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  • il y a 2 jours
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) était l'invité du Face à Face ce mardi 30 juin. Il s'est exprimé sur la gestion de la canicule par le gouvernement, la mort de Lyhanna ou encore le lynchage à mort de Louis à Narbonne. 

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Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Fabien Roussel.
00:04Bonjour.
00:04Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin.
00:07Vous êtes le secrétaire national du Parti communiste français.
00:10Vous êtes aussi maire de Saint-Amant-les-Eaux.
00:12Très nombreuses questions à vous poser ce matin et aussi sur la position du Parti communiste dans l'élection présidentielle.
00:18Mais d'abord sur la canicule.
00:20Vous avez écrit ces mots, la France crève de chaud pendant que le gouvernement laisse les Français étouffés
00:26dans les transports, au travail, dans les logements mal isolés, ceux dont eau vivent sous climatisation.
00:32Alors le plus dur de la canicule est derrière nous, mais un nouvel épisode est sans doute à venir dès
00:37le début de la semaine prochaine.
00:38Est-ce que le gouvernement a laissé crever, pour reprendre vos mots, est-ce qu'elle a laissé crever les
00:45Français ?
00:45C'est un coup de colère parce que, comme beaucoup de mes collègues maires,
00:49on s'est retrouvés face à une situation terrible de canicule.
00:53Et on est en colère, surtout parce qu'il y a une forme d'inaction de la part du gouvernement.
01:00Ça fait des années et des années, je dirais même des décennies,
01:03que les climatologues alertent en disant, il y a le réchauffement climatique qui est là,
01:07il faut changer nos modes de consommation, nos modes de circulation, nos modes de production,
01:13travailler sur les logements, l'isolation des logements, l'adaptation de notre société,
01:18parce qu'il y a le réchauffement climatique, il est là.
01:21Donc, de toute façon, il faut s'adapter. Et en même temps, il faut aussi faire en sorte que ce
01:25réchauffement ne s'accélère pas.
01:28Et donc, il faut travailler sur des mesures de long terme.
01:31Il faut du court terme et du long terme.
01:33Et sur les deux leviers, je regrette qu'il n'y ait pas eu les mesures, les ruptures qu'il
01:38fallait mettre en place.
01:39Il y a plein de questions dans ce que vous soulevez, et notamment aussi la question d'une inégalité face
01:44à la canicule.
01:45Vous dites ceux d'en haut vivent sous climatisation. On sait que c'est aussi les plus modestes qui ont
01:49été les plus touchés.
01:50Mais Fabien Roussel, je vous repose la question. Vous dites le gouvernement laisse les Français étouffés.
01:54Est-ce que le gouvernement a une responsabilité ? On a évoqué pour l'heure un premier bilan.
02:001000 morts supplémentaires, c'est ce que Santé publique France annonce.
02:0557 morts rien qu'hier en région et Île-de-France, directement liées à la canicule.
02:09Est-ce que le gouvernement a une responsabilité dans ces décès ?
02:12Le gouvernement a une responsabilité quand il baisse les moyens donnés aux bailleurs sociaux et aux logements sociaux.
02:19Il a une responsabilité quand il baisse les moyens du fonds vert.
02:22Il a une responsabilité quand il baisse les moyens de la rénovation des maisons particulières et privées.
02:28Il a une responsabilité quand il baisse les moyens, quand il pompe les moyens aux transports publics,
02:34et qui fait qu'aujourd'hui ça coûte plus cher de prendre le train que de l'avion.
02:37Sur tous ces sujets, oui, il a une responsabilité.
02:40Il a une responsabilité quand il ne donne pas les moyens au budget de la sécurité sociale,
02:44pour que nos hôpitaux, nos soignants puissent travailler dans de bonnes conditions
02:48et que les personnes malades soient dans des chambres qui soient fraîches et climatisées.
02:52Oui, de tout ça, on n'en peut plus.
02:54C'est pour ça qu'on a besoin de changer d'air, dans les deux sens du terme,
02:57et donc une nouvelle ère politique qui tienne compte des bouleversements climatiques
03:01et qui mettent en place des mesures d'urgence, d'urgence, j'espère qu'on va en parler.
03:05Oui, il faut de la clim, il faut mettre des volets, il faut isoler les toits des bâtiments
03:11parce que c'est une urgence, ceux qui sont tout en dessous des logements sociaux sont ceux qui souffrent le
03:16plus.
