faut ouvrir
29:25le débat sur ce qu'il qualifie
29:27de GPA éthique.
29:28La GPA, oui ou non ?
29:29Non, parce que si vous voulez,
29:31moi sur le papier,
29:32moi je comprends.
29:33Évidemment, je suis concerné.
29:35Les hommes ou les couples stériles
29:37qui souhaitent avoir un enfant,
29:38c'est la chose la plus précieuse
29:39au monde,
29:39c'est de pouvoir transmettre
29:40quelque chose à un enfant,
29:43à une petite fille
29:43ou à un petit garçon
29:44et préserver l'héritage familial
29:45et les valeurs que vous avez
29:46par rapport à votre pays
29:47et à votre conception de la vie.
29:49Mais je ne connais pas
29:50la GPA éthique.
29:51Je vois des gens,
29:52sans doute sincères,
29:52mais qui ont recours
29:53à des femmes
29:54qui ont besoin de cet argent.
29:56Pour vous,
29:57le GPA éthique a collé,
29:58il y a une forme de contradiction.
29:59Il peut y avoir
30:00des cas rarissimes.
30:01Mais bon,
30:02on n'a jamais vu
30:03une millionnaire
30:03porter l'enfant
30:04d'une ouvrière.
30:07quand même cette question,
30:08on le disait,
30:08de la sécurité,
30:09de la justice,
30:11ces questions de réforme
30:12de la société.
30:12On a le sentiment
30:13qu'on va avoir,
30:13je parle sous le contrôle de Marie,
30:15d'une campagne
30:16qui va être sous une tension extrême.
30:19Comment garantir aux Français
30:20qu'il y aura un vrai débat d'idées ?
30:23Écoutez,
30:23c'est une très bonne question.
30:24Moi déjà,
30:25je trouve,
30:25vous savez que
30:26quand j'ai des coups de gueule
30:27à dire,
30:27je le dis,
30:27mais je trouve que
30:28dans le débat médiatique aujourd'hui,
30:30il y a des débats intéressants,
30:31qu'il y a une vraie volonté
30:33d'ouvrir les idées,
30:35de passer à...
30:35On voit bien qu'il y a une fin de cycle
30:36avec le macronisme
30:38et je trouve que les débats
30:39s'engagent d'une manière intéressante.
30:40Le débat sur la climatisation,
30:42au-delà,
30:42comment dire,
30:43de la clim elle-même,
30:44il y a un vrai débat
30:45sur l'adaptation
30:45au changement climatique,
30:46il y a un vrai débat
30:46sur les filières industrielles,
30:48les questions d'âme chantrée
30:49sur comment on fait
30:49sur 5 ans, 10 ans
30:50avec une politique industrielle derrière,
30:52une politique de formation professionnelle.
30:53On voit sur le pouvoir d'achat,
30:55on arrive aussi au bout d'un cycle,
30:56comment on fait
30:57pour améliorer
30:57le pouvoir d'achat des salariés,
30:59le financement des retraites ?
31:00Sans opportunisme politique
31:02parce que vous conviendrez,
31:02si on revient sur le plan clim,
31:05ça correspond à un moment
31:07où la canicule s'installe
31:09et où les records de chaleur
31:10n'ont jamais été aussi importants.
31:12Vous comprendrez aussi
31:13qu'on vous renvoie finalement au visage,
31:15oui,
31:15une forme d'opportunisme aujourd'hui
31:17en présentant à ce moment-là
31:19ce plan clim
31:20que vous auriez pu aborder
31:21ou présenter un peu plus tôt.
31:22Oui, mais vous savez,
31:23je veux dire,
31:24il faut aussi être un peu honnête.
31:26En coulisses,
31:27ça m'est arrivé de rire
31:27en disant
31:28je suis un homme politique,
31:29je ne suis pas ma mère Thérésa.
31:29Donc moi j'assume,
31:31évidemment,
31:31on est dans un combat politique,
31:33on est dans un combat de conviction,
31:34on répond aux préoccupations des gens.
31:35En plein hiver,
31:36si vous parlez de la climatisation,
31:38vous passez pour un con.
31:39Vous aurez sans doute point d'écho,
31:40oui, c'est certain.
31:40Mais non,
31:41mais il faut arrêter.
31:41Non, mais je veux dire,
31:42votre question est légitime.
31:43Franchement,
31:44je souhaite y répondre
31:45de manière sincère.
31:47Mais effectivement,
31:47c'est un équilibre
31:48entre répondre à des aspirations
31:49et à des questions
31:50qui se posent dans une actualité.
31:51Vous-même,
31:52entre journalistes,
31:52je ne peux pas parler à votre place,
31:53mais j'ai l'impression
31:54que vous essayez
31:55de faire un équilibre
31:55entre les sujets de fond
31:56et l'actualité.
31:57Voilà,
31:58c'est un équilibre
31:58qu'on essaie tous
31:59en tant que démocrate
32:00que républicain
32:00de le faire vivre.
32:02Oui,
32:02il y a une actualité,
32:03donc on essaie d'y répondre
32:04et on essaie aussi
32:05de porter des sujets de fond.
32:07Vous savez,
32:07je suis très attaché
32:08à utiliser la politique monétaire
32:09pour financer les grandes transitions.
32:11Ce n'est pas facile d'en parler
32:12s'il n'y a pas d'actualité
32:13parce que les géris vont se dire
32:13de quoi ils parlent,
32:14ce dingue.
32:15Voilà,
32:15bon,
32:15donc c'est un équilibre
32:16pas facile
32:17et moi je suis assez heureux
32:18qu'on rentre dans cette campagne
32:19avec des idées de fond
32:20et moi je suis très impatient
32:21de débattre avec mes adversaires
32:22et j'espère qu'on ira au fond
32:23et qu'on ne sera pas
32:24dans le petit théâtre
32:26et qu'on fasse barrage
32:28et je ne sais pas quoi.
32:29On saura vous y rappeler
32:30à ce débat d'une pratique.
32:31Merci d'avoir été notre invité,
32:32Jean-Philippe Tanguy.
32:33Merci Marie d'avoir été
32:35à mes côtés.
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