03:17Il faut adapter le travail des salariés, mais il faut aussi investir sur le long terme,
03:25investir dans le mix énergétique, investir dans l'isolation des bâtiments publics,
03:29rendre les transports publics moins chers.
03:30Nous avons travaillé sur tout ça.
03:32Vous avez un gros plan.
03:33Nous avons travaillé, nous sommes...
03:34Empreinte 2050, ça s'appelle plan climat pour la France.
03:37Nous sommes la seule force politique, je le dis, la seule, je mets les autres défis,
03:41de travailler à une trajectoire neutralité carbone d'ici 2050 comme nous, nous l'avons fait.
03:47Sur tous les sujets, agriculture, logement, déplacement, production, industrie, services publics,
03:54qui montrent quelle trajectoire la France doit prendre pour justement réduire
03:58ces émissions de gaz à effet de serre et en même temps adapter notre pays aujourd'hui à l'urgence
04:04climatique.
04:04Donc les deux, l'urgence et le long terme.
04:06Mais Fabien Roussel, vous venez d'évoquer la question des logements sociaux.
04:09En Espagne, ils ont décidé d'imposer la clim dans les logements sociaux.
04:13Est-ce qu'il faut faire pareil ?
04:14Est-ce qu'il faut qu'aujourd'hui, les bailleurs sociaux,
04:16tout comme ils ne loueraient pas un appartement sans chauffage, sans ascenseur,
04:21et encore on sait que souvent ils tombent en panne,
04:22est-ce qu'il faut imposer que ces logements sociaux aient la clim ?
04:26Mais oui, dans certains cas.
04:30Mais dans certains cas, il n'y a pas de certains cas.
04:32Mais parce qu'il y a des endroits...
04:32La clim, c'est-à-dire la chaleur, elle a touché tout le territoire.
04:35Mais parce qu'il y a des endroits, c'est la clim qu'il faut mettre en place.
04:38Il y a d'autres endroits, j'en ai parlé avec Yann Brossat sur Paris,
04:41qui a beaucoup été...
04:42Yann Brossat, élu communiste à Paris.
04:44Qui a été en première ligne aussi avec ses collègues ici à Paris, sous la canicule.
04:48Et donc, je disais, ceux qui habitent au dernier étage,
04:52là où ça chauffe le plus, l'urgence,
04:54c'est de mettre en place tout de suite une isolation au moins du toit.
04:59Il y a ceux qui sont orientés vers le sud et ceux qui sont orientés vers le nord.
05:03Mais comment vous allez choisir ?
05:05Comment vous allez choisir un crime pour les uns et pas un crime pour les autres ?
05:08Mais c'est pour ça qu'on doit travailler, ville par ville,
05:12bailleur par bailleur, sur les meilleurs moyens pour répondre aux urgences
05:16qui aujourd'hui s'expriment.
05:18Et il n'y a pas une solution.
05:19Celui qui dit, comme le Rassemblement National, avec la clim, on règle tout,
05:24c'est du vent, il brasse de l'air.
05:26Le Rassemblement National, c'est du cinéma.
05:28Il n'y a pas que la clim qui va régler les problèmes.
05:31Ce serait tellement si simple si c'était ça.
05:33Si je vous pose cette question, c'est que c'est un gouvernement de gauche en Espagne
05:36qui décide de dire que la clim doit être dans tous les logements sociaux.
05:41dans certaines villes.
05:42Mais je n'oppose pas.
05:43Oui, il faudra investir dans de la climatisation, dans les logements sociaux.
05:49Mais est-ce que c'est les bailleurs sociaux qui doivent le faire ?
05:51Oui, c'est pour ça que nous demandons des moyens aux bailleurs sociaux.
05:54C'est pour ça que nous tirons la sonnette d'alarme.
05:56C'est pour ça que nous réclamons d'ailleurs un véritable plan Marshall
05:59pour le logement.
06:01Rénovation des logements privés.
06:03Nous demandons à ce que le budget de l'ANA,
06:05il passe à 12 milliards d'euros contre 4 aujourd'hui
06:08pour rénover 700 000 logements par an.
06:09Nous demandons que les bâtiments publics bénéficient de 5 milliards d'euros supplémentaires
06:15pour que nous, les communes, les collectivités, les hôpitaux
06:18puissent rénover les bâtiments publics.
06:20Nous demandons 3 milliards pour les logements sociaux
06:23pour justement mettre de la clim, des volets, de l'isolation.
06:26C'est une urgence.
06:27C'est pour ça qu'il y a besoin d'un véritable plan Marshall
06:30qui fasse et de l'urgence et du long terme.
06:34Aujourd'hui, dans les hôpitaux, ils vont devoir choisir la priorité
06:39de ceux qui doivent soigner pour laisser mourir.
06:41C'est grave quand même avec cette canicule.
06:42Il y a ce plan, 100 millions de clims d'urgence
06:46qui a été débloqué par le gouvernement.
06:48Ça vous semble à la hauteur ?
06:50C'est de l'urgence.
06:53Le gouvernement, aujourd'hui, fait ce qu'il peut
06:54parce qu'ils n'ont pas mis les moyens avant.
06:56Je ne vais pas dire que ce n'est pas bien.
06:58Il faut le faire.
06:59Et nous en avons besoin dans toutes les communes.
07:01Nous en avons besoin.
07:02Les communes, nous.
07:03Nous, on a dû activer un plan.
07:05Je rappelle que vous êtes maire de Saint-Amand-les-Eaux.
07:07Face à la canicule,
07:08j'ai décidé de déclencher le plan communal de sauvegarde.
07:12C'est notre plan blanc à l'échelle d'une commune
07:14pour mobiliser l'ensemble des services,
07:16réquisitionner les bâtiments publics
07:18qui sont aujourd'hui climatisés.
07:20Mais on est démunis face à tout ça.
07:22J'ai besoin que l'État nous accompagne
07:24beaucoup plus dans la rénovation de nos bâtiments,
07:27dans justement l'achat de...
07:29Ce n'est pas l'achat de clim portables.
07:31C'est climatiser.
07:33C'est climatiser des écoles.
07:34De manière structurelle.
07:36Mais bien sûr.
07:37Et ça, il faut qu'on le fasse dans l'année qui vient,
07:39jusqu'au prochain planicule.
07:40Est-ce que vous avez eu à dénombrer,
07:42à déplorer des décès supplémentaires
07:44chez vous, à Saint-Amand ?
07:46Justement, non.
07:48Je touche du bois, pour l'instant.
07:49On sait qu'il y a toujours un temps...
07:51Un peu un décalage.
07:52Un décalage.
07:53Mais je voudrais saluer
07:54l'ensemble des agents publics
07:56sur l'ensemble de notre territoire national,
07:59comme à Saint-Amand-les-Eaux,
08:00qui ont passé des coups de fil
08:02deux fois par jour
08:03aux personnes vulnérables,
08:04âgées ou pas âgées,
08:06mais qui vivaient parfois
08:07dans des logements surchauffés.
08:09Et à qui on téléphone
08:10deux fois par jour
08:11pour savoir
08:12est-ce que vous avez besoin d'eau ?
08:13Est-ce qu'il faut passer chez vous
08:14pour fermer les volets ce soir ?
08:16Est-ce que vous avez besoin
08:16d'un logement d'urgence ?
08:18Ce sont des agents
08:19de la fonction publique,
08:20souvent des catégorisés,
08:22mal rémunérés, je dirais,
08:23et qui sont en première ligne.
08:25La solidarité nationale,
08:26c'est aussi grâce
08:27à ces agents de la fonction publique.
08:29Heureusement qu'ils sont là.
08:30Et nous n'en avons pas assez
08:32pour justement faire face
08:33à ce genre de camicule.
08:34Vous avez dit, Fabien Roussel,
08:35il y a des hôpitaux
08:36où ils vont devoir choisir
08:38ceux qu'ils arrivent à soigner
08:39et ceux qu'ils laissent mourir.
08:41Est-ce qu'on en est là aujourd'hui ?
08:42Est-ce que vous estimez
08:42que les services publics,
08:43d'ailleurs en général,
08:44que ce soit l'hôpital,
08:45mais on sort à peine
08:48du drame de Liana.
08:50Hier, je recevais aussi
08:51le père de Louis
08:52qui racontait combien
08:54l'aide sociale à l'enfance
08:56avait, semble-t-il,
08:58failli aussi à protéger
08:59son propre fils.
09:00Est-ce qu'aujourd'hui,
09:01on est face à des services publics
09:03qui ne savent plus
09:04protéger les Français ?
09:05On a des services publics
09:08qui ont été tellement affaiblis,
09:10qui sont aujourd'hui à l'os,
09:12comme on dit,
09:12et qui ont bien du mal
09:14à faire face
09:15à toutes les missions
09:16qui leur tombent dessus.
09:18Entre la canicule,
09:19qui fait une surcharge de travail
09:21pour les hôpitaux,
09:22pour les agents communaux,
09:23etc.
09:25La violence,
09:27la délinquance,
09:28qui fait qu'il y a plus d'enfants
09:31à s'occuper,
09:32à suivre,
09:33la PJJ,
09:34l'aide sociale à l'enfance,
09:36les tribunaux,
09:37la gendarmerie,
09:37la police,
09:38enfin, vous voyez que
09:38dans tous les secteurs,
09:40les services publics
09:40sont en souffrance.
09:43Comment vous dire ?
09:44Nous sommes de ceux
09:45qui, à gauche,
09:46et toute la gauche,
09:48portent cette exigence
09:49de redonner des moyens
09:50à nos services publics.
09:51Ils ont été pointés du doigt
09:53comme responsables
09:54de la dette,
09:55comme si c'était eux
09:56qui coûtaient cher à la France,
09:57alors qu'en fait,
09:59ils sauvent des vies
09:59et investir dans les services publics,
10:02c'est justement peut-être
10:03faire des économies demain
10:04parce que quand on fait
10:05de la prévention,
10:06quand on s'occupe
10:07de nos enfants,
10:08quand on a les moyens
10:09de les protéger,
10:10c'est moins de drame,
10:11c'est moins...
10:13C'est tout ça
10:14qu'il faut prendre en compte.
10:15Vous savez que sur la canicule,
10:16on va bientôt avoir
10:17plus de morts
10:18liées à la canicule
10:19que sur les accidents
10:20de la route.
10:21On en est là aujourd'hui.
10:22Fabien Roussel,
10:23vous dites,
10:23on a un problème de moyens.
10:24Gérald de Darmanin,
10:25hier soir,
10:25dit encore,
10:27imputer la question
10:29du drame
10:30et du dysfonctionnement
10:32majeur
10:33dans la mort de Liana
10:34à un problème de moyens,
10:36c'est ne pas vraiment
10:38cerner le problème.
10:39Est-ce qu'il y a
10:39un problème de moyens ?
10:40Est-ce qu'il y a
10:41un problème de personnel ?
10:42Est-ce qu'il y a
10:42un problème de serviteur
10:43de l'État ?
10:44D'abord,
10:45il y a une enquête
10:45administrative
10:46qui a été faite.
10:47Cette enquête administrative,
10:48elle révèle quand même
10:49des dysfonctionnements
10:51et un manque de moyens.
10:53Donc moi,
10:53je ne vais pas dire
10:54que c'est tout blanc
10:55ou tout noir.
10:55Mais cette enquête,
10:56elle pointe aussi
10:57des responsabilités individuelles.
10:58Bien sûr.
10:59Et elle pointe aussi
11:00des problèmes de moyens.
11:02Et ce gouvernement
11:03ne veut pas voir
11:04qu'il y a un besoin
11:06immense,
11:08urgentissime
11:08de redonner des moyens
11:09à la justice,
11:11à la police de proximité,
11:12à la gendarmerie,
11:13aux moyens d'enquête,
11:15mais aussi
11:15des travailleurs sociaux,
11:17mais aussi
11:18à la PJJ
11:19pour nos enfants,
11:21aux médico-sociales.
11:23Ce drame
11:24avec ce jeune Louis
11:25qui est placé
11:27dans une famille
11:28d'accueil,
11:28faute de place
11:30dans des médicaux sociaux.
11:30Qui est placé
11:31en foyer.
11:32Faute de place
11:33dans des établissements
11:34de médico-sociales.
11:35on sentait
11:36une immense détresse
11:38que j'ai vue tout à fait.
11:39en plus de la très grande douleur.
11:41Il dit
11:41j'ai frappé
11:42à toutes les portes.
11:43C'est-à-dire
11:43qu'il avait un enfant
11:43qui était difficilement gérable,
11:45qui faisait un certain nombre de crimes,
11:46qui avait des troubles
11:47de l'attention.
11:48Il dit
11:48j'ai demandé de l'aide
11:49partout.
11:51Finalement,
11:52on lui indique,
11:54on lui dit
11:54que l'aide sociale
11:56à l'enfant,
11:56c'est le fait
11:56de le mettre en foyer
11:57pendant quelque temps.
11:58Et il dit
11:59mon fils a porté plainte
12:00pour des violences
12:01le 12 mai.
12:02Il n'a même pas été au courant.
12:04C'est-à-dire que
12:04le fils a 17 ans,
12:05il est mineur.
12:06Personne n'appelle
12:07ni la mère,
12:07ni le père.
12:08Mais c'est pour ça
12:09que quand je l'ai vu hier
12:12dans votre émission,
12:13je me suis mis à sa place.
12:15Comme beaucoup,
12:15on se met à la place du père.
12:17Comment on aurait réagi ?
12:18Vous imaginez
12:19qu'on a un enfant
12:19qui est atteint de TDAH,
12:22trouble du comportement.
12:24Le père,
12:24il n'a pas de moyens,
12:26il n'a pas de solution.
12:27Il demande à l'État
12:28de protéger son enfant.
12:29Exactement.
12:30Et son enfant meurt
12:31dans des circonstances
12:32les plus horribles,
12:34dramatiques.
12:34Mais c'est insupportable
12:37comme colère.
12:37On en veut à la terre entière,
12:39on en veut à la société,
12:40on en veut à l'État.
12:40Qu'est-ce qu'on fait
12:40face à cette ultra-violence ?
12:41Quelle est la réponse pénale
12:43qu'il faut apporter ?
12:44Est-ce qu'il faut,
12:44comme le dit Gabriel Attal hier,
12:46revenir sur l'excuse de minorité ?
12:48Vous voyez bien que
12:49ce père,
12:50il ne dit pas ça.
12:51Non, il ne dit pas ça.
12:51D'ailleurs,
12:52il soutient les personnels
12:53de l'aide sociale à l'enfance
12:55en disant
12:55ils font ce qu'ils peuvent.
12:57Ils font ce qu'ils peuvent.
12:58Aujourd'hui,
12:59l'aide sociale à l'enfance
13:00a bien du mal à recruter.
13:02Il leur manque
13:03près de 30 000 postes
13:04à pourvoir.
13:05La PJJ,
13:06la prévention
13:07de la jeunesse
13:08dans la police,
13:10manque lui aussi
13:11de moyens
13:12pour pouvoir encadrer
13:14les délinquants
13:15qui font l'objet
13:15de mesures de justice
13:16et qui sont dans la nature
13:17parce que la police
13:19n'a même pas
13:20les moyens de les suivre.
13:21Il y a une faute de l'État,
13:22un manquement de l'État
13:23qui est ultra-gravissime.
13:26Et j'en reviens
13:27à la politique
13:27que nous devons avoir
13:28en direction
13:28des services publics.
13:30C'est la protection
13:31de la nation,
13:32du peuple.
13:33Et c'est pour ça
13:34qu'on a besoin
13:34d'investir fortement
13:35dans toutes ces personnes,
13:37ces hommes et ces femmes
13:37qui sont sous-payés,
13:39mal reconnus,
13:40dont on dit
13:40qu'ils coûtent cher
13:41alors qu'on a besoin d'eux.
13:43Sinon,
13:43vous en êtes où,
13:44vous, Fabien Roussel ?
13:45C'est-à-dire ?
13:46C'est-à-dire par rapport
13:47à l'élection présidentielle,
13:49à votre position,
13:50LF d'un côté,
13:51partie socialiste de l'autre.
13:51Non, mais là,
13:52Pauline de Malère,
13:53on passe des drames
13:55que l'on vit en ce moment
13:56et vous basculez
13:57sur l'élection présidentielle.
13:58Et vous avez commencé,
14:00Fabien Roussel,
14:00en disant
14:00c'est pour toutes ces raisons
14:02qu'il faudra changer d'air.
14:03C'est vrai comment
14:04pour faire changer d'air ?
14:05Eh bien justement,
14:05je pense qu'il y a besoin
14:06de mettre en place
14:07un programme de rupture
14:09complet
14:10avec ce que nous,
14:12ce que les Français
14:13vivent aujourd'hui,
14:13c'est changer d'air Macron
14:16parce que 10 ans
14:17de macronisme,
14:18on en souffre.
14:18Mais est-ce que ça veut dire
14:19qu'il y aura une candidature
14:19du parti communiste ?
14:20Je veux dire,
14:21je le souhaite
14:21et je la défends
14:22et les communistes
14:23ont six mois
14:24pour en débattre
14:26pendant six mois.
14:27Ça a commencé au mois de mars,
14:28ce sera terminé
14:29par un vote
14:29au mois de septembre.
14:31Moi, je défends
14:32le principe
14:32de cette candidature
14:33parce que justement,
14:34il y a besoin
14:34d'un programme.
14:35Quand vous entendez
14:35Philippe Poutou
14:36qui dit
14:36qu'il faut tout
14:37s'être derrière
14:38Jean-Luc Mélenchon,
14:38on n'est pas d'accord.
14:39Moi, je veux parler
14:40du programme de rupture,
14:41ce que l'on va défendre
14:43auprès de nos concitoyens,
14:44justement en matière
14:44de service public,
14:46de pouvoir de vivre,
14:47pouvoir vivre
14:48dignement
14:49avec un salaire,
14:50un travail.
14:51Vous savez que ça,
14:52l'empreinte climat,
14:53c'est plus d'un million
14:54d'emplois créés.
14:55Investir dans la planification
14:57écologique,
14:57c'est aussi une opportunité
14:59économique
14:59pour créer des emplois,
15:00offrir des alternatives
15:01à la jeunesse.
15:02Quand on regarde
15:02le nombre de candidatures...
15:04Mais nous ne voulons pas
15:05avoir à choisir
15:06entre Jean-Luc Mélenchon
15:08et Raphaël Glucksmann
15:10ou un autre
15:10de la social-démocratie
15:12parce que
15:13sur les programmes,
15:16nous ne nous retrouvons
15:17pas.
15:17Et donc,
15:18nous voulons justement
15:19que nos concitoyens
15:20aient le choix
15:21et cette question
15:21de pouvoir vivre,
15:23vivre dignement,
15:24mettre en place
15:24un programme pour le climat
15:26dans lequel il y a
15:27des différences notables
15:28avec les autres,
15:29pouvoir parler de la paix,
15:30la paix dans le monde,
15:31la paix en Europe
15:32où là aussi,
15:33nous avons des différences
15:33avec les uns et les autres.
15:35Nous voulons pouvoir...
15:36Vous ne vous sentez pas proche
15:37des positions de Jean-Luc Mélenchon
15:38sur l'Ukraine,
15:39par exemple ?
15:40Mais...
15:41Quand vous en avez des différences,
15:43ça veut dire quoi ?
15:43L'élection présidentielle
15:44sera l'occasion
15:46de présenter chacun
15:47son programme
15:48devant nos concitoyens.
15:49Moi, je ne veux pas
15:49passer mon temps
15:50à critiquer les autres,
15:51je veux convaincre
15:52les Français.
15:53Je veux faire en sorte
15:54de reconquérir
15:55cet électorat de gauche
15:56qui manque aujourd'hui
15:57à la gauche
15:58pour pouvoir être majoritaire
15:59et l'emporter.
15:59Vous ne vous interdirez pas
16:00d'y aller vous-même ?
16:01Mais ça,
16:02c'est les communistes
16:03qui décideront.
16:03En tout cas,
16:03j'ai dit que j'étais disponible,
16:05prêt à y aller.
16:08Ma candidature,
16:08comme on dit,
16:09est à la disposition
16:12du Parti communiste français
16:14et je respecte tellement
16:15la démocratie
16:15que je n'en dirai pas plus
16:16parce que c'est nous
16:18qui déciderons démocratiquement
16:19de nos choix.
16:20Chez nous,
16:21il y a de la démocratie.
16:22Chez vous,
16:22il y a de la démocratie.
16:23J'entends,
16:23chez nous,
16:25effectivement,
16:25il n'y a pas eu de vote
16:26du côté de LFI.
16:28Un mot d'ailleurs
16:28sur les dernières déclarations
16:29de Jean-Luc Mélenchon,
16:30notamment autour du 7 octobre,
16:33puisqu'il a eu ces mots
16:34au minimum ambigus.
16:36Il nous faudrait faire croire,
16:38en effet,
16:38qu'il y aurait parmi nous
16:39des gens qui se réjouiraient
16:41du terrorisme.
16:42Et il ajoute,
16:43à supposer que les actes
16:45dont on parle
16:46soient bien du terrorisme,
16:48il parle là des massacres
16:50du 7 octobre.
16:51Comment vous avez réagi à ça ?
16:52Je n'avais pas vu
16:53cette déclaration,
16:54donc je n'ai pas réagi.
16:56Mais ce que je sais,
16:57c'est qu'au lendemain
16:58du 7 octobre,
17:00nous avons, nous,
17:01clairement pris position.
17:02J'ai été interrogé
17:03à France 3,
17:04quelques heures après,
17:06et nous avons tout de suite
17:07dit que c'était un acte terroriste.
17:08Ça veut dire que vous estimez,
17:09vous, qu'il ne peut pas
17:10y avoir d'ambiguïté.
17:11Alors, au minimum
17:12de l'ambiguïté.
17:13Nous avons été clairs,
17:13il n'y a jamais eu d'ambiguïté
17:15sur la qualification
17:17de cet acte,
17:18de cette barbarie
17:20qui s'est déchaînée
17:21le 7 octobre.
17:21Est-ce que ça veut dire
17:22qu'à vos yeux...
17:22Nous avons été aussi
17:24extrêmement clairs
17:25sur la solution politique
17:26que nous défendons
17:27pour la reconnaissance
17:28de la Palestine
17:29qui a le droit
17:29à un État vivant
17:31aux côtés de l'État israélien
17:33et donc pour une solution politique
17:34à deux États.
17:35Et là aussi,
17:36nous avons été sans ambiguïté.
17:37Je sais qu'en ayant
17:38cette position-là,
17:39nous n'avons pas fait le buzz.
17:41Parce que nous,
17:41ça fait 60 ans
17:43que nous nous battons
17:44sur cette même ligne
17:45de Georges Marchais
17:45à Yasser Arafat
17:46jusqu'à Marie-Georges Buffet,
17:48Pierre Laurent,
17:48moi-même.
17:49Nous avons toujours travaillé
17:50aux côtés de l'OLP
17:51pour défendre
17:53une Palestine libre,
17:54démocratique et laïque
17:56vivant aux côtés
17:57d'un État israélien.
17:58Est-ce que ça veut dire
17:58qu'à vos yeux,
17:59Fabien Roussel,
18:00ça fait partie des lignes
18:01de fracture,
18:01ce rapport-là
18:03à cette question-là
18:04avec, par exemple,
18:05la fille ?
18:05En fait,
18:06je regrette
18:07qu'il y ait
18:08cette différence
18:09parce que,
18:09justement,
18:10le peuple palestinien
18:11a besoin d'un mouvement
18:12très très large,
18:13très unitaire
18:14pour être entendu.
18:16Et c'est pour ça
18:18que j'aurais aimé
18:19que là-dessus,
18:20il n'y ait aucune ambiguïté
18:21sur le soutien
18:22que nous apportons
18:23au peuple palestinien
18:24et la solution politique
18:26que nous défendons.
18:27Et le terrorisme
18:28ne sera jamais,
18:30jamais,
18:31pour nous,
18:31une voie de passage
18:32pour faire entendre sa voix.
18:33Vous avez un pronostic
18:34pour ce soir ?
18:35Pour les bleus ?
18:36Je dirais 2-1
18:38pour la France.
18:38Nous avons la plus belle attaque,
18:40une des meilleures défenses.
18:41Et en même temps,
18:42ne soyons pas trop
18:44sûrs de nous.
18:45Je vois aussi
18:46que des équipes
18:47sur lesquelles
18:48on ne parie pas
18:48peuvent mettre en danger
18:49d'autres équipes
18:50comme l'Allemagne
18:51ou le Brésil.
18:52En sortant l'Allemagne
18:53ou en sortant encore
18:54les Pays-Bas.
18:55Merci Fabien Roussel.
18:57Merci à vous.
18:57Vous veillerez donc ce soir
18:58secrétaire national
18:59du Parti communiste français
19:00et maire de Saint-Amand-les-Eaux.
19:01Oui, vous me donnez
19:02votre programme,
19:03je vais dire
19:03Empreinte 2050,
19:05Plan pour la France.
19:06Vous êtes bien sur
19:07RMCB FM TV.
